Philippe Aghion

  • Cette leçon inaugurale raconte l'expérience qu'a représentée pour Philippe Aghion l'élaboration d'une nouvelle théorie - schumpétérienne - de la croissance économique : une théorie de la croissance par l'innovation et la destruction créatrice, qui fait constamment dialoguer la modélisation avec l'analyse empirique, et qui place la dynamique de l'entreprise au coeur du processus de développement.

    Cette leçon aborde quelques grandes énigmes de la croissance : le rôle de la concurrence et celui de la politique industrielle ; le « paradoxe argentin » et les trappes de sous-développement ; la relation entre innovation, inégalités et mobilité sociale ; ou encore l'apparente stagnation séculaire des économies développées. Enfin la leçon propose une nouvelle façon à la fois de penser les politiques de croissance et d'apprendre sur les mécanismes de la croissance à partir des erreurs de politique économique.

  • Afin de comprendre la croissance économique, les auteurs proposent une théorie pour organiser les faits, clarifier les relations causales et tirer des prédictions. Ce livre est destiné aux étudiants du premier et second cycle mais aussi pour les cours de roissance et développement, du commerce international, d'organisation industrielle, d'économie du travail, l'éducation, la finance ou les institutions et les politiques économiques.

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  • La destruction créatrice est le processus par lequel de nouvelles innovations viennent constamment rendre les technologies et activités existantes obsolètes. C'est le processus par lequel les emplois nouvellement créés viennent sans cesse remplacer les emplois existants. Ce livre invite le lecteur à repenser l'histoire et les énigmes de la croissance à travers le prisme de la destruction créatrice et à remettre en cause nombre d'idées reçues. Pourquoi les révolutions technologiques et l'automatisation créent plus d'emplois qu'elles n'en détruisent. Pourquoi concurrence et politique industrielle ne sont pas antinomiques. Pourquoi l'impôt n'est pas le seul moyen de rendre la croissance plus juste. Pourquoi la croissance n'est pas correctement mesurée. Pourquoi la stagnation séculaire n'est pas une fatalité. Pourquoi l'industrialisation n'est pas une étape indispensable dans le processus de développement. Pourquoi la taxe carbone n'est pas l'unique levier d'une croissance plus verte. Pourquoi, avec des politiques publiques appropriées, la destruction créatrice ne nuit pas à la santé et au bonheur. Pourquoi l'innovation a besoin du marché, de l'État, mais également d'une intervention active de la société civile. Le Pouvoir de la destruction créatrice est à la fois une exploration des ressorts de la prospérité économique et un guide pour penser l'avenir du capitalisme.

  • Les auteurs proposent un modèle économique alternatif de type inclusif, axé sur l'innovation verte, l'intégration des générations à venir et le rééquilibrage des finances publiques. Un tel système permettrait d'améliorer les mobilités sociales.

  • - Paradoxe de la crise actuelle : alors qu'elle remet radicalement en cause la toute-puissance des marchés et qu'elle relégitime l'intervention de l'État, les citoyens n'ont jamais eu aussi peu confiance en lui. Échec de l'État ? Nécessaire retour à la loi du marché ? En fait, le problème n'est pas tant de vouloir substituer " plus d'État " à " moins d'État ", que de penser l'État autrement. Dans le contexte d'une économie mondialisée, ceci suppose de renforcer le rôle de la puissance publique, c'est-à-dire de théoriser un État social-démocrate, un État qui ne nie pas les forces du marché mais au contraire les stimule, les infléchit, les met au service d'une amélioration continue du bien-être de la société. État régulateur, État investisseur, État garant du contrat social : telles sont les lignes de force du nouveau pacte que ce livre propose.L'invention d'un " plus d'État autrement " est une condition nécessaire pour atteindre une croissance forte, durable et juste, qui ne serait pas uniquement pensée en termes de PIB, mais dans son rapport avec tous les indicateurs de développement et de bien-être.

    - Philippe Aghion est professeur d'économie à Harvard et à l'École d'économie de Paris. Spécialiste de la croissance, il a récemment publié un rapport sur la réforme de l'université, L'Excellence universitaire : leçons des expériences étrangères (2010).

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  • Ce livre présente l'ensemble des concepts et raisonnements fondamentaux de la microéconomie.
    Chaque chapitre s'ouvre sur un rappel complet et méthodique des points clés de l'analyse théorique. Les auteurs exposent ensuite comment cette dernière permet d'éclairer la réalité économique à l'aide d'exemples concrets et d'exercices entièrement corrigés. Parmi les sujets couverts : Le comportement des consommateurs et des producteurs ; L'équilibre du marché en concurrence parfaite ; L'analyse des comportements stratégiques (théorie des jeux) ; La théorie de l'information et des incitations ; Les différentes défaillances du marché : biens publics, monopole, concurrence imparfaite, rôle de l'état dans la régulation marchande, etc.
    La progression pédagogique, les nombreux exemples et illustrations ainsi que les exercices riches et variés font de cet ouvrage une synthèse de cours indispensable pour tout étudiant en microéconomie.

