Jacques Rebotier

  • Un omme appelle à faire disparaître de la surface de la terre les 6 millions 800 000 autres espèces qui nous concurrencent et nous encombrent sur la planète.
    Et vite ! Allez Fifi, fissa !!!
    Un manifeste pamphlétaire enragé, réjouissant et plein d'excès.

  • Brèves d'autoportraits et de tranches de vie, en remontant le temps.

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  • Un appel à faire au plus vite disparaître de la surface de la terre ces 2 millions 800 000 autres espèces qui nous encombrent... Un réquisitoire ferme et grinçant contre nos amies les bêtes, un court texte drôle et poétique, mi-rageur mi-rieur, où se projette dans un miroir grimaçant le visage de l'espèce «¦omme¦» et les relations entre le premier des prédateurs et le règne animal. Entre Saint- François d'Assise et Pierre Desproges, il y a Jacques Rebotier¦!

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  • Prendre les mots qui sont dans la pensée.
    Bien les considérer. Et tout d'un coup on les enlève, en gardant seulement ce qu'il y avait autour. Bien regarder. On observe généralement une légère persistance verbo-rétinienne de l'ordre de deux à trois hectopascals, à suivre. C'est ça, la pensée en creux.

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  • Il y a entre mes deux oreilles ce texte qui n'a jamais commencé et qui ne finira jamais, l'éternel monologue polyphonique, l'éternel dialogue, trilogue, infinilogue intérieur qui est le bruit de fond de notre langue de fond, l'infini coupage des paroles en un, deux, trois, quatre, sac du ressac, sac inusable et troué, et qui n'en finit plus de rouler-dévider son ressac percé, ho ! là ! qui parle ainsi à mes oreilles sans paupières ? qui parle là ? dites, vous qui parlez sans chercher à rien dire, dites-le-moi, qui parle ici, est-ce que c'est moi, ou bien c'est lui ?.

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  • Texte sur le rapport de l'homme et de l'animal sur un ton humoristique. Le style est proche du dialogue, vivant, comme si l'auteur faisait un monologue. L'orthographe est personnalisée, parfois l'écriture est phonétique.

  • (Voir plus haut) :
    Chic, chic, chic, le monde est liquide.
    Liquidez ! Liquidez ! Liquidation ! Liquidation générale ! Le funambule parfait est un qui marche sur les pieds : la chasse à la marée est commencée.

    Du Kosovo et de ses collatéraux :
    Sachant que l'armée américaine a attendu cent ans, après le génocide perpétré sur les Indiens, pour nommer ses missiles Tomahawk, et ses hélicoptères de combat Apache ou Commanche, doit-on penser qu'un jour quelqu'un proposera à La future armée allemande, ou européenne, de donner à ses roquettes le nom de Tsiganes ?
    Ou de Juifs ? (6.82)

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  • « Description de l'omme est une encyclopédie médiévale écrite au vingt-deuxième siècle par un papillon, ou une grenouille.
    Anatomie, sang, passions, parole, organisation sociale, religion, moyens de production et de reproduction, sexe(s), monnaie, arts, hunivers, tout y passe, et en revue. Tout est tenu dans le désordre lacunaire du monde. Tout s'explique : il y a des boules, et il y a des trous. »

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  • L'auteur nous livre ses pensées sur tous les objets ou les animaux qui peuvent servir de moyen de transports, au sens propre comme au sens figuré.

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  • Ne pas monter une pièce pour montrer qu'on la monte, SVP. Ou pour démontrer qu'on peut la monter.
    Pieds joints, la descendre.
    (16).

    Vigilance.
    Le machiniste qui, dans la pleine lumière du plateau, veille aux changements de décor ou d'accessoires s'appelle un servant (de scène).
    La lampe (de service) qui, dans l'obscurité des coulisses, permet de se déplacer, s'appelle une servante.
    Machin, machine : le servant est à la servante ce que le veilleur est à la veilleuse. Le monde du théâtre est objectivement subjectif. (28).

    Ces termes de marine que les premiers machinistes ont importés au théâtre. La scène, comme bateau. Donc aussi : la salle, comme océan.
    Le public : des milliers de vagues, toutes identiques, toutes différentes.
    Temps calme, puis variable. Les mouvements de fond, et de masse. Forte houle de foule ; force 2 ou 3, ou 6. Public agité, mais très beau. (46).

