Paul Ardenne

  • L'architecture et l'urbanisme contemporains sont à l'image des fractures qu'engendre le néolibéralisme, système économique inégalitaire aux ambitions mondialistes qu'imposent à l'échelle planétaire les années 1980 puis le tournant du 21e siècle. Une débauche de bâtiments somptuaires, partout, sort de terre, battant des records de luxe, de hauteur et d'affichage publicitaire.
    L'architecture de misère, celle des pauvres, des déplacés économiques et climatiques, au même moment, prolifère. Sur le plan humain, la tension se fait extrême entre, d'un côté, métropoles engagées dans le renouveau et le branding et, de l'autre, masses de population mal logées, rejetées par l'étalement urbain en périphérie des villes ou condamnées au bidonville et à la tente de survie. Maximalisme d'un bord, celui des vainqueurs du système. Précarité de l'autre bord. Contrebuter l'indignité, rétablir plus d'équilibre est à l'ordre du jour. Pour les partisans du « nouveau monde », l'architecture du futur sera éthique et écologique ou ne mérite pas d'être.

  • Dès les débuts du XXe siècle, de nombreux artistes délaissent le territoire de l'idéalisme, rejettent en bloc les formes traditionnelles de représentation et désertent les lieux institutionnels pour s'immerger dans l'ordre des choses concrètes. La réalité devient une préoccupation première, avec, pour conséquence, une refonte du « monde de l'art », de la galerie au musée, du marché au concept d'art lui-même. Émergent alors des pratiques et des formes artistiques inédites : art d'intervention et art engagé de caractère activiste, art investissant l'espace urbain ou le paysage, esthétiques participatives ou actives dans les champs de l'économie, des médias, ou du spectacle. L'artiste devient un acteur social impliqué, souvent perturbateur. Quant à l'oeuvre d'art, elle adopte un tour résolument neuf, problématique, plus que jamais en relation avec le monde tel qu'il va. Elle en appelle à la mise en valeur de la réalité brute, au « contexte » justement. L'art devient contextuel. C'est de cette inflexion, caractéristique de l'art moderne puis contemporain, que nous entretient l'auteur en livrant la première synthèse sur le sujet. Il privilégie les exemples concrets mais aussi les questions que ces pratiques ne manquent pas de soulever.

  • Vaporiser-créer, de la légèreté à la densité L'exposition " AEROSOLTHERAPIE " présente divers travaux plastiques de quinze peintres ou dessinateurs utilisant tous l'aérosol ou l'ayant utilisé - Jules Olitski et Roland Topor, de la partie, sont décédés respectivement en 2004 et 1997. Cette utilisation s'avère d'une nature diverse, protéiforme. Certains artistes ont recours à la bombe de peinture de manière exclusive, soit pour tracer, soit pour recouvrir la toile ou le support du dessin.
    D'autres, plus parcimonieux ou plus aventureux, en usent en complément de manières de peindre ou de dessiner plus conventionnelles. Le spray, l'acte de vaporisation, vient dans ce cas enrichir à la fois leur palette, la composition et l'effet stylistique produit. L'aérosolthérapie, la technique de soin qui fournit à l'exposition son intitulé, consiste à faire inhaler à un malade, par nébulisation, des médicaments en suspension dans un gaz, et ce, pour acheminer dans ses voies respiratoires un micro-brouillard (l'aérosol au sens strict) de substances curatives.
    Rapporté à l'expression artistique, le principe aérosol-thérapeutique entend suggérer que la peinture aérosol, la Spray Painting, n'est pas sans effet sur l'état même de la représentation, picturale comme graphique. Légère par sa matière mais dense par ses effets, celle-ci peut agir comme une relance inventive, comme un renforcement, comme un étai bénéfique. Son pouvoir de dynamiser l'art pictural ou le dessin en fait un allié essentiel, fraternel, secourable au besoin, de la création plasticienne.

