L'harmattan

  • Cinq histoires au parfum d'errance ou se rencontrent les hommes et les divinités pittoresque du Vaudou, mêlant le réel et l'imaginaire.
    Sous l'humour des récits affleure la souffrance d'une Haïti déchirée. Il n'y a ni ravine ni diables à la Ravine aux Diables. S'il y avait autrefois des diables, il n'y en a plus depuis longtemps. Ils sont partis habiter ailleurs. Ma maman m'a toujours raconté que l'arrière-grand-père de son grand-père avait entendu dire qu'un diable habitait sur le chemin qui conduisait chez sa femme, mais ne l'avait jamais rencontré.
    Un soir en allant chez sa femme, il aperçut le diable...

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  • " Ceci s'est passé à Jacmel. Jacmel est une ville d'Haïti. Une grande ville du point de vue des Jacméliens. A plusieurs égards une belle ville. Une belle petite ville aux yeux des touristes qui la visitent aujourd'hui à cause de la plage de Fonds-Raymond. Aux temps de l'histoire, il n'y avait pas de touristes à proprement parler. Au temps de l'histoire, il y avait une bonne douzaine de djons à Jacmel. Peut-être davantage. Il reste encore et il y aura toujours une demi-douzaine de djons en Haïti. Les djons, ce sont les Jacmaéliens, les gens de Jacmel, les vrais. Cela s'écrit comme cela se prononce. Maintenant c'est parmi les adolescents et les vieillards qu'on peut rencontrer les djons. L'adulte a d'ordinaire moins d'illusions " .

  • Voici le journal de bord du capitaine Emile Coquibus (1874-1915) tenu tout au long de ses campagnes en Guinée et au Haut Sénégal et Niger. Entre 1901-1910, son témoignage et ses photographies constituent une source inédite et traduisent les bouleversements culturels et sensoriels vécus par cet officier de la « Coloniale » : le vertige de la découverte d'un continent et de ses peuples, l'âpre réalité des missions de terrain, voire la désillusion, à rebours de l'imaginaire vanté par la propagande métropolitaine. (De nombreuses photographies d'époque).

  • La lutte contre le sida a constitué durant plusieurs années une priorité de l'agenda politique national.
    Comment s'est opérée l'inscription territoriale de cette préoccupation ? Comment les institutions locales se sont-elles mobilisées dans la lutte contre ce " fléau " ? Quelles leçons peut-on tirer des actions menées tant en matière de prise en charge que de prévention par les nombreux intervenants qui ont participé localement à la lutte contre le sida ? L'ouvrage entend répondre à ces questions au travers d'une analyse des actions de lutte contre le sida dans trois départements métropolitains : la Gironde, l'Hérault et le Val d'Oise.
    L'analyse porte tout d'abord sur les contestations dont a fait l'objet la prise en charge hospitalière, qui débouchent sur la constitution d'un milieu associatif critique, l'organisation d'actions de suivi extra-hospitalières et l'ouverture de l'hôpital sur son environnement - sans toutefois remettre en cause la prééminence de l'hôpital dans le système sanitaire français. L'ouvrage s'attache ensuite à montrer que les actions de prévention sont le produit de configurations locales qui confèrent des sens particuliers au risque-VIH et qui débouchent sur des discours alternatifs par rapport aux campagnes nationales de prévention.
    Enfin, il entreprend de cerner le rôle de l'Etat dans la lutte contre le sida, notamment dans sa capacité à mettre en forme l'action publique locale.

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