Nouveau Monde

  • Janvier 2015 a placé la caricature et le dessin de presse au coeur de tous les débats.
    Après le temps de l'émotion doit venir celui de l'intelligence, et de la pédagogie.
    Ce livre illustré offre à tous (citoyens, élèves et enseignants) des clés pour comprendre la place du dessin satirique dans la République, son rapport avec les pouvoirs et les religions. Il s'agit aussi de comprendre quelles transgressions sont permises en démocratie et quelles autres ne le sont pas, et pourquoi.
    Tous les auteurs, mobilisés dans des délais exceptionnels, sont des spécialistes ayant publié de nombreux ouvrages sur la question. Les droits de l'ouvrage seront reversés à l'association Presse et pluralisme, puis à Charlie Hebdo.

  • Le  lait  industriel  colonise  nos  hypermarchés.  Ce  lait  est  «  cracké  »  (technique  issue  de  l'industrie  pétrolière),  décomposé  en ingrédients  (poudre  de  lait,  matière  grasse,  caséine.)  vendus  à  l'industrie  agroalimentaire.  Une  fois  recomposé,  le  lait  dit  «  UHT  », perd  la  majeure  partie  de  son  potentiel  nutritif  et  en  plus,  devient  allergène.
    Le  chauffage  éclair  du  lait  (2  secondes  pour  atteindre  160°)  crée  une  barrière  à  l'assimilation  du  calcium  dans  le  système  digestif.  La détérioration  de  certains  enzymes  favorise  les  allergies  aux  protéines  de  lait  de  vache,  qui  affecte  7%  des  nourrissons.  Enfin, l'explosion  des  molécules  de  gras  favorise  leur  pénétration  dans  le  sang  et  accroît  les  risques  de  mauvais  cholestérol.   Contrairement  à  tout  ce qu'on  nous  dit,  le  lait  industriel  stérilisé  s'avère  plus  toxique  que  le  lait  cru,  qui  au  contraire,  renforce le  système  immunitaire  de  l'enfant.
    Ces  mises  en  garde  s'appuient  sur  des  études  scientifiques  récentes  et  sérieuses,  qui  ne  sont  pas  entendues.
    Dans  les  médias  s'affrontent  l'industrie  laitière,  qui  propose  un  produit  mutant  et  allergène,  et  les  multinationales  céréalières,  qui exercent  un  lobbying  pour  le  lait  de  soja.  Ce  dernier  est-il  une  alternative  sérieuse  ?   Les  industriels  rêvent  de  faire  boire  du  lait  à  toute  la  planète  jusqu'aux  tréfonds  de  l'Asie.  Par  tous  les  moyens.  Pour  cela  aux  États-Unis  et  en  Chine,  des  fermes  usines  entassent  des  milliers  de  bovins  traités  aux  antibiotiques  et  aux  hormones  de  croissance.  Des produits,  interdits  en  Europe  et  au  Canada,  qui  passent  dans  le  sang  puis  dans  le  lait.  Les  futurs  accords  transatlantiques  pourraient leur  ouvrir  ces  marchés.  Des  géants  du  yaourt  européen  mentent  aux  consommateurs  :  «  Produit  à  base  de  lait  local  ?  »  Des camions-citernes  remplis  de  poudre  de  lait,  moins  chère,  arrivent  la  nuit  de  Pologne  ou  d'ailleurs. Ces  yaourts  dont  on  vante  les atouts  santé  sont  gavés  de  probiotiques  et  favorisent  l'obésité. Tous  les  coups  sont  permis  pour  gonfler  la  quantité  de  lait  dont  la quantité  finale  est  souvent  supérieure  à  celle collectée...  Pourquoi  ?  De  l'eau  de  rinçage  et  de  nettoyage  dans  les  cuves  pour gonfler  artificiellement  les  volumes  !
    Chez  les  grands  laitiers,  le  lait  UHT  appauvri  arrivé  à  sa  date  limite  de  péremption  ou  de  mauvaise  qualité,  arrive  sur  un  second marché,  pour  être  réutilisé  pour  faire  des  fromages  crémeux  comme  le  Boursin  ou  le  Kiri.  Le  lait  est  traité  à  l'azote  liquide,  ce  qui donne  30%  de  plus  de  quantité.
    Seules  3%  à  5  %  des  fermes  françaises  échappent  aujourd'hui  aux  géants  de  l'industrie.  Pour  combien  de  temps  ?  Le  lait  dans  son ensemble  est  sur  le  banc  des  accusés  alors  que  les  laits  vivants,  les  vrais,  sont  une  merveille  pour  la  santé.

