Prix Lucioles 

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  • La saga de youza

    Youozas Baltouchis

    • Pocket
    • 6 Septembre 2001

    Au bout d'un champ de seigle, une rivière.
    Plus loin, la forêt puis les marais du kaïrabalé, une longue étendue de vasières noires prêtes a engloutir tout intrus... un seul homme sait comment contourner ces marécages, youza le passeur solitaire, qu'un terrible chagrin d'amour a conduit à vivre là. mais l'histoire, celle de son pays, la lituanie, vient le rattraper dans son sanctuaire. les révolutions se succèdent, et qu'ils soient russes blancs, bolcheviks, fascistes ou partisans, tous viennent se réfugier dans sa cabane.

  • Près de dix ans se sont écoulés depuis la parution du dernier livre de Claire Keegan, pendant lesquels elle a animé des ateliers de creative writing dans le monde entier. À ses étudiants, elle enseigne avec constance que l'écriture est affaire de suggestion, jamais d'explication, et qu'un auteur accompli se doit de maîtriser sa phrase et sa structure, mais aussi le moindre de ses paragraphes.
    Ce genre de petites choses, son nouveau récit, est une éblouissante mise en pratique de ces préceptes. Dans une petite ville de l'Irlande rurale, Bill Furlong, le marchand de bois et charbon, s'active à honorer ses commandes de fin d'année. Aujourd'hui à la tête d'une petite entreprise et père de famille, il a tracé seul son chemin : accueilli dans la maison où sa mère, enceinte à quinze ans, était domestique, il a eu plus de chance que d'autres enfants.
    En cette veille de Noël, il va déposer sa livraison au couvent où les soeurs du Bon Pasteur - sous prétexte de les éduquer - exploitent à des travaux de blanchisserie des « filles de mauvaise vie ».
    Ce qui se joue alors dans le coeur simple de cet homme, Claire Keegan va le laisser apparaître avec une intensité et une finesse qui donnent tout son prix à la limpide beauté de ce récit, aussi énigmatique et bouleversant que l'était Les Trois Lumières.

  • Cantique des plaines

    Nancy Huston

    Quatre générations d'une famille d'immigrants, les Sterling, ont pris souche dans les plaines de l'Alberta (Canada), entre la fin du siècle passé et les années soixante de celui-ci. L'un d'entre eux, Paddon, a tout connu de leur existence. Mais quand commence ce roman, Paddon vient de mourir. Et c'est à ce grand-père adoré, fils de pionniers en terre indienne, que la narratrice, Paula, adresse un ample récit en forme d'adieu. L'enfance de Paddon, ses démêlés avec son père, son mariage avec la vertueuse Karen, ses déconvenues de chef de famille, ses déboires d'enseignant, son chimérique projet d'écrire un traité philosophique du temps, sa rencontre avec l'Indienne Miranda, amante prodigue qui le bouleverse en lui révélant enfin l'envers de la civilisation blanche et la vraie beauté du monde - tout ce qu'a vécu cet homme si magnifiquement, si exemplairement ordinaire est ici évoqué avec un lyrisme sans pareil.

  • L'existence d'une bourgade au nord de l'état de New York a été bouleversée par l'accident d'un bus de ramassage scolaire, dans lequel ont péri de nombreux enfants du lieu.

    Les réactions de la petite communauté sont rapportées par les récits de quatre acteurs principaux. Il y a d'abord Dolorès Driscoll, la conductrice du bus scolaire accidenté, femme solide et généreuse, sûre de ses compétences et de sa prudence, choquée par cette catastrophe qui ne pouvait pas lui arriver, à elle. Vient Billy Ansel, le père inconsolable de deux des enfants morts. Ensuite, Mitchell Stephens, un avocat new-yorkais qui se venge des douleurs de la vie en poursuivant avec une hargne passionnée les éventuels responsables de l'accident. Et enfin Nicole Burnell, la plus jolie (et la plus gentille) fille de la bourgade, adolescente promise à tous les succès, qui a perdu l'usage de ses jambes et découvre ses parents grâce à une lucidité chèrement payée.

  • Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, remplie d'inépuisables richesses.

    Véritable choc littéraire aux États-Unis, best-seller mondial, un roman d'apprentissage sensuel et puissant.

  • À peine mariés, Mihály et son épouse, Erszi, arpentent l'Italie pour leur voyage de noces. Tous les deux forment un couple atypique, issu d'une année d'adultère. Leur mariage s'est finalement opéré dans la précipitation lorsqu'Erszi a quitté son premier mari afin de mener cet amour passionné avec Mihály. Dès leur séjour à Venise, Mihály semble rattrapé par les souvenirs du passé. Cette résurgence de sentiments résulte de la rencontre fortuite avec une ancienne connaissance de Mihály.
    La conversation que les deux époux ont eue avec ce fantôme du passé pousse Erszi à interroger son époux qui finit par lui livrer une histoire singulière. Il lui explique alors la relation ambigüe qu'il a entretenue, lui et deux de ses amis, avec un frère et une soeur nommés Tamás et Éva Ulpius. Suite à la mort prématurée et mystérieuse de Tamás, le groupe d'amis s'est disloqué et Mihály ne cesse depuis de rechercher Éva. Au fil des jours, Mihály semble ne pas trouver sa place dans cette nouvelle vie et au sein de son couple.
    Erzsi, quant à elle, constate qu'elle et son mari se connaissent finalement bien mal. Tous deux continuent de parcourir l'Italie. Ils reçoivent du courrier régulièrement. Alors qu'ils sont à Florence, Mihály ouvre une lettre de l'ancien mari d'Erszi, Zoltán, dans laquelle l'époux esseulé somme Mihály de bien s'occuper d'Erszi. Mihály comprend alors que lui ne peut apporter la stabilité et la protection qu'Erzsi mérite.
    Mihály se sent de moins en moins bien dans cette nouvelle relation. Lors d'un autre déplacement en train en Italie, il abandonne plus ou moins sciemment Erszi. Celle-ci monte dans un train pour Rome, Mihály monte dans un autre vers une destination incertaine. Il arpente alors le pays, allant de ville en ville, jusqu'à l'épuisement . Il s'écroule fiévreux et se réveille dans l'hôpital d'une ville qu'il ne connaît pas et où il va séjourner.
    Il fait alors le constat des quinze dernières années de sa vie, réalisant qu'il n'a jamais mené sa vie comme il l'entendait . À partir de ce moment, Mihály va aller de rencontre en rencontre, mener une vie de bohème sans le sou et sans se soucier du sort de Erszi, restée sans nouvelles de lui.

  • La gloire des pythre

    Richard Millet

    C'est en corrèze, sur le plateau de millevaches, l'histoire de la famille de pythre, une histoire qui va de la fin du siècle dernier à nos jours.
    Au commencement, il y a andré pythre qui arrive un soir au village, venu d'un canton voisin, le bout du monde, avec une demi-idiote, sa femme ou sa domestique, on ne sait.
    André pythre est un personnage hors du commun, taciturne et mélancolique, en qui semblent se résumer des siècles de privations et d'entêtement à survivre en même temps qu'une volonté féroce de s'en sortir, d'échapper au nom impossible, au granit, à l'eau, au ciel trop bleu, à la jalousie des autres, à cette terre noire et froide qu'il faut disputer aux genêts, aux ajoncs, à la pierre. mais comment vaincre la " maudissure " qui vous suit, vous et les vôtres depuis si longtemps, comment vaincre ce qui gît en vous-même et vous entraîne vers le silence et la nuit ?

