Yvon Le Men

  • N'avoir nulle part où aller sauf à l'intérieur de soi... Être assigné à résidence avec des livres pour seuls compagnons... Regarder le monde à travers une vitre en se demandant si le temps ne s'est pas arrêté... Telle est la situation évoquée par Yvon Le Men dans La baie vitrée. Le poète est enfermé à son domicile, seul et relié aux autres, à l'écoute des mauvaises nouvelles du monde et des chants d'oiseau qui l'apaisent. Il lit et écrit. Écoute et observe. Des poèmes naissent de ce quotidien empêché. Les mots de l'écrivain découpent alors des morceaux de ciel pour les oiseaux en cage. Des mots qui ouvrent portes et fenêtres, conjurent l'absence et invitent des hôtes essentiels à sa table de silence. Avec La baie vitrée, le poète a écrit le livre du réenchantement dont nous avons besoin. Jamais la poésie ne lui est apparue si nécessaire.

  • à perte de ciel

    Yvon Le Men

    Ce livre d'Yvon le Men est une ascension vers le Mont. Il nous emmène à la pointe de l'épée de l'archange. Ce poème ascensionnel est une surprise, un départ reporté, une entrave en constituent le coeur. Le confinement empêche le poète de retourner au Mont Saint-Michel. Il doit le rêver et revisiter ses souvenirs pour le décrire. Le pèlerinage prend la forme de la nostalgie amoureuse. Mais le Mont ne tarde pas à provoquer un pèlerinage plus spirituel. La prière arrive par surprise. Dans ce reccueil, Yvon le Men dit le mystère de la Merveille et la puissance d'attraction qu'elle exerce. Il rappelle les heures les plus sombres du lieux, la prison qu'il a constitué. Ce qui ne brise pas l'attrait que le lieu exerce. Le poète retourne au Mont Saint-Michel. Un éloge du «Mont qui apparaît même de loin, de près, par son mystère de pierres et de prières. »

  • Après la publication des recueils Une île en terre (2016) et Le poids d'un nuage (2017), Yvon Le Men nous offre le troisième volume de sa trilogie Les continents sont des radeaux perdus. Avec Un cri fendu en mille, l'heure n'est plus aux paysages de l'enfance ni aux oeuvres qui ont fait naître une conscience au monde. C'est de la découverte physique, sensible, amoureuse de ce monde dont nous parle ici le poète. Les premières destinations nous entraînent en Europe. Puis viennent les voyages au long cours, autour du mont Liban, à Bamako, en Afrique noire, en Chine, à Port-au-Prince ou au Brésil. D'un pays à l'autre, un même désir d'étreindre le monde, une même soif de découvertes, une même propension à se penser soi-même comme un autre. Un carnet de voyages, au coeur du monde, à travers soi.

  • La Bretagne sans permis

    Yvon Le Men

    Traverser la Bretagne en "voiturette" sans permis (VSP), tel est le pari un peu fou d'Yvon Le Men et de son comparse Alexis. Comme on s'en doute, le but du voyage ne sera pas le plus important. L'essentiel est le chemin lui-même et les rencontres qu'il rend possible (Michel Le Bris, Xavier Grall...) Tout commence par l'enterrement d'un grand chanteur breton Yann-Fañch Kemener... De crêperie en taverne, les deux amis ont bien des aventures avec cette voiturette doublée par les tracteurs...   Au fil du chemin ils égrènent leurs poètes ou écrivains préférés et nous régalent d'anecdotes savoureuses... Mais ce périple ne sera pas sans péril, surtout dans les Monts d'Arrée lors de la montée à l'assaut de l'antenne de Trédudon ! La route sera longue de Silfiac à l'île de Batz (on dépasse rarement les 35 km/h) mais on ne s'ennuie pas en compagnie d'Yvon Le Men, dont le talent de conteur nous tient en haleine jusqu'au bout... On aimerait que ce tour de Bretagne sans permis se poursuive encore ! Mais la VSP a ses limites...

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  • Cette île en terre, qu'elle est-elle ? Pour Yvon Le Men, qui nous livre ici le premier recueil d'une trilogie, l'île est d'abord le hameau où se déroule une enfance en noir et blanc, aux lisières de la pauvreté, un lieu où des vies minuscules se sont attaché à tracer le sillon de leur humanité. Celle d'un père trop tôt parti, d'une mère chevillée au réel, d'un voisin, l'inénarrable Jean-Claude, auquel le poète consacre un texte épatant et que chacun pourrait avoir rencontré « dans la banlieue de sa vie ». Cette île est aussi celle que l'enfant s'invente pour grandir : des premières lectures une pile électrique sous les draps, aux rêves qui traversent la fenêtre comme des oiseaux blancs, il laisse à la poésie le soin de gouverner son coeur. La première étape d'une traversée des apparences.

