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07/02/2020

  • le funambule

    Jean Genet

    «Une paillette d'or est un disque minuscule en métal doré, percé d'un trou. Mince et légère, elle peut flotter sur l'eau. Il en reste quelquefois une ou deux accrochées dans les boucles d'un acrobate.» Ainsi s'ouvre Le funambule, un des textes emblématiques de l'oeuvre de Jean Genet, dédié à son ami Abdallah.

  • cronopes et fameux

    Julio Cortázar

    Savez-vous lire l'heure en effeuillant un artichaut ? Tuer les fourmis à Rome ? Monter un escalier en connaissance de cause ? Poser correctement un tigre ? Vous faut-il des instructions pour pleurer ? Pour avoir peur comme il faut ? Vous arrive-t-il de jeter les timbres-poste que vous trouvez laids ? De tremper un toast dans vos larmes naturelles ? Avez-vous parfois envie de dessiner sur le dos d'une tortue une hirondelle ?
    Si vous répondez «oui» à six de ces questions, vous êtes un Cronope, un de ces êtres qui font, depuis quinze ans, carrière en Amérique latine : on dit - on écrit même dans la presse - que Monsieur X ou Y est ou n'est pas un Cronope authentique. Cela suffit pour que le lecteur sache à qui il a affaire.
    Dans le cas contraire, vous risquez d'être un de ces Fameux qui conservent leurs souvenirs enveloppés dans un drap noir : pour votre tranquillité, mieux vaut s'abstenir de lire ce livre.
    Publiées en Argentine en 1962, ces histoires sont le miroir du regard intime de Julio Cortázar. Elles lui ont même valu un siège au Collège de Pataphysique. Précédant les grands romans et les nouvelles fantastiques qui ont fait sa réputation en France, ces mini-textes éclairent le comportement de tant de personnages farfelus et graves qui sont les protagonistes des oeuvres maîtresses de Cortázar.

  • " Les pièces "parlées" sont des représentations théâtrales non imagées en ce sens qu'elles ne donnent aucune image du monde. Elles montrent le monde non sous la forme d'images, mais plutôt sous la forme de mots ; les mots des pièces "parlées" ne représentent pas le monde comme une chose qui serait en dehors des mots mais plutôt comme le monde dans le contexte des mots eux-mêmes. Les mots qui forment les pièces "parlées" n'offrent pas une image du monde,mais seulement une notion du monde. Les pièces "parlées" sont théâtrales en ce qu'elles puisent tout naturellement dans le langage réel. Elles se servent uniquement de formes qui, même dans la réalité, sont l'expression de notre nature, c'est-à-dire qu'elles empruntent aux formes de langage purement orales. Les pièces "parlées" usent donc du langage naturel de l'insulte, de l'introspection, de l'aveu, de l'affirmation, de l'interrogation, de la justification, de la dissimulation, de la prédiction, du cri de détresse.
    Elles appellent la présence d'un interlocuteur, d'une personne au moins, qui écoute. Sans quoi, elles ne seraient pas des expressions spontanées, mais seulement des élucubrations d'auteur. En cela, les pièces " parlées " sont du théâtre. Elles parodient sur le ton ironique tout ce que l'on trouve dans les formes de langage que je viens d'énumérer. " (Peter Handke)

  • Ce livre est la réédition de celui publié en 1989. Il regroupe une série de textes parus en revue ou en volume ou à l'époque inédits, dans lesquels Valère Novarina expose ses conceptions sur le théâtre, les acteurs, la littérature. Conceptions peu conformistes, on s'en doute, essentiellement axées sur la libération des forces vitales et créatrices de l'écrivain comme de l'acteur.

  • Edward Bond (né à Londres en 1934) est le dramaturge engagé le mieux connu en Grande-Bretagne. Le premier volume de ce coffret regroupe ses lettres ; le second, ses écrits théoriques ainsi que ses poèmes.

  • "Une paillette d'or est un disque minuscule en métal doré, percé d'un trou. Mince et légère, elle peut flotter sur l'eau. Il en reste quelquefois une ou deux accrochées dans les boucles d'un acrobate."
    Ainsi s'ouvre Le funambule, un des textes emblématiques de l'oeuvre de Jean Genet, dédié à son ami Abdallah.

