Ateliers Henry Dougier

  • Exposée au Salon de 1865, l'Olympia de Manet déclencha une violente polémique. Le scandale n'était pas de montrer une femme nue étendue sur un lit, non, bien sûr, la peinture l'avait fait cent fois depuis la Renaissance... Alors, était-ce de montrer une courtisane fixant du regard le spectateur, comme si c'était lui son prochain client, à moins qu'il ne soit simplement un voyeur ? Était-ce cette main posée sur son sexe ? Ou ce chat noir à la queue impudemment dressée ? C'est un peu tout cela, sans doute, qui valut à Manet cette réputation de pornographe qui poursuivait déjà son ami Baudelaire depuis la condamnation pour immoralité de ses Fleurs du mal.
    L'histoire de ce sulfureux chef-d'oeuvre est racontée ici, dans un journal fictif, par Victorine Meurent, l'Olympia du tableau, qui fut le modèle préféré du peintre pendant une dizaine d'années.

  • L'atmosphère de cette toile est étrange, la scène énigmatique, comme dans tous les tableaux du peintre, c'est vrai ; Hopper est un ensorceleur.
    Ses peintures, baignées de grande solitude, de mélancolie sourde, subliment la banalité et intriguent. Rêveries inquiètes qui nous entraînent dans un monde intranquille, peuplé de fantômes esseulés.

  • « La toile aux dimensions inhabituelles sortait peu à peu de sa solitude de lin. Klimt l'avait recouverte d'une ample couche d'or mat, au cuivré profond, d'une densité puissante propre à accueillir le motif. Il se souvenait des fonds des fresques de Ravenne et des coupoles de San Marco et de Torcello, tous dorés eux aussi, aptes à recevoir. L'or comme un ciel offert à toutes les promesses, disait-il. Car de lui naîtrait l'objet même du tableau... » Le Baiser de Klimt est devenu le tableau de tous les records : le plus connu du XXe siècle, le plus admiré, le plus copié, le plus « marchandisé »... Mais que sait-on de sa création ? Et surtout, quel sens Klimt a-t-il voulu donner à son chef-d'oeuvre ?

  • Petit pays arabe bordé par la Méditerranée et passerelle procheorientale, le Liban est célèbre pour sa mosaïque religieuse. On y appartient à un pays, une communauté, un territoire géographique, une famille. Quinze ans de guerre (1975-1990), ainsi que les occupations et interventions étrangères, y ont laissé de profondes meurtrissures. La violence est trop souvent revenue, tout comme les crises politiques. La société, pourtant, ne cesse d'aller de l'avant : l'inventivité s'exprime au quotidien, la solidarité s'organise face aux inégalités sociales, et l'humour résonne comme un paratonnerre.

    Laure Stephan est partie à la rencontre de ce peuple et nous rapporte ses conversations avec une architecte engagée dans la sauvegarde du patrimoine, un reporter pourfendeur de la corruption, des tatoueurs, des danseurs, un entrepreneur social, une éditrice qui n'a pas froid aux yeux, ou encore une réfugiée palestinienne décidée à mettre à l'honneur la cuisine de son peuple.

    Ces tranches de vie nous confirment aussi que, malgré les divisions et les tensions, les Libanais partagent le sentiment d'un destin en commun.

  • « Quand tu auras vingt ans, nous te marierons. » Ma mère m'avait prévenue. Ce jour-là, elle passa la tête par la porte entrouverte de ma chambre et annonça : « C'est une affaire réglée. » Puis elle retourna à ses occupations ménagères.

    Nina a sept ans lorsqu'elle est promise à un homme de presque trente ans son aîné, un homme dont elle ignore tout, du visage au nom. L'homme est riche et puissant, c'est amplement suffisant pour ses parents qui ne voient en lui que leur propre enrichissement. Devant le village rassemblé, la promesse du mariage est prononcée.
    Or, là d'où vient Nina, la parole donnée est une parole sacrée. Dans ces montagnes, la langue et le regard acéré des hommes peuvent être meurtriers.
    Alors, quelques années plus tard, quand le futur mari disparaît, les ennuis commencent...

