Le nouvel an chinois... 

Une sélection d'ouvrages pour voyager, rêver, penser la Chine.

  • Quelles sont les grandes figures de la mythologie populaire chinoise ? Comment s'ordonne son panthéon ? Au carrefour du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme, cette religion foisonnante de divinités s'anime d'histoires dont Jacques Pimpaneau explore et élucide les variations, de Zhong Kui le pourfendeur de démons à ces multiples dieux locaux, déesse des Latrines ou dieu du Sol, auxquels on rend un culte dans la vie quotidienne.
    Voici un nouveau visage de la Chine à découvrir, celui de ses croyances : car si les dieux n'y sont pas éternels, ils restent bien vivants dans les cérémonies et les pratiques populaires de la Chine d'aujourd'hui.

  • La bible incontournable pour découvrir ou approfondir la cuisine la plus ancienne et la plus populaire au monde.

    Après le Japon ou les Pays nordiques, Phaidon enrichit sa collection d'ouvrages mettant à l'honneur les cuisines traditionnelles de tous les pays. Rassemblant plus de 650 recettes, cet ouvrage rend hommage à la diversité de la gastronomie chinoise, la plus ancienne au monde, en présentant des mets issus des « huit grandes cuisines » reconnues et des variantes régionales. Chine : Le Livre de cuisine propose des plats de base populaires comme les Travers de porc à l'aigre-douce et les Dim sum, mais aussi des classiques locaux moins connus tels que le Riz frit à la mode du Fujian ou le Poulet ivre de Shanghai ; à cela s'ajoutent des recettes imaginées par des chefs reconnus du monde entier.

  • Shanghai suffoque : un nuage mortel recouvre la ville. Le Parti ignore le fléau tandis qu'un tueur en série profite du brouillard pour agir en toute impunité. Les protestations grondent et le peuple se rassemble autour d'une militante écologiste qui dénonce les pratiques politiques et menace fortement le pouvoir. En plein pic de pollution, l'inspecteur Chen est appelé à la rescousse. La belle spécialiste de l'environnement aux millions de followers ne lui est pas inconnue...

  • Beaux seins, belles fesses

    Mo Yan

    Jintong, né après huit soeurs, est l'Enfant d'Or de sa mère. Autour de lui, la Chine rurale est confrontée à l'invasion japonaise, au maoïsme et enfin au néo-capitalisme sauvage. Fort heureusement Jintong, affligé d'un amour obsessionnel du sein maternel et des fesses des jolies filles, vit ces tragédies avec un certain recul... Une fresque délirante et sensuelle, truculente et poétique, longtemps interdite en Chine.

  • Petit Tang voyage à travers la Chine, à la poursuite de son rêve. Il apprend les idéogrammes qui correspondent à une vingtaine de mots symboliques de la civilisation chinoise traditionnelle ; le lecteur apprend leur calligraphie et ces idéogrammes remplacent ensuite le mot français dans le texte. Entre poésie et voyage onirique, et grâce aux magnifiques illustrations de Frédérick Mansot, c'est à une véritable découverte de la Chine que nous convie ce livre : ses traditions, ses contes racontés avec brio et sa calligraphie élégante, au coeur du récit.

  • Le Jardin du repos est un îlot de lumière et de tendresse dans l'oeuvre souvent âpre d'un des plus grands romanciers chinois du XXe siècle, sans doute parce que les personnages principaux en sont deux enfants. L'un est le fils d'un homme riche qui a dilapidé sa fortune au jeu puis achevé de mal tourner en se faisant jeter en prison pour vol. Mais l'enfant ne peut se détacher de ce père indigne dans la faiblesse duquel il décèle les signes d'une humanité que n'ont ni sa mère ni son frère aîné, froids, durs, enfermés dans leurs préjugés. L'autre, dont le père est veuf et adore son fils, se conduit au contraire en égoïste capricieux, gâté par une grand-mère qui ne pardonne pas au père de s'être remarié avec une femme jeune, belle, intelligente. Le sort va frapper les deux enfants, de façon aussi différente que le sont leurs natures.
    Un roman empreint d'une vérité et d'une lucidité qui le rendent universellement humain.

  • Au VIIe siècle, sous la dynastie des T'ang, la Chine fut dominée par l'unique « empereur » qu'elle ait jamais connu. Son nom devint dans tout l'empire synonyme de meurtres, de tortures, de cruauté, de guerres et de rébellions noyées dans le sang.

