Marc Azéma

  • Depuis les origines, l'homme « fait son cinéma ». L'homme « rêve » ; il partage cette faculté avec bon nombre d'animaux. Mais son cerveau est une machine à produire des images beaucoup plus évoluées, des images mentales capables de provoquer des sensations également sonores ou olfactives, une merveilleuse mécanique capable de simuler des fragments d'existence réaliste ou au contraire purement chimérique, des «films» en devenir. Et ce même éveillé car l'homme « imagine », pense en images avant tout... Un jour, ses visions mentales devinrent réalité, ou tout au moins, prirent forme dans le monde réel. Ce fut d'abord la naissance de l'outil puis de l'image à proprement parler. Cette dernière invention va bouleverser pour toujours l'existence de l'homme car, par essence narrative, l'image est à la base de la communication, elle favorise la transmission des savoirs, de la culture et ce bien avant l'écriture. Figée à l'origine sur le support (pierre, papier, toile.), l'image reprendra vie lentement, un long cheminement millénaire qui va permettre à l'homme d'élaborer d'ingénieux mécanismes de plus en plus perfectionnés capables de projeter son « cinéma » intérieur.
    L'auteur part des images de la grotte Chauvet pour terminer par les premiers dessins animés et l'apparition du cinéma et les films de Méliès. Un voyage facinant à travers l'art universel, sur tous les continents, pour démontrer que les techniques « cinématographiques » ont toujours été présentes et que « l'archéologie du cinéma » est bien plus ancienne qu'on ne le croit.
    Un DVD complète la démonstration, en animant des images de mouvements décomposés savamment par les artistes anciens.

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  • De tout temps, la représentation des mouvements a posé bien des problèmes aux artistes.
    Nous avons voulu savoir ce qu'il en était pour l'art des cavernes paléolithiques. Notre étude se fonde sur 4 634 représentations d'animaux, provenant de 141 grottes françaises, dont Chauvet, Cosquer et Lascaux, et couvre une période chronologique allant de 36000 à 9000 ans environ avant le présent. Grâce à l'étude éthologique débutée dans le tome I, nous avons analysé comment les artistes paléolithiques ont réussi à traduire graphiquement les mouvements observés dans la nature sur leurs modèles ; nous avons décrypté ces actions qui exprimaient des comportements précis, des interactions plus ou moins complexes au sein des assemblages, et reflétaient l'émergence de la première forme de narration graphique, qui conduira un jour à l'écriture.
    Mieux encore, nous démontrons que les artistes de la préhistoire ont dépassé les limites physiologiques de la perception visuelle partagées par tous les Homo sapiens, en mettant en place un système de conventions graphiques pour caractériser les allures lentes et rapides. Les plus doués d'entre eux sont même parvenus à traduire graphiquement la quatrième dimension, à savoir le temps, grâce à deux procédés de décomposition du mouvement en images successives, un véritable pré-cinéma ! Sur les parois des cavernes, ces représentations d'animaux servaient d'acteurs aux récits mythologiques de la tribu ou à d'autres formes d'utilisation (chamanisme, totémisme).
    La caverne était peut-être pour nos lointains ancêtres un monde imaginaire, une sorte de "réalité virtuelle" dans laquelle "vivait" un bestiaire "fictif". Les artistes-chasseurs du Paléolithique supérieur interagissaient avec eux par le bais de la parole, de chants ou de jeux d'éclairage, à travers la figuration de signes mystérieux ou en s'identifiant aux animaux "totems" qui leur semblaient les plus proches.
    Qui le sait ?

