Le Tiers Monde, l'Algérie, l'Afrique. Emmanuel Robles, Franz Fanon, Kateb Yacine... Nos richesses

  • Nedjma

    Kateb Yacine

    Nedjma, c'est un amour d'enfance, c'est la femme éternelle, c'est l'Algérie.
    Nedjma, c'est l'obsession du passé, la quête de l'inaccessible, la résurrection d'un peuple. Nedjma, c'est la femme-patrie.
    Publié en pleine guerre d'Algérie, Nedjma échappe cependant, comme toutes les oeuvres majeures, aux circonstances de sa naissance et s'impose, quarante ans après, comme l'un des romans contemporains les plus forts.

  • L'histoire débute par l'arrestation, pour acte de résistance, d'un jeune homme qui tourne mal. Le sentiment d'humiliation et de désespoir qu'il ressent face à cette arrestation va faire naître en lui de la haine. La vengeance devient alors son leitmotiv, voire une raison d'être contre laquelle même l'amour ne peut rien.A travers ce roman et son protagoniste, Emmanuel Roblès met en exergue le désarroi qui tourmente les jeunes Algériens dans les années 1946, le début de cette résistance contre le colonialisme...

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  • Née en 1937, l'amitié entre Albert Camus et Emmanuel Roblès est demeurée ininterrompue jusqu'aux deux dernières lettres écrites par Camus à Roblès de Lourmarin, peu de jours avant l'accident de Villeblevin en janvier 1960.
    Des pages de cet ouvrage se dégage, au long des anecdotes et des lettres choisies dans un lot important, un portrait de Camus en ami, familier, généreux, rayonnant.
    Le livre est nourri aussi de la profonde connaissance de l'ouvre camusienne et de sa résonance dans le monde entier, acquise par l'auteur à l'occasion des conférences qu'il a prononcé es dans de nombreux pays d'Europe, d'Asie et des deux Amériques.

  • À Oran, en 1927, une jeune veuve travaille durement pour élever son fils de treize ans. Ce dernier vénère la mémoire de ce père qu'il n'a pas connu mais qui a laissé à ses amis un vivant souvenir. Lorsque la mère parle de se remarier, le garçon se révolte et refuse un projet qui, à ses yeux, est une trahison envers le disparu. Commence alors entre ces deux êtres un conflit marqué cependant par le sourire de la jolie Véronique et les ardeurs d'un violent soleil d'été.

  • Juillet 1812. Le chef vénézuélien Francisco Miranda est vaincu et capturé par le capitaine général espagnol Monteverde.
    Simon Bolivar, lieutenant de Miranda, est en fuite. Caché par des patriotes, il a pu, jusqu'ici, échapper aux recherches. Les Espagnols occupent les trois quarts du pays. La répression est terrible. Massacres et pillages se succèdent.
    Depuis sa création en 1948, cette pièce, dont Albert Camus disait : " Elle ne doit rien à aucune école ou à aucune mode et pourtant elle s'accorde à la terrible cruauté du temps sans cesser de se référer à une pitié vieille comme le cœur humain ", n'a jamais cessé d'être jouée dans quelque partie du monde. Elle a été adaptée en plus de vingt langues.
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  • le vésuve

    Emmanuel Roblès

    • Seuil
    • 1 Octobre 1961

    A Naples, au début de 1944, Serge Longereau, officier du Corps expéditionnaire français en Italie, bénéficie d'une permission de convalescence. Il s'éprend d'une jeune fille italienne qui longtemps lui résiste puis devient sa maîtresse. Or, cette Sylvia si réservée se révèle passionnée, éprise de bonheur absolu. Elle s'enferme aveuglément dans cet amour qui efface à ses yeux la ville affamée, terrorisée par les bombardements, le front tout proche, Cassino où se succèdent des batailles meurtrières, la terre entière livrée à la violence et au malheur. Quelques jours avant le départ de son amant pour les premières lignes, elle l'incite à déserter. Cependant, les laves ardentes vont s'éteindre, ne laisser que scories et cendres. C'est qu'à travers Serge et Sylvia, deux conceptions de la vie et du bonheur s'opposent et se détruisent.Emmanuel Roblès"On sait gré à Roblès de croire, finalement, à une victoire possible pour ceux qui, quoi qu'il advienne, se refusent à toute tricherie et à toute ruse et savent, cependant, se reconnaître entre eux. L'espoir vient de cette foi même, de cette part inaliénable qu'il faut préserver et qui reste susceptible de vaincre tant de conjurations monstrueuses."G.-A. Astre, France-Observateur