  • Un an après la publication d'Une île en terre, Yvon Le Men nous offre le second volume de sa trilogie, Le poids d'un nuage. L'heure n'est plus à l'espace clos de l'enfance, aux parents, aux voisins, mais aux fenêtres que l'on ouvre, aux portes que l'on pousse. L'oiseau ne chante plus sur son arbre généalogique, il vole désormais à la rencontre du monde. « On grandit...On s'ouvre au dehors », écrit le poète dans les premières lignes du livre. Et de raconter cette ouverture qui passe par les paysages : ceux que dessinent le ciel et la mer de Bretagne, les rivières, les visages ; plus encore peut-être, ceux que les peintres ont imagés ou rêvés, que les écrivains ont nommés et animés. « Comme si notre oeil pressentait que regarder c'est toujours regarder une première fois, pour la dernière fois.»

  • Ce recueil d'Yvon Le Men n'aurait jamais vu le jour sans le séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier 2010. Ce jour-là l'écrivain devait se rendre à Port-au-Prince pour le festival Etonnants Voyageurs. Resté à Lannion, inquiet pour ses amis, il écrit au jeune poète Bonel Auguste une lettre vibrante d'émotions qui se termine par ses mots : « Je t'attends chez moi. Dans mon pays de pluie et d'arc-en-ciel. » Depuis, les deux hommes se sont retrouvés, en Bretagne et en Haïti, où ces poèmes furent écrits. Sous le chant d'Yvon Le Men, une vibration se fait entendre. Est-ce celle du drame qui dormait sous la pierre, cette seconde d'effroi « qui dura toute une nuit » ? Pas seulement. Avec des mots simples et féconds le poète nous rappelle que les hommes rêvent aussi des séismes de la tendresse.

  • Depuis plus de vingt-cinq ans, Yvon Le Men vit en poésie. Cette aventure, il nous invite à la partager, avec un choix de poèmes extraits de nombreux recueils, souvent épuisés. La prose ou le vers, des textes amples, véritables épopées, d'autres très brefs, proches du haïku : Yvon Le Men explore tous les registres dans une quête de l'évidence d'un instant, d'une lumière, d'une émotion.
    Une même faim d'absolu, une soif jamais rassasiée réunit ces textes, d'une générosité formidablement contagieuse. Au fil de la chronologie ou au gré de notre lecture, une histoire se tisse, celle de l'auteur et celle d'une génération. Une histoire qui dit et célèbre un pays, la beauté du quotidien, le chant des oiseaux, une histoire de révolte et d'amour, de rencontres et de deuils. Un jardin des tempêtes, vibrant et simple.

  • Ce poe`me reportage a e´te´ cre´e´ lors d'une re´sidence d'auteur. Yvon Le Men a ve´cu pendant deux mois au sein du quartier de Maurepas, a` Rennes. Cette cite´, construite dans les anne´es 70, subit de plein fouet la pre´carite´ et le cho^mage. Yvon Le Men est parti a` la rencontre de ses habitants sans jamais de´voiler, sur le terrain, sa qualite´ de poe`te, d'e´crivain.
    Emmanuel Lepage, dessinateur de talent, illustre les vers du poète de manière sublime.

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  • Chambres d'écho

    Yvon Le Men

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  • Yvon Le Men, qui vient tout juste d'atteindre la cinquantaine, est un être singulier. Poète
    professionnel, il n'a jamais voulu dévier de cette voie. Profondément lié à son Trégor natal, dans
    lequel il a grandi au sein d'une famille très pauvre, il choisit de raconter ici la naissance de sa
    passion pour la poésie, vécue sous l'emprise d'un séisme fondateur : la mort de son père lorsqu'il
    était enfant. Il lui a fallu chercher des mots pour qualifier l'innommable et pour formuler
    l'extraordinaire fidélité qui l'unit aux siens, aux petites gens. Sa poésie grave n'est pas triste, mais
    s'envole volontiers vers l'humour et la bonhomie. Extrêmement frais, ce beau livre, touchant de
    sincérité, voyage à travers l'oeuvre de l'auteur lui-même et de ses rencontres passionnantes,
    d'Istanbul à Sarajevo, d'Afrique jusqu'en Asie. Yvon Le Men est un homme qui jamais ne se
    demande si son voisin cantonnier (comme l'était son père) est plus important que Nazim Hikmet,
    son grand ami dont la poésie ne cesse de le nourrir.

