François Ayroles

  • En terrasse d'un bar au serveur peu amène, habitués, touristes et passants se succèdent et se croisent. Tour de France, élections primaires et présidentielles, rentrée scolaire, sortie d'un nouveau téléphone, festival de Cannes, hygiène de vie, attentats, lutte des classes, expos, mais aussi simples anecdotes du quotidien sont autant de sujets de conversation et de prétextes pour des saynettes absurdes et décalées. Initialement publié dans la matinale du Monde, En terrasse nous invite à observer, à travers le regard ironique et élégant de François Ayroles, un monde dans lequel l'âge n'est plus un gage de sagesse, la fonction n'induit plus la légitimité, où le facultatif devient priorité, et l'évidence incongrue.

  • C'est en 1995, que François Ayroles donnait à la collection Patte de mouche son cinquième titre et publiait par la même occasion sa première bande dessinée. Vingt ans plus tard, voilà Jean qui rit, Jean qui pleure réédité et entièrement redessiné par l'auteur. Subtil exercice de style sur le destin parallèle de deux sosies, cet exercice oubapien de la première heure joue sur l'itération iconique de deux personnages, l'un au destin heureux et l'autre en miroir, au destin malheureux.

  • On l'avait déjà remarqué à travers les strips de Lapin : Ayroles nourrit une fascination particulière pour le personnage de Killoffer. Il a passé le cap en décidant de lui consacrer un livre. Mon Killoffer de poche est drôle aussi pour ceux qui ne connaissent pas Killoffer.

  • Dans Les Amis (2008), François Ayroles mettait à rude épreuve l'amitié. N'en ayant pas fini avec les bons sentiments, il règle désormais ses comptes avec l'amour.
    Si L'Amour sans peine prend bien l'amour pour sujet, point de peines de coeur car il n'y a pas plus d'histoires d'amour que d'amoureux. Et l'amour est en fait l'arlésienne qui occupe une galerie de personnages, qu'ils l'attendent, le cherchent, ou au contraire qu'ils s'en méfient et s'en détour-nent, ils n'ont de cesse de gloser sur ce sentiment qui nous traverse tous.
    À force de saynètes grotesques ou absurdes mais toujours drôles, François Ayroles révèle avec l'hu-mour flegmatique qu'on lui connaît, toute la subtilité des petites faiblesses et maladresses aux-quelles mène immanquablement ce noble sentiment.

  • Nouvelle coédition entre le Frac Aquitaine et Les Requins Marteaux, François Ayroles a été invité a travailler autour de l'oeuvre Un détail de Benoît Maire, représentant une demi-tête d'Hermès. Semblable aux génisses d'Apollon, subtilisée par Hermès, la sculpture de profil du Dieu grec, ou une sculpture de profil grec d'un Dieu, se voit convoyée clandestinement jusqu'à une mystérieuse destination, que la statue arumbaya de L'Oreille Cassée n'aurait pas enviée.

  • L'année 2018 fête les 80 ans du Journal de Spirou, paru pour la première fois le 21 avril 1938. Sur l'initiative de Charles Dupuis, fils du fondateur des célèbres éditions, les plus grands noms de la BD franco-belge se sont rassemblés et succédé au cours de ces 80 années d'humour et de dessin : Jijé, Franquin, Will, Morris, mais aussi Peyo, Tillieux, Roba ou encore Lambil et Cauvin.

    François Ayroles, après avoir décrypté Les moments clés de L'Association et ceux de l'histoire de la bande dessinée, s'est attaqué cette fois-ci à un sujet en or : l'histoire du Journal de Spirou et de la maison Dupuis.

  • Les films de François Truffaut, remixés par François Ayroles, avec comme acteur vedette Jean-Pierre Léaud.
    Un talent graphique au service d'un talent cinématographique.

    Sur commande
  • Formé dès l'âge de trois ans au comique et à l'acrobatie sur les scènes de music hall, Buster Keaton (1895-1966) créa un univers cinématographique totalement personnel par son invention rigoureuse et son imagination exigeante.
    À côté de titres célèbres comme La Maison démontable, Fiancées en folie ou Sherlock Junior, de nombreuses apparitions à l'écran de Keaton étaient restées jusque là inédites.
    Qu'il s'agisse de courts métrages disparus, de bouts d'essai, de projets abandonnés, de chutes coupées ou de films amateurs, les voici retrouvés et présentés ensemble pour la première fois, mis en dessin par François Ayroles. Un livre dessiné et imprimé en bichromie qui ravira les amateurs du 7e art comme les amoureux du 9e !

  • Il y a quelques années, François Ayroles publiait Les Parleurs, recueil de saynètes où des lignes de graffiti remplaçaient les dialogues articulés. Ici, on a affaire à un autre langage inarticulé : les icônes de l'alcool, du tabac et du sexe sont en effet les trois uniques termes de la communication sociale entre ces personnages. Les Penseurs d'Ayroles, où comment encore faire des "gags" en 2006.

