UN LIBRAIRE / UNE MAISON 

Retrouvez les sélections des libraires sur notre page spéciale  Un libraire / Une maison. 

  • « Au centre de cette histoire, il y a le corps d' une femme, ses hantises et ses obsessions, & il y a la nature. C' est l' histoire d' une échappée belle, d' une femme qui quitte, presque du jour au lendemain, tout ce qui déterminait son identité sociale.
    Elle sort de stase et se met en mouvement. Son départ est d' abord une pulsion, une sorte de fuite vers l' avant qui tient du road movie, avec de longues traversées de paysages en voiture, en auto-stop, puis à pied.
    De la fuite et l' errance du départ, cette échappée va se transformer en nomadisme et en un voyage vers la réalisation de soi.
    L' Arrachée belle, c' est une échappatoire à une situation vécue comme oppressante : une vie de couple dont la violence réside dans l' absence de relation, dans le vide entre les corps, dans les non-dits, l' incompréhension, la distance qui se creuse. J' ai voulu faire ressentir la violence de ces quotidiens subis, cette perte de sens qui est devenue pour la femme une absence au monde et à elle-même, et que l' on nomme en psychologie un syndrome de déréalisation et de dépersonnalisation, une façon de s' extraire de ce qu' on ne peut pas supporter, symbolisée par l' absence de prénom de la narratrice. »

  • Mars 2010. Après Brassens, Brel et Ferré, disparaissait le quatrième mousquetaire de la chanson française : Jean Ferrat, né Tenenbaum huit décennies plus tôt. Mars 2020 : deux artistes associent leurs talents pour conjurer l'absence de celui « qui aurai[t] pu vivre encore un peu. » L'un est peintre, l'autre écrivain.
    Ensemble ils redonnent vie à l'homme qui détestait les interdits et chantait les poètes. Celui qui dénonçait "la grande injustice" et "la force imbécile" sans jamais cesser de dire « Que c'est beau la vie ! » L'un twiste les mots, l'autre peint les êtres que Ferrat aimait « à en perdre la raison » : Aragon, Desnos, Lorca, Maïakovski, Neruda... Mais aussi Brassens, Vian, Elsa Triolet, Van Gogh ou le vieil Hugo. Comme autant d'étoiles d'une constellation fraternelle et engagée.

  • Dans le grand pré, une fête foraine s'est installée... Les animaux de la forêt observent tous ces humains qui mangent des barbes-à-papa et montent sur des chevaux de bois... À la tombée de la nuit, ours, lièvres, ratons-laveurs et sangliers pénètrent dans le parc. Ils testent la grande roue et grimpent dans les montagnes russes... Il s'enivrent de sensations fortes et de plaisirs sucrés jusqu'au lever du jour où, un peu sonnés, ils regagnent leur clairière.
    Dans la lignée de Profession crocodile, et illustré par la même talentueuse artiste Mariachiara Di Giorgio, Minuit à la fête foraine est un album tout en images, sans texte.
    Chaque détail est savoureux à observer, et le lecteur se plonge dans cette ambiance de fête à la fois joyeuse et poétique, le temps d'une parenthèse enchantée.

  • On a imprimé, et on imprime encore de temps en temps à mon sujet des notices biographiques si pleines d'inexactitudes et d'erreurs, que l'idée m'est enfin venue d'écrire moi-même ce qui, dans ma vie laborieuse et agitée, me paraît susceptible de quelque intérêt pour les amis de l'art. Le public s'inquiète peu, je n'en saurais douter, de ce que je puis avoir fait, senti ou pensé. Mais un petit nombre d'artistes et d'amateurs de musique s'étant montrés pourtant curieux de le savoir, encore vaut-il mieux leur dire le vrai que de leur laisser croire le faux. Je n'ai pas la moindre velléité non plus de me présenter devant Dieu mon livre à la main en me déclarant le meilleur des hommes, ni d'écrire des confessions. Je ne dirai que ce qu'il me plaira de dire ; et si le lecteur me refuse son absolution, il faudra qu'il soit d'une sévérité peu orthodoxe, car je n'avouerai que les péchés véniels.

  • Aux centaures la plaine luxuriante, aux faunes la forêt centenaire et aux tritons l'océan infini. Protecteur des Trois Tribus et gardien des animaux, Klévorak, le roi du peuple aux six membres, maintient la paix entre tous, imposant sa loi. Mais celle-ci vient d'être violée, et voilà que les eaux se déversent du ciel crevé et que la race impie des hommes, frères du froid et de la mort, menace l'équilibre de la nature... Pris entre la mer salée, immense et terrible, et les glaives de bronze des Écorchés, les centaures et leurs frères vont devoir faire un choix.

    En 1904, André Lichtenberger ouvre une nouvelle page de la littérature de l'imaginaire française. Avec Les Centaures, il devient le précurseur d'un genre encore à naître, endossant le rôle de pionnier d'une fantasy à la fois mythique et poétique.

    Superbement illustrée par Victor Prouvé en 1924, cette odyssée d'un âge oublié conte les périples de l'antique race, celle, sublime et terrible, qui ne tarderait pas à s'inscrire dans la légende.