  • " Mademoiselle, voudriez-vous courbons nos langues ? (Pas l'échine !) Aimeriez-vous redressons langage ? Par racines.
    Que prenons-re les lettres au mot ? Et que pendez-les ? Par les pieds ? Plus si affinités ? Se souvenir soudain que scènes de ménage égalent scènes de méningerie, marcher ligne de crête entre fil intérieur de la pensée et chose proférée, faire collecte, ou cueillette, c'est-à-dire antho-logie, ou flori-lège, selon que grec ou latin, qui est " choix de fleurs ", id est bouquet choisi, bref recueil, de textes écrits de 1985 à 2000, ou de 2000 à 1985, selon courbure du temps, et d'espace, et point de vue où la vie vous place, poser un oeil sur calembour et l'autre sur étymologie, se dire qu'étymologie quelquefois n'être pas autre chose que calembour qui a bien réussi, dans la vie, outiller bien avec outils d'indicatif, infinitif, impératif, indiquer impérieusement l'infini, placer tout ça haut sous le haut patronage de monsieur Paul, saint, qui sut le premier supplier " que ceux qui aient le don des langues, qu'il n'y en ait pas plus de deux ou trois qui parlent en une langue inconnue, et qu'ils parlent l'un après l'autre ! ", Première Epître aux Corinthiens, XIV, 27, pour enfin, regretter, allegretto, de ne pouvoir faire aboutir votre appel ".
    J. R.

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  • Litanie : langue longue, se dit, et se redit elle-même.
    Sac et ressac des rues, scènes de circulation, tours de piste, catalogues de poules, déballage de têtes, coups de la foudre et autres désamours, oscillations diverses. Saluts. Chaque lundi, écrire litanie. Penser Whitman, Notker le bègue, Rabelais le volubile, Hugo-plein-la-bouche. Livres d'heures. Chanter.
    Litanique : idem langage, avec en sus, ce petit goût de naufrage sur le bout de la. Entre intime et épopée, entre murmure et déclamé, ça mue, ça roule, ça rue, ça sasse et ça ressasse, ça nous saoule et remue.
    Chaque matin, lire litanique, je veux dire : à voix dite, assez haute, et entendue. Haleine longue, qui sur le métier, qui sur le souffle. Il est dangereux. Il est dangereux de laisser son bras. Il est dangereux de laisser son bras dépasser, où ça ? Assez ! Déchanter.
    J. R.

  • Depuis cent soixante-seize heures déjà‚ j'étais assis devant Distance‚ sans pouvoir m'en échapper. Tentant de secouer un peu les chaînes‚ je xappais. Toutes les six secondes‚ avec précision. Happé que j'étais par le meurtre perpétré perpétuel sur le langage‚ en réel ou en virtuel. Toutes les six secondes‚ mon pouce droit respirait‚ apportant ma personnelle contribution d'un montage en déféré direct aléatoire. (...)

  • Indéchiffrables, nos écritures ? (Toiles, livres, musiques...) Comme ces mouvements désordonnés qu'au coin d'une rue fait soudain un passant ; gestes illisibles à qui n'a pas vu la séquence précédente, à qui ne voit pas qu'il cherche à recouvrer un équilibre un instant menacé.
    Le monde s'est donné comme harmonie, raison. Nombreux sont encore ceux qui n'aperçoivent pas que partout est le désordre, appelant d'autres désordres. Ainsi les discours et formes de nos rêves, qui présentent toutes les figures de l'incohérence, sont-ils en réalité des tentatives désespérées de "rattrapage", erreurs s'efforçant de compenser d'autres erreurs (à commencer par celle de vivre).
    Les gestes de l'art, comme ceux du songe, comme ceux de nos névroses, ne sont certes pas l'ordre lui-même, mais l'ordonnance exacte, précise, rituelle, de séquences qui ne visent qu'à restaurer un ordre par essence volatil.
    Aussi le sommeil est-il, comme l'art, "réparateur". (1).

    Créer, rater de peu. (1.15).

    Défini, définition.
    Eclair vient de éclairer, qui veut dire éclairer.
    Un éclair éclaire.
    Tonnerre vient de tonner, qui veut dire tonner.
    Le tonnerre tonne.
    On ne sait d'où vient la foudre. (2.15).

  • Hommage à Jacques Rebotier, une correspondance, un joyeux désordre amoureux.

  • Le Livre en question, saison 2 !

    Une même règle du jeu, simple et vertigineuse, donnée en 2018 à quatre auteur-es par la Maison des écrivains et de la littérature : découvrir la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne et choisir un livre au sein de ses collections estimées à 2 millions de documents.

    Dans ce recueil, qui rassemble des textes écrits par Jacques Rebotier, Claudine Galea, Marie Cosnay et Fanny Taillandier, chacune dit sa relation intime aux livres élus et aux livres en général, s'approprie et met en scène le lexique et les pratiques de la bibliothèque pour la relier à son vécu ou à l'actualité la plus brûlante.

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