  • Quatre amis d'un village perdu du sud-ouest français décident de servir la cause du bien. Du Bien avec majuscule.
    Ce service généreux les pousse dès l'enfance à multiplier les bonnes actions sans jamais se ménager, jusqu'à l'extravagance parfois. Le Bien est leur combat et leur religion, à jamais et jusqu'au bout. Devenus adultes, cette singulière bande de Quatre intensifie son apostolat en s'engageant dans le SSA, le Service de Santé des Armées. Des soignants sous l'uniforme, Pro Patriae et Humanitate, « Pour les Patries et pour l'Humanité ». Leur amour absolu du Bien et du soin - la « soignure » -, pour des raisons obscures, tourne au carnage. Les Quatre, des saints laïcs pourtant, deviennent des anges exterminateurs.

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  • Croît de la pollution, raréfaction des ressources, dérèglements météorologiques, réchauffement climatique - Le désordre écologique est en route, lourd de menaces pour la survie des espèces, dont la nôtre.
    Bien des créateurs, conscients de l'urgence d'une réplique « verte », s'engagent et instituent de nouvelles normes d'expression, d'essence écologique. Pour changer les mentalités, pour réparer, pour refonder l'alliance avec la Terre, jusqu'à nouvel ordre notre unique zone d'habitat possible. Car l'anthropocène est là, cette ère de la vie de notre planète où les effets de l'activité humaine affectent celle-ci, en surface et dans l'atmosphère, plus que l'action tellurique. Ce qu'il faut, c'est agir, s'investir, susciter une symbolique du combat et de l'éthique.
    Adaptées aux exigences du développement durable, les oeuvres plasticiennes éprises d'écologie adoptent des formes inusitées : travail dans et avec la nature, développement de laboratoires, pratique du recyclage et des interventions éphémères, création collaborative et poétique de la responsabilité...
    L'annonce d'un âge nouveau de l'art.

  • Dessinateur, inventeur de formes plastiques, Rodolphe Barsikian est un artiste d'aujourd'hui : ses techniques fétiches sont l'ordinateur, la souris de l'ordinateur et les logiciels de graphisme.
    Adepte du dessin vectoriel, une graphie numérique fondé sur le point, la ligne et l'organisation géométrique, ses compositions cumulent la « ligne claire » du dessin technique et une foisonnante puissance d'invention esthétique. De facture abstraite surtout, déclinées en tableaux ou en agencements modulaires 3D, ses créations sont à la fois contrôlées, ciselées à l'extrême mais aussi éruptives, marquées par une implicite fascination pour le désordre, la désorganisation, la remise en jeu.
    Créer, pour Rodolphe Barsikian, implique d'aller au-delà le seul effet plastique, et d'inscrire sa vie dans des lignes, des trajectoires graphiques qui redoublent, dans la matière visuelle des signes, un chemin existentiel. Ses compositions génèrent l'image forte et compulsive d'une existence en mouvement pour laquelle l'exercice du dessin est le battement de coeur, le sismographe, à cette fin : enregistrer chaque instant pulsionnel, chaque vibration, chaque sensation.

  • Henri-Georges Clouzot, 1907-1977, cinéaste français, auteur mémorable de plusieurs chefs-d'oeuvres du Septième art que tout un chacun a en tête : Le Corbeau (1943), Manon (1949), Quai des Orfèvres (1947), Les Diaboliques (1955), Le Salaire de la peur (1953), La Vérité (1960), La Prisonnière (1968).. Le réalisateur, aussi, du Mystère Picasso (1956), qui reste à ce jour un exemple inégalé de saisie, par l'oculus cinématographique, de la création plasticienne en train de se faire. Pour la première fois dans l'histoire du cinéma, un peintre (et quel peintre : rien moins que le créateur immortel de Guernica) réalise sous les yeux du spectateur plusieurs tableaux, une création dont on a tout loisir dedécouvrir alors toute la complexité, et les errements, en témoin privilégié.