  • Il n'existe pas d'images et très peu de témoins directs de ce que Raoul Hilberg a appelé La destruction des Juifs d'Europe. Dès lors comment le raconter à l'écran ? Or, en France comme en Allemagne, la télévision a pris à partir des années 1960 une place prépondérante dans la culture historique des Européens. Si de nombreuses études ont été publiées sur la Shoah au cinéma, il n'existait pas jusqu'ici d'enquête similaire sur le petit écran, analysant aussi bien les documentaires-clés que les fictions et leur réception (Holocauste), et enfin les magazines. Autre originalité de ce travail, l'examen parallèle des productions française et allemande, et de leurs réceptions croisées de part et d'autre du Rhin. Se dessine ainsi, dans un premier temps, l'alternative entre l'exploitation et l'occultation des images d'archives, remplacée, dans un deuxième temps par la volonté de donner la parole aux témoins directs. Malgré de nombreuses maladresses, certains documentaires pallient les lacunes de l'historiographie et permettent au public une approche, fragile et subjective, de l'histoire des Juifs sous le nazisme. Au tournant des années 1980 et 1990, le documentaire abandonne enfin son rôle précurseur, l'historien investissant le récit sans pour autant refléter les résultats majeurs de la recherche.

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  • Réaction de colère, bouffée de révolte, cri lancé contre l'injustice, expression brutale ou sourde du mépris et parfois de la haine, l'indignation est une émotion qui relève de la conscience morale mais aussi du sentiment politique. Mais elle est bien davantage encore car, en participant à l'exercice du jugement et de la raison, elle contribue également à fonder les identités collectives en termes moraux et politiques. C'est pourquoi l'indignation, actrice essentielle, ces deux derniers siècles, de multiples débats - littéraires ou médicaux, juridiques ou sociaux, politiques ou médiatiques -, fournit l'une des clés qui permettent de mieux comprendre comment les sociétés démocratiques se sont bâties jusqu'à nos jours. L'histoire de l'indignation est à construire: le lecteur en trouvera ici les premiers contours.

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  • Petit journal satirique né sous la Restauration, Figaro utilise la langue du théâtre pour critiquer le pouvoir tout en échappant à la censure. C'est Hippolyte de Villemessant qui en fait, à la fin du XIXe siècle, le grand quotidien de la bourgeoisie. Sous cette identité, le titre traverse le XXe siècle, de l'assassinat de son rédacteur en chef par Mme Cailllaux aux joutes littéraires de François Mauriac et Raymond Aron, en passant par un entre-deux-guerres troublé par les ambitions de François Coty. Seul grand journal de droite subsistant après l'Occupation, Le Figaro triomphe alors sous la direction de Pierre Brisson. C'est avec la mort de ce dernier qu'il entre en crise, tout comme l'ensemble des quotidiens français dans les dernières années du XXe siècle. Le Figaro fêtera bientôt ses deux siècles d'existence : comment ce titre mythique a-t-il traversé les époques ? Quelles ont été les grandes plumes du journal ? Comment a-t-il été le seul quotidien français à survivre aux deux guerres mondiales ? C'est à ces questions, parmi d'autres, que tente de répondre ce premier ouvrage collectif sur le plus ancien journal français. Historiens, chercheurs en littérature et en sciences de l'information mêlent ici leurs approches pour nous révéler toutes les facettes de cette publication.