  • «L'île à moitié oubliée de Céphalonie s'élève imprudemment de la mer Ionienne. Elle est tellement chargée d'antiquité que les pierres elles-mêmes exhalent la nostalgie et que la terre rouge reste hébétée non seulement par le soleil mais aussi par le poids insupportable de la mémoire.» Sur cette île en apparence bénie des dieux, des ouragans vont pourtant se déchaîner dès 1939 ; à l'occupation italienne va succéder l'invasion allemande et son cortège d'exactions. Puis, à partir de 1945, les maquis rouges feront régner leur terrible loi. Et quand enfin la paix semble revenue, le meurtrier tremblement de terre de 1953 dévaste Céphalonie à son tour.
    Que deviennent les destins individuels au coeur de tant de drames ? Un amour aussi fragile que celui de Pélagia, la jolie petite Grecque, et du séduisant capitaine Corelli peut-il leur résister ? Car comment résiste-t-on à la haine, la peur, la faim, la folie, la mort ? Est-il possible de continuer à vivre quand il ne reste plus que le souvenir, la tendresse, la musique - ah, la musique d'une certaine mandoline... - à leur opposer ?

  • Achever cette louve prisonnière du piège qu'il a posé est au-dessus des forces de Billy. Il quitte le ranch familial pour la ramener sur sa terre natale. De l'Arizona au Mexique, la route est longue et périlleuse. Il faut franchir la frontière, le grand passage, et pénétrer dans un monde de hors-la-loi, où la révolution gronde... Le moment est venu de faire face à la sauvagerie des hommes.

  • Antigone

    Henry Bauchau

    Lumineuse, féminine, intrépide, l'Antigone d'Henry Bauchau nous est peut-être plus présente que celle des dramaturges. Et sans doute fallait-il un roman pour vraiment incarner les passions de la jeune mendiante qui, après avoir suivi son père, le roi aveugle, des années durant jusqu'au terme de son parcours, contre toute prudence prend le chemin de Thèbes avec l'espoir d'empêcher la guerre entre les fils de Jocaste, ses deux frères tant aimés. Commence alors pour elle une suite d'épreuves, de doutes, d'humbles joies et d'inexorables déchirements. Traversée d'épisodes sublimes où resplendissent la beauté des chevaux, l'éclat des armes et la vaine gloire des combats, l'Antigone de Bauchau n'en est pas moins une oeuvre d'écoute et d'attention à la souffrance, qui chante les regrets de l'amour, l'apaisement des blessures, l'ambivalence des désirs, les mystères de la filiation. Dans une écriture limpide, semblant souverainement précéder toute rhétorique, Henry Bauchau traverse les âges de l'humanité jusqu'à atteindre un temps des origines, une matière première des passions et des arts, d'où il fait soudain jaillir cet événement merveilleux : la naissance du théâtre. Par-delà les éblouissements que nous procure parfois la littérature, il y a bel et bien dans ce livre quelque chose d'éternel. Comme est éternelle Antigone, figure laïque et rédemptrice, symbole de paix et de féminité, qui défie les lois viriles de la haine - et nous éclaire depuis des millénaires, face aux millénaires à venir.

  • Au coeur des bois, cernée d'un rempart de végétation luxuriante, se tapit la maison breskel.
    A la faveur d'une période de convalescence, jurgen arrive dans cette propriété familiale pour vider la bâtisse avant de la vendre. ensorcelé par l'atmosphère exceptionnelle des lieux, il se prend à creuser dans le passé de cette famille qu'il connaît si peu. un passé d'oú émerge eline, disparue naguère dans des circonstances mystérieuses, un caractère passionné et romantique avec lequel cet esprit dogmatique sent peu à peu s'établir une étrange communion.

    Hella s. haasse ouvre ici les portes de son univers très féminin à un homme qui se cherche, s'invente et finalement se découvre, dans une maison hantée d'impressions et de souvenirs.