  • Les États-Unis ont une croissance plus dynamique que l'Europe, et l'avance américaine en termes de niveau de vie ne se résorbe pas.
    Ce constat est maintenant largement partagé, mais ses causes font l'objet d'interprétations très diverses et parfois contradictoires : préférence collective pour le loisir de la part des Européens, insuffisance de la demande en zone euro, combinaison d'une intégration inachevée et de l'insuffisance des réformes au niveau national, enfin incapacité de l'Allemagne, la France et l'Italie à mener des réformes, par opposition aux petits pays.
    Les auteurs du rapport ne rejettent pas en bloc ces thèses, mais soulignent qu'aucune d'elles n'est satisfaisante, car toutes négligent les déficiences du système de politique économique dont s'est dotée l'Union. Sur la base d'une analyse des insuffisances de l'Europe en matière économique et institutionnelle, les auteurs avancent un certain nombre de propositions. Celles-ci s'inscrivent dans le cadre des traités existants et visent à être réalistes, elles n'en constituent pas moins une véritable relance de l'Europe par l'économique, à un moment où celle-ci, après le non à la constitution, est en manque de projet mobilisateur.
    Ces propositions s'articulent autour de quelques grands axes : recentrer l'intégration dans les domaines porteurs de croissance ; conserver la décentralisation des réformes, notamment celles touchant au fonctionnement du marché du travail, sauf en matière de politique de recherche, pour tenir compte des externalités ; améliorer le cadre de la politique macroéconomique, dans le double but de permettre une véritable gestion du cycle économique et d'accompagner les réformes structurelles pour en diminuer les coûts immédiats.
    Résumés en français et en anglais en fin d'ouvrage.

  • - La première année du nouveau quinquennat aura été une annus horribilis. Pour enrayer la spirale du déclin, il faut un nouveau modèle de croissance.
    Un modèle de croissance par l'innovation où de nouvelles entreprises et activités viennent sans cesse concurrencer et remplacer les activités existantes.
    Un modèle de croissance 'inclusive' qui ne laisse personne sur le bord de la route et qui intègre les générations futures en rééquilibrant nos finances publiques et en incitant à l'innovation verte.
    Un modèle de croissance résolument progressiste parce que s'attaquant aux inégalités sociales à la racine en réactivant la mécanique de la mobilité sociale.
    Mais comment changer de modèle économique quand il n'y a consensus ni sur le diagnostic, ni sur les solutions, ni sur les outils ? Comment réformer en rompant avec les idées reçues ?
    Ce livre montre pourquoi et comment il faut changer nos modes de pensée pour changer de modèle économique et assurer une prospérité durable à nos concitoyens. » P. A., G. C., É. C.
    Un livre majeur, qui conjugue l'analyse approfondie des pays qui réussissent et des propositions novatrices adaptées à la France d'aujourd'hui.

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  • La France dispose-t-elle d'atouts dans la mondialisation et si oui, comment les valoriser ? C'est à cette question que répondent les différentes contributions individuelles rassemblées dans ce rapport. Plusieurs lignes de force apparaissent, qui conjuguent diagnostics et recommandations.
    À cet égard, Patrick Artus analyse les forces et les faiblesses de la spécialisation internationale de la France, par comparaison avec nos principaux partenaires et concurrents. Des efforts particuliers doivent être faits dans certains domaines pour améliorer la compétitivité de notre pays : éducation supérieure, R&D, innovation. Philippe Aghion et Élie Cohen proposent de combiner des politiques transversales et des politiques colbertistes traditionnelles. Les premières, de type top-down, sont orientées vers une meilleure utilisation de nos ressources ; les secondes, de type bottom-up, se justifient dans les activités où les coûts fixes sont importants et dans les secteurs stratégiques où notre pays doit se rapprocher de la frontière technologique, sans que cela porte atteinte à la concurrence. Élie Cohen et Thierry Madiès soulignent la pertinence de la politique des pôles de compétitivité et suggèrent des pistes d'amélioration. L'apport de Daniel Cohen et Thierry Verdier concerne plus particulièrement les secteurs culturels, la pharmacie et l'informatique, secteurs soumis à une mondialisation immatérielle notamment dominée par les États-Unis.

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