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  • Qui est à ce jour l'artiste, et comment travaille-t-il ? Que fait la critique d'art, et de quelle façon ?
    Qu'est-ce qu'une exposition, une collection ? Quels sont les territoires de l'art, ses « champs », son ou ses peuples, ses appareils, son futur ? Comment le pouvoir de décision se distribue-t-il ?
    L'art contemporain se porte bien. On ne serait pourtant pas mécontent qu'il mène sa barque autrement. La bonne norme serait que l'artiste ait le pouvoir, et non d'abord ceux qui gravitent autour de lui. L'artiste contemporain n'a que des amis : critiques d'art, commissaires d'exposition, marchands, collectionneurs - tout ce beau monde le requiert, effi cace et conciliant. Chacun de ces acteurs, dans le « système » de l'art, a sa place. Certains orientent le goût quand d'autres le construisent, le consacrent, le monnayent ou le confi squent à leur profi t. Faut-il le rappeler : la création artistique n'est en rien un « pour soi ». Le simple fait qu'elle s'offre au regard d'autrui la défi nit d'offi ce comme une pratique publique.
    Quel constat la période récente impose-t-elle ? Ceux qui gravitent autour de la création artistique ont sans doute pris trop d'ascendant sur celle-ci. Et acquis à la fi n trop de pouvoir, à commencer par la détention de l'espace critique (revues, médias), de l'espace d'exposition (lieux d'art contemporain, biennales), de l'espace institutionnel (aide à la création, résidences d'artistes, commande publique), de l'espace matériel enfi n (galeries, collectionneurs).
    L'artiste n'est plus le seul à avancer ses options, sa matière grise et son offre plastique. Le voici devenu non plus un décideur mais un outil. L'âge moderne, celui des manifestes, de l'arrogance intellectuelle, des experts omniscients, a fait son temps. Faire valoir un point de vue, dans notre moment postmoderne, consiste plus utilement à avancer des hypothèses. L'heure est aux vérités, au pluriel.
    Heureux les créateurs ? L'art contemporain irradie mais la mariée pourrait bien être trop belle, et quelque peu perverse.

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  • Précédemment connus sous le nom de 5+1AA, les Atelier(s) Alfonso Femia sont une agence d'architecture et d'urbanisme implantée à Paris, Milan et Gênes. Leurs réalisations ont déjà fait l'objet de plusieurs livres, dont La Tour horizontale, Les Docks de Marseille ou encore Le Nouveau palais du cinéma de Venise, avec Rudy Ricciotti (tous édités par AAM Éditions - Ante Prima). Nouvelle monographie consacrée aux travaux d'Alfonso Femia, + D'Architecture s'attache à retracer le parcours de l'architecte à la lumière d'un thème cher à son coeur : la « générosité ». Illustré de photographies de Luc Boegly, explicité sous la plume de Paul Ardenne, l'ouvrage présentera projets emblématiques de l'agence et nouvelles réalisations, comme le nouveau siège de BNL-BNP Paribas à Rome, le nouveau showroom Iguzzini à Milan, ou la Dallara Academy à Varano de' Melegari.

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  • Cet essai a été rédigé à l'occasion de l'édition 2012 du Printemps de Septembre à Toulouse, festival de création contemporaine. Paul Ardenne en était le directeur artistique, avec ce thème général, « L'Histoire est à moi ! » L'auteur, historien de formation, interroge ici son rapport particulier au temps historique et le sens de sa passion pour l'Histoire. Le passé est nécessaire pour vivre au présent mais il est le passé, une perte. Sauf s'il est ressaisi comme une matière à incorporer, où se couler, dont extraire une forme de vie. Quand l'Histoire se fait sensation, incarnation, chair.
    Il n'est pas d'Histoire qui vaille sans l'élaboration d'un lien intime entre elle et nous, un lien qui est non plus seulement l'Histoire avec ses faits mais nous dans l'Histoire tout comme l'Histoire en nous, un mélange d'événements mais aussi d'affects, de fantasmes - une construction en vérité très personnelle.

