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  • Platero ; papillons blancs ; jeux au crépuscule ; le fou ; Angélus ; les hirondelles ; retour ; Platero (ESP) ; Mariposas blancas ; Juegos del anochecer ; el loco; angelus ; golondrinas ; retorno

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  • Espagnol Platero y yo

    Juan Ramón Jiménez

    • Planeta
    • 10 Février 2018
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  • Beauté, connaissance, transcendance : le triple idéal qui oriente la vocation poétique de juan Ramon Jiménez (1881 - 1958) est suggéré par la forme plurielle donnée à ce recueil, " Eternités ", publié en 1918.
    Après le " journal d'un poète nouveau marié " et les " Sonnets spirituels ", parus en 1917, le poète a atteint la plénitude de sa puissance créatrice. Il s'y adonne avec ivresse : " Amour et poésie chaque jour ", telle est désormais sa devise. Ordonner le chaos de l'univers, tout en préservant la part de mystère inéluctable qui le constitue, chanter d'un même élan la femme, la nature ou l'idée, advenir à plus d'être ou à plus de conscience par le pouvoir d'une parole neuve et maîtrisée, proférée comme celle d'un dieu créateur, telle est l'ambition de l'auteur de ce livre : " Mon âme doit refaire/le monde comme mon âme ".
    Loin de la conception formaliste de l'art, à laquelle Jiménez avait sacrifié dans sa première époque, l'écriture s'applique, comme une ascèse, à la " poésie nue ". Les émotions, les tourments ou les émerveillements de l'esprit devant le prodige des choses ou des êtres s'expriment ici selon divers registres, de la méditation à la divagation, de l'humour léger à l'extase comblée : " je vis libre,/au centre/de moi-même/m'entoure un moment/infini, avec tout-sans les noms/encore ou déjà-, Eternel ! " Les échos multiples du monde extérieur, dans ces compositions, souvent d'une intense beauté, expriment ainsi, toujours, le même désir infini d'absolu : " Ame mienne en douleur/-éclats mystérieux !-/de l'or dans l'ombre ! "..

  • Beaut2

    Juan Ramón Jiménez

    Juan Ramón Jiménez malgré son Nobel n'occupe toujours pas en France la place qu'il mériterait. Belleza est le septième recueil publié par Corti, cinq ayant été traduits par Bernard Sesé qui est aussi le traducteur de Jean de la Croix, Zorrilla, Fray Luis de León notamment. « Le poète est l'homme qui a en lui un dieu immanent, et comme le médium de cette immanence. » Juan Ramón Jiménez (1881-1958) définit ainsi, dans son ampleur et ses limites, le domaine, ou le territoire, où s'épanouit son invention créatrice.
    Belleza (en verso), (1923) appartient à l'époque du « spiritualisme symboliste », comme l'appelait aussi Jiménez.
    Le bien, le beau, le vrai : cette triade informe la poétique de Juan Ramón Jiménez. « Pour moi, disait-il, la poésie est mon incorporation à la vérité par la beauté, ou à la vérité dans la beauté, et en dernier lieu de mon dieu possible par la succession de la beauté. Il est clair que cette vocation suppose un effort total de tout l'être ».
    La beauté, dans sa valeur ontologique, est promesse de l'avènement du sujet à lui -même, dans l'éternité de l'instant :
    Qu'il est beau de vivre ainsi toujours debout, beauté !, pour le repos éternel d'un instant !

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  • Trois ans après Piedra y cielo (Pierre et ciel) (1919), Juan Ramon Jiménez publia, au mois d'octobre 1922, la fameuse Segunda Antolojia poética (1898-1918).
    Il y avait rassemblé, après l'avoir soigneusement révisée, une grande part de sa production lyrique antérieure. À cette entreprise, toujours recommencée, de révision, ou de "reviviscence", de ses poèmes, Jiménez se voua toute sa vie comme à un culte sans merci : "Épurer une poésie est pour moi - disait-il - une tâche aussi accablante que de concevoir l'infini." Poesia en verso (1917-1923), prolonge ou renouvelle les thèmes, les images, la prosodie, le style de cet ensemble poétique, qui constitue, après une période romantique de sa jeunesse, la période symboliste de la maturité de l'écrivain.
    Il y atteint des sommets de son génie. Poesia est composé d'un choix de cent vingt-neuf poèmes, écrits à diverses époques, déjà publiés ou restés inédits ; la liste des recueils auxquels appartiennent ces poésies, établie par l'auteur, est d'ailleurs expressément mentionnée au début du livre. Cette anthologie, - de même que Belleza, autre ensemble de pièces détachées - annonce, ou préfigure, des aspects de "l'oeuvre définitive" dont Jiménez ne cessera désormais de rêver, sans qu'il ait jamais pu la voir réalisée.

  • Un recueil de poèmes par un rêveur idéaliste qui a obtenu le prix Nobel de littérature en 1956.

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