Emmanuelle Hénin

  • Autour de quarante mythes fondateurs, la constellation d'extraits et d'images choisis au fil de trente siècles d'histoire littéraire et artistique, réflète l'extraordinaire fécondité de ces récits conjuguant le merveilleux, l'épique autant que la philosophie.

  • En littérature comme en peinture, le brouillage des hiérarchies est aussi constant que leur formulation, tant l'acte créateur se confond avec leur transgression et leur déplacement. L'importance théorique des genres paraît disproportionnée au regard de leur influence réelle sur la création littéraire et artistique. En revanche, leur impact se fait bien plus ressentir sur la réception des oeuvres, car ils fournissent des critères de jugement et permettent d'instaurer dans le système des beaux-arts une manière d'ordre politique. La transgression des hiérarchies est bien souvent involontaire, et quand elle est volontaire, elle apparaît comme un geste iconoclaste, mais ce geste lui-même n'est pas loin de devenir institutionnel. S'il est aujourd'hui banal d'étudier la transgression des frontières génériques, le présent volume interroge la fascination que les hiérarchies ont toujours exercée, envers et contre toute réalité, et la séduction paradoxale des genres mineurs.

    Sur commande

  • La scénographie européenne connaît, aux XVIe et XVIIe siècles, une évolution d'importance qui aboutit à la naissance de la scène comme tableau, c'est-à-dire au passage d'un modèle architectural à un modèle pictural.
    Lorsque la scène " à l'italienne " devient le modèle dominant, le statut de l'image théâtrale s'en trouve en effet profondément transformé, au premier chef dans ses rapports à la peinture. C'est cette problématique qu'on trouvera donc ici travaillée, à travers l'étude, ancrée dans une histoire matérielle du théâtre nécessaire à la compréhension des effets visés par la représentation dramatique, des divers éléments qui contribuent à faire de la scène un tableau costumes, décors, cadre, jeu des acteurs, modalités de l'inscription du corps dans l'espace, organisation de l'espace théâtral.
    Des prolongements par le XVIlle siècle et jusqu'au XXe, à travers Craig ou Svoboda en particulier, qui pensent la scène comme lieu " abstrait ", espace où se déploient des jeux symboliques et non un processus d'illusion, permettront de vérifier que les transformations matérielles des signes non verbaux de la représentation dramatique ne prennent sens que si on les relie à l'évolution des conceptions de l'effet dramatique.
    L'histoire matérielle du théâtre complète ainsi l'analyse des textes dramatiques pour mettre en lumière les transformations de l'esthétique théâtrale.

    Sur commande

empty