  • L'agence Franklin Azzi Architecture fait actuellement partie des jeunes cabinets d'architecture talentueux et dynamiques en France. Récompensée par les Nouveaux albums des jeunes architectes (NAJA) et des paysagistes en 2008, la démarche de l'agence est fondée sur la recherche, l'économie du geste et l'innovation. Elle interroge la notion de modèle en architecture pour mettre en oeuvre des projets exceptionnels, parmi lesquels :
    - le réaménagement des berges de la rive gauche de la Seine à Paris, en cours, - la reconfiguration des halles Alstom en Ecole supérieure des beaux-arts à Nantes, livraison prévue en 2014, - l'immeuble de bureaux C2 dans la ZAC des Docks à Saint-Ouen, livraison prévue en 2013, - les nouvelles boutiques Isabel Marant en France (Printemps Haussmann, Le Bon Marché...) et à l'international (Pékin, Los Angeles ...), livrées entre 2010 et 2013, - les nouvelles concessions environnementales Audi sur le territoire français, livrées entre 2009 et 2013, - les réhabilitations de la gare Saint-Sauveur et du Tripostal en centres culturels à Lille, livrées en 2009 et 2010.
    L'ouvrage présente une vingtaine de projets et réalisations de grande qualité de l'agence Franklin Azzi Architecture depuis sa création, accompagnée de plans et de photographies.

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  • Voici dix ans, Paul Ardenne livrait avec Art, l'âge contemporain une synthèse qui fit date, présentant dans toute sa richesse et sa complexité la création plastique du dernier tiers du XXe siècle. Art, le présent est la suite de cette étude. L'auteur s'y consacre à l'examen des formes plastiques qui émergent autour de l'an 2000, une production artistique pro-fuse qu'il analyse en qualité de chercheur en esthétique mais aussi de témoin direct. L'affaiblissement des postures radicales et modernistes, et l'irruption conjointe de la postmodernité enregistrés par les trois dernières décennies ont pour effet une rapide mutation culturelle, tôt sensible dans le champ des arts plastiques. L'âge des avant-gardes, de façon définitive, est révolu, l'art échappe aux lois, aux dogmes, aux manifestes. Son sens, du coup, devient plus incertain, de même que ses méthodes, sa fonction sociale. Cette plus grande incertitude à cerner la définition de l'art et, partant, la fonction même de l'artiste aboutit à une crise de l'autorité du point de vue, avec son inévitable conséquence, une poétique débridée et interrogative, voire erratique. Nul domaine de la " vie " - esthétique, social, politique - sur lequel la création plastique ne vienne à présent mordre, en un mouvement d'ouverture totale et d'expansion indéfinie des formes. De cette nouvelle donne résultent une création en butte aux quêtes d'identité, confrontée notamment au problème générationnel, plus une autre, expérimentale, élastique et mutante, variant concepts, méthodes, styles et finalités. L'art adopte un aspect protéiforme, il offre une richesse plastique encore jamais connue. Cet essai en fait le tour, sans restriction, au risque assumé de la surabondance des entrées, dans une perspective archéologique plutôt que critique : dire l'art tel qu'il est, et non ce qu'on voudrait qu'il soit.

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  • Catalogue de l'exposition éponyme qui se déroule à Topographie de l'art, Paris 3e, du 8 février au 4 avril 2020.
    Les oeuvres de 17 artistes : Art Orienté Objet, Joseph Beuys, Tïa-Calli Borlase, Mat Collishaw, Alix Delmas, Jan Fabre, Robert Gligorov, Horst Haack, Joël Hubaut, Joachim Koester, Léa Le Bricomte, Catherine Mainguy, Joanna Malinowska, Maël Nozahic, Agnès Pezeu, Abraham Poincheval et Camille Sabatier.
    Nombreux aujourd'hui sont les artistes, qui réquisitionnent à leur profit la figure de l'« animal » pour y mélanger leur propre figure d'être humain, faisant acte, de façon consentie, d'« humanimalité ».
    Convoquant l'animalité, c'est aussi la pars animalis d'eux-même qu'ils font remonter jusqu'à leur oeuvre - en espérant que plus de sens soit donné, par le truchement de l'animal, à ce qu'ils sont.