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  • Chacun connaît les images des grottes Chauvet et de Lascaux.
    Les chevaux, bisons, aurochs, cerfs, mammouths et rhinocéros, mais aussi les lions et les ours. Les premières figures dessinées par l'humanité sont donc principalement des reproductions d'animaux. Les artistes de la Préhistoire étaient aussi des chasseurs. Ils connaissaient parfaitement leurs modèles, ont su reproduire, avec talent, leurs mouvements et les scènes de leur vie quotidienne : recherche de la nourriture, chasse, fuite, rut, mise bas, agonie...
    Dans le cadre de ce livre, centré sur l'art des cavernes françaises, il a paru opportun d'analyser par le biais de l'éthologie les figures animées. Pas seulement pour connaître le comportement des animaux anciens, dont certains (comme le mammouth et le lion des cavernes) ont disparu, mais aussi pour mieux cerner les motivations des artistes de la Préhistoire. Comprendre pourquoi ils sont descendus peindre sous terre est encore un enjeu capital de la recherche scientifique.
    Ce premier tome présente l'anatomie, la biologie et l'éthologie des animaux modèles du bestiaire de l'art paléolithique, comparés avec des représentants actuels (lions et éléphants) pour les espèces disparues. C'est un véritable outil conçu pour les passionnés et les spécialistes de l'art rupestre. Une riche iconographie, avec des photos animalières, permet au lecteur de se familiariser avec l'environnement de l'époque glaciaire.

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  • La préhistoire du cinéma

    Marc Azéma

    • Errance
    • 15 Octobre 2011

    Depuis les origines, l'homme « fait son cinéma ». L'homme « rêve » ; il partage cette faculté avec bon nombre d'animaux. Mais son cerveau est une machine à produire des images beaucoup plus évoluées, des images mentales capables de provoquer des sensations également sonores ou olfactives, une merveilleuse mécanique capable de simuler des fragments d'existence réaliste ou au contraire purement chimérique, des «films» en devenir. Et ce même éveillé car l'homme « imagine », pense en images avant tout... Un jour, ses visions mentales devinrent réalité, ou tout au moins, prirent forme dans le monde réel. Ce fut d'abord la naissance de l'outil puis de l'image à proprement parler. Cette dernière invention va bouleverser pour toujours l'existence de l'homme car, par essence narrative, l'image est à la base de la communication, elle favorise la transmission des savoirs, de la culture et ce bien avant l'écriture. Figée à l'origine sur le support (pierre, papier, toile.), l'image reprendra vie lentement, un long cheminement millénaire qui va permettre à l'homme d'élaborer d'ingénieux mécanismes de plus en plus perfectionnés capables de projeter son « cinéma » intérieur.
    L'auteur part des images de la grotte Chauvet pour terminer par les premiers dessins animés et l'apparition du cinéma et les films de Méliès. Un voyage facinant à travers l'art universel, sur tous les continents, pour démontrer que les techniques « cinématographiques » ont toujours été présentes et que « l'archéologie du cinéma » est bien plus ancienne qu'on ne le croit. Un DVD complète la démonstration, en animant des images de mouvements décomposés savamment par les artistes anciens.

  • Des premiers hominidés bipèdes il y a plus 7 millions d'années à l'invention de l'écriture, ce livre raconte l'histoire de nos origines en 120 événements.
    De Neandertal à l'homme de Florès, vous suivrez la passionnante odyssée de l'évolution humaine.
    Du plus ancien foyer dont la trace a été retrouvée en Afrique du Sud aux magnifiques peintures de Lascaux, vous visiterez les sites les plus remarquables au monde.
    Au fil des découvertes, vous rencontrerez les plus grands savants qui nous ont révélé l'incroyable histoire de nos origines !

  • Cet ouvrage s'inscrit dans la collection Les beaux livres du savoir. Il retrace en 200 étapes la préhistoire de l'humanité, des premiers hominidés bipèdes il y a plus 7 millions d'années à la révolution du néolithique et aux début de l'agriculture 3500 ans avant notre ère.
    De Néandertal à l'homme de Florès, vous suivrez la piste des espèces qui ont croisé nos ancêtres Homo Sapiens.
    Du plus ancien foyer dont la trace a été retrouvée en Afrique du Sud aux magnifiques peintures de Lascaux, vous visiterez les sites les plus remarquables au monde.
    Au fil des découvertes, vous rencontrerez les plus grands savants qui nous ont révélé l'incroyable histoire de nos origines!
           