  • " Fermer l'abîme des révolutions. " Cette formule employée en 1820 dans un discours visant à rétablir la censure de la presse révèle le traumatisme engendré par le souvenir de la Révolution française au sein de l'élite de la Restauration. Mais peut-on, en décrétant une sorte d'amnésie d'Etat, annuler l'histoire d'un peuple en oblitérant un passé qui déplaît tant ? A l'inverse, notre époque est saisie d'une passion mémorielle s'accompagnant souvent du désir de juger le passé à l'aune des préoccupations du présent, ce qui ne simplifie pas le travail de l'historien. Loin de ces deux extrêmes, ce livre entend reprendre l'étude de l'impact des guerres révolutionnaires dans la construction des mythologies nationales qui fonctionnent comme autant de marqueurs identitaires. Les auteurs des contributions réunies dans ce volume sont des spécialistes reconnus, d'horizons géographiques et culturels variés qui, par l'examen de sources de nature différente (gravures et cinéma, presse, documents privés ou institutionnels, histoire du théâtre et histoire des représentations religieuses...), tentent de comprendre l'inscription des événements dans la mémoire nationale. La violence, destructrice ou régénératrice, est présente par essence dans les nombreux soulèvements qui ont émaillé l'histoire des XIXe et XXe siècles depuis 1789. Les révolutions françaises, de 1789 à 1848, et les éclats de mémoire projetés à travers le monde par le cinéma occupent une part importante de ce livre, dans lequel on trouvera aussi des réflexions sur la Chine et l'Allemagne des années 1920 et 1930, ou encore sur l'Etat d'Israël, en quête de référents dans les récits de guerres incessantes qui l'opposent à ses voisins arabes.

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  • Depuis plus de quarante ans, Mai 68 occupe, dans les imaginaires collectifs, une place singulière.
    Que des affrontements violents opposent, au quartier Latin, forces de l'ordre et étudiants, qu'une manifestation dans les rues de Paris rassemble des centaines de milliers de participants, qu'une grève avec occupation d'usine prenne de l'ampleur et se prolonge, et naturellement les images et les sons du printemps 1968 rejaillissent dans les têtes et sur les écrans. Des images et des sons, Mai 68 en a suscité en quantité dans un temps pourtant très court, et sous des formes étonnamment variées.
    Aux productions des forces contestataires se sont jointes celles des adversaires du mouvement, mais aussi celles des médias qui ont alimenté les contemporains en information. Et, une fois la page de la contestation refermée, celle-ci a stimulé les imaginations, devenant objet ou prétexte d'oeuvres visuelles ou audiovisuelles tout aussi diverses. Face à une production aussi considérable, l'objet de cet ouvrage n'est pas seulement de démêler la confusion documentaire qui contribue à donner de l'événement des interprétations contradictoires.
    A travers l'observation de matériaux multiples, il est aussi de mettre en évidence les mécanismes par lesquels s'est construite la mémoire de Mai 68. Des affiches de l'Atelier populaire aux bandes dessinées et des reportages télévisés aux films de fiction, il restitue la "culture visuelle et sonore" du printemps 1968 et son rôle dans le regard porté collectivement, en France comme à l'étranger, sur la révolte de Mai.

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  • L'île, source d'imaginaires multiples, a donné naissance à des produits culturels de toutes sortes : relations de voyages des XVIIe et XVIIIe siècles, oeuvres romanesques des XIXe et XXe siècles, littérature pour la jeunesse, guides touristiques et émissions de télévision. Elle est à l'origine de bien des fantasmes collectifs. Paradis ou territoire maudit, véritable espace des possibles, l'île invite aussi bien à l'aventure qu'à la mise à l'épreuve, à l'initiation, comme à la "robinsonnade", dans le merveilleux décor de la nature. L'île, cette terre isolée au milieu de l'océan, inspire autant et de manière si diverse, parce que tout y est différent, plus particulièrement les mentalités insulaires de ceux qui y vivent. La dialectique île/continent, le désir des habitants de l'une pour l'autre et inversement, sont au coeur des différentes études de cet ouvrage. Guernesey pour Victor Hugo, Ischia pour Lamartine dans Graziella, les îles de l'Ohio, évoquées par Chateaubriand, ou celles de la Méditerranée chères à George Sand et Eugène Dabit, sont à la fois terres de refuge et de mystère, à mi-chemin entre rêve et réalité. Cet ouvrage inédit explore la question grâce à des approches pluridisciplinaires : il étudie l'insularité à travers toutes ses représentations et réalités culturelles, de Chateaubriand à Enid Blyton.