  • De tous les aspects originaux que revêt la civilisation chinoise, les plus singuliers sont assurément le langage, l'écriture et la peinture, trinité indissociable aux innombrables finalités : communication entre les hommes comme avec l'au-delà, maîtrise du geste, harmonie de l'esprit et du corps, instrument de réussite sociale et de pouvoir, voie cachée de la réalisation de soi, etc. Cet art prodigieux du trait graphique et pictural méritait d'être raconté par le menu autrement que pour les fonctions seulement décoratives et distractives, quand ce n'est pas spéculatives, qui lui sont trop souvent réservées aujourd'hui. Cet ouvrage richement illustré nous en livre les principes, en présente les outils et les techniques, en définit les styles, l'arrière-plan spirituel, les contextes historiques et sociaux, et le rôle qu'ont joué les plus grands maîtres.

  • Le pousse-pousse, le plus célèbre roman de lao she, ce sont les aventures de siang-tse le chameau dans le pékin des années vingt et trente.
    Sa grande ambition est de posséder son propre pousse-pousse.
    Dans cette ville où tout est régi par la guerre, l'argent, le danger, il ira de désillusion en désillusion et ne connaîtra que la déchéance et le désenchantement. mais c'est aussi le roman du petit peuple de pékin, un pékin aujourd'hui disparu, que lao she fait vivre, avec humour, sous nos yeux : celui de siang-tse, de tigresse et de petite fou-tse, celui des petits métiers, celui des colporteurs, avec leur langue savoureuse, leurs misères et leurs fêtes.

  • Une adaptation du roman dans lequel un commandant de l'Armée populaire de libération a reçu pour ordre de satisfaire les besoins sexuels de la femme de son supérieur censé s'absenter durant deux mois. A partir du slogan de la Révolution culturelle, l'auteur déconstruit les tabous de l'armée, de la révolution et de la sexualité.

  • Brothers

    Yu Hua

    Li Guangtou et Song Gang ne sont pas d'authentiques frères mais leurs destins se sont de longue date trouvés liés pour le meilleur et pour le pire. Enfants, puis adolescents pendant la Révolution culturelle, ils atteignent l'âge adulte au moment où la Chine entre dans l'ère tumultueuse des «réformes» et de l'«ouverture». La solidarité, cimentée par les épreuves, qui les unissait jusqu'alors se fi ssure et leurs chemins se séparent : tandis que Song Gang, l'intellectuel doux et loyal, se voit rapidement dépassé par son époque, Li Guangtou, le brigand, tirera le meilleur parti des bouleversements en cours.
    En retraçant le parcours de ces deux personnages, Yu Hua interroge près d'un demi-siècle d'histoire chinoise : des années 1960 et 1970, marquées par la répression morale et les atrocités politiques, à nos jours, où les énergies individuelles se libèrent dans un désordre épique. Portrait de toute une génération, celle de la faim, de la violence, de la frénésie économique et des grandes migrations, des ascensions fulgurantes et des naufrages, Brothers compose une véritable odyssée de la Chine contemporaine, de Mao aux JO.

    Traduit du chinois par Angel Pino et Isabelle Rabut.

  • Je viens seulement de comprendre que j'ai vécu toutes ces années en un lieu où l'on se repaît de chair humaine depuis quatre mille ans. Mon frère venait de prendre la maison en charge lorsque notre petite soeur est morte ; qui sait s'il n'a pas mélangé sa chair à nos aliments, pour nous en faire manger à notre insu. Il se peut que, sans le savoir, j'aie mangé quelques bouchées de ma soeur, et voilà mon tour venu...^ Récit d'un délire paranoïaque tout autant que parabole ironique sur la Chine d'avant Mao, Le Journal d'un fou est la nouvelle qui rendit célèbre Lu Xun (1881-1936), premier écrivain chinois de la modernité.

