Elisabetta Rasy

  • Elisabetta Rasy invite le lecteur à une rencontre inattendue avec Berthe Morisot, dont elle raconte l'immense talent et son indépendance par rapport au contexte de sa famille et de son époque. Née en 1841, l'artiste fréquente très tôt les milieux artistique et intellectuel parisien. Elle y côtoie la famille Manet, mais aussi Degas, Mallarmé, Renoir, Claude Monet et Zola. Les cours de dessin de Berthe et de sa soeur Emma répondent aux exigences d'une bonne éducation.
    Berthe poursuit sa formation et devient l'élève de Corot. Impressionné par la figure austère et séduisante de Berthe, Édouard Manet dessine et peint de nombreux portraits de l'artiste. Elle, de son côté, restera toute sa vie fascinée par la peinture de Manet, devenu son beau-frère à la suite de son mariage avec Eugène Manet, de qui elle aura une fille, Julie. Grâce à son talent et à sa détermination, Berthe Morisot sera reconnue, avec Mary Cassat, comme une des rares peintres impressionnistes. Paul Valéry, devenu par la suite de sa famille, est l'auteur de plusieurs textes sur l'artiste.

  • Quelles est donc cette jeune femme qui voit dans la maladie et la mort l'accomplissement de sa sainteté ? même si son nom n'est jamais prononcé, c'est bien de sainte thérèse de lisieux qu'il est question.
    Au lieu de proposer une reconstitution historique de ce personnage singulier, elisabeth rasy décrit le cheminement, les naïvetés et la fragilité d'une toute jeune fille qui avait en horreur l'apparat de l'eglise et ne visait que la disparition de son corps. dans sa quête de réconciliation entre l'âme et le corps, thérèse confond sa maladie avec ce qu'elle appelle sa " première extase ". le lien morbide que ce personnage entretient avec la réalité n'est pas seulement un problème religieux.
    C'est aussi un problème littéraire qui permet à l'auteur de passer insensiblement d'une psychologie caractérielle à une vision du monde envoûtante.

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  • Printemps 1917. Engagées comme infirmières volontaires, Maria Rosa et Eugenia font connaissance dans un hôpital militaire proche du front, dans le nord de l'Italie. La première, riche et belle Napolitaine, a fui les règles bourgeoises de sa famille, la seconde, une petite provinciale du lac de Côme, entend prouver à son père qu'elle est capable de devenir médecin. Le soir elles regagnent leur chambre, anéanties par un quotidien que dominent la souffrance, l'angoisse et la mort. Malgré un premier élan de méfiance, elles apprennent à se connaître et se laissent bientôt emporter par une passion qui les transforme au point de leur insuffler la conviction qu'elles vivront ensemble, en femmes libres, une fois la guerre achevée. Mais, alors que les blessés affluent, de plus en plus nombreux, et que disparaissent autour d'elles médecins, amis, soldats, l'avenir semble aussi irréel qu'incertain.

    La voix vibrante de Maria Rosa nous raconte la vie au front d'un point de vue inédit, révélant le courage de ces femmes volontaires et donnant ainsi à la guerre un visage inattendu. Une histoire d'amour, autant que le roman d'un apprentissage de la liberté.

  • Figures de la mélancolie réunit huit brefs essais sur l'art à travers lesquels le lecteur retrouve d'incontournables chefs-d'oeuvres : Goya, Turner, Hopper entre autres artistes des cultures française et italienne dans une lecture associée à des concepts comme le paysage, le pathos, la vanité ou la lumière : "Des années plus tard, quelques impressionistes français (...) se décrivent acharnés à saisir 'les phénomènes fugaces de la lumière'. En 1799, Turner réalise la série d'aquarelles consacrées à l'abbaye de Fonthill saisie en différents moments de la journée, c'est-à-dire de la luminosité ; Claude Monet, un siècle environ plus tard, fera la célébrissime série La Cathédrale de Rouen avec toutes les possibles variations de lumière (...). En l'espave de cent ans... la lumière de la modernité se définit aussi comme la lumière de la précarité. Lumière sécularisée d'un monde désacralisé..."

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  • L'obscure ennemie

    Elisabetta Rasy

    • Seuil
    • 7 Janvier 2010

    A 81 ans, la mère de la narratrice est brusquement atteinte d'un cancer ; la fille décide de lui cacher sa maladie et ne comprendra que bien plus tard, en la racontant, l'erreur qu'elle a commise. Elle voudrait accompagner sa mère " cette femme qui l'a toujours fascinée, pleine de grà¢ce, d'élégance et d'ironie, heureuse malgré tous ses déboires " le long du chemin qui la conduit vers la mort, mais elle n'y parvient pas :
    Elle a peur, semble redevenir une enfant et surtout, alors que la maladie ronge peu à  peu sa mère, c'est elle qui semble être la victime car elle ne parvient plus à  s'orienter dans la vie quotidienne. Et c'est l'incompréhension qui s'installe entre ces deux femmes jusque-là  si étroitement liées : après la première opération, la fille ne reconnaït plus sa mère, à  ses yeux elle est devenue une étrangère. La mère voudrait que sa fille s'identifie à  elle, à  sa maladie ; la fille, inconsciemment, refuse de se laisser absorber, elle s'éloigne, tout en souffrant horriblement, ne réussit ni à  suivre, ni à  comprendre, ni à  parler.Car il y a aussi comme un défi de la part de la narratrice-écrivain qui découvre que les instruments habituels de son métier, les mots, sont vulnérables, incapables de dire la souffrance. Quand sa mère tombe malade, la fille se heurte non seulement à  un monde médical inhospitalier, mais aussi à  un vocabulaire incompréhensible et inadéquat. écrivain et journaliste, Elisabetta Rasy a passé son enfance à  Naples, puis a déménagé à  Rome, où elle vit actuellement.Spécialiste de littérature féminine, ses livres - romans, recueils de nouvelles et essais - sont traduits en différentes langues.

