Martin Dumont

  • Ici, on ne parle que de ça. Du pont. Bientôt, il reliera l'île au continent. Quand certains veulent bloquer le chantier, Léni, lui, observe sans rien dire. S'impliquer, il ne sait pas bien faire. Sauf auprès de sa fille. Et de Marcel qui lui a tant appris : réparer les bateaux dans l'odeur de résine, tenir la houle, rêver de grands voiliers. Alors que le béton gagne sur la baie, Léni rencontre Chloé. Elle ouvre d'autres possibles. Mais des îles comme des hommes, l'inaccessibilité fait le charme autant que la faiblesse. 

  • Sommaire Introduction Chapitre I - Tensions et violence de l'annonce de maladie 1 - La violence de l'annonce Une vie disloquée L'annonce à faire par le patient Parole et action Le silence de la douleur 2 - Une parole difficile L'angoisse d'avoir à dire Pauvreté du langage 3 - Un noeud de la relation médicale Chapitre II - Les écueils de l'annonce de la maladie 1 - L'annonce brutale 2 - L'annonce escamotée 3 - L'annonce ratée Chapitre III - Comment porter les difficultés de l'annonce ?
    1 - L'origine éthique du langage 2 - Les conditions d'une parole juste Engagement Risque Courage Que dire ?
    Peut-on mentir ?
    3 - L'annonce comme engagement dans le temps de la relation 4 - Après l'annonce

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  • Quand on lui demande qui est la France, le pape François répond : « La fille aînée de l'Église, mais pas la plus fidèle. » Depuis la Révolution, les pontifes n'ont eu de cesse de rappeler notre pays à ses devoirs, tout en usant d'indulgence, et en rendant hommage à une nation dépositaire d'une vocation. Ce sera Pie VI louant la France, « miroir de la chrétienté et inébranlable appui de la foi », Léon XIII chérissant « la très noble nation française », Pie XI faisant de Thérèse de Lisieux sa « chère étoile », le futur Pie XII célébrant à Notre-Dame de Paris la « vocation chrétienne de la France », Paul VI déclarant, entre deux sessions conciliaires, qu'elle est « le four où se cuit le pain intellectuel de la chrétienté ». Des lendemains de 1789 à nos jours, voici la fresque de plus de deux siècles d'amour, de déchirements et de réconciliations.

    Né en 1983, Martin Dumont, docteur en histoire, est secrétaire général de l'Institut de recherche pour l'étude des religions (université Paris-Sorbonne). Il a publié Le Saint-Siège et l'organisation politique des catholiques français aux lendemains du Ralliement. 1890-1902.

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  • Cet ouvrage apporte de nouveaux éclairages sur le rôle joué par le Saint-Siège dans le lent processus de structuration politique des catholiques français à la fin du XIXe siècle, après l'événement qu'a constitué le Ralliement. La stratégie pontificale d'acceptation tactique de la République afin de la christianiser de l'intérieur bute sur ce dilemme, qui oppose tenants du droit commun et catholiques intégraux : faut-il choisir la défense confessionnelle, au risque de passer sous silence la question constitutionnelle, ou privilégier le ralliement à la République, en plaçant au second plan la cause de la religion ?
    Organisé en trois parties distinctes, l'ouvrage étudie dans un premier temps les tentatives de restructuration des forces catholiques, en mettant en lumière les hésitations quant au positionnement idéologique à adopter, jusqu'aux élections de 1893. Dans une seconde partie, sont analysés les efforts menés afin d'obtenir l'union des esprits, aboutissant à la Fédération électorale autour du catholique républicain Etienne Lamy, qui bénéficie d'un timide soutien du Saint-Siège. Une troisième partie s'attache à mettre en évidence les nouvelles divisions qui frappent les catholiques français à la suite des législatives de 1898, aggravées par la politique du gouvernement Waldeck-Rousseau, entraînant un nouvel échec lors des élections de 1902, malgré la formation de l'Action libérale, par Jacques Piou.

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  • Alors que le monde est secoué par les effets dévastateurs d'une pandémie, la question du soin est plus que jamais au coeur des enjeux de notre société. Les auteurs et interlocuteurs de la collection " Questions de soin " prennent la parole et proposent ici leur contribution à cette réflexion, comme autant de jalons pour l'avenir. Au-delà de l'intervention, sur le moment, il faut en effet reprendre et s'appuyer sur le temps de la recherche, de la pratique, de l'enseignement à tous niveaux, du débat public sur le long terme, qui sera aussi celui de cet événement hors-normes

  • « L'amour de Dieu et le malheur » (1942) de Simone Weil pose de manière tranchante la question du soin qui peut être apporté aux êtres humains dans le malheur, interrogeant la possibilité de l'amour qui se dessinerait néanmoins dans la plus profonde détresse alors même que le malheur semble interdire toute capacité à aimer encore, jusqu'à susciter le dégoût. Que peut encore le soin dans ces situations extrêmes ? Touche-t-il ici ses limites ? Encore faut-il apprendre à percevoir le malheur lui-même, qui sait si bien se rendre invisible et dont nous détournons volontiers le regard ; Simone Weil nous y enjoint. Prenant appui sur leur expérience propre, des médecins, philosophes, sociologues et écrivains proposent une réception du texte de Simone Weil à la coloration à chaque fois spécifique, participant à un approfondissement des questions les plus contemporaines et les plus urgentes pour penser le soin. C'est également un apport essentiel et pourtant peu connu de la pensée de Simone Weil qui est ici exploré.

  • Issu d'une journée d'études organisée par l'Institut de recherche pour l'étude des religions à la Maison de la recherche de l'université Paris-Sorbonne en avril 2011, ce volume regroupe dix interventions, étudiant, sur une période de cinq siècles, les rapports entre musique et religion, touchant plus spécifiquement les confessions chrétiennes.

    La musique religieuse a pour but premier la louange divine, mais elle prend des formes variées, présente dans la liturgie catholique ou protestante - plain-chant, essor du chant des psaumes en langue vernaculaire après la Réforme (Goudimel, Janequin...) - mais également dans les concerts spirituels aux XVIIe et XVIIIe siècles, destinés à assurer par là une forme de prédication à destination des fidèles.

    Si la religion tient une très large part dans l'oeuvre des compositeurs du XIXe siècle, ce siècle est également celui d'un foisonnement d'initiatives, en France mais aussi en Belgique, destinées à retrouver la pureté originelle du chant liturgique et séparer l'Église de l'Opéra, en particulier sous l'impulsion du bénédictin Prosper Guéranger, ainsi que, notamment, Joseph d'Ortigue, Charles Bordes ou Déodat de Séverac. Ce mouvement mène à un renouveau de la musique liturgique au XXe siècle, du motu proprio du pape Pie X, Tra le sollicitudine (1903) à la constitution conciliaire Sacrosanctum concilium (1963), conduisant dans le même temps à la redécouverte d'un vaste patrimoine musical religieux populaire.

    Ont participé à ce volume : Yves Bruley, Céline Drèze, Martin Dumont, Marie Goupil-Lucas-Fontaine, Pierre Guillot, Sophie-Honorine Hanc, Enrique Pilco Paz, Michel Steinmetz, Jean-Jacques Velly, Edith Weber.

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