Guy Astic

  • 2019 : les éditions Rouge Profond fêtent leurs 20 ans de parutions, et le 100e livre publié. Essentiellement des ouvrages sur le cinéma, dont la plupart sont devenus des textes de référence. Le soin apporté aux images et la qualité de la mise en page ont été souvent salués. Pour la publication du centième livre, c'est tout naturellement que Guy Astic, directeur des éditions, a demandé à cent contributeurs et contributrices (auteur.e.s de livres chez Rouge Profond, proches et ami.e.s) un texte d'une page sur le plan de cinéma de leur choix - reproduit en un, deux ou trois photogrammes. Les textes sont variés, allant de l'analyse filmique au poème, en passant par le fragment, la lettre, la citation... L'ensemble compose une anthologie d'exception voué à la richesse des cinémas du monde.

  • Trente épisodes auront suffi pour faire de twin peaks, série créée en 1990 par mark frost et david lynch, l'une des références majeures de la télévision.
    Au commencement : l'assassinat de la reine de beauté de la ville, laura palmer, dont l'existence s'avère plus sombre que les apparences ne le laissent supposer. l'agent dale cooper découvre l'envers du décor, les histoires secrètes des habitants, ces présences qui rôdent dans la forêt de ghostwood. son enquête s'inscrit dans un feuilleton creuset mêlant le soap opera, le fantastique, le paranormal, le film noir, le teen marie, le burlesque.
    Ce qui n'a pas manqué d'influencer x-files, buffy contre les vampires, six feet under, desperate housewives. sans être le seul artisan de twin peaks, david lynch y a imposé un style visuel et une tournure narrative singulière qui intensifient les mystères. il combine là continuité et plasticité, assume les tensions entre cinéma et télévision. devant cette oeuvre hybride, il nous faut ouvrir les perspectives à la mesure de laura palmer, corps éteint et figure incandescente qui, du petit au grand écran, ne se résout pas à mourir.
    Un mythe moderne a ainsi pris forme ni plus, ni moins.

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  • Une étude consacrée aux oeuvres, des plus sublimes aux plus abjectes, et aux créateurs qui se sont dédiés à l'horreur, que ce soit dans la littérature, au cinéma, en peinture ou à la télévision.

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  • Une étude consacrée aux oeuvres, des plus sublimes aux plus abjectes, et aux créateurs qui se sont dédiés à l'horreur, que ce soit dans la littérature, au cinéma, en peinture ou à la télévision.

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  • Stephen King

    Guy Astic

    • Cefal
    • 25 Avril 2002
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  • Lost Highway (1996) est à l'image de l'hôtel où échouent Fred (Bill Pullman) et Renee (Patricia Arquette), hôtel perdu au bout d'une autoroute surgie de nulle part, investi par des morts ou des disparus qui refont surface : le film a tout d'un purgatoire. Purgatoire pour les personnages égarés qui n'arrêtent pas de passer les frontières de mondes incompatibles. Purgatoire pour les corps en souffrance, dont Lynch affiche la vulnérabilité pour mieux exploser/explorer les textures (il fait alors oeuvre de plasticien, en s'inspirant de Francis Bacon).
    Purgatoire pour la raison, qui ne peut pas se rattacher à une narration
    suivie, à un ordre spatio-temporel logique un ordre avant tout fantasmatique. Purgatoire pour le spectateur, embarqué dans une traversée audiovisuelle intense le confrontant à la violence physique et psychique, livré à une expérience sensorielle de chaque instant.
    Purgatoire, enfin, pour le cinéaste qui atteint là une forme de pureté artistique. Bréviaire vertigineux de la perception, Lost Highway plonge dans l'intimité de l'image pour amener la sensibilité à s'ouvrir : un programme que Lynch prolonge admirablement dans Mulholland Drive, en déplaçant l'action au sein d'Hollywood même.