  • Ce premier album regroupe deux chroniques se déroulant à quelques années de distance dans le canyon de l'Ardèche, alors balayé par des vents glacés et peuplé d'un bestiaire aujourd'hui disparu...
    Dans « Le Géant pétrifié », nous découvrons le clan de la Caverne du Pont d'Arc. Ces chasseurs vivent paisiblement sur ce territoire depuis plusieurs générations. Ce jour d'automne d'il y a 36 000 ans, un événement terrible survient : un être gigantesque veut anéantir leur campement...
    Dans « Bouche d'ombre », le récit se concentre sur une jeune Aurignacienne qui a entendu le récit de la précédente chronique de la bouche de son grand père, lorsqu'elle était enfant. En compagnie de son fidèle compagnon, un loup, elle va tenter d'explorer une caverne située dans la falaise dominant son campement...
    Cette jeune femme deviendra ainsi l'héroïne principale de cette trilogie.

    Cette BD sans bulles et donc lisible par tous, quel que soit le pays d'origine, contient de courtes descriptions en français et en anglais et un cahier pédagogique de 6 pages, destinés à camper le contexte de notre histoire.
    Fruit de la collaboration entre deux artistes également archéologues, Marc Azéma et Gilles Tosello, cet album a pour toile de fond un des sites préhistoriques les plus précieux et les plus inaccessibles au monde : la célèbre grotte Chauvet-Pont d'Arc en Ardèche.
    C'est une véritable épopée initiatique, un spectacle tout public mêlant mythes et réalité. Cet album constitue le premier tome d'une trilogie. L'action ira crescendo, grandira avec l'âge des principaux protagonistes, en particulier l'héroïne principale, une belle Aurignacienne.

  • La grotte Chauvet, avec soixante-seize mammouths représentés, est le deuxième sanctuaire paléolithique européen pour le nombre de pachydermes figurés.
    Cet ouvrage porte sur le dénombrement et la forme des oeuvres, sur leur intégration dans l'espace et les volumes naturels, sur les techniques, comme la perspective et l'animation, sur les rapports entre les mammouths et leur lien avec les autres espèces. Bien que le mammouth soit l'animal le plus figuré de la vallée du Rhône à la Bourgogne, les oeuvres de Chauvet n'ont que peu d'équivalents en dehors des dessins de Baume-Latrone.
    Cette étude d'un thème majeur, réalisée pour hiérarchiser les documents, définir la répartition dans la cavité et déterminer l'ordre de leur réalisation sur les panneaux, permet de porter un nouveau regard sur la grotte Chauvet et concourt à asseoir sa place prééminente dans l'art paléolithique le plus ancien.

  • A une trentaine de kilomètres à l'ouest de Bastia, le Monte Revincu apparaît comme une éminence au contour arrondi qui constitue une véritable vigie naturelle dominant le golfe de Saint-Florent et toute la partie orientale du « désert des Agriate ».
    Les recherches y ont révélé une cinquantaine d'aménagements à vocation domestique ou funéraire disséminés sur une dizaine d'hectares.
    La plupart d'entre eux sont attribués au dernier tiers du Ve millénaire av. J.-C.
    Les organisations architecturales regroupées dans le secteur de la Cima di Suarello sont interprétées comme les espaces domestiques d'une communauté villageoise. Une dizaine d'autres structures parmi lesquels 3 dolmens à couloir et au moins 4 coffres disséminées autour de ce village se rapportent à une utilisation funéraire.
    /> Les données collectées durant 9 campagnes de fouilles permettent d'interpréter ce village néolithique et ses liens avec les monuments funéraires « pré-mégalithiques ». Une approche environnementale permet d'apprécier le territoire exploité en synchronie avec le site et de retracer les influences que société et milieu ont pu exercer l'un sur l'autre. Ce travail donne aussi une image nouvelle du mégalithisme corse qui apparaît comme un des premiers foyers d'émergence en Méditerranée occidentale.

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