  • le vésuve

    Emmanuel Roblès

    A Naples, au début de 1944, Serge Longereau, officier du Corps expéditionnaire français en Italie, bénéficie d'une permission de convalescence. Il s'éprend d'une jeune fille italienne qui longtemps lui résiste puis devient sa maîtresse. Or, cette Sylvia si réservée se révèle passionnée, éprise de bonheur absolu. Elle s'enferme aveuglément dans cet amour qui efface à ses yeux la ville affamée, terrorisée par les bombardements, le front tout proche, Cassino où se succèdent des batailles meurtrières, la terre entière livrée à la violence et au malheur. Quelques jours avant le départ de son amant pour les premières lignes, elle l'incite à déserter. Cependant, les laves ardentes vont s'éteindre, ne laisser que scories et cendres. C'est qu'à travers Serge et Sylvia, deux conceptions de la vie et du bonheur s'opposent et se détruisent.
    Emmanuel Roblès
    "On sait gré à Roblès de croire, finalement, à une victoire possible pour ceux qui, quoi qu'il advienne, se refusent à toute tricherie et à toute ruse et savent, cependant, se reconnaître entre eux. L'espoir vient de cette foi même, de cette part inaliénable qu'il faut préserver et qui reste susceptible de vaincre tant de conjurations monstrueuses."
    G.-A. Astre, France-Observateur

  • L'action de L'Horloge, comédie dramatique, se situe de nos jours dans une de ces grandes villes méditerranéennes où la lumière trop belle triche avec la vraie misère, où la plus sombre détresse ne peut cependant altérer un coeur fier. Un homme de proie, Alfiéri, règne sur cette ville par la terreur, la corruption, l'exploitation des faibles. Mais forte de sa rigueur profonde, une jeune fille, Vanina, incarnera la révolte contre lui et contre tout ce qui dégrade les hommes ou ruine leur espoir.Inspirée des "pronunciamentos" sud-américains Porfirio est une farce où la Star Company (en transparence, la trop fameuse United Fruit) tient à sa solde les politiciens et les généraux les plus somptueusement tarés. C'est elle aussi qui tire les ficelles de notre marionette en uniforme, mais si le général Porfirio prête à rire il ne fait pas oublier certains de ses confrères bien réels de l'autre côté de l'Atlantique et leurs exploits sanglants.

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  • L'action de L'Horloge, comédie dramatique, se situe de nos jours dans une de ces grandes villes méditerranéennes où la lumière trop belle triche avec la vraie misère, où la plus sombre détresse ne peut cependant altérer un coeur fier. Un homme de proie, Alfiéri, règne sur cette ville par la terreur, la corruption, l'exploitation des faibles. Mais forte de sa rigueur profonde, une jeune fille, Vanina, incarnera la révolte contre lui et contre tout ce qui dégrade les hommes ou ruine leur espoir.
    Inspirée des "pronunciamentos" sud-américains Porfirio est une farce où la Star Company (en transparence, la trop fameuse United Fruit) tient à sa solde les politiciens et les généraux les plus somptueusement tarés. C'est elle aussi qui tire les ficelles de notre marionette en uniforme, mais si le général Porfirio prête à rire il ne fait pas oublier certains de ses confrères bien réels de l'autre côté de l'Atlantique et leurs exploits sanglants.