    Diana Cooper-Richet est chercheur associé au Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines de l'université de Versailles Saint-Quentin et travaille sur les transferts culturels et la circulation transnationale des idées au XIXe siècle, ainsi que sur l'édition de livres et de journaux en langues étrangères. Canota Vicens-Pujol est professeur de langue et littérature française à l'université des îles Baléares où, depuis 2008, elle dirige le groupe de recherche "Récit de voyage et mythe insulaire : le voyage aux Baléares".

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  • Si le réfugié est apparu comme une figure essentielle dans les relations internationales au XXe siècle, c'est depuis l'époque moderne que les guerres ont provoqué d'importants mouvements de population dans l'espace européen. C'est à ces " réfugiés de guerre " que le Centre d'histoire des sociétés, des sciences et des conflits de l'université de Picardie a consacré un colloque, tenu à Amiens en mars 2007. Ce volume rassemble les recherches d'historiens, de sociologues, de géographes et de juristes présentées à cette occasion. A partir d'échelles d'analyse variées, la démarche engagée offre des études de cas inédites pour saisir l'histoire des refuge, des réfugiés et des exodes qui ont touché les populations d'Europe occidentale, comme d'Europe centrale et orientale, entre le XVIe et le XXe siècle. Mêlant histoire politique, sociale et culturelle, ce livre éclaire ainsi un pan trop souvent délaissé des catastrophes humaines qui surviennent avec les guerres en Europe.

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  • Les vingt dernières années de la discipline historique ont été celles du " tournant culturel " de l'histoire, marqué en particulier par le déploiement de la notion de représentation.
    A l'issue de ce qui peut apparaître comme un cycle dans la vie de la recherche, un bilan s'imposait. Comment s'est opéré, pendant ces vingt ans, le renouvellement des questionnaires? De quels objets nouveaux les historiens se sont-ils emparés ? Avec quelles méthodes et quels résultats? Quels rapports l'histoire culturelle nouvellement définie a-t-elle entretenu avec les autres sciences sociales qui, au même moment, connaissaient des bouleversements du même ordre? C'est avec en tête toutes ces interrogations que quelques dizaines de chercheurs, la plupart spécialistes de la période contemporaine, mais venant d'horizons divers, se sont réunis au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle.
    Ce livre constitue la trace la plus visible de cette rencontre vivante. On y trouvera l'exposé de démarches très variées - dans leurs objets comme dans leurs méthodes -, de prises de position plus ou moins tranchées, de contradictions parfois. On y verra surtout le résultat de discussions serrées, érudites et ouvertes - aux fortes ambitions : dans le débat actuel autour de la définition de l'histoire culturelle, en effet, c'est la matière même des recherches à venir qui est en jeu.

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  • De part et d'autre de l'Atlantique, la presse moderne a permis à la fois l'émergence des identités nationales et un mouvement irréversible de mondialisation culturelle : nous sommes tous les héritiers de ce double processus. Réunissant des spécialistes d'Amérique latine, d'Amérique du Nord et d'Europe, cet ouvrage s'efforce de prendre la mesure de cette évolution historique, sans précédent par son ampleur et sa rapidité. Il souligne à quel point les médias ont été au coeur de la prise de conscience politique qui a présidé à la naissance des Etats démocratiques (ou en voie de démocratisation). Il permet en outre de vérifier que les transferts culturels ne doivent jamais être pensés en termes d'influence unilatérale ou bilatérale entre deux pays, mais dans le cadre d'une économie ouverte des échanges symboliques, dont les médias sont les meilleurs garants, malgré la suprématie de quelques modèles nationaux (au XIXe siècle, celle des journaux anglais et français).