  • Il faut d'abord imaginer ce Grand Nord de la Chine aux si longs hivers, les fleurs de givre sur les vitres et l'explosion vitale des étés trop brefs. Puis Xiao'e, une jeune fille modeste, pas spécialement belle, dit-elle, pour qui la vie n'a jamais été tendre. Et puis Léna aux yeux gris-bleu et au mode de vie raffiné, qui joue du piano et prie en hébreu, dont le visage exprime une solitude infinie. Xiao'e rencontre donc Léna, une vieille dame juive dont la famille s'est réfugiée à Harbin après la révolution d'Octobre. Tout semble les opposer, pourtant on découvrira qu'un terrible secret les lie. C'est un monde où les fantômes côtoient les supermarchés, où les blessures de l'enfance restent vivaces. A la fois désabusé et espiègle, tragique et gai. L'écriture de Chi Zijian est, elle, à la fois étincelante et d'une infinie délicatesse. Un auteur qui n'a pas fini de nous enchanter.

  • " Je vais leur montrer, moi, à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre ! " Trois soeurs décident de quitter leur campagne et le mépris des autres, pour chercher fortune dans une grande ville. Soeurs Trois, Cinq et Six n'ont guère fait d'études, mais il y a une chose qu'elles ont apprise : leur mère est une ratée qui n'a pas su enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu'un numéro comme prénom. Les femmes, leur répète leur père sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont des poutres solides qui soutiennent le toit d'une maison.
    A Nankin, leurs yeux s'ouvrent sur un monde totalement nouveau : les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté des moeurs et la sophistication des habitants. Elles vont faire preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l'argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde. C'est du coeur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir leur place au soleil.

  • « Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. À l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique ; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts : à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë... Quel éblouissement !
    Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara :
    - Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde. »

  • «Dans quels termes penser quand le monde est en voie de penser dans les mêmes ?
    Face aux principaux concepts de la pensée européenne, je suis allé chercher en Chine des cohérences à mettre en vis-à-vis, dont je fais des concepts, ceux-ci laissant paraître d'autres possibles.
    Il ne s'agit donc pas de "comparer". Mais de cueillir les fruits d'un déplacement théorique, dont je dresse ici le bilan, en explorant d'autres ressources à exploiter ; comme aussi, par le dévisagement mutuel engagé, de sonder respectivement notre impensé.
    Au lieu donc de prétendre identifier des "différences" qui caractériseraient les cultures, je cherche à y détecter des écarts qui fassent reparaître du choix et remettent en tension la pensée. C'est seulement à partir d'eux, en effet, qu'on pourra promouvoir un commun de l'intelligible qui ne soit pas fait de slogans planétarisés.
    En retour, les entrées de ce lexique introduiront autant de dérangements qui pourront faire réagir les pratiques de l'art comme de la psychanalyse ; qui permettront de réinterroger de biais la pensée du politique comme du management.
    Et voici que, en dessinant une sortie de la "question de l'Être", c'est du même coup une nouvelle pensée du vivre que capte, dans ses mailles, ce filet.» François Jullien.

  • L'objet que se donne la peinture chinoise est de créer un microcosme, « plus vrai que la Nature elle-même » (Tsung Ping) : ceci ne s'obtient qu'en restituant les souffles vitaux qui animent l'Univers ; aussi le peintre cherche-t-il à capter les lignes internes des choses et à fixer les relations qu'elles entretiennent entre elles, d'où l'importance du trait. Mais ces lignes de force ne peuvent s'incarner que sur un fond qui est le Vide. Il faut donc réaliser le Vide sur la toile, entre les éléments et dans le trait même.

    C'est autour de ce Vide que s'organisent toutes les autres notions de la peinture chinoise ; celles-ci forment un système signifiant auquel François Cheng est le premier à appliquer une analyse sémiologique. Son commentaire est enrichi par d'amples citations et des reproductions.

  • Fabienne Verdier
    Passagère du silence

    Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s'est pas posé la question : en ce début des années 1980, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration. Dans un oubli total de l'Occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseignement millénaire.
    De cette expérience unique sont nés un vrai récit d'aventures et une oeuvre personnelle fascinante, qui marie l'inspiration orientale à l'art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d'art L'Unique Trait de pinceau (Albin Michel).