  • Sur commande
  • Les lecteurs

    François Ayroles

    Les gags en une planche sont faussement muets. Un des principaux ressorts humoristiques provient de l'aspect illisible du contenu des phylactères. Les rapports humains sont basés sur le conflit, la domination, l'incompréhension et la fatuité.

    Sur commande
  • Sur commande
  • En 2005, François Ayroles publiait ses 28 moments-clés de l'Histoire de la bande dessinée (Le 9e monde). En 2008, il nous montrait encore son talent de cartoonist dans les Nouveaux moments-clés de l'Histoire de la bande dessinée (Alain Beaulet). Désormais auréolé du titre de meilleur fournisseur de private jokes de l'histoire de l'art séquentiel, il remet ses gants pour nous livrer ses Moments-clés de L'Association.
    En 44 dessins, François Ayroles dresse un portrait tour à tour tendre et ironique des auteurs majeurs de L'Association. Tout y passe, de la gestation des grands classiques à la découverte des vertus de l'humour autrichien ou finlandais, sans oublier les affres du succès et les joies de la vie associative.
    Un bon moyen de se remémorer plus de vingt années d'édition et de bande dessinée, en compagnie de l'humour mordant et absurde de François Ayroles.

    Sur commande
  • Le jeu des dames

    François Ayroles

    Années 1960. Un jeune lycéen mal dans sa peau, souffre-douleur de ses camarades, est pris en affection par un jeune adulte. Hâbleur, provocateur, insolent, le jeune homme va entreprendre d'initier son protégé aux fascinants mystères de la condition féminine...

  • Les signes ne trompent pas :
    Bibelosse, cité d'écrivains, d'imprimeurs et de typographes, est victime d'un tueur en série.
    La police enquête. Mais entre les cruciverbistes qui mêlent les lettres, le quatuor infernal qui consomme les voyelles et le vendeur ambulant qui puise chaque phrase dans ses ouvrages, l'inspecteur à fort à faire avec les villageois dont les caractères sont plus difficiles à cerner les uns que les autres.

  • Que se passe-t-il quand un écrivain, par nature voué au confinement quotidien, se voit rejoint par l'ensemble d'une population qu'on invite à rester cloîtrée ? Au pire il écrit ce qui lui arrive pour constater que ses congénères font comme lui et se racontent à grand renfort d'adjectifs égotistes et d'évidences narcissiques.

  • Avec Les Amis, Ayroles souhaitait "tordre le cou au concept ringard d'amitié". Juxtaposant des saynètes parallèles où divers personnages tentent de cerner leur "amitié", de devenir "amis" ou d'intégrer des bandes d' "amis", il décrypte et révèle une somme affolante de réflexes grégaires communs aux humains masculins de notre civilisation malade.
    L'humour froid et analytique d'Ayroles atteint des sommets de cruauté et de misanthropie.

  • Les parleurs

    Ayroles/Francois

    Sur commande
  • Une demoiselle en détresse fuyant les spectres d'un passé déchirant, un riche et séduisant oisif, un gigolo au charme douteux, une foule de vilains petits secrets, un ballet de maîtres-chanteurs, un meurtre bizarre dans un palace de vancouver, un flic dont le flegme britannique cache un coeur de sir galaad.
    Tout est en place pour une tragédie noire classique signée raymond chandler, qui autopsie à la lumière crue du hard-boiled les grandeurs et bassesses de l'âme humaine et met à nu, la mécanique imparable du destin. raymond chandler (adieu ma jolie, le grand sommeil) écrivit en 1948 pour les studios universal ce scénario, qui ne fut jamais tourné en raison de restrictions budgétaires. adapté pour la bande dessinée par ted benoit (ray banana, blake & mortimer), mis en images par françois ayroles (incertain silence, enfer portatif) playbach restitue aux lecteurs le thriller inconnu de l'immense chandler, maître absolu du noir et du dialogue meurtrier, père de l'inoubliable privé philip marlowe.

    Sur commande
  • Les plumes

    ,

    • Dargaud
    • 2 Septembre 2010

    Il y a le maladif, talentueux et cultivé Malard ; l'insatisfait débordant d'idées Inscht ; le poseur et dragueur Alpodraco ; le cynique et grognon Greul. Ils sont écrivains, et leur seule base solide est le troquet parisien qui leur sert de QG. Là, ils débattent, déplorent ou débinent leurs livres, leur métier, la littérature et tout ce qui tourne autour. Mais comme autant de quilles dans un jeu de chiens, il y a aussi un prof en voie de clochardisation, une célèbre auteure à succès, une stagiaire-secrétaire-pigiste qui couche, un jeune écrivain qui vient les flatter et demander conseil... Tout s'emballe quand le bistrot est mis en vente : la bande des quatre décide de tout faire pour l'empêcher.
    />

empty