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  • RTL

    Denis Maréchal

    La plus ancienne des grandes radios généralistes, en tète des audiences malgré les soubresauts du paysage médiatique, est aussi celle dont l'histoire - mouvementée - demeure la plus méconnue. Radio Luxembourg apparaît en 1933, grâce à un émetteur luxembourgeois, des capitaux français, des programmes européens, et de la publicité rédigée par Robert Desnos ! En mai 1940, la station se voit contrainte de céder son émetteur aux forces du III Reich. Après-guerre, le poste privé triomphe avec Zappy Max, l'Abbé Pierre, Jean Nohain, Geneviève Tabouis, Jean Grandmougin. l'équipe dirigeante impulse une programmation mémorable (La famille Duraton, Reine d'un jour, Quitte ou double, des feuilletons radiophoniques, etc.). Mais la concurrence d'Europe numéro 1 et la télévision bouleversent peu à peu la donne. 1966 : Radio Luxembourg devient RTL, avec un nouvel état-major présidé par l'homme de presse Jean Prouvost. Son directeur, Jean Harran, installe Nienie Grégoire, Léon Zitrone et Anne-Marie Peysson à l'antenne. Des années 1980 à la fin des années 1990, Jacques Rigaud et Philippe Labro réussissent un parcours sans faute. L'éclosion des radios libres n'entrave pas la bonne marche dune station au coeur de la culture de masse. Un effritement de l'audience provoque un accident industriel majeur : le renvoi de Philippe Bouvard, l'animateur des Grosses /êtes, à l'été 2000. Avec la perte de 2 millions d'auditeurs, ces derniers appliquent à la lettre le slogan "RTL, c'est vous" et obtiennent son retour. Aujourd'hui, à la croisée des chemins malgré l'apparition de RTL.fr, ce média négligé des observateurs conserve une audience inégalée dans le temps et continue de façonner des générations d'auditeurs fidèles. Cette histoire sans parti pris explique les ressorts de cette saga aux multiples rebondissements souvent ignorés du public.

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  • La question d'un antisémitisme toujours prêt à renaître de ses cendres n'a pas cessé de ressurgir dès lors qu'il apparut que l'émancipation puis l'intégration des Juifs dans les sociétés d'Europe occidentale n'avaient pas suffi à effacer stéréotypes et hostilités.L'antisémitisme a fini par constituer une forme de " référentiel culturel" dont les contours dépassent les frontières nationales et transcendent les clivages sociaux.L'antisémitisme, tel qu'il se développa dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle et par la suite, ne fut pas circonscrit aux sphères militantes. Il s'infiltra jusque dans des milieux se défendant, a priori, de toute hostilité à l'égard des juifs. Il s'insinua, dans des domaines aussi divers que le discours scientifique, la littérature, la chanson, le cinéma, la presse humoristique et satirique, etc. permettant au stéréotype antisémite d'atteindre un large public tout en lui donnant les apparences de l'innocuité, celui-ci apparaissant comme un élément banal de l'imaginaire social que le propos fût récréatif ou ludique. Une perspective de longue durée s'imposait pour saisir permanences et évolutions, transformations lentes mais aussi viscosité des stéréotypes.Rupture majeure dans l'histoire du judaïsme et de l'humanité, la seconde guerre mondiale et la Shoah ont été placées délibérément hors champ dans ce livre : en s'arrêtant en 1939, il s'agissait d'abord de d'éviter la facilité de la rétrodiction et de se garder de toute lecture assimilant la Solution finale à un point d'arrivée nécessaire et obligé de l'histoire politique et culturelle de l'Europe.L'architecture de l'ouvrage présenté ici rend compte de la volonté d'éclairer autant les contenus des " images et représentations " dont l'imbrication forma le noeud de la " question juive ", que les processus ayant conduit à leur élaboration puis à leur transformation. La place importante accordée ici à l'étude de l'iconographie ne s'explique pas seulement par la certitude que l'image antisémite, source encore peu exploitée, a joué un rôle aussi décisif que les textes dans la diffusion des stéréotypes. Elle mérite une analyse privilégiée en ce que s'y révèlent, à la manière d'une épure, les contenus et les ressorts de l'antisémitisme, et sa nature de "référentiel culturel" déjà évoquée.