  • Son amour pour la Chine, Rosemary Taleb-Rivière ne saurait l'expliquer rationnellement. Tant hier qu'aujourd'hui, pourquoi la Chine aimante-elle à ce point le voyageur occidental ?? Victor Segalen, Alexandra David-Néel ou Marc Riboud se perdirent avec bonheur dans ce pays-monde et nombreux sont les artistes qui y trouvèrent aussi matière à produire de grandes oeuvres. Depuis ses premiers cours sur l'esthétique chinoise à l'Ecole du Louvre, l'engouement pour le pays n'a pas quitté l'auteur.
    Du Yunnan au Gansu, en passant par le Sichuan, des grottes ancestrales aux temples millénaires, Rosemary Taleb-Rivière a foulé l'Empire du Milieu avec la même fougue que ses aînés. Sur le terrain, pinceau ou stylo en main, l'oeil aiguisé par ses lectures et le trait assuré, elle se fond avec gourmandise dans l'esthétique et la poésie chinoise, composant, avec cette Chine au bout des doigts, le carnet inspiré et amoureux d'un voyage sans fin.

  • La Chine est la première puissance économique mondiale. Pour autant ce pays ne se cantonne pas seulement aux mégalopoles ultramodernes telles que Pékin ou Shanghai.
    C'est aussi un pays en développement qui recèle de nombreux trésors culturels et historiques tels que la Grande Muraille, l'armée de soldats en terre cuite de l'empereur Qin à Xi'an, les montagnes sacrées avec leurs temples emplies de mystères, les villages nichés entre des rizières en terrasse dans le sud du pays... Alors hâtez-vous de découvrir ce pays aux mille merveilles.
    Promenez-vous le long des reliefs de Zhangye Danxia ou dans les forêts de Jiuzhaigou, dans la province du Sichuan.

  • Ce roman se déguste une serviette autour du cou.
    La journée commence bien. invité à partager le petit déjeuner de zhu ziye, laissez-vous réchauffer par un bol de nouilles al dente, avec des crevettes sautées en accompagnement. que diriez-vous d'un plat de rouleaux de poisson aux oeufs de crevettes, à moins que vous ne préfériez une assiette d'oie braisée au marc de vin. et si vous goûtiez plutôt ces tendres coeurs de légumes aux miettes de crabe ou ce jarret de porc confit au sucre glacé et ambré ? ce sont quarante années de vie chinoise autour de la table qui sont évoquées ici, témoignant de la survie des traditions culinaires envers et contre toutes les turbulences des dernières décennies en chine.
    En pénétrant dans l'existence de deux personnages ennemis que les circonstances ont réunis par mégarde, vous ne cesserez d'être tenus en haleine par la véritable héroïne du roman : la gastronomie. pour elle le " capitaliste " zhu ziye sacrifie tout. contre elle s'acharne gao, moraliste épris de justice révolutionnaire. ce livre a connu un grand retentissement en chine et a donné lieu à une adaptation cinématographique.

  • Meurtres à Pékin

    Peter May

    Pékin, ville baignée de tradition mais avide de modernité, une société qui se rue dans le capitalisme moderne mais profondément marquée par le système communiste.
    Le cadavre carbonisé d'un homme est découvert un matin dans le parce. Le même jour, deux autres corps sans vie sont trouvés à deux endroits différents de la ville. Pour seul indice, un mégot de cigarette à côté de chacun des trois corps, comme une signature. Margaret Campbell, médecin légiste aux Etats-Unis, spécialisée dans les brûlés, qui se trouve à Pékin pour une série de conférences, va se voir embarquée malgré elle dans l'enquête de Li Yan, fraîchement promu commissaire.
    L'Américaine rigoureuse et le policier chinois, ironique et énigmatique, choisissent deux approches totalement différentes d'un même objectif. Deux mondes s'affrontent, mais devant la complexité d'une affaire qui cache un secret monstrueux, les deux investigateurs vont devoir taire leurs oppositions et unir leurs talents pour découvrir la vérité, fût-ce au péril de leur vie. Car si les lieux sont exotiques et chargés de traditions, les dangers, eux, sont bien du XXIe siècle menace des OGM et remous dans les milieux politiques.

  • Dans les années quatre-vingts, un homme s'embarque dans un long voyage pour fuir les troubles du Pékin communiste. Il suit la piste d'une mystérieuse montagne et traverse une Chine méconnue, infiniment riche, qu'il n'imaginait pas. À la recherche de lui-même, son voyage est aussi spirituel et philosophique. Un roman poétique, teinté d'autobiographie, considéré comme l'un des chefs d'oeuvre de la littérature du XXe siècle.

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