Danielle Pilette

  • Dans sa formule renouvelée, le tourisme métropolitain est à la mesure ou à la démesure du gigantisme de la taille, du métissage démographique, des ressources et des réseaux des nouvelles métropoles, souvent d'Orient et du Sud. Il s'insère dans la construction et la reconstruction du territoire, s'ancre dans le spectaculaire et promeut les innovations, tant sociales que technologiques. Il est le fruit de la gouvernance et de l'exercice du leadership métropolitain, impliquant à la fois les collectivités locales, l'État national, les intérêts des entreprises oeuvrant dans différents secteurs et ceux des groupes de pression. Aujourd'hui, les entreprises du secteur numérique, des finances et du divertissement propulsent les nouvelles formes du tourisme métropolitain qu'elles inscrivent dans de nouveaux réseaux auxquels font même appel les entreprises touristiques traditionnelles.

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  • Phénomène distinct du tourisme urbain pourtant assez récemment identifié et lié aux villes de relativement petite taille misant sur un ou des produits spécialisés, le tourisme métropolitain apparaît plutôt comme un tourisme de destination et de démesure. Misant sur le gigantisme des équipements, des événements et des fréquentations, il représente un important vecteur de qualification et surtout de requalification des métropoles nord-américaines et de leurs espaces centraux tant par la muséification patrimoniale que par l'animation et l'offre d'expériences récréotouristiques. Il s'appuie sur l'importance stratégique des métropoles dans l'organisation américaine et canadienne au début de ce XXIe siècle.

    Le cas de Montréal est ici évoqué en tant qu'exemple de réussite non seulement de performances mais aussi de processus de coopération entre aménagement du territoire d'une part et développement de l'industrie, en l'occurrence touristique, d'autre part.

    Les auteurs abordent la place de la région métropolitaine de Montréal dans l'ensemble canado-étasunien et dans les performances touristiques canadiennes et québécoises quantifiées. Ils traitent ensuite du lien organique entre les institutions décentralisées, l'autonomie métropolitaine et l'organisation touristique. Ils apprécient les performances touristiques spécifiquement montréalaises avant de s'intéresser à la pérennité du phénomène métropolitain dans l'organisation nord-américaine et en tant que fondement d'une forme importante du tourisme post-moderne.

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