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  • Comment, la paix revenue, les images forgent-elles la façon dont nous percevons la guerre passée ? Pourquoi certaines s'ancrent-elles dans les mémoires, alors que d'autres s'effacent ? Reflètent-elles la réalité des événements vécus par les contemporains ou ce que nous voulons en retenir pour éclairer notre propre présent ? Cet ouvrage réunit les images les plus diverses, de la photographie à la bande dessinée, du cinéma à la télévision, de l'actualité à la fiction, pour comprendre les mécanismes du regard collectif sur la guerre dans l'Europe du XXe siècle.
    Il part de l'univers visuel du traumatisme et observe la manière dont il se transforme, s'enrichit ou s'appauvrit parfois, jusqu'à bouleverser l'interprétation de la guerre elle-même. Le souvenir des guerres mondiales, des guerres d'indépendance, des guerres civiles ou de la guerre froide est un formidable enjeu dans la construction des identités nationales, et l'image, par sa puissance émotionnelle, un redoutable instrument des démonstrations partisanes.
    Images informatives, images commémoratives, images oubliées ou resurgies, images reconstituées ou fictionnelles sont passées au crible par des historiens français et étrangers, spécialistes de la guerre et des médias. Et c'est par le prisme du visuel qu'ils jettent un regard neuf sur la Grande Guerre, la guerre civile espagnole, la Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Algérie ou la guerre en ex-Yougoslavie.

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  • Cet ouvrage est issu d'un échange entrepris depuis plusieurs années par un groupe d'historiens de la culture et de la littérature, de politistes et de sociologues confrontés aux défis qu'implique aujourd'hui l'étude des faits culturels.
    L'internationalisation de la recherche a enrichi l'espace des perspectives et a posé des questions nouvelles. Les Cultural Studies et d'autres travaux nous ont appris à nous affranchir du cadre national et à l'appréhender comme une modalité historiquement située de processus plus larges ou plus étroits. La théorie des champs, l'histoire des concepts et la réflexion sur les échelles d'analyse nous ont permis de mieux comprendre les dynamiques et les tensions traversant les individus et les groupes.
    Une communauté de recherche transnationale se doit d'élaborer des hypothèses collectives pour échapper au piège de la miniaturisation sans fin qu'induit la spécialisation. Un mode de pensée partagé a été soumis ici à l'épreuve de terrains empiriques très variés, répartis sur plusieurs siècles et sur différents espaces géographiques et sociaux : l'Europe et l'Amérique, les champs littéraire et théâtral, universitaire et artistique, les mondes de l'édition et de la politique, des auteurs majeurs (Brecht, Henry James, Primo Levi) et des seconds rôles, des avant-gardes et des intermédiaires culturels, des pays historiquement centraux et des nations périphériques.
    L'effort d'intégration et de transposition théorique a permis d'aboutir à des acquis comparables et cumulables, par-delà la diversité des thèmes, au croisement des cultures et des disciplines.

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  • Jeux en ligne tels que World of Warcraft ou le poker, adaptation des succès cinématographiques en jeux vidéo, serious games, jeux télévisés, détournement artistique de certains jeux, les jeux sont aujourd'hui omniprésents au sein des loisirs et des activités culturelles. Le jeu connaît une extension de son domaine marquée par le rôle central qu'y jouent les industries culturelles portées par l'importance prise par les jeux vidéo et les outils numériques de communication.
    Ces nouveaux jeux donnent une visibilité accrue à l'activité ludique qui devient un loisir multiforme parmi les plus présents. Loin d'être cantonné à l'enfance, le jeu est présent à tous les âges de la vie. Le développement des industries culturelles soutient ainsi le développement même du jeu, mais de façon réciproque les caractéristiques du jeu ont un impact sur les industries culturelles. A partir de différents exemples, ce livre a pour objectif d'interroger ce que fait le jeu aux industries culturelles et comment les industries culturelles le transforment en retour.

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