  • En 1939, peu avant qu'éclate la Seconde Guerre mondiale, Charlie Kilworth, jeune accordeur de pianos, interroge son passé. Qui fut son père ? Compte tenu des problèmes psychiques de sa mère, comment assumer de devenir à son tour père ? Il décide alors d'entreprendre une lente et douloureuse réappropriation de l'histoire de sa famille.
    Peu à peu, le personnage de sa mère, Lily Kilworth - femme sujette à des crises d'épilepsie qui étaient la terreur de son entourage, dans une famille qui dissimulait au grenier et dans sa mémoire les traces de la folie d'autres ancêtres, émigrés irlandais -, devient le centre du roman. Toutes les figures de l'intolérance familiale, de la marginalisation et de l'exclusion se succèdent.
    Progressivement, dans une fresque ample et admirablement construite, Timothy Findley brosse le portrait d'une famille canadienne de l'Ontario du début du siècle à la Seconde Guerre mondiale, hantée par la folie de Lily.

  • A l'occasion de la mort de sa mère, et après des années d'éloignement, le narrateur revient dans la petite ville où il a grandi. Le paysage est noyé sous les eaux. Il lui est difficile de reconnaître les lieux, les chemins, les visages, comme il lui est difficile de se confronter à sa propre mémoire, aux questions sourdes, aux secrets enfouis. Les mots parfois peuvent blesser davantage que les silences mais cela, on ne le comprend pas toujours.
    Roman de réconciliation par-delà la mort, roman d'amour pour une mère, Quelques-uns des cent regrets prend au coeur. Construit comme une tragédie grecque, il possède la force et la simplicité des existences dont il se fait l'écho.

  • La femme dieu

    Yves Bichet

    • Fayard
    • 22 Août 2001

    « J'ai craint de grandir, mais j'ai vite aimé le dépit de grandir.
    Dieu ne m'aide pas à comprendre pourquoi les hommes ont tant de goût pour le sexe et tant de dégoût pour le sang.
    Je me suis faite homme. Je suis devenue sèche. Comment oublier cela ? En me lavant dans le Rhin. Je me lave dans le Rhin. A force de bandages, maintenant, mes seins sont durs et minuscules. Leur pointe a disparu.
    J'ai envie de rire. Je me sens invincible. » Mayence. Vers 830. Le destin exceptionnel d'une jeune fille qui, pour survivre, renonce à sa féminité, devient moine et connaîtra l'amour et le pouvoir.
    Yves Bichet est l'auteur de La Part animale (Gallimard), Le Nocher et Les Terres froides (Fayard).

    Sur commande
  • Une situation stable, une famille unie : à quarante ans, Hajime ne peut imaginer existence plus agréable que la sienne. Lorsqu'il retrouve par hasard son premier amour de jeunesse, il sent néanmoins vibrer en lui un besoin de changement... Un roman empreint d'une grande poésie, ciselé par l'un des maîtres de la littérature nippone contemporaine.

  • Lorsque Manfred se découvre une douleur inconnue au bas du ventre, il devine immédiatement ce qu'elle présage mais décide de ne pas tenter de la soulager et de n'en parler à personne. Pas même à Emma, son épouse qui l'a quitté il y a vingt ans mais qu'il continue tout de même à rencontrer une fois par mois sur le même banc du même jardin public. Dans une veine plus intimiste que «Ripley Bogle», Robert McLiam Wilson signe avec ce roman le portrait complexe et émouvant d'un homme qui, au crépuscule de sa vie, cherche dans la douleur la clé d'une rédemption sans doute impossible.

  • Le son de ma voix

    Ron Butlin

    • Quidam
    • 4 Novembre 2011

    Morris Magellan est cadre dirigeant d'une biscuiterie en Ecosse.
    Il vit avec une femme qui l'aime, dont il a deux enfants, et possède une maison en banlieue chic. Il incarne la réussite. Mais Magellan est un alcoolique chronique. Rien chez lui du buveur noceur et surmené qui finit, sur le tard, par s'éteindre dans le confort bourgeois. En quête constante de son identité réelle, s'efforçant de masquer ce qui le ronge, il compose sans cesse. Et les tentatives pour se fuir s'avèrent vaines et sont vouées à l'échec.
    Le Son de ma voix: une vision de l'alcoolisme d'une rare intensité.