  • jeunes saisons

    Emmanuel Roblès

    • Seuil
    • 18 Avril 1995

    Emmanuel Roblès, né à Oran, évoque dans Jeunes Saisons la vie d'un quartier pauvre et les jeux, parfois violents, d'enfants de toutes origines, pour qui la rue est un second foyer. N'est-ce pas ce qui arrive, aujourd'hui, dans les banlieues de nos grandes villes ? Rien de nouveau sous le soleil, dira-t-on. Si, justement, le soleil, le grand soleil méditerranéen, la bonne humeur qu'il engendre et ce sentiment de fraternité au-delà de toutes les différences.

  • Emmanuel Roblès, né à Oran, évoque dans Jeunes Saisons la vie d'un quartier pauvre et les jeux, parfois violents, d'enfants de toutes origines, pour qui la rue est un second foyer. N'est-ce pas ce qui arrive, aujourd'hui, dans les banlieues de nos grandes villes ? Rien de nouveau sous le soleil, dira-t-on. Si, justement, le soleil, le grand soleil méditerranéen, la bonne humeur qu'il engendre et ce sentiment de fraternité au-delà de toutes les différences.

  • Au moment où Hélène Morel atterrit sur l'aérodrome de Venise, elle croit avoir rompu avec un passé qui l'a profondément bouleversée. Dans cette Venise d'hiver, silencieuse, recueillie, le présent prend alors pour la jeune femme le visage de l'amour. Elle vient en effet de rencontrer Lassner qui, en qualité de reporter-photographe, a mené une existence aventureuse dans de nombreux « points chauds » de la planète. Mais, de Paris, André Merrest, l'amant délaissé, rejoint Hélène et se montre plus autoritaire, plus dur que jamais, tout en négligeant Yvonne, sa propre femme, qu'il a désespérée. Ce conflit entre deux êtres si opposés, Hélène et André, trouvera son dénouement lorsque Lassner, dans cette Italie d'aujourd'hui, en proie aux convulsions sociales et aux attentats terroristes, sera dangereusement menacé. Ainsi ce roman témoigne-t-il à la fois de la précarité du bonheur et du déchaînement de la violence dans le monde actuel. Histoire imaginaire, certes, mais liée à la vérité de notre époque, si exaltante et si tragique.

  • La Chasse à la licorne, tel est le nom de la pièce de théâtre dans laquelle jouent Serge Moro et Pierre Martinange. La licorne, emblème au Moyen Age de la vertu, figure en toile de fond dans le décor. Nus, échevelés, des hommes et des femmes la poursuivent.A travers les embûches d'une vie instable, commencée dans la misère, Serge est demeuré un pur. La violence le saisit parfois. Seul Pierre, son ami, sait alors le calmer. Mais Pierre a rencontré Madeleine que son époux, un riche antiquaire, ennuie et rebute. Cela aurait pu n'être qu'une aventure de hasard. Cependant l'amour monte, gagne, les emporte.Tandis que Pierre et Madeleine se libèrent des faux-semblants pour vivre leur passion au grand jour, les pièges se ressèrent autour de Serge : sa réaction est brutale, dramatique. Avec la complicité de ses amis, dont il risque ainsi de compromettre le bonheur, il réussira à s'enfuir dans la nuit, poursuivi, à travers la forêt, comme une bête qu'on force.Emmanuel Roblès donne, par une écriture dépouillée, une force singulière à l'un des thèmes majeurs de son oeuvre : le jeu des hommes avec leur destin. L'amour, la générosité du coeur peuvent-ils triompher des forces obscures qui nous entraînent ?

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  • La Chasse à la licorne, tel est le nom de la pièce de théâtre dans laquelle jouent Serge Moro et Pierre Martinange. La licorne, emblème au Moyen Age de la vertu, figure en toile de fond dans le décor. Nus, échevelés, des hommes et des femmes la poursuivent.
    A travers les embûches d'une vie instable, commencée dans la misère, Serge est demeuré un pur. La violence le saisit parfois. Seul Pierre, son ami, sait alors le calmer. Mais Pierre a rencontré Madeleine que son époux, un riche antiquaire, ennuie et rebute. Cela aurait pu n'être qu'une aventure de hasard. Cependant l'amour monte, gagne, les emporte.
    Tandis que Pierre et Madeleine se libèrent des faux-semblants pour vivre leur passion au grand jour, les pièges se ressèrent autour de Serge : sa réaction est brutale, dramatique. Avec la complicité de ses amis, dont il risque ainsi de compromettre le bonheur, il réussira à s'enfuir dans la nuit, poursuivi, à travers la forêt, comme une bête qu'on force.
    Emmanuel Roblès donne, par une écriture dépouillée, une force singulière à l'un des thèmes majeurs de son oeuvre : le jeu des hommes avec leur destin. L'amour, la générosité du coeur peuvent-ils triompher des forces obscures qui nous entraînent ?