  • À l'image de son travail d'artiste performeuse, la poésie de Regina José Galindo est crue, brute, viscérale. Reflet de la violence d'un continent, son écriture radicale dénonce la violence faite aux femmes et aux Indiens dans son « mauvais mauvais mauvais Guatemala » en proie aux gangs après trente-six années de guerre civile. Rendre hommage et affirmer une résistance, c'est ce que construit par son travail artistique et poétique Regina José Galindo, avec rage et vitalité.

  • Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n'a d'autre solution pour survivre que d'avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d'une quête qui, au-delà des vastitudes de l'espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

  • Cette nouvelle est née en Aubrac, pays majuscule. C'est une histoire d'amour. C'est un vertige...

    Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Depuis vingt ans ses ouvrages sont remarqués pour leur exigence et leur qualité stylistique (Le Soir du chien, L'Annonce, Les Pays. Joseph, Histoires...)

  • Alors ça mord ? se présente comme une partie de pêche sur la banquise. Jean Gourounas joue avec les effets d'accumulation, jusqu'aux limites de la patience du héros, jusqu'à la chute de l'histoire et sa résolution comique. Les animaux qui défilent procureront sans doute de nombreux fous rires, aux petits comme aux grands.

  • Celestia

    Manuele Fior

    Celestia, désormais coupée du continent, est devenue un étrange ghetto, un repère pour de nombreux criminels et autres marginaux, mais également un refuge pour un groupe de jeunes télépathes. Les événements vont pousser deux d'entre eux, Dora et Pierrot, à fuir l'île pour rejoindre le continent; là, ils vont découvrir un monde en pleine métamorphose, un monde où les adultes, prisonniers de leurs propres forteresses, restent les gardiens de «l'ancien monde», et où une nouvelle génération pourrait guider la société vers une nouvelle humanité.
    Récit spéculatif ouvertement ancré dans la science-fiction, Celestia poursuit une réflexion entamée par l'auteur dans L'Entrevue (Futuropolis), une réflexion sur le futur de l'être humain, sur sa possible évolution en tant qu'espèce, comme sur les prochains défis auxquels il sera confronté dans un avenir plus ou moins proche.
    Près de dix ans après Cinq mille kilomètres par seconde (Prix du meilleur album au FIBD d'Angoulême en 2011, traduit depuis dans une quinzaine de langues) Manuele Fior revient chez Atrabile et nous offre son oeuvre la plus ambitieuse à ce jour, et sans aucun doute la plus aboutie.

  • Disparu en septembre 2000, Nicolas Dieterlé a laissé derrière lui une oeuvre singulière et vibrante. Textes, dessins et peintures sont autant de moyens par lesquels l'artiste a cherché à représenter son imaginaire, largement traversé par les questions liées à l'enfance, le rêve ou encore la connaissance de soi.
    Aujourd'hui mis en lumière par les efforts de ses proches, le travail de Nicolas Dieterlé fait coexister l'intime et l'universel. Hommage silencieux à l'artiste et son oeuvre, le présent florilège permet une immersion dans un univers sensible, aussi lumineux qu'énigmatique.

  • Dans ce chef-d'oeuvre de nature-writing, Nan Shepherd décrit ses voyages dans les montagnes de Cairngorm en Écosse. Elle y découvre un monde parfois à couper le souffle, parfois d'une dureté choquante. Sa prose intense et poétique explore et décortique les rochers, les rivières, la faune, la flore et les aspects cachés de ce paysage remarquable.

  • La coupe de bois

    Carlo Cassola

    • Sillage
    • 26 Novembre 2017

    Bûcheron d'une trentaine d'années, Guglielmo vient de perdre sa jeune épouse, mère de ses deux petites filles. Après avoir confié ses enfants à sa soeur, il achète à bon prix le droit de faire une coupe dans la forêt d'une lointaine vallée de montagne. Lui et l'équipe qu'il a recrutée ont devant eux plusieurs mois de labeur, qui les tiendront éloignés de leur foyer durant l'automne et l'hiver.
    Pendant ces saisons que lui et ses hommes passeront isolés du reste du monde, Guglielmo va peu à peu découvrir, avec une gravité muette, l'étendue du courage et de la résignation qui lui seront nécessaires pour faire face au deuil qu'il doit porter.
    Superbement traduit par Philippe Jaccottet, La Coupe de bois est sans doute l'un des textes les plus marquants de Carlo Cassola (1917-1987).

  • Zoophobie

    Fanny Fage

    Arachnophobie, apiphobie, ornithophobie, lépidophobie, musophobie,...
    15 mots de la langue française pour nommer les peurs des animaux.
    Savez-vous que la peur des araignés vient du Moyen-Âge ? Qu'un simple poulet rôti peut terroriser les ornithophobes ? Que la peur des lapins existe ?

  • Ce qu'on regarde au fond de ce grand bâtiment aux dentelles, immense édifice de silence humain où sont attachés des vigiles serrés sur la gâchette, ce qu'on regarde se démêler dans la marche sauvage des machines, ces corps qui se confondent au mouvement invariable des pédales, ce n'est pas un clin d'oeil à la transe mais l'usine qui se régale.

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