Fayard

  • Le point de vue éclairé de deux économistes d'aujourd'hui, sur cette crise inédite du Covid-19 qui met les Etats devant des responsabilités fortes.
    Penser l'après-Covid est vital. Deux scénarios sont envisageables. Le premier est celui d'une aggravation de la crise sanitaire, économique et sociale, faute de réponses adaptées. Le scénario alternatif est celui de la maîtrise, même imparfaite, de la pandémie et d'une refondation de l'économie mondiale sur des bases plus saines et durables.

    Pour définir où se fixera le curseur entre ces deux scénarios, tout dépendra des politiques économiques et sanitaires mises en oeuvre - de l'entreprise à l'économie mondiale en passant par un nouveau paradigme du travail et de l'emploi. Première solution : le repli sur soi, le protectionnisme et la guerre des monnaies, terreau de tous les populismes. Seconde solution : la prise de conscience que la coopération et la solidarité sont les seuls piliers d'une sortie de crise par le haut.

    La politique à mettre en oeuvre ne peut pas être réformiste. Il faut des ruptures. Ce livre court et incisif en propose huit (revenu universel de base, transition énergétique, décentralisation, syndicalisme...). Il dessine ainsi le « chemin de crête » étroit qu'il est possible de suivre pour sortir de cette crise historique de manière équitable et pérenne.

  • Au tournant du siècle, l'Occident se rêvait sur les chemins de la croissance et du progrès, porté par la mondialisation et la révolution technologique. Il aura fallu moins de deux décennies pour que le rêve vole en éclats. Chômage, précarisation de l'emploi, baisse du niveau de vie, creusement des inégalités, poussée de la pauvreté, déclassement des classes moyennes... Les salariés sont exaspérés. Non seulement ils sont les grands perdants des bouleversements qui secouent la planète, mais ils redoutent aussi d'être bientôt « débranchés » par un robot... Et s'ils finissaient par se révolter ?
    Les auteurs analysent les mutations profondes qui sont à l'oeuvre dans l'économie mondiale et fondent aujourd'hui la colère des classes moyennes et populaires. Ils proposent des pratiques nouvelles afin que la belle formule de capitalisme « inclusif », qui fait les délices des think tanks et autres cénacles, trouve enfin sa traduction concrète. Les Européens peuvent et doivent ouvrir la voie d'un nouvel âge du capitalisme, loin des excès et dérives du système actionnarial anglo-saxon qui mène et désormais menace le monde.

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  • Cessons de nous voiler la face : les prévisions de croissance retrouvée que nous égrènent, depuis 2009, les gouvernements successifs sont une vaste plaisanterie. 2 % de croissance en 2016 : même pas en rêve ! Pas plus qu'en 2017, en 2018 ou en 2023. La croissance qu'a connue la France à la fin du xxe siècle, fondée sur les gains de productivité et le progrès technique, n'était pas la règle d'un monde nouveau mais l'exception d'une histoire têtue.


    Ce livre démontre, au travers de brefs détours théoriques et de multiples anecdotes, que les rêves de croissance de nos gouvernants sont de funestes chimères. Faut-il pour autant se décourager ? Bien sûr que non. La France ne tombe pas. Elle est au seuil d'un nouveau modèle de développement. Soit elle refuse d'affronter cette réalité et Billancourt, désespéré, pourrait bien basculer dans la violence la plus légitime. Soit elle change de logiciel, elle s'adapte à son nouvel environnement et elle s'ouvre de nouvelles pistes de création de bien-être.

    Ces nouvelles pistes peuvent permettre à notre pays, non pas de raser gratis dès demain, mais d'offrir à sa jeunesse des perspectives qui lui ôtent toute envie de s'enliser dans le triangle des Bermudes que délimitent aujourd'hui le repli sur soi, l'expatriation et la violence.

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  • Depuis des mois, « la » question s'invite dans le débat : la création de l'euro ne fut-elle pas une tragique erreur et ne faudrait-il pas « en sortir » au plus vite ? Après le Brexit, le Frexit ?
    À Paris comme à Londres ou à Rome, le divorce semble consommé entre l'Europe et des citoyens qui ne croient plus que l'Union européenne soit capable de leur garantir prospérité et emploi, et encore moins de relever les défis des années à venir. La belle idée de fraternité européenne a cédé la place à un euroscepticisme vengeur, fondé sur les déceptions accumulées depuis la création de l'euro et le rejet des classes dirigeantes.
    Malfaçons originelles, dérives de la gouvernance... Les auteurs analysent comment l'Europe est arrivée au bord de la dislocation mais surtout pourquoi une « sortie » de l'euro serait une véritable folie qui pénaliserait d'abord les plus fragiles.
    Ils formulent aussi des propositions à la fois économiques et institutionnelles pour sauver l'euro et faire de l'Europe un pôle de prospérité et de stabilité dans un monde de plus en plus imprévisible.

