Marie Gaille

  • Une philosophe discute avec un ami d'un sujet qui leur tient très à coeur : l'environnement, le rapport de l'homme au milieu où il vit et dont il dépend, sur lequel il agit, qu'il crée et qu'il aménage, mais qu'il met aussi en danger. Aujourd'hui, avec le réchauffement climatique, l'épuisement des sols et des ressources naturelles, le trou dans la couche d'ozone, la pollution et les maladies qui en découlent, c'est l'humanité tout entière qui fait face à une crise écologique. Mais il n'est pas trop tard pour agir, préserver la diversité des formes d'existence sur la terre, développer une autre relation, plus respectueuse et sans doute plus frugale, à tout ce qui nous entoure, cultiver son « jardin de résistance » afin de mieux vivre dans et avec l'environnement.

  • L'étranger, c'est celui qui vient du dehors, de l'extérieur.
    Il est autorisé à circuler, séjourner ou résider dans notre pays, où il est en situation irrégulière. Il ne parle pas notre langue, ne partage pas notre mode de vie. Le touriste, l'étudiant, le réfugié ou l'immigrant ont des parcours différents dans le pays qui les accueille, mais ils ont en commun le sentiment de perdre leurs propres repères, leurs façons de faire, leurs manières de vivre, et la nostalgie de leur pays d'origine...
    Aller à la rencontre de l'étranger peut déranger et questionner nos évidences c'est le propre de la philosophie, mais de tels échanges enrichissent les langues, nos choix de vie et notre vision du monde. Rien de ce qui est humain ne nous est étranger.

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  • La tradition philosophique accueille une interrogation récurrente sur le rôle joué par les désirs humains dans l'histoire politique et institutionnelle des sociétés. Le désir d'enfant est à la fois revendiqué comme part essentielle de la vie " intime " des sujets et pris dans des logiques publiques et collectives, objet d'intervention du pouvoir. L'analyse du désir d'enfant constitue un défi pour la réflexion philosophique. Que signifie-t-il ? Que vise-t-il ? Quelle est sa portée morale ? Au nom de quels principes peut-on fonder l'action politique à son propos ? Aucune de ces questions ne reçoit de réponse simple. Pour envisager le désir d'enfant, l'enquête s'appuie sur une lecture et une discussion du corpus psychanalytique consacré à la procréation, et discute la thèse de la liberté de procréation au profit d'une pensée, à la fois critique et normative, de la solidarité procréatrice.
    Normalienne, agrégée et docteur en philosophie, master en sciences politiques, chargée de recherche au CERSES (Centre de recherche sens, éthique et société, CNRS-Université Paris Descartes), Marie Gaille est notamment l'auteur de La valeur de la vie (Les Belles Lettres, 2010) et Machiavel et la tradition philosophique (PUF, 2007).

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  • Dans une démarche médico-philosophique, Marie Gaille expose la façon dont l'environnement est essentiel pour comprendre la santé et la maladie : comment s'articulent les notions de santé, de maladie et d'environnement ?
    Une première partie replace la relation entre la santé et l'environnement dans l'histoire de la médecine. La deuxième partie met au premier plan le point de vue du patient en invoquant notamment Canguilhem et Merleau-Ponty, concevant la maladie non plus comme la résultante de plusieurs causes extérieures, mais comme une expérience vécue. Dans la troisième partie enfin, l'auteur prolonge sa réflexion en mettant en perspective la santé avec la question écologique. L'écologie de la santé implique alors de ne pas cantonner la réflexion au seul être humain mais de le considérer en interaction avec les autres êtres vivants et la biosphère.