  • La culture est omniprésente à Paris. Voici une sélection éclectique de lieux culturels qui permettront de découvrir ou redécouvrir le grand Paris.
    La nouvelle génération d'artistes est ici mis en avant.

    2 préfaciers :
    Jack Lang, ancien ministre, président de l'IMA.
    Marie Gauthier, directrice artistique du Salon de Montrouge.

    10 artistes jeunes contemporains :

    (La)Horde : collectif pluridisciplinaire.
    Billie Thomassin : artiste photographe.
    Clémence Weill : auteure et comédienne.
    Elsa & Johanna : duo photographe et vidéaste.
    Jann Gallois : danseuse chorégraphe.
    Jean-Baptiste Boyer : peintre.
    Clément Cogitore : artiste pluridisciplinaire.
    Neil Beloufa : artiste vidéaste et installations.
    Pauline Bayle : auteure, comédienne et metteuse en scène.
    Et Valentine Guichardaz-Versini : architecte.


    10 grands lieux :

    Boulevard Paris 13.
    Centquatre.
    Centre Pompidou.
    Fondation Cartier.
    Gaîté Lyrique.
    Mac/Val.
    Opéra de Paris.
    Palais de Tokyo.
    Théâtre de la Ville de Paris.
    Théâtre de l'Odéon.

    Et 90 autres à découvrir !
    Ainsi qu'un agenda des festivals pour vivre une riche année culturelle en Ile-de-France.

  • Franz Schubert, compositeur déjà reconnu mais désargenté, a été invité comme maître de musique de deux jeunes filles de la haute aristocratie viennoise, dans leur somptueuse résidence d'été en Hongrie.
    Franz reconnaît bientôt en l'une des deux comtesses, Caroline, la plus jeune et la plus talentueuse, son âme soeur. Cet amour, cependant, va se briser sur les conventions et les interdits de caste.
    Cette passion fut-elle partagée ? Certains gestes, même les plus ténus, ne sont-ils pas, parfois, des aveux ?
    Un été à quatre mains explore les invisibles mouvements du coeur, et le mystère d'une histoire entre deux êtres qui rêvent d'un monde où ils trouveraient enfin leur place.

  • Voici le récit vivant, charnel, sans langue de bois, d'une aventure improbable, celle du fonds d'investissement Livelihoods, de ses associés et de ses alliés. Leur mission : réparer partout dans les écosystèmes abimés, réinventer une agriculture équilibrée.

    Au quatre coins du monde - de Sumatra au Sénégal, de Madagascar à la vallée du Gange -, des communautés rurales dont la vie dépend très directement des climats, du sol, de l'eau, de la diversité végétale et animale, montrent qu'il est possible de reconstruire les fondations de la maison. Et de desserrer l'étau de la pauvreté.

    L'expérience, les expérimentations, réussies ou ratées, de Livelihoods, prouvent que l'alliance des contraires est possible ! Quoi de commun entre de grandes entreprises internationales et des villages isolés d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique latine ? Entre le monde des ONG animées par un idéal et celui du business ? Entre le secteur dit « privé » et l'intérêt général ?

    Tout semble cloisonné et pourtant tout est ouvert, les frontières peuvent tomber, des alliances se nouer. La preuve !

    L'aventure continue.

  • Le monde du foot raconté de l'intérieur par une figure emblématique « Encore sous l'effet de l'adrénaline, Luigi empoigna son nez dans sa main droite et, d'un coup sec, accompagné d'un craquement d'os fracassant, il le remit en place comme on remet un noeud de cravate. » Depuis près d'un demi-siècle, Luigi Alfano défend les couleurs d'une seule et même ville : Toulon. Giovanni Privitera retrace la vie et la passion de ce footballeur italien devenu entraineur du Sporting Club de Toulon. Il revient sur son enfance napolitaine, son parcours vers le monde professionnel, ses confrontations aux vedettes internationales du championnat de France et ses aventures rocambolesques sur les pelouses de France et de Navarre avec son équipe de toujours.
    /> On y retrouve aussi sa pugnacité, son jeu de tête unique et son nez légendaire.
    Ce récit nous plonge avant tout dans un football d'un autre temps, avec ses codes, ses valeurs, ses travers.

