Fayard

  • Modèle emblématique des grands exploitants, les fermiers de l'Île-de-France ont façonné les paysages de nos plaines, modelé l'agriculture, décrit d'étonnantes trajectoires sociales. Leurs descendants sont innombrables.
    Cette fresque de plus de trois siècles a contribué à la relance de l'histoire rurale et à l'essor d'une histoire sociale soucieuse du changement dans la longue durée. Pour l'historien, le sociologue, le démographe et le géographe, pour l'économiste, le littéraire ou l'anthropologue, pour l'observateur du monde agricole et le public curieux du passé rural ou simplement en quête de racines, ce texte qui fait référence est désormais accessible.
     
    « Le modèle pilote d'une histoire qui allie l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse » Pierre Chaunu
    « Un ouvrage considérable » Emmanuel Le Roy Ladurie
    « Des pages d'une densité exceptionnelle » Marcel Lachiver

  • L'ouvrage constitue la suite de l'Histoire du méchant loup, paru en 2007 et réédité en 2008, qui a contribué à transformer l'image que l'opinion publique avait de l'animal sauvage et de son rapport avec l'homme (une centaine de comptes rendus dans la presse nationale et régionale de 2007 à 2009 et une dizaine de forums sur internet). Ouvert au grand public - et pas seulement aux historiens - L'Homme contre le loup explique comment les sociétés humaines ont réagi par rapport au prédateur, de l'Antiquité à 2011, selon l'évolution des rapports de force et de la conception que l'homme avait du monde. Le retour du loup en France et la condamnation de deux chasseurs en 2010 pour avoir tué un animal interrogent l'historien qui livre ici un ouvrage de référence pour tout le territoire français (85 départements représentés) et les pays limitrophes (Suisse, Espagne et Italie).

  • A quelle position sociale les élites rurales de l'ancien régime pouvaient-elles prétendre dans un secteur pilote du capitalisme agricoleoe comment se sont-elles renouveléesoe et quelle fut leur action dans les transformations de l'agriculture?

    En retenant comme cadre les grandes exploitations de l'ile-de-france, dont les solides corps de ferme marquent encore les paysages, et en suivant sur plus de quatre siècles la trajectoire d'une centaine de " dynasties " de fermiers, le présent ouvrage dégage l'étonnante mobilité dont a fait preuve un groupe social installé sur place depuis le moyen age et toujours là aujourd'hui.

    En dépit de chutes sévères, en particulier à l'époque de louis xiv, l'histoire des gros laboureurs se place sous le signe d'une spectaculaire ascension. on assiste à l'émergence, à la consolidation puis à la métamorphose d'un patronnat agricole qui va bien au-delà de l'image convenue des " coqs de village ". le rapport à la terre, le champ des relations, les niveaux de fortune, le mode de vie, les investissements économiques et culturels érigent les grands fermiers, qui contrôlent plus que jamais le plat pays, en citoyens du monde.

    Ce livre est aussi l'occasion de dresser un vaste tableau de l'économie rurale, en particulier pour les xvie et xviie siècles. techniques agricoles, pratiques agraires, orientations de production soulignent les facultés d'adaptation dont la grande culture fut capable aux portes d'un marché si stimulant avant même toute révolution agricole. chez ces fermiers à grosses bottes qui gardaient un pied au village et plaçaient l'autre à paris, les horizons s'ouvraient toujours.

    Agrégé d'histoire, docteur de l'université de paris-i, jean-marc moriceau est professeur d'histoire moderne à l'université de caen. président de l'association d'histoire des sociétés rurales, créée en 1993, il dirige avec ghislain brunel la revue histoire et sociétés rurales.

    Sur commande
  • Au cours des sept siècles qui séparent les grands défrichements médiévaux de la Révolution industrielle, contrairement à une image convenue, les campagnes françaises sont loin d'être restées immobiles. A des rythmes variables selon les époques et les systèmes agraires, les paysages et l'environnement rural changent, sous l'action des hommes et des agents naturels. L'essor de l'industrie, la multiplication des échanges, les mutations de l'agriculture ouvrent l'économie rurale sur des espaces économiques élargis. Les savoirs techniques et scientifiques, les pratiques individuelles effectives, la perception collective des changements instaurent des phases indéniables d'accélération de l'histoire. De l'An Mil au XIXe siècle, en l'absence même de toute révolution, les campagnes ont connu un dynamisme discontinu, inégal et multiforme. C'est aux conditions, aux facteurs et aux conséquences de cette mobilité rurale que l'auteur s'attache. Il met en évidence, bien avant les bouleversements du second XXe siècle, les étonnantes capacités d'adaptation et de progression d'un monde rural qui a su allier identité et flexibilité.

    Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'histoire, Jean-Marc Moriceau est professeur d'histoire moderne à l'université de Caen et président de l'Association d'histoire des sociétés rurales. Il est l'auteur des Fermiers de l'Ile-de-France, XVe-XVIIIe siècle (Paris, Fayard, 1994, rééd. 1998), d'un Guide d'histoire agraire sur la terre et les paysans, XVIIe-XVIIIe siècle (Rennes, PUR, 1999) et de L'Elevage sous l'Ancien Régime, XVIe-XVIIIe siècle (Paris, SEDES/Nathan, 1999). Il assure la direction de la revue Histoire et Sociétés Rurales.

    Sur commande
  • Dans les siècles qui ont précédé la mondialisation des échanges, l'élevage régnait partout. Il imprimait sa marque aux paysages. Bien davantage qu'aujourd'hui, où la spécialisation le cantonne à un secteur particulier de l'agriculture, il jouait un rôle moteur dans l'économie et offrait un critère aux hiérarchies sociales. De la santé des bêtes dépendait en partie la prospérité de l'Etat. Or cette place stratégique reposait sur des bases fragiles : le poids des facteurs naturels, les contraintes de l'environnement, l'état des connaissances scientifiques et techniques, les folies des hommes le rendaient très vulnérable.


    Dans cette synthèse qui n'a pas de précédent, l'auteur insiste sur les facteurs structurels qui ont marqué l'économie, l'environnement et la vie pastorale du Moyen Age au début du XIXe siècle. Mais il s'interroge aussi sur les conditions d'une évolution vers des spécialisations inégales dont il explore les étapes et les modalités. Le bilan qu'il propose privilégie cinq séries de questions : Quelle était la place du bétail dans la société et l'économie ? Comment l'élevage se pratiquait-il par catégories animales ? Quelles étaient les ressources alimentaires offertes au bétail selon les différents systèmes agraires ? Quelle incidence l'élevage eut-il sur la gestion des espaces ruraux et les mutations paysagères ? Quels types de relations sociales et de « conflictualité » a-t-il générés oe


    En découvrant l'importance que tenaient les animaux domestiques dans les différentes régions le lecteur verra poindre bien des transformations, rarement isolées, qui ont conduit à des spéciali-sations inégales - et parfois provisoires - dont la géographie actuelle est en partie redevable. L'élevage constitue un observatoire privilégié des mutations entre les sociétés et les espaces ruraux.

    Sur commande
  • Le changement de conception de la place de l´homme dans l´univers et le souci revendiqué de défendre la biodiversité ont revalorisé l´image du loup. Avec son retour dans les Alpes, le renversement de perspective crée un fossé au sein de l´opinion publique

empty