Sébastien Berlendis

  • Le récit d'un été passé à découvrir les multiples lacs qui quadrillent et entourent Berlin, en suivant le tracé imprévu d'une femme de lac en lac. Il y en a seize à explorer et, au bout du voyage, la mer Baltique. Les images défilent comme une rétrospective d'un Berlin bucolique, loin des axes urbains et des lieux communs. Un portrait bleu lacustre inattendu de la grande ville allemande.

  • En classe de terminale, un professeur de philosophie propose à ses élèves de s'attacher au récit d'un seul souvenir ; de n'en choisir qu'un, comme si c'était le dernier, avant que tout ne disparaisse... Une trentaine de fragments, mélancoliques ou pleins d'ardeur, comme autant de séquences cinématographiques de ces états transitoires, qui forment le portrait sensible de l'adolescence.

  • C'est la dernière nuit d'un homme, qui a trouvé refuge dans une maison tombant en ruines, sur le plateau d'Assy dans les Alpes. Il est arrivé d'Italie et son corps peine à respirer. Il s'essouffle et s'asphyxie. Sa toux vient de loin, de l'enfance, où se déclarent les premières crises d'asthme.
    Dans ce récit aussi sensuel que poétique, le narrateur, le temps d'une nuit, se souvient. Des années d'adolescence et des séjours dans les centres thermaux, des maisons de repos, au bord des lacs du Nord de l'Italie. Il se souvient aussi de la maison natale de Bracca, village lombard exposé à l'humidité, du père, émigré du sud, qui abat des arbres, et de la mère qui apporte dans la forêt le repas de midi.
    Il y a aussi l'oncle tant aimé, qui quitte les bois de Bracca pour le port et la ville de Trieste, ville de tous les fantasmes, puis émigre vers l'Amérique, permettant à ceux qui restent de rêver d'un ailleurs comme d'une consolation.

    Une dernière fois la nuit est un livre des routes, des chemins, des lieux, des paysages, de la fuite possible. Mais il est avant tout un livre du corps. Le corps traversé par les crises d'asthme, les vertiges, les fièvres, les bronches qui suffoquent, le rythme cardiaque qui s'accélère, l'ivresse et l'angoisse. Le corps caressé par la lumière et la mer, l'Adriatique toujours tiède, qui agit comme un baume, allège les douleurs, permet aux poumons de se calmer. Le corps de Simona, la première femme aimée, et la révélation du corps des femmes de Trieste, dans la violence et la beauté du désir.

  • Il s'agit d'un voyage en Italie, le pays de l'origine, sur les traces des ancêtres du narrateur, immigrés en France. Il s'agit aussi d'un voyage amoureux à rebours, dans le souvenir de la femme aimée et perdue. Ces deux itinéraires se croisent sur les routes de Lombardie ou de Calabre, dans l'estuaire du Pô, dans les pensions de famille de Rimini, à Ferrare ou à Rome. Ou dans le village de Craco où vécut Louis, le grand-père.
    Dans ce récit tendre et poignant, Sébastien Berlendis nous invite à une traversée des lieux en un long itinéraire sensuel où affleurent des images, des noms, des visages et des paysages comme s'il s'agissait de photographies cadrées avec l'urgence du désir.
    Le lecteur, une fois immergé dans le texte, ne peut s'en extraire, tant il est doux de se laisser conduire, de visiter les ruelles, les cours, les bords de mer, les forêts, de se glisser entre les draps des chambres d'hôtel, de découvrir les corps, les nuques, les passantes, de rencontrer au détour d'une rue Jean-Louis Trintignant ou Vitorio Gassmann, ou la famille des aïeux dont le nom Berlendi s'est depuis changé en Berlendis.
    Au fur et à mesure que le narrateur fixe les images de ce pays tant aimé, la route se charge de senteurs, de lumières, et du poids de la mélancolie, révélant une gamme de sensations envoûtantes portées par une langue poétique et charnelle.

  • Maures

    Sébastien Berlendis

    Ces images d'une adolescence au soleil continuent de modeler mes désirs et mon imaginaire. Je me construis dans les souffles chauds, l'horizon bleu, le sel marin. » Entre ombre et lumière, Maures est une plongée en adolescence dans une pinède au bord de la mer. L'écriture impressionniste de Sébastien Berlendis dit le vertige des sensations, la découverte du corps des filles, et l'inquiétude devant les disparitions à venir.

  • Revenir à Palerme

    Sébastien Berlendis

    • Stock
    • 25 Avril 2018

    "La nuit, chaque ruelle parcourue réveille un crépitement d'images. Le claquement des talons imprime dans ma tête le pouls de la ville". Huit ans plus tard, le temps d'un été, un homme retrouve la ville de Palerme. Il habite un ancien palais sur les hauteurs, une bâtisse appelée à disparaître. Une dernière fois, il va arpenter les rues, celles de la vieille ville surtout. Des marches le plus souvent nocturnes, de cafés en cafés, de corps en corps.
    Le souvenir de Délia remonte alors.

  • Itinéraires... Nouv.

    Itinéraires... s'est construit à partir d'une invitation lancée à une cinquantaine de photographes à proposer des images où se rencontre la photographie et le voyage sous toutes ses formes. Chacun a exhumé un corpus de photographies pour la plupart inédites, parfois solitaires, souvent des pépites oubliées.
    L'idée du voyage se décline ici sous de nombreuses formes autant réelles que symboliques...
    - errance et esprit nomade...
    - exploration de pays lointains ou voisins...
    - découvertes de nouveaux territoires...
    - rencontre de l'autre et célébration de la diversité humaine...
    - voyage intérieur, intime, à la recherche de soi...
    - voyage dans des pays imaginaires et des lieux fictifs...
    - voyage initiatique...
    Tous les photographes, dans leur proposition, ont joué le jeu de ce « voyage collectif en photographie » avec un enthousiasme exeptionnel, renforcé par un désir intense de faire oeuvre commune en ces temps de privation...
    Ce livre paraît en échos au festival Itinéraires des Photographes Voyageurs qui célèbre cette année ses 30 ans. Il a été également composé avec la complicité de Philippe Dollo (photographe) et Joël Van Audenaege (photographe, éditeur et graphiste).

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