  • villes

    Marcel Cohen

    « En dépit de leur parenté, ces trois livres ne s'aiment pas beaucoup et le donnent à voir », explique Marcel Cohen à propos de ses trois premiers ouvrages, réunis ici pour la première fois.
    Depuis longtemps indisponibles en librairie, et accueillis très chaleureusement à leur sortie, ces livres n'en forment pas moins une trilogie. Si chacune des villes dont il est question est bien réelle, elle l'est à sa façon et la manière qu'a l'auteur de les aborder oscille entre le reportage, l'hyperréalisme et une forme de rêve éveillé. Nous assistons ainsi, et tout à la fois, aux tâtonnements d'un jeune écrivain qui cherche sa manière, et aux déambulations d'un homme à la poursuite obstinée de lui-même.

  • Comme dans le précédent volume de Détails, qu'il complète et prolonge, l'auteur explore les mille petits riens sur lesquels nous faisons journellement l'impasse. Qu'il s'agisse des rayures du zèbre, d'une nuit aux urgences d'un hôpital, d'une larve de papillon dans le carnet de travail d'un poète, d'un chalutier arraisonné par un sous-marin ennemi pendant la Première Guerre mondiale, de la vétusté des ascenseurs new-yorkais ou d'une petite fille faisant des pâtés de sable, l'auteur témoigne d'un sens tout à fait unique de l'observation, de l'introspection et de l'Histoire. En faisant du détail, et de faits avérés, un passage obligé il renverse le point de vue habituel et réveille singulièrement le regard et la pensée du lecteur.

  • L'île polaire de Kolgouev est le coeur du récit. C'est en lui donnant une dimension imaginaire que Golovanov parvient à décrire avec le plus de fidélité cet espace géographique et mental. Il raconte ses expéditions en mêlant à ses impressions, ses propres sensations, des légendes, des contes, des dialogues, composant ainsi une étrange et puissante partition symphonique qui fait de son livre une sorte d'épopée contemporaine sur les cendres des temps mythiques. Golovanov ne se limite pas à " chanter l'espace " et l'antique horde nomade du Grand Nord - des Nénets en particulier -, il montre les désastres infligés par la civilisation industrielle et le communisme à cette terre et à ses hommes, et la déréliction dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui. Se faire une opinion sur l'originalité de cette prose, seuls peuvent le tenter ceux qui décident, aux côtés de l'auteur, d'entreprendre le voyage.

  • Chacun de ces récits est un voyage à partir d'un lieu obstinément déplacé, décentré : la source introuvable de la Volga, les espaces farouches des grandes steppes du Sud où la Russie européenne se perd dans les méandres des civilisations asiatiques.
    Touva, une des dernières républiques soviétiques, terre de chamans où se mêlent les croyances et les langues. Tchevengour, ville mythique de l'ingénieur-écrivain Platonov, près de la mer Caspienne, qui, écrit Golovanov, lui a rendu tout renoncement impossible. Les espaces improbables de Klebnikov, le poète errant. Ou encore, l'histoire du parc de Priamoukhino, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, conçu par le père de Bakounine, racontée à la nouvelle génération anarchiste.
    Ces six récits prolongent la double interrogation qui court dans les écrits de Vassili Golovanov: la recherche des espaces de la langue et de la terre, l'une et l'autre liées par une filiation secrète et complexe, et la transmission de ce qui fut à ce qui vient.

  • À l'été 1953, un jeune homme de 24 ans, fils de bonne famille calviniste, quitte Genève et son université, où il suit des cours de sanscrit et d'histoire médiévale puis de droit, à bord se sa Fiat Topolino. Nicolas Bouvier a déjà effectué de courts voyages ou des séjours plus long en Bourgogne, en Finlande, en Algérie, en Espagne, puis en Yougoslavie, via l'Italie et la Grèce. Cette fois, il vise plus loin : la Turquie, l'Iran, Kaboul puis la frontière avec l'Inde. Il est accompagné de son ami, Thierry Vernet, qui documentera l'expédition en dessins et croquis.
    Ces six mois de voyage à travers l'Anatolie, l'Iran puis l'Afghanistan donneront naissance à l'un des grands chefs-d'oeuvre de la littérature dite « de voyage », L'Usage du monde, republié ici.

