Rébecca Rogers

  • Dès 1791 Condorcet défend avec fougue " l'instruction en commun des deux sexes " comme mesure démocratique mais il ne sera pas écouté.
    Neuf décennies plus tard, les Républicains choisissent la non-mixité lorsqu'ils créent l'enseignement secondaire public des jeunes filles. Malgré la diffusion de la coéducation aux Etats-Unis et ailleurs, la mixité à la fin du XIXe siècle reste une utopie en France. Il faut attendre 1976 pour que la mixité se généralise à tous les degrés de l'enseignement, sans débat ni polémique. Pourtant, nous savons aujourd'hui, comme l'écrit Geneviève Fraisse, que " la mixité est nécessaire, mais pas suffisante, pour dissoudre les inégalités chroniques ".
    L'histoire de cette révolution pédagogique, de ses opposants et de ses défenseurs, de ses réussites et de ses échecs, restait largement à écrire. Des historiennes et des sociologues nous convient dans ce volume à des analyses du passé éloigné et du passé proche, et à des comparaisons avec d'autres pays d'Europe où la mixité est au coeur des questionnements. Alors que la remise en cause de la mixité est devenue un débat de société, son histoire et ses enjeux méritent d'être rappelés car ils montrent à quel point le fait de mettre garçons et filles ensemble n'a jamais été une simple question de gestion des sexes.
    Toute la société est concernée.

    Sur commande
  • " Elevez-nous des croyantes et non des raisonneuses.
    La faiblesse du cerveau des femmes, la mobilité de leurs idées, leur destinée dans l'ordre social [...], tout cela ne peut s'obtenir que par la Religion ", disait Napoléon Ier. Fondée par l'Empereur pour veiller à l'éducation des orphelines de guerre, former des épouses modèles et modestes qui garantiraient la stabilité de l'Etat en transmettant ses valeurs aux générations montantes, la Légion d'honneur connaît très vite un immense succès.
    Mais Saint-Denis, Ecouen, Les Loges, réunis sous un même vocable, deviendront sous l'impulsion de leurs directrices, trois maisons fort différentes. A l'aide de dossiers d'élèves retrouvés dans les archives, Rebecca Rogers raconte le fonctionnement de ces établissements. De quelle manière cherchait-on à façonner les petites filles modèles ? Quels étaient leur héritage social et leur itinéraire scolaire ? Le journal intime d'une jeune pensionnaire au XIXe siècle apporte un témoignage vivant sur la place de l'individu dans cette communauté fermée au monde extérieur.

  • Les bourgeoises au pensionnat étudie l'émergence d'un système d'enseignement secondaire pour jeunes filles antérieur aux lois républicaines de 1880. À travers l'étude d'établissements très divers, religieux comme laïcs, se dessine un portrait des jeunes filles au pensionnat ainsi que de leurs « instruiseuses », ces nombreuses femmes qui vivent de l'enseignement. L'analyse des programmes d'études, des manuels d'instruction et des rapports d'inspection met à jour les enjeux de cette éducation visant à faire de bonnes mères et épouses.

    Sur commande
  • On ne naît pas femme, on le devient.
    Des leçons de broderie aux cours d'éducation sexuelle le 20ème siècle est porteur d'une spectaculaire évolution de l'éducation des filles. C'est ce cheminement sociétal, culturel, qui est mis en scène dans cet ouvrage magnifiquement illustré de documents souvent inédits : journaux intimes, cahiers d'élèves? Au-delà d'une plongée nostalgique, ce parcours questionne les avancées comme les obstacles vers une égalité homme femme.

  • Les récentes recherches sur la place des femmes dans le monde académique font apparaître plusieurs constats. Le premier est l'érosion du nombre des femmes au fur et à mesure que l'on avance dans la hiérarchie des enseignements et des statuts ; il existe bien un "plafond de verre" qui affecte les carrières universitaires des femmes. Le second constat est le fonctionnement apparemment sexué des disciplines universitaires. Enfin, de nombreux stéréotypes de genre affecteraient encore les représentations du travail et de celles ou ceux qui le font, ce qui n'est pas sans incidence sur l'évaluation des dossiers, la perception de "l'excellence" et les carrières différenciées.

    Cet ouvrage rassemble des analyses historiques et des approches sociologiques comparatives à l'échelle internationale, qui actualisent les données chiffrées sexuées concernant la place des femmes dans les différentes disciplines académiques, mais aussi dans les différents corps des universités, y compris administratifs.

    Sur un versant plus prospectif, il identifie certains obstacles persistants aux carrières féminines, tout en prenant en compte les différents programmes mis en place en faveur de l'égalité pour évaluer leur efficacité. Le tout vise à aiguiser la réflexion sur de nouvelles actions à mener.

    Sur commande
  • En 1967, les sciences de l'éducation acquièrent le statut de discipline universitaire. Ce volume retrace l'histoire de ce mouvement encore mal connu et invite à découvrir les conditions intellectuelles, politiques et institutionnelles qui ont permis l'éclosion d'une recherche en éducation dans ces années critiques de l'après-guerre.

    Sur commande
empty