  • 1918.
    de retour du front, fidelis waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en amérique. avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s'arrête à argus, dans le dakota du nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d'ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celle des maîtres bouchers où chantait son père. des années 1920 aux années 1950, entre l'europe et l'amérique, ce roman à la fois épique et intime retrace le destin d'une famille confrontée au tumulte du monde.

  • Enigmatique et pénétrante, La vie rêvée des plantes irradie d'un mélange déroutant de délicatesse et de violence bestiale.
    Contraint d'espionner sa propre mère pour un mystérieux commanditaire, Kihyon est confronté à d'obscurs secrets de famille. Par tous les moyens, il tente de réparer les blessures du passé, entre un père réfugié dans la culture des plantes et un grand frère adoré et jalousé, amputé des deux jambes à l'armée. La folle passion de Kihyon pour l'ancienne petite amie de son frère complique la situation...
    Ecrire un livre, dit Lee Seng-U, c'est " entrer dans la vase ". Ce récit, cette confession, lourde de culpabilité et d'espoir insensé, nous plonge dans les formes les plus crues et les plus élevées de l'amour.

  • Blessés

    Percival Everett

    Voilà des années que John Hunt, qui a maintenant atteint la quarantaine, a choisi de se détourner de la société des hommes en allant vivre dans un ranch où, aux côtés d'un oncle vieillissant, il élève des chevaux.
    Mais le fragile éden de ces deux hommes noirs dans le grand ouest américain vient à se fissurer : un jeune homosexuel est retrouvé dans le désert battu à mort, un fermier indien découvre deux de ses bêtes sauvagement assassinées, et l'inscription "nègre rouge" en lettres de sang dans la neige. C'est dans ce contexte menaçant que John s'interroge sur ses choix de vie depuis la mort tragique de sa femme, sur les silences coupables qui couvrent les agissements d'un inquiétant groupe néonazi, sur la fin imminente de l'oncle Gus, sur l'amour, enfin, qu'une jeune femme vient réveiller en lui.
    Privilégiant une écriture de l'action qui exalte les puissances du non-dit, Percival Everett propose, à travers une subtile dénonciation de toutes les haines - raciale, sexuelle - qui meurtrissent l'Amérique contemporaine, une variation sur l'humaine condition, dans sa bouleversante vulnérabilité.

  • La mère de Hugo a fui pour échapper au ghetto et à la déportation.
    Confié à Mariana, une prostituée, l'enfant se trouve confiné dans un réduit glacial dont il ne peut jamais sortir. Son existence est suspendue aux bruits et aux scènes qu'il devine à travers la cloison : il prend conscience du massacre des juifs et s'éveille aux mystères de la sexualité.

  • Terre des affranchis

    Liliana Lazar

    Dans la forêt moldave, les légendes populaires prêtent d'étranges pouvoirs au lac de Slobozia. Victor Luca, un jeune homme aux pulsions meurtrières, vit là, dans cette Roumanie d'avant et après Ceausescu. Il croise popes, communistes et tziganes dans son envoûtante quête de rédemption.

  • À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un couteau pour seuls compagnons.
    Mais si le monde extérieur s'ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous l'emprise d'un père charismatique et abusif. Jusqu'au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu'elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d'échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

  • S'inspirant de l'histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l'auteure irlandaise se glisse dans la peau d'une adolescente nigériane, Maryam. Tout commence par l'enlèvement de plusieurs jeunes filles après l'irruption d'hommes armés dans l'enceinte d'une l'école, puis la traversée de la jungle en camion et l'arrivée dans le camp, où la faim, la terreur et le désarroi deviennent le lot quotidien des prisonnières.
    Mais le plus difficile commence quand Maryam parvient à s'évader, avec l'enfant qu'elle a eue durant sa captivité. Après des jours de marche, et alors qu'elle a enfin pu rejoindre son village, elle se retrouve en butte à la suspicion des siens et à l'hostilité de sa propre mère. Victime, elle devient coupable d'avoir introduit dans leur descendance un être au sang souillé par celui de l'ennemi...

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