  • " Pour qui veut bien regarder, tout fait art. La nature, la ville, l'homme, le paysage, l'air du temps, ce qu'on appelle humeur et sur toute chose enfin, la lumière.
    Par ailleurs, chacun connaît l'art des artistes, celui qui porte signature. Peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains, cinéastes, danseurs etc. sont convoqués sur la question de l'art à propos de laquelle, on le sait, il y a toujours beaucoup à dire.
    Il existe cependant une plage indéfinie où se croisent le champ brut de la nature - les circonstances - et le territoire authentifié de l'homme.
    Ce terrain de rencontre produit des figures à la fois éloignées et proches de l'art suivant les définitions que l'on en donne. Pour ma part je considère comme art involontaire le résultat heureux d'une combinaison imprévue de situations ou d'objets organisés entre eux selon des règles d'harmonie dictées par le hasard. " De la confrontation de la nature et de celle de l'homme se dégage une synergie qui crée accidentellement des tableaux souvent d'une terrible beauté. Gilles Clément a, au long de ses voyages, décelé dans ces signes du croisement la présence d'un art involontaire.

  • abécédaire

    Gilles Clément

    Cet Abécédaire est le prolongement d' une conversation de l'auteur avec le philosophe Gilles A. Tiberghien.
    Autonomie - Brassage planétaire - Continent théorique - Désobéissance - Étonnement - Faire avec - Génie naturel - Herbe - Initiative - Jardin - Kangourou - Lisière - Mouvement - Nuage - Optimisme - Patience - Q.I. - Résistance - Silence - Troc - Utopie - Variable - Wikipédier - X - Ying-yang - Zizanie

  • Hanns Zischler, après Berlin est trop grand pour Berlin, paru en 2016 aux Éditions Macula, se consacre dans cet ouvrage aux bouts de papier, croquis sur lesquels on dessine un itinéraire, quelques informations pour indiquer un chemin, une adresse, une destination. Chacun de ces dessins est accompagné par un récit, une histoire, un souvenir de l'auteur. L'étonnante iconographie qui compose cet ouvrage mêle archives personnelles et documents anonymes, en provenance de France, d'Allemagne ou d'ailleurs. À contre-courant de l'ère des itinéraires numériques, Hanns Zischler invite ainsi son lecteur à pérégriner et à se perdre avec lui au grès de ces croquis manuscrits.

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  • Pour Kenneth Goldsmith, l'environnement digital et les pratiques contemporaines d'écriture et de lecture ont bouleversé la littérature et notre rapport au texte. Nous sommes confrontés à une quantité inédite de textes et de langages considérés comme non-littéraire : le traitement de texte, les e-mails, les messages courts et la pratique des réseaux sociaux nous offrent la possibilité d'aller au-delà de la création de nouveaux textes. En plus d'expliquer le concept d'écriture non créative, qui est aussi le nom de son cours populaire à l'Université de Pennsylvanie, Goldsmith lit le travail des écrivains qui ont relevé ce défi. Brillante traduction de François Bon.

  • écrivains

    Antoine Volodine

    Écrivains est un ensemble de sept courts textes, sept portraits d'écrivains qui se battent contre le silence et la maladie.Chacun de ces écrivains est presque mort ou juste déjà mort. Chacun d'eux a été, ou est, confronté à une extrême violence : interrogé sous la torture, proche d'être assassiné ou venant de l'être. On croise l'écrivain Mathias Olbane, qui après avoir passé sa vie en prison, est désormais caché dans un établissement mystérieux et lointain, tentant toutes les nuits d'appuyer sur la détente d'un pistolet avant d'avoir compté jusqu'à 444 ; ou encore un écrivain atteint d'une maladie de peau invité à des émissions culturelles sur le thème " les écrivains et le psoriasis " ; ou bien l'auteur d'un seul livre sur sa naissance qui essaie de dénouer les tissus de mensonges proférés par sa grand-mère sur sa mise au monde.Ce sont des hommes et des femmes écrivains qui voyagent dans le Bardo, cette zone de rêve qui permet à chacun d'inventer la fiction à partir de souvenirs.C'est un appel à la résistance, une plaidoirie pour la littérature, dans ce qu'on peut considérer comme la mise en scène d'un procès des écrivains et de l'écriture. C'est, comme le dit un des personnages, " un dernier témoignage inutile et imaginaire, prononcé par des épuisés ou par les morts et pour les morts ".