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  • « Ce n'est plus une vie », « je veux encore vivre, même avec cette maladie », « ma vie n'a plus de valeur » : confronté à la maladie, à la déchéance physique, à la perte provisoire ou définitive de certaines capacités, chacun d'entre nous peut être conduit à énoncer de tels propos. Quoi de plus délicat cependant, que l'évaluation de la valeur de la vie ? Cet ouvrage aborde le sens et la portée de cette réflexion dans une situation où elle s'impose dans toute sa radicalité : celle des décisions de maintien ou d'interruption de la vie prises au chevet du patient dans les hôpitaux. En choisissant d'aborder ainsi la question de la valeur de la vie, ce livre fait le pari qu'une approche philosophique nourrie par une rencontre avec l'univers de la médecine contemporaine éclairera davantage le sens de cette notion, son fondement et ses limites, qu'une approche abstraite de tout contexte.
    La démarche cherche aussi à établir un dialogue entre philosophes et médecins en proposant une analyse des différents contextes thérapeutiques où une décision de maintien ou d'interruption de la vie doit être prise. À la lumière de cette analyse, l'ouvrage propose une réflexion critique sur les usages de l'idée de valeur de la vie pour en désavouer la pertinence et en nier la légitimité éthique. Les patients, malades mais aussi citoyens, doivent forger en concertation avec les médecins d'autres critères pour fonder une décision aussi déterminante que celle de maintenir ou d'interrompre le cours d'une vie humaine.

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  • La collection "Philosophies" dirigée par Ali Benmakhlouf, Jean-Pierre Lefebvre, maître de conférences à l'École normale supérieure, Yves Vargas, professeur au Lycée d'Arras et Pierre-François Moreau, professeur à l'École normale supérieure de Fontenay St-Cloud, se propose d'élargir le domaine des textes et des questions philosophiques pour en ouvrir l'accès à un public plus large. Chaque volume facilite la lecture d'une oeuvre ou la découverte d'un thème par une présentation appropriée au matériau philosophique.

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  • Le citoyen

    Marie Gaille

    Une série de textes sur : Définitions du citoyen; Les fins de la citoyenneté ; La citoyenneté en pratiques ; Les citoyens gouvernants : élite ou citoyens ordinaires ? ; Du devoir d'obéissance à la désobéissance civile.

  • Apparu dès l'Antiquité avec l'émergence de la démocratie athénienne, le citoyen est une catégorie indispensable pour concevoir l'inscription de l'individu dans un système politique. Pourtant, il reste extrêmement complexe à définir : la citoyenneté est-elle un statut ou un droit? Penser le citoyen revient à dresser l'inventaire des comportements prescrits au sein de la communauté, une série de droits et de devoirs qui permettent de distinguer le bon du mauvais citoyen. Égalité devant la loi, protection de la personne, liberté d'opinion, de parole ou de croyance... les droits du citoyen sont-ils une garantie ou une limitation des droits de l'homme? S'ils sont un privilège accordé sans condition aux habitants d'un État, comment expliquer l'existence d'apatrides ou de lieux de marginalisation (asile, prison)? La citoyenneté est-elle un facteur d'inclusion ou d'exclusion?

    Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur le citoyen, de Platon à Manin, en passant par Aristote, saint Augustin, Marsile de Padoue, Hobbes, Locke, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Kant, Fichte, Hegel, Tocqueville, Marx ou encore Arendt.

  • Particules nocives dispersées dans l'air, zone d'habitation souillée par des déchets toxiques, revêtements intérieurs nuisibles à la santé, perturbateurs endocriniens... Cette actualité alarmante expose notre vie quotidienne à des risques difficilement imaginables. Les catastrophes aux conséquences diverses, si elles font les grands titres de la presse, suscitent des controverses où de nombreux acteurs interviennent : gouvernants, juristes, scientifiques, entreprises, associations et collectifs de citoyens. À quel facteur imputer la ou les cause(s) et selon quelle procédure ? Comment déterminer le facteur décisif ?
    Cet ouvrage donne les clés de compréhension de ces controverses et de leurs enjeux. Comme l'identification des produits nocifs et des seuils de dangerosité pour la santé humaine exigent des interventions relevant de champs différents, biologistes, toxicologues, épidémiologistes, géographes, sociologues, politistes, juristes, philosophes sont ici mobilisés.
    Ce sont en quelque sorte les conditions de l'expertise qui nous sont dévoilées, son parcours, son passage, sa « traduction » et ses blocages entre scientifiques, industriels, et instances décisionnaires ou associations.
    Un livre rare, proprement politique.