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  • Paul Ardenne, historien et critique d'art, s'est longtemps considéré comme un "mort pour la littérature". La parution récente, chez Grasset, de son roman Sans visage, prouve que le cadavre était encore vivant. Exhumés dans ce volume, deux romans "posthumes" : La Halte et Nouvel Âge. La Halte : Une histoire de la civilisation occidentale, côté propos de table. Cette Maligne Comédie a tout d'une tragédie bancale.
    Un dimanche dans un restaurant au bord d'un fleuve, des personnages aux allures d'archétypes forment des idées floues, ou absconses. Ils palabrent jusqu'à s'assommer de paroles. Une histoire du temps arrêté, où l'action, à patiner, met à nu ses ressorts inavoués, au bénéfice des lectures lentes de la vie. Nouvel âge : Pour Victor L, affable directeur du périodique La Nouvelle Harmonie, l'époque est faite pour exciter l'esprit.
    L'obsession de Victor : convaincre. Son sujet chéri : l'idéal. La culture nouvelle, voilà ce qui le travaille. Culture nouvelle, c'est maintenant, autour de nous, partout. Un recommencement de l'histoire. Comment ? Tout a changé et vous n'avez rien remarqué ? Classique : on ne voit jamais l'évidence.

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  • Rapportée à la ville en général, à son architecture et à ses modes d'habitat, la " mondialisation " égale moins d'Ailleurs et plus d'Occident. Évolution dommageable ? Évolution, du moins, que l'auteur de cet ouvrage a soin de constater et d'analyser sur site, d'un bout à l'autre du monde actuel, sans s'en déclarer d'entrée de jeu l'avocat ou le pourfendeur. En 2005, Paul Ardenne nous livrait un récit de voyages dont la ville était le sujet principal avec cette double interrogation : comment, aujourd'hui, la bâtit-on, et comment y habite-t-on ? La réflexion proposée, moins celle d'un globe-trotter que d'un géographe pointilleux, fait une large part à la description, aux faits, à la vie même. Paul Ardenne revient aujourd'hui sur cet ouvrage et nous propose une version entièrement revue et augmentée de nouveaux chapitres.

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  • " l'ambition de fgp, lorsque se constitue, en 2004, ce trio d'architectes- urbanistes, est d'abord "désurbanistique".
    Désurbaniser ? le sens de ce néologisme est explicite : corriger us et coutumes en matière d'urbanisme dominant. on se souvient des "désurbanistes" soviétiques, engagés dans un bras de fer impitoyable avec les vieilles conceptions urbaines de leur temps. on verra en fgp, dans un même esprit, un collectif de combat mais adapté, celui-ci, au xxie siècle, que marque le développement désordonné du fait urbain global.
    Des stratèges de la requalification urbaine harmonieuse. [. ] trois individualités, trois signatures que la logique, au regard du moins de leurs inflexions architecturales respectives, n'eût pas de facto mariées. à l'arrivée, pourtant, un trio détonant mais dont chaque élément soutient et se fait fort de relancer efficacement les deux autres, non d'ailleurs toujours dans la sérénité. oú ferrier invoque l'optimum techno- écologique, gazeau souscrit plus volontiers au principe de la beauté juste et paillard à celui de l'énergie vitale impulsée jusqu'au coeur du projet.
    " paul ardenne.

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  • La cité de la voile éric tabarly, réalisée par l'architecte jacques ferrier, allie stricte fonctionnalité et élégance pure.
    Servant tout à la fois de point d'amarre aux légendaires pen duick, de centre d'exposition consacré au nautisme et de garage d'entretien, ce bâtiment se présente comme un exemple particulièrement maîtrisé d'esthétique fonctionnelle. la forme, celle, élémentaire, d'un "shed ", n'y doit rien à l'invention. elle résulte de l'usage attendu du bâtiment, de son contexte - la base sous-marine de keroman -, de l'intégration raisonnée des contraintes du lieu, écologiques y compris.
    Surélévation gracile, adjonction judicieuse d'un campanile marin, relation harmonieuse au site mais aussi facilité d'usage et hautes performances énergétiques : jacques ferrier signe là un véritable hommage à la logique architecturale.