  • Douze récits vrais. Douze aventures vécues aux quatre coins du monde. Le ton du reportage mais aussi l'œil et la plume du romancier. Emmanuel Roblès raconte, témoigne et campe au passage des portraits de personnages : le Che quand il n'était encore que le docteur Guevara, Albert Camus, mais aussi des inconnus dont le destin fait rêver. Dans toutes ces pages on trouvera l'évocation d'une jeunesse inquiète et aventureuse, celle de l'auteur fasciné très tôt par les événements qui ébranlaient le monde.
    C'est pourquoi, si ces récits nous transportent de la chine en convulsion au Guatemala des pronunciamentos, et de l'Italie en guerre à l'Algérie insurgée, tous s'efforcent de témoigner aussi de cette longue pénitence qu'est la condition humaine.

  • la terre magnétique

    Edouard Glissant

    • Seuil
    • 31 Octobre 2007

    « Ragots des marins, contes des visiteurs, exposés des ethnographes, confidences des amateurs, il y a un mystère de Rapa Nui, l'île de Pâques, opinion bruissant autour de la planète Terre, et quand on veut en noter plus, on certifie que le mystère tourne autour de ces statues, les moaï : comment ont-ils été fabriqués et transportés et maintenus, d'aussi invraisemblables masses, avec des moyens si rudimentaires ? C'est l'énigme des temples égyptiens ou des monuments incas qui recommence. Ils ne connaissaient même pas la roue. La question suffit en effet à nous rassurer : ce mystère pouvait être ramené à un problème technique, on finirait bien par trouver le procédé, l'explication apaisante. Tout était dans la masse de ces corps. L'allure de ces têtes hautaines, préparées pour le malaise et l'étonnement, nous maintenait là tranquilles au bord de l'incertain. »

  • Ce volume comprend l'oeuvre poétique intégrale de Léopold Sédar Senghor : successivement Chants d'ombre, Hosties noires, Ethiopiques, Nocturnes, Lettres d'hivernage, Elégies majeures, Poèmes perdus (inédits au moment de la publication de la première édition poche), ainsi que les Dialogues sur la poésie francophone et un ensemble de poèmes de jeunesse.

    Homme politique de premier plan (il fut le premier président de la République du Ségénal), poète majeur et fervent défenseur de la culture africaine, Léopold Sédar Senghor contribua avec Aimé Césaire au mouvement de la «négritude». À la croisée des civilisations de l'Afrique et de l'Occident, il a défendu dans sa vie comme dans ses écrits les valeurs du métissage et de l'universel.

  • Après avoir été fêté comme l'espoir le plus prometteur de la jeune littérature algérienne (nedjma paraît en 1956), après avoir été joué au théâtre sur des scènes prestigieuses.
    Kateb yacine semble disparaître au tournant des années 70. d'aucuns, parmi ses confrères et compatriotes, pas forcément bien intentionnés, prétendent que sa veine créatrice s'est tarie. il n'en est rien. quinze années durant, kateb se consacre à un travail souterrain, loin des salons parisiens et des caméras de télévision. avec sa troupe théâtrale " action culturelle des travailleurs ", il renouvelle profondément le théâtre populaire arabe, lui restitue son rôle incomparable de contre-pouvoir.
    En butte aux diktats des autorités militaires comme aux menaces des islamistes, il ne cède pas, persiste au contraire à exalter la liberté face à tous les dogmes et toutes les oppressions. parallèlement, il continue à donner à la presse de son pays des articles témoignant de son incomparable connaissance du monde. infatigable voyageur, chroniqueur aigu, caricaturiste féroce. toujours poète, il tisse une oeuvre invisible quoique souvent visionnaire.
    Les " écrits journalistiques " ici rassemblés par son fils amazigh retracent l'itinéraire têtu d'un authentique résistant. de la " conférence sur l'émir abdelkader " de 1947 (l'auteur a alors 17 ans) aux dernières mises au point de 1989 sur la répression en algérie, en passant par l'extraordinaire pèlerinage à la mecque de 1949 et les chroniques au vitriol du " j'ha " des années 60, se dessine enfin l'image d'un des plus grands écrivains de ce siècle.