  • "C'était un boulot dur. Quand on ferrait des roues, on commençait à cinq heures du matin. Il fallait du monde, cinq personnes, avec des grandes pinces !".

    Francis Renard a vécu plusieurs vies. Son histoire se déroule à Châtillon-sur-Colmont, un bourg de Mayenne entre Bretagne et Normandie. Né en 1923 dans une famille de charrons, il apprend à forger le fer et scier le bois, à fabriquer charrettes, carrioles, tonneaux, outils agricoles, portes et fenêtres, tables et placards...

    Aujourd'hui, à 96 ans, en buvant son café et en grignotant les gâteaux secs de la collation mayennaise, il nous livre ses secrets de fabrication mais aussi le témoignage d'un monde paysan disparu aujourd'hui.

  • Dans l'imaginaire populaire, quand on parle de la Belgique, on pense aux moules, aux frites, à la bière, à Jacques Brel ou à Stromae. Les Belges bénéficient d'une image sympathique, teintée de surréalisme. Pourtant, sous une apparente bonhomie, le royaume est un territoire fracturé, traversé par des soubresauts identitaires, politiques et économiques. Vivre dans un pays divisé en communautés pousse chacun à évoluer dans sa langue, dans ses symboles et... dans sa bulle.
    C'est par de nombreux témoignages et rencontres de Belges, connus ou non, que Jérémy Audouard montre un facette inconnue de la Belgique. On retrouve de grands noms de la culture comme Philippe Geluck, Jean Quatremer, In Koli Jean Bofane ; de la télé avec Jean Libon, créateur de Strip-Tease ; ou encore de l'astrophysicien Mickaël Gillon.
    Et comment parler de la Belgique sans évoquer la bière, c'est chose faite avec un reportage dans la brasserie Brussels Beer Project.

  • Au Café du coin, Jeannine fume la pipe en discutant avec ses copains du quartier. Réputée pour son franc-parler, cette arrière-grand-mère de caractère, appelée «la Mère Lapipe», sait aussi écouter. Les conversations évoquent ce quartier ouvrier qu'elle a vu changer. Les générations s'y retrouvent et on y croise une fabuleuse galerie de personnages.
    Sur le formica de son comptoir, on tchine au «petpet» entre étudiants, retraités, forains, brocanteurs et policiers, avec un fakir, un ministre et même avec le Père Noël !
    La vie d'un bistrot, ce lieu rare de parole et d'écoute qui disparaît aujourd'hui. Un bistrot qui ferme, c'est un théâtre qui brûle.

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  • Jadis grand empire, le Cambodge est marqué dans sa chair par son histoire tragique. De 1975 à 1979, l'utopie meurtrière du régime Khmer rouge emporte près du quart de la population.
    Quarante ans après, le royaume renaît de ses cendres entre nécessité de se confronter au passé et désir de bondir vers l'avenir. Dans ce pays de terre et d'eau, peuplé de génies, la vie s'apprécie toujours dans l'instant présent. Mais derrière leur légendaire sourire, les Cambodgiens sont aussi un peuple fier et résistant. Dans une société dominée par la même figure politique depuis près de trente-cinq ans, où toute contestation est réprimée, ils s'élèvent pour dénoncer le népotisme, sauver une vallée menacée ou exprimer leur créativité. Ethnologue, pêcheur, gangster repenti, milliardaire, youtubeur, danseuse de ballet se racontent ici.