  • Quand James Cameron entreprend le tournage de son film catastrophe dans les années 1990, il a déjà en tête la réalisation d'images en 3D qui puissent procurer la sensation d'une totale immersion. D'où l'importance de la mer dans l'avancée de son projet révolutionnaire. Cameron accomplit des explorations sous-marines avant de tourner Titanic, mais il continue aussi après son triomphe en 1997. Au point de disparaître de la scène hollywoodienne pendant plus de dix ans. Quand il refait surface, il livre Avatar qui engage le cinéma dans une transformation sans précédent.

    À paraître
  • L'ouvrage rassemble les meilleurs moments des rencontres avec les écrivains réalisées durant vingt-cinq ans par les Écritures croisées à Aix-en-Provence. L'accent est mis sur la création littéraire franchissant les lignes, explorant les zones de transfert, d'échanges, de tensions, dépassant les clivages linguistes, politiques, nationaux, imaginaires, etc. Les auteurs sont issus de cultures et de traditions différentes, connaissent ou ont connu une notoriété importante. S'échangeront et dialogueront ainsi, dans le livre orchestré en chapitres transversaux, les propos de : Russell Banks, André Brink, John M. Coetzee, Jean Echenoz, Edouard Glissant, Amitav Ghosh, Günter Grass, Ismail Kadaré, Mario Vargas Llosa, Jacques Lacarrière, Toni Morrison, V.S. Naipaul, Kenzaburo Ôé, Michael Ondaatje, Octavio Paz, Philip Roth, Salman Rushdie, Moacyr Scliar, Jorge Semprun, Luis Sepúlveda, Wole Soyinka, Antonio Tabucchi, Zoé Valdès, Antoine Volodine, Mo Yan. L'ouvrage est complété d'un film de plus d'une heure constitué de différentes séquences fortes des rencontres filmées.

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  • Depuis plus de trente ans, le fantastique et l'horreur sont indissociablement liés au nom de Stephen King. Héritier de H.P. Lovecraft, Richard Matheson, Robert Bloch et Ray Bradbury, l'écrivain du Maine a engendré un mouvement imaginaire qui s'est imposé dans le monde et ne cesse encore de se feuilleter. Ses oeuvres constituent une exploration terrifiante de la civilisation occidentale où se généralise la technoculture, où l'emporte le devenir libéral, médiatique, sécuritaire, paranoïaque de la société. Stephen King, mais aussi Clive Barker, Peter Straub, Graham Masterton, Bentley Little, Harry Crews, Neil Gaiman, Serge Brussolo, Patrick Senécal, etc, ont su enregistrer et amplifier les bouleversements engendrés par les régimes actuels du voir, pour dégager de nouvelles expressions de la peur et de la monstruosité. Nous sommes passés à une jouissance sans innocence de l'horreur, engendrée par des auteurs et des réalisateurs au fait des codes du genre qu'ils perpétuent et complexifient sans rien lâcher en matière d'intensité narrative. Comme l'écrivain a pu le faire en son temps avec Danse macabre (1981), ce colloque dégage les principales lignes de force d'une « anatomie de l'horreur » dont le centre vital et rayonnant reste Stephen King.

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  • OEdipe roi de Sophocle (425 av. J.-C.) impose un mythe et une fi gure majeurs. En 1967 sort Edipo re. Cette sublime adaptation et illustration du « cinéma de poésie » de Pier Paolo Pasolini puise aussi bien dans les créations de Sophocle que dans Freud ou sa vie personnelle pour déployer ses idées sur l'art, l'action, le sacré, le corps, la langue écrite de la réalité. L'ouvrage, écrit par deux enseignants de littérature et de cinéma, explore les spécifi cités de chacune des oeuvres suivant des approches - le tragique et l'impur, l'archaïque et le moderne, l'espace-temps feuilleté, le symbolique et le réel, la célébration de l'homme, la violence et la sauvagerie, la politique et le savoir, voir et (s')aveugler - envisageant l'histoire d'OEdipe comme une structure fondamentale de l'existence.

    À paraître
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