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  • oeuvres

    Edouard Levé

    • P.o.l
    • 10 Septembre 2015

    Cet extrait du livre d'Édouard Levé, en fait mise en abîme de ce même livre et première des oeuvres décrites, en rend parfaitement compte, au moins intellectuellement. Car pour le reste cette invraisemblable accumulation de projets, d'idées qui recouvrent tous les domaines de l'art contemporain, de la littérature aux arts plastiques, à la vidéo et la photo, en passant par les installations les plus diverses, cette énumération obstinée de plus de 500 oeuvres laisse une curieuse impression : entre dérision et excitation, en un mouvement qui ne cesse d'aller de l'une à l'autre, le lecteur réjoui et angoissé assiste à un balayage - au deux sens du terme ? - peut-être défi nitif de ce qui est notre modernité artistique. On se prend d'ailleurs à penser que toute tentative dans ces domaines a vocation à prendre place dans le livre d'Edouard Levé. La totale neutralité du texte, la précision des descriptions, l'économie rigoureuse des moyens ajoutent à la fascination et au vertige, tandis que l'humour induit par un dispositif, dont l'effet « aspirateur » est dévastateur, rend ce livre fi nalement assez gai.
    OEuvres de Édouard Levé, premier livre d'Édouard Levé, paru aux éditions P.O.L en 2002, livre devenu culte et épuisé depuis un an.

  • Jean Epstein est mort il y a 60 ans, en avril 1953. Poète, cinéaste, philosophe, il laisse une oeuvre considérable qui n'a, peut être, jamais suscité autant d'engouement et d'initiatives qu'aujourd'hui.
    Il reste pourtant encore largement méconnu, peut-être en raison de la diversité de son oeuvre déroutante, inclassable, d'une grande modernité, source d'inspiration inépuisable pour de nombreux cinéastes qui lui succédèrent...
    Il fut tour à tour auteur d'avant-garde, de films d'art et d'essai, de "blockbusters" ou de fictions maritimes documentées.
    Ce coffret DVD regroupe 14 films dont la plupart ont été conservés et restaurés par la Cinémathèque Française.

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  • "Ce volume contient les textes suivants :
    Le Mage d'Ecbatane. Caritas Vitae (la charité de vivre).
    Esculape. [Sans titre]. Critique de l'amour.
    Le Bel Agonisant. La Poésie d'aujourd'hui, un nouvel état d'intelligence. Le Phénomène littéraire.
    La Lyrosophie. [Sans titre]. Leçons de choses.
    Jean Giraudoux et ses personnages de roman.
    Nous, Kabbalistes. Jacob Cow de Jean Paulhan.
    Freud ou le Nick-Cartérianisme en psychologie.
    Carl Sternheim, Paul Neuhuys, Elie Ehrenbourg.
    [Note sur des détracteurs]. Quelques mots sur la poésie d'Ivan Goll. Rimbaud. Variable : Âme.
    Amour indigent (à propos des Don Juanes). Coeur de René. Fernand Léger."