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  • Et si la monnaie était une chose trop sérieuse pour être confiée à nos banquiers centraux ?

    Mario Draghi (zone euro), Janet Yellen (États-Unis) et quelques autres, encore inconnus hier, sont devenus les nouveaux maîtres du monde et jouissent désormais d'un pouvoir fou.

    En 2008, ils ont voulu éviter un désastre encore plus grave que celui de 1929 en injectant des milliers de milliards de dollars ou d'euros dans l'économie. Aujourd'hui, on compte sur eux pour faire repartir la croissance, combattre la déflation, résoudre les problèmes d'endettement des États ou empêcher l'éclatement de l'euro.

    Mais nos banquiers centraux ont échoué à faire redémarrer la machine. Pis encore, en nous inondant de liquidités, ils jouent un jeu dangereux. Par leur inconséquence, ils nous ont installés dans l'ère de la crise financière permanente, où chaque secousse sera suivie de répliques encore plus courtes et dévastatrices.

    Les auteurs décortiquent l'engrenage infernal dans lequel les banques centrales nous entraînent et expliquent à quoi pourrait ressembler une « bonne » politique monétaire, créatrice de prospérité, de richesses et d'emplois.

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  • Les fermetures d'usines et les licenciements se multiplient. Le chômage est au plus haut, la croissance cale et 2013 s'annonce comme une nouvelle année de difficultés et d'inquiétudes pour les Français. Cette dégradation de la situation économique et sociale qui, aujourd'hui, semble irrésistible, vient de loin. La France paie quarante années de politique économique sans vision et les Français leur refus de s'adapter aux mutations qui emportent le monde dans un bouleversement sans précédent. Cette incapacité à affronter le réel, c'est la malédiction française.
    Impossible pourtant d'espérer sortir de la crise sans comprendre d'abord l'enchaînement des événements, sans décrypter les erreurs de politique économique accumulées depuis le premier choc pétrolier.
    De Valéry Giscard d'Estaing à François Hollande, les auteurs ont voulu refaire le parcours de nos apprentis sorciers nationaux pour mieux faire le tri entre les vraies pistes et les faux-semblants, les urgences et les illusions. Pour proposer aussi les réformes plus que jamais indispensables à la modernisation du modèle français.

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  • La désindustrialisation française, dont le pays connaît très mal l´ampleur et les conséquences, a de multiples origines : coût du travail et nature de la fiscalité, inadaptation du système éducatif, la forte aversion pour le risque des petites entreprises, etc. Un cocktail qui condamne trop souvent l'industrie française à un positionnement de milieu de gamme et l'expose à la concurrence avec les pays émergents à coûts salariaux faibles, et qui n'incite guère aussi les entrepreneurs à... entreprendre dans la durée. Pendant longtemps, on a voulu croire que le modèle économique idéal pour les pays les plus riches était d'abandonner l'industrie aux pays émergents et de se spécialiser dans les services et dans les nouvelles technologies. Or, ce modèle fait disparaître les emplois intermédiaires, tandis que la désindustrialisation aboutit à une baisse du niveau des emplois et des salaires, avec la substitution d'emplois de service peu sophistiqués aux emplois de l'industrie. Par ailleurs, il contribue à fragiliser l'équilibre économique du pays puisqu'un pays désindustrialisé ne peut équilibrer son commerce extérieur : il doit donc s'endetter perpétuellement auprès du reste du monde, d'où nécessairement à terme une crise d'insolvabilité, comme celles que l'on observe aujourd'hui en Grèce, au Portugal ou en Irlande. Comment sortir la France de cette impasse ? Peut-on renverser la tendance et réindustrialiser ? Oui, à condition de mettre en place une montagne de réformes structurelles ; une situation que nous exposent avec clarté Patrick Artus et Marie-Paule Virard, afin de préparer un meilleur avenir pour nos enfants.

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