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  • Les écrits de Machiavel et son personnage hantent nos réflexions politiques depuis le début du XVIe siècle. Machiavel, auteur d'une oeuvre « écrite avec les doigts de satan » ? et pourtant...
    C'est d'abord la richesse de style et de genres qui apparaît à qui se penche sur cette oeuvre sans se contenter du best-seller qu'est Le Prince.
    Marie Gaille restitue Niccolò Machiavelli en son temps et en ses lieux : ses missions au service de Florence, son arrestation par les Médicis en 1513 et la torture à laquelle il fut soumis, sa frustration lorsqu'il fut écarté des affaires de la cité, l'âpre réalité politique et militaire des années 1490-1530... Et l'on voit comment sont nées une pensée et une écriture politiques parmi les plus fascinantes qui soient.

  • C'est souvent à partir des situations exceptionnelles et dramatiques que la question de la propriété du corps humain se trouve posée dans nos sociétés, que l'on songe aux débats relatifs à l'euthanasie. Dans ce contexte, les juristes mais aussi les philosophes et les hommes politiques se voient reprocher d'être toujours en retard par rapport aux avancées des pratiques médicales. Les outils manqueraient aux citoyens pour comprendre et mesurer l'importance de ce qui se joue dans les décisions qu'ils ont à prendre tout au long de leur vie, au sujet de leur corps ou des corps de ceux qui leur sont proches.
    L'histoire des pratiques médicales, celle de nos traditions religieuses, politiques, et philosophiques, l'examen des doctrines juridiques et des concepts qu'elles proposent pour définir le statut du corps humain, la prise en compte enfin des théories de la justice permettent pourtant de constater que nous sommes loin d'être démunis pour penser le statut du corps dans nos sociétés. Cette voie rend possible une véritable confrontation entre les différentes positions et revendications exprimées à propos de la propriété du corps, en lieu et place du dialogue de sourds auquel nous assistons trop souvent.

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  • Cabanis (1757-1808), ce médecin révolutionnaire, est d'abord de son siècle. Homme de salon, il fréquente Turgot, Condorcet, d'Holbach. Il est un intime de Mirabeau qu'il assiste dans ses derniers instants. Avec le Premier consul et Napoléon, il entre à l'Institut et devient sénateur... Derrière l'image artificielle d'un notable se contentant de suivre le cours de l'histoire et de l'auteur d'un seul ouvrage, le fameux Rapport du physique et du moral (1802), se cache un grand humaniste que Marie Gaille nous propose de redécouvrir.

    « Des observations sur les hôpitaux » à « Quelques principes et quelques vues sur les secours publics », c'est un praticien, proche de nous, qui se dévoile. Sa conception de la médecine déborde le seul savoir des organes et des mécanismes physiques : pour Cabanis, la physiologie, l'analyse des idées et la morale ne sont que les différentes branches d'une seule science, la science de l'homme. Les textes choisis par Marie Gaille nous font découvrir un médecin réformateur, intervenant dans l'espace public, prenant en compte aussi bien le médecin que le patient, le citoyen que le pouvoir politique, le nanti que le démuni. Une approche globale, proprement politique, étonnamment contemporaine.

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  • Cet ouvrage pluridisciplinaire propose le premier état des lieux en langue française des enjeux récents des neurosciences cliniques, étudiés à partir d'une technologie donnée : la stimulation cérébrale profonde. Soin innovant et outil de recherche expérimentale, geste chirurgical et implant cérébral, thérapie neurologique et psychiatrique, soin au long cours pour maladie chronique... la stimulation cérébrale profonde est tout cela. Sa complexité ne se résume ni à l'objet implanté dans le corps humain, ni aux gestes thérapeutiques permettant de le faire fonctionner : elle résulte de la combinaison de ces facettes, des relations nouées entre les différents acteurs de son développement chercheurs, soignants, industriels, patients, familles, associations et de l'intrication de différents types de normes éthiques, juridiques et techniques. Réunissant les analyses d'historiens, juristes, philosophes, sociologues et anthropologues, ce collectif soulève une série de questions contemporaines majeures concernant les dynamiques d'innovation thérapeutique en neurosciences et leur régulation, les conceptions du soin et de la maladie, les transformations des relations entre recherche fondamentale, recherche clinique et soin, et le vécu des patients et de leur entourage.

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