  • Trois passions

    Elisabetta Rasy

    Lombroso fonde la criminologie moderne et D'Annunzio poursuit son rêve de grandeur et de beauté.
    Au milieu de ces changements évoluent trois femmes anticonformistes, effrontées et ambitieuses qui ont lié leur propre histoire à celle de la jeune nation.
    De la Sardaigne archaïque et mystérieuse où vit Grazia Deledda (prix Nobel de littérature en 1926) à la Lombardie ouvrière de la poétesse Ada Negri, chantre du socialisme italien, puis à Naples et à Rome, où Matilde Serao affine sa plume de journaliste et de romancière, c'est une merveilleuse mosaïque de l'Italie fin de siècle qui se dessine à travers trois portraits intimistes, servis par la sensibilité et l'intelligence de l'auteur, une écriture raffinée, riche en couleurs et dont la violence exprime à la perfection la révolte de ces femmes, les premières prises de conscience, les difficultés affrontées surmontées, les amours vraies ou présumées, la ténacité dans le travail et enfin le succès habilement géré.

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  • Nadejda n'a que dix-neuf ans quand elle rencontre Ossip, le 1er mai 1919 ; elle est fascinée par ses vers, convaincue de partager avec lui quelque chose de mystérieux, " l'insouciance et la conscience d'une catastrophe inéluctable ". Un amour absolu naît aussitôt entre eux. Tout au long de leurs vingt ans de vie commune, dans un pays bouleversé par la révolution et la guerre civile, affrontant la misère et la faim, la maladie, la peur, les délations, les vexations littéraires et politiques, les époux Mandelstam vagabondent, de Kiev à Leningrad, puis en Crimée, à Moscou, en Arménie, à Yalta... jusqu'en 1938, année où Ossip est déporté et meurt dans un goulag sibérien. Au fil des années, Nadejda est devenue la mémoire vivante de ce poète habité. Pressentant la persécution dont il sera victime, elle a retranscrit ses vers, les a appris par coeur et diffusés auprès de leurs amis. C'est ainsi qu'elle donnera aux poèmes de son mari le destin public que l'Union soviétique avait peu à peu nié à cet homme ayant " l'habitude dangereuse de dire ce qu'il pense ". Derrière le portrait de cet être fragile qui fut l'un des plus grands poètes du XXe siècle, Elisabetta Rasy dépeint la Russie des années trente, en faisant revivre la tragédie des artistes d'avant-garde.

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  • Costanza, 50 ans, est mariée avec Vincenzo, un homme qui est plutôt un ami qu'un époux; une passion clandestine la lie à Marzio, un de ses collègues au lycée où elle travaille; mais au fond d'elle-même elle sait pertinemment que seul Bruno - un ami homosexuel avec lequel elle a appris l'art de la photographie et qui vient de mourir - pourra l'escorter de loin, grâce à l'ordinateur qu'il lui a laissé et à un vieux Nikon, pour apaiser son insatiable soif de lumière et d'amour. Au coeur de l'hiver, elle découvrira la grâce de Martin, un ange inattendu mais nécessaire, avec qui elle regardera les photos de statues mutilées faites par Bruno dans les jardins de Rome et partagera une passion pour la sainte romaine Costanza, la fille de l'empereur Constantin dont l'histoire fait comme un contrepoint au récit actuel.
    Avec son écriture veinée d'émotion, Elisabetta Rasy nous offre une forme inédite de roman de formation, celui de la maturité d'une femme avide de lumière.

  • Pausilippe

    Elisabetta Rasy

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  • Les transports

    Elisabetta Rasy

    • Rivages
    • 8 Mars 1999

    Indisponible

  • Entre nous

    Elisabetta Rasy

    Entre nous commence là où s'achevait Pausilippe. Elisabetta Rasy revient à cette écriture si particulière mêlant fiction et autobiographie.
    Rome, années 60 : la ville se transforme rapidement, on passe de la misère de l'après-guerre à un nouveau bien-être. Dans ce décor se déroulent les années confuses et troubles de l'adolescence de la narratrice, elle aussi en plein changement.
    A partir d'un simple détail, ses souvenirs défilent : l'arrivée à Rome, le lycée, les professeurs qui ont compté et le premier amour.
    Entre nous est alors un dialogue avant tout entre une fille et sa mère : une figure maternelle fascinante dont la jeune fille se détache imperceptiblement. Puis entre la narratrice et les deux professeurs par l'intermédiaire desquels elle grandit intellectuellement et s'ouvre au monde adulte. Enfin avec Marco, son premier amour.
    Un voile de mystère plane sur tout le livre. Un beau jour, Emilia Starita disparaît mystérieusement. Or la jeune femme cachait un grand secret. De fait, pourquoi Marco, son neveu, fouille-t-il le pavillon où elle a vécu ? Il recherche son journal intime, ses lettres d'amour. Mais il semble en savoir davantage.
    C'est Aldo Camerini qui révèlera à la narratrice le secret qu'Emilia Starita a si jalousement conservé, et qu'on découvrira dans les dernières pages du livre.

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