  • La décolonisation faite, cet essai de compréhension du rapport Noir-Blanc a gardé toute sa valeur prophétique : car le racisme, malgré les horreurs dont il a affligé le monde, reste un problème d'avenir.
    Il est ici abordé et combattu de front, avec toutes les ressources des sciences de l'homme et avec la passion de celui qui allait devenir un maître à penser pour beaucoup d'intellectuels du tiers monde.

  • peau noire, masques blancs

    Frantz Fanon

    • Points
    • 1 Septembre 1971

    La décolonisation faite, cet essai de compréhension du rapport noir-blanc garde toute sa valeur prophétique : car le racisme, malgré les horreurs dont il a comblé le monde, reste un problème d'avenir.
    Il est ici abordé et combattu de front, avec toutes les ressources des sciences de l'homme et avec la passion de celui qui allait devenir un maître à penser par beaucoup d'intellectuels du tiers monde.

  • Peau noire, masques blancs
    La décolonisation faite, cet essai de compréhension du rapport Noir-Blanc a gardé toute sa valeur prophétique : car le racisme, malgré les horreurs dont il a affligé le monde, reste un problème d'avenir.
    Il est ici abordé et combattu de front, avec toutes les ressources des sciences de l'homme et avec la passion de celui qui allait devenir un maître à penser pour beaucoup d'intellectuels du tiers monde.
    Frantz Fanon (1925-1961)
    Né à Fort-de-France, il s'engage dans les Forces française libre en 1943, puis étudie la médecine, la philosophie et la psychologie à Lyon. Il devient médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Blida, mais il est expulsé d'Algérie en 1957 et s'installe à Tunis où il reste lié avec les dirigeants du GPRA. Il meurt d'une leucémie après avoir publié deux autres ouvrages consacrés à la révolution algérienne et à la décolonisation.

  • nos richesses

    Kaouther Adimi

    En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est de choisir, d'accoucher, de promouvoir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l'égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d'un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres c'est aussi la sacrifier aux aléas de l'infortune et de l'Histoire.

    En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n'éprouve qu'indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre un local poussiéreux, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

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  • nos richesses

    Kaouther Adimi

    En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est de choisir, d'accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l'égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d'un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c'est aussi la sacrifier aux aléas de l'infortune. Et à ceux de l'Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale.
    En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n'éprouve qu'indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.
    Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi vit à Paris. Nos richesses est son troisième roman, après L'Envers des autres (Prix de la vocation, 2011), et Des pierres dans ma poche (Seuil, 2016).

  • Iven Zohar est perdu. Radia, sa femme, l'attire et le fuit, dans un monde de lumières et d'ombres, peuplé de créatures menaçantes. Iven Zohar erre malgré lui dans ce monde inconnu, dont les métamorphoses sont aussi inquiétantes que le nouveau visage de son épouse. Radia n'est plus vraiment Radia. Une lueur de cruauté semble éclairer parfois son regard bienveillant. Mais comment lui résister ?
    Né en Algérie, Mohammed Dib (1920-2003) est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie. Il est notamment l'auteur de La Grande Maison, Le Métier à tisser et Un été africain, disponibles en Points.
    " Mohammed Dib est l'un des écrivains qui ont su, à partir de leur identité nationale, s'élever vers une certaine idée de l'universalité. "
    Louis Aragon

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