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  • Vingt ans

    Yvon Le Men

    L'auteur a souhaité rassembler en un seul volume, la plupart de ses poèmes de jeunesse, écrits entre 1971 et 1976.
    La poésie d'Yvon Le Menn a bien changé depuis 1976. Dans sa forme, elle s'est considérablement épurée. Sur le fond, le grand bruit s'est peu à peu transformé en un long cri muet. Il continue d'écrire, avec son souffle et à son rythme, une poésie généreuse et à voix haute. Il écrit encore pour dire et lire le monde où nous vivons.
    L'intérêt de cet ouvrage est également de permettre aux lecteurs et au public des lectures publiques , d'avoir enfin accès aux premiers textes importants du poète (les ouvrages sont épuisés et donc introuvables) et de pouvoir lire une version revue et corrigée par l'auteur.
    Yvon Le Menn a un public très fidèle pour sa poésie comme pour sa prose. "La clef de la chapelle est au café d'en face" avait dépassé les 10,000 exemplaires, et ses recueils de poésie sont des best-seller du genre.

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  • Vous êtes dans le poème ? demande-t-on à l'auteur. Oui, répond celui-ci au fil des histoires, mais je ne veux pas finir dans un roman. C'est pourtant ce qui va lui arriver... pour le pire ou le meilleur ?
    Dans ce recueil de nouvelles, on ne peut s'empêcher de sourire aux aventures du narrateur à la vie qui boite, à la langue bien pendue, aux amours qui avancent coeur baissé dans le mur, aux rencontres inattendues et toujours heureuses, à la fin des fins. Le conteur passe du coq à l'âne, saute de flaques de lumière en taches d'encre, du sourire d'un enfant au regard bouleversant d'un vagabond.
    Même dans les situations les plus prosaïques, le poème surgit pour nous empêcher de tomber dans les failles de nos jours et de nos nuits.
    Yvon Le Men a prêté ses poèmes au héros du dernier livre de Björn Larsson, Les poètes morts n'écrivent pas de romans policiers (Grasset, 2012).

    Portrait d'Yvon Le Men © Emmanuel Pain

  • Un entretien qui convie à rencontrer Yvon Le Men : le poète qui a engagé sa passion au quotidien, le conteur qui transmet sa parole et celle des autres et le passeur qui parcourt le monde. L'amour, la mort, l'amitié, le partage, l'enracinement et le voyage : Découverte d'une vie en poésie, sédentaire et nomade, s'accordant à cette phrase d'Eluard qu'il fait sienne : « Le poème est le plus court chemin d'un homme à un autre ».

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  • Les epiphaniques Nouv.

  • Un poète de 25 ans tombe amoureux fou d'une star de cinéma... qui n'en est pas une. C'est ainsi que Coralie, une drôle de Belge, débarque à Lannion avec son chien, son chimpanzé, son accent du Nord et sa folie douce. Mais les premiers moments de passion passés, tout se complique. Entre la Bretagne et la Belgique, débute une course-poursuite torride et impossible.

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  • « L'enfant que nous avons été, a des contes à nous rendre. » En voici donc dix-sept. Dix-sept contes tendres, cruels, drôles, sur des moments de passage, quand le monde des « grands » fait soudain irruption ; dix-sept tableaux d'une délicatesse infinie, sur « nos premières fois », où chacun de nous reconnaîtra un peu de son histoire.
    Yvon Le Men nous fait cadeau de ces vrais contes pour adultes. De petits tableaux de l'enfance, des aquarelles sur le délicat passage d'un état à l'autre. Que de souvenirs amers et doux dans ce livre qui découvre un univers personnel gorgé d'une authenticité si forte et si réelle que l'émotion ne peut être que partagée. Le poète tend à l'universel sans verser dans la nostalgie.

    On partage des figures admirables comme celle de la grand-mère « si petite qu'il faut se pencher pour la trouver sous son fichu ». Puis des phrases, si claires et si limpides : « Il y avait tellement dans le peu, dans ce temps-là. » Ou « Il ne lui restait que ses qualités, dont il ignorait presque tout », qui résonnent longtemps, font écho, écho, écho. Il faudrait citer le livre entier ! Alors on se retient, et on conseille, très simplement et très fortement, cette lecture merveilleuse.

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