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  • Ce volume contient les titres suivants : Bonjour Cinéma. Cinéma je t'emmène. Conférence Lacroix. Conférence prononcée devant l'association des étudiants de Montpellier. Le Cinéma mystique. Réalisation de détail. Le Temps T. El Dorado. Éloquence d'yeux. La Roue. Comment j'ai conçu et exécuté le film de "Centenaire Pasteur". A l'affût de Pasteur. Pourquoi j'ai tourné Pasteur. Abel. Le Décor au cinéma. Le Regard du verre. L'Opéra de l'oeil. L'Objectif lui-même. La Recherche du style cinématographique. Film et cinéma. Les Grands Docteurs. Hommage à Canudo. Abel Gance. Le film que l'on écrit n'est déjà plus celui que l'on a pensé (Préambule au découpage de Six et demi Onze). Temps et personnage du drame. Art d'évènement. Les Images relativement à nous. Le Cinématographe vu de l'Etna.

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  • Sixième volume des écrits complets de Jean Epstein.

    La contribution du cinématographe à la philosophie.
    Cours donné à l'IDHEC. Le rôle du cinéma dans la culture humaine. Esprit de cinéma. Deux grands maîtres à filmer. Groupement de jeunes.
    L'Âge du cinéma. Le Professeur Joliot-Curie et le cinéma. Humanité du cinéma pur. Le cinéma au péril de l'Histoire. Civilisation de l'image.

    Préface de Yann Gonzalez Introduction de Marie-Charlotte Téchené

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  • Les écrits complets de Jean Epstein, épuisés ou inédits, publiés pour la première fois dans leur intégralité.
    « Comme de ces étoiles dont on ne perçoit la lumière que lorsqu'elles n'existent plus, la radioactivité des livres de Jean Epstein ne parviendra guère aux yeux des coeurs que dans de nombreuses années ; qu'il me soit permis de prédire qu'ils serviront de Bible aux jeunes cinéastes des futures générations », écrivait Abel Gance.
    Pour que se réalise la prophétie, encore faut-il que ces livres soient disponibles, que la pensée d'Epstein circule, que tous ses écrits puissent enfin être lus dans la plus complète, scientifique et généreuse édition possible. Dirigée par Nicole Brenez, universitaire renommée et spécialiste reconnue de l'histoire des avant-gardes cinématographiques, Joël Daire, directeur du patrimoine à la Cinémathèque Française, grand connaisseur de l'oeuvre et des archives d'Epstein, et Cyril Neyrat, responsable des éditions Independencia, critique et enseignant d'histoire et d'esthétique du cinéma à la Haute Ecole d'Art et de Design (HEAD, Genève), cette édition des écrits de Jean Epstein en est la première édition intégrale. Aux textes déjà publiés dans l'édition Seghers, aujourd'hui épuisée, sont venus s'ajouter les feuillets trouvés dans quelques-uns des cent-vingt cartons contenant les archives du cinéastes, conservés à la Cinémathèque Française, qui dévoilent une oeuvre d'une ampleur et d'une diversité insoupçonnée : non seulement de très nombreux écrits sur le cinéma, certains essentiels, sont inédits, mais aussi une oeuvre littéraire, essayiste, pédagogique, mémorialiste, qui déborde largement le champ du cinéma et se révèle d'une qualité égale à celle des textes connus. Se sont joint à l'entreprise neuf cinéastes et neuf chercheurs, spécialistes du cinéma de Jean Epstein, parmi lesquels F. J. Ossang, Philippe Grandrieux, José Luis Guerin, Ange Leccia, John Gianvito... L'intégralité des écrits est divisée en neuf volumes à paraître à compter de mai 2014, à raison de trois volumes par an.

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  • Le cinéma tient une grande place dans la vie, dans l'oeuvre et dans l'imaginaire de Blaise Cendrars, du moins de 1917 à 1936, puisque ensuite c'est le «divorce» pour «incompatibilité d'humeur». En fait ses rapports avec le septième art passent par trois étapes : d'abord la découverte, donnant lieu à des textes plus qu'enthousiastes, suivie d'un réel engagement dans la pratique du cinéma (écriture de scénarios, assistanat, réalisation de films), puis du désenchantement. Cendrars est peut-être venu trop tôt. Il pouvait difficilement s'accomoder de la lourdeur des appareillages techniques et financiers de l'époque. L'invention de la caméra légère avec son synchrone lui aurait peut-être permis de s'inscrire parmi les cinéastes voyageurs, éternels itinérants.

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