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  • Art, l'age contemporain

    Paul Ardenne

    Finissons-en avec un préjugé tenace : non, l'art contemporain n'est en rien la laborieuse continuité de l'art moderne.
    Tout le contraire, en vérité. oú les audaces de la modernité artistique, entre abstraction, autonomie et désacralisation, purent laisser craindre un tarissement de la création plastique, l'art contemporain se signale plutôt par sa formidable profusion, son indéniable inventivité, une notable capacité à assimiler autant qu'à recycler son environnement. au juste, il n'est aucun domaine, esthétique, social, politique, dont l'art contemporain ne s'empare bientôt pour affirmer sa vision singulière des choses, avec ce résultat : une lecture sûre, précise, souvent coupante, de la réalité.

    Envisageant le mouvement de l'art entre les années soixante et les derniers moments du xxe siècle, cet ouvrage s'articule autour de deux grandes séquences.
    Développant les critères de modernité, d'avant-gardisme et de postmodernité, s'attachant de surcroît à tracer une figure de l'artiste en pleine mutation, une première partie examine en les inventoriant les fondements historiques de l'art contemporain.
    Descriptive autant qu'analytique, une seconde partie présente l'art de la fin du xxe siècle dans la diversité de ses composantes et de ses évolutions plastiques : "néo-peinture", art tridimensionnel sous ses formes multiples, création d'essence technologique, esthétiques d'intervention sociale, représentations "brouillées", art du "presque rien". un ultime chapitre est consacré à l'examen des rapports entre art vivant et institutions, rapports envisagés à travers les aspects dorénavant cardinaux et de l'intégration de l'art dans l'économie des biens politico-culturels.

    Se tenant à distance des polémiques récurrentes relatives à l'art d'aujourd'hui, lesquelles tendent volontiers à dénier sa valeur à la création contemporaine la plus avancée, art, l'âge contemporain se présente moins comme un plaidoyer que comme l'occasion d'un constat : l'art de la fin du xxe siècle, plus vivant que jamais - n'en déplaise à ses fossoyeurs -, est et demeure un champ majeur de la production symbolique.

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  • Moto, notre amour

    Paul Ardenne

    Aujourd'hui propriétaire d'une sportive allemande, la BMW K1200S; hier, sillonnant l'Europe et l'Afrique sur le dos d'une italienne virile, la 1000 Laverda ; un autre jour, couché sur une fusée japonaise, la ZZR 1100 Kawasaki... Paul Ardenne, historien de l'art, n'a jamais cessé de voir dans ses motos l'objet de tous les plaisirs, de tous les dépassements. Enfant déjà, il enfourchait avec son père une splendide 1000 Ariel Square Four. Une légende. Témoignage intime, presque sacré, histoires de vies, de morts, ce livre s'adresse à la horde des motards qui voue un culte à cet étalon mécanique, dispensateur de sensations vertigineuses, révélateur de personnalité. " Ma moto est un corps vif. Elle est mon corps, je suis le sien. Nous communiquons, nous nous comprenons. Nous endurons ensemble et devenons solidaires, amis, amants." La moto n'est pas une simple machine, un véhicule uniquement fonctionnel. C'est une arme qui forge le corps du motard, centaure d'une mythologie moderne. C'est la fusion érotique d'un être avec son animal totem. C'est la liberté convoitée, la solitude consentie. Paul Ardenne se livre, avoue ses crimes, ses pleurs, ses joies. II dit ce corps à corps brutal, sauvage, plein de jouissance et d'effroi qui fait le quotidien du motard chevronné. Jamais on n'a écrit sur la moto avec cette tendresse impudique et cette passion effrénée.

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