  • Tout voyageur est frappé, lors de son arrivée au royaume de Thaïlande, de constater l'apparente liberté dont jouissent les Thaïlandais - pourtant sous le joug d'une dictature militaire. Les coups d'Etat ici se produisent sans violence ; l'autoritarisme y serait-il plus doux qu'ailleurs ? Dostoïevski disait qu'une société devait être jugée à l'aune de ses prisons : les prisons thaïlandaises regorgent de prisonniers de conscience, victimes de la terrible loi de lèse-majesté, l'une des plus sévères au monde. Derrière son vernis pastel de carte postale et la bonhomie légendaire de ses 67 millions d'habitants se découvre la réalité de la misère, des bordels, de la drogue et de la corruption.
    Autour de Bangkok la mégalopole qui se dresse, folle, en écrans géants et en super-centres commerciaux, la Thaïlande rurale continue à cultiver, le dos courbé sous un soleil de plomb, ses rizières en escalier. Ces deux Thaïlande qui se font face, l'une rurale, l'autre urbaine, l'une forcée à une économie de subsistance, l'autre ultra-consumériste, l'une à la peau tannée par les rayons du jour, l'autre d'une blancheur poudrée, n'en sont pas moins unies par un impétueux sentiment national. La khwampenthai (« Thainess »), puissant ciment idéologique, définit les contours de l'identité nationale grâce au motto « Nation, Religion, Monarchie ».

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  • Un ouvrage sur l'art contemporain à Lille et dans les villes du Nord. Surprenant ? Pourtant depuis les années 1980 la région est mise en valeur culturellement, sous l'impulsion de la DRAC.
    De grands artistes, tels que les peintres Eugène Leroy, Marc Ronet et Pierre-Yves Bohm, ainsi que le dessinateur François Boucq, ont marqué la seconde moitié du XXe siècle.
    Aujourd'hui, la ville regorge d'artistes audacieux, de créateurs atypiques, soucieux d'apporter un nouveau regard sur leur région.

    Cet ouvrage invite précisément le lecteur à s'ouvrir à tout cet éveil artistique. Y sont d'abord présentés dix artistes, issus de toutes les disciplines, qui font le dynamisme de la région. Ils sont invités à nous parler de leur parcours, de leur travail et de leur rapport aux villes du Nord. Une seconde section s'attache à présenter cent lieux propres à la création contemporaine, avec les dix lieux incontournables mis en exergue. Le lecteur dispose ainsi d'un véritable guide, riche et précis, pour découvrir autrement l'offre culturelle.

    Geoffroy Deffrennes et Hervé Leroy nous entraînent à la rencontre des artistes et lieux d'art contemporains de Lille et des villes du Nord.

    Préfaces de Didier Fusillier, journaliste et auteur, et Yannic Mancel, historien du théâtre.

    10 artistes :
    - Brahim Bouchelaghem (chorégraphe).
    - Julien Gosselin (metteur en scène).
    - CAAU (architectes).
    - Caroline Duchatelet (plasticienne).
    - David de Beyter (photographe).
    - Delage et Olson (plasticiens).
    - Esther Mollo (théâtre).
    - Laura Henno (photographe).
    - Norman Dilworth (abstraction géométrique).
    - Mylène Benoit (chorégraphie, arts plastiques).

    10 grands lieux :
    - LAAC Dunkerque (Lieu d'art et d'action contemporaine).
    - Le Chanel.
    - Opera.
    - FRAC Dunkerque.
    - LaM Villeneuve d'Ascq.
    - Palais Beaux-Arts.
    - La Piscine Roubaix.
    - Institut pour la Photographie.

    Et 90 autres à découvrir !

  • Entre terre et mer, nouvelles technologies et coiffes bigoudènes, world music et élevages de cochons, la Bretagne est indubitablement terre de contrastes. C'est aussi une région dont les habitants ne manquent ni d'audace ni de créativité. À travers une sélection - forcément subjective - de portraits témoignant de la diversité des talents qui irriguent la péninsule, c'est de cette Bretagne dont il est ici question, insolite et généreuse, ouverte et forte d'une identité affirmée. Où l'on découvre les rythmes du « kan ha beatbox » et le goût des sushis d'Armorique, l'ingéniosité des sextoys connectés comme le retour du transport à la voile ou les success stories de la « Breizh Valley ».

    25 portraits hauts en couleurs « racontent » un territoire, un peuple à la fois familiers et invisibles.

  • On a beaucoup écrit sur les Japonais et leur pays singulier. Les Japonais font d'ailleurs l'objet de nombreuses idées reçues. Celle de leur homogénéité ethnique et sociale est la plus répandue. Il n'y aurait pas de classes ni d'écarts trop importants de richesses au Japon.
    Les Japonais se disent uniformes ? Ils sont en vérité d'une infinie diversité.
    On dit du Japon qu'il manque de place ? L'île d'Hokkaido est sept fois plus vaste que l'Ile-de-France et pourtant deux fois moins peuplée...

    Cet ouvrage part à la rencontre de vingt-trois personnes, hommes, femmes, couples très divers, comme autant de figures types d'un peuple que l'on croit, à tort, homogène.
    Il y a Kotaro, un salaryman "new generation" de PwC Japan ; Ka-kun, le manager d'un bar gay à Tokyo ; Nana-san, l'auto-entrepreneuse divorcée de Kyoto ; Monsieur Yoshida, expert atomique post-Fukushima ; Madame Jitsuo, descendant de la discrète communauté des chrétiens de l'archipel Gotoune ou encore le Professeur Hosono qui cherche à promouvoir de nouveaux modèles d'organisation des communautés locales, solidaires et autonomes : les smart communities...
    L'auteur ne cherche pas ici à montrer l'étendue du chemin qui nous sépare des Japonais, mais les moyens, nombreux, de partir les rencontrer. Et si ce livre donne la parole à une poignée d'entre eux, il appelle irrésistiblement l'expérience irremplaçable de la découverte par soi-même...

  • La péninsule armoricaine est connue pour son identité culturelle forte, maintes fois défendue, parfois revendiquée jusqu'à être portée en étendard. On imagine trop souvent ses habitant animés d'un esprit revanchard et excessivement attachés à leurs racines. Mais l'amour des traditions et du partrimoine se double chez eux d'une aptitude remarquable à l'adaptation, au renouvellement, à l'invention. Les créateurs et les créatrices de cette région ont su, avec beaucoup d'humilité, faire dialoguer leur héritage avec des voix issues de tous les horizons, afin de se forger une identité résolument contemporaine.

    Cet ouvrage invite lecteur à plonger au coeur de cette identité en perpétuelle réinvention. Y sont d'abord présentés dix artistes, issus de toutes les disciplines, qui font le dynamisme de la ville (on retrouvera Pierrick Sorin, François Delarozière, Philippe Madec, Arnaud Le Gouefflec, Virginie Barré, Philippe Cognée, Igor et Lily, Jef Aerosol, Loïc Touzé et Muriel Bordier). Ils sont invités à nous parler de leur parcours, de leur travail et de leur rapport au territoire. Une seconde section s'attache à présenter cent lieux propres à la création contemporaine nantaise, rennaise et brestoise, avec les dix lieux incontournables de ces villes mis en exergue. Le lecteur dispose ainsi d'un véritable guide, riche et précis, pour découvrir autrement l'offre culturelle de la péninsule armoricaine.

  • Deux cheminotes, deux témoignages, deux tranches de vie qui retracent avec beaucoup d'humanité l'univers de la SNCF.

    « Mai 1959 arriva, avec la confirmation de mon commissionnement, l'octroi de ma carte SNCF : enfin j'étais une cheminote à part entière, enfin j'avançais, la roue commençait à tourner. » Michelle Guillot est née en 1938 à Nice où son père travaillait aux ateliers SNCF. La guerre finie, la vie reprend son cours à Saintes, rythmée par les trains qui passent, et, à 19 ans, Michelle entre à la SNCF. Elle en sortira, sans vraiment la quitter, trente-six ans plus tard.
    « Le lundi 21 juillet 1969 à 3 h 56, le premier homme mettait un pied sur la Lune et moi, à 7 h 50, je franchissais la porte du 88, rue Saint-Lazare, à Paris, siège de la SNCF... » Avec ce récit, Denise Thémines porte sur ce monde le regard étonné, curieux et amusé de la jeune embauchée parisienne qu'elle fut voici cinquante ans.

  • Safi Mohammad a traversé près d'un quart du globe. Soixante-dix jours passés à marcher, dans des bus ou dans la benne d'un pick-up, qui vont marquer sa vie et le changer à tout jamais. De Kaboul à Marseille en passant par Téhéran, Istanbul, Sofia, Belgrade, Vienne, Milan, Nice, ce jeune Afghan a parcouru près de 10 000 km, sans le choisir.
    Sur son chemin, il rencontre Giovanni Privitera, enseignant et bénévole au centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Saint-Charles à Marseille. Les deux hommes se lient d'amitié. Ensemble, ils décident de faire de son histoire un livre. Ils retracent son périple, les raisons de son départ, les villes traversées, les paysages découverts, les passeurs et les compagnons de route rencontrés, la demande d'asile, sa nouvelle vie sur ce territoire inconnu, loin des siens. Un voyage à la fois dramatique et terriblement banal, peut-être aussi extrêmement formateur.
    Une immersion authentique dans l'univers d'un migrant ordinaire, dans les méandres de l'exil et de l'impossible retour en arrière.

  • Par vocation, Marseille est d'ici et d'ailleurs. C'est un lieu de passage, de rupture, fait de mouvements brusques et de communautés disparates. Pour décrypter ce « peuple » insaisissable, les auteurs ont choisi une grille, celle du tarot marseillais avec ses 22 figures, incarnées ici par 22 personnalités emblématiques : « Le Pape » Diouf (ancien président de l'OM), « L'Empereur » Robert Vigouroux (ancien maire) ou encore « Le Soleil » Sophie Le Saint (présentatrice de JT)... Leur récit rendra-t-il compte avec justesse des disparités et des similitudes entre tous ces gens qui font Marseille ? Bien sûr que non. Il aurait fallu pour cela interviewer chacun des 860 000 habitants qui la composent ! Ces pages sont une entrée en matière. Pour le reste, le plus simple est d'aller à Marseille, à leur rencontre.

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  • « Dans toutes les boites de l'époque, il fallait faire preuve d'un minimum d'élégance. Aux Bains-Douches, on voyait des jeunes femmes à moitié nues avec un authentique gâteau sur la tête, en guise de chapeau. Au Rose-Bonbon, on croisait des pirates, des yachtmen et des femmes en guêpières. » Dans les nuits parisiennes des années 1980, on y croise Klaus, biker, qui ne se lève que lorsque le soleil se couche ; Jah-Marie, un peu disc-jockey, attaché de presse, couturier, musicien ; Coralie qui rencontre des hommes pour financer son nouveau train de vie ; Peter, le physio ou Cyrille, le dealer.

    Témoin privilégié d'une époque et de personnages à la fois ordinaires et extraordinaires, Arnaud-Louis Chevallier retrace un univers où les punks chics côtoient les starlettes lascives et les allumés de tous poils. Où la quête des plaisirs, de la sensualité et de l'absolu tient lieu de seule morale, au mépris des conventions sociales et du conformisme. Un temps futile, mais où seul l'instant comptait.

    Que la fête (re)commence !

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  • Depuis quelques années, Lisbonne connaît indéniablement un regain de popularité. La capitale portugaise profite de l'important boom touristique qui touche tout le pays, et qui attire en masse visiteurs et vacanciers. Toutes ces nouvelles fréquentations sont sans conteste une aubaine pour l'économie nationale, que la crise de 2008 n'a guère épargnée. Néanmoins, certains estiment que son impact a sensiblement nui à l'identité culturelle de la ville, en l'orientant de plus en plus vers le profil-type de la capitale européenne. D'aucuns regrettent ce virage économique, qui serait le vecteur d'une production artistique de masse, convenue et aseptisée.

    Cet ouvrage a vocation à les faire mentir. Soucieux de transmettre avec fidélité l'âme de la ville, il emmène le lecteur à la rencontre des créateurs et des lieux qui la font vivre au jour le jour. Sont ainsi présentés dix artistes, issus de toutes les disciplines, qui font le dynamisme culturel de la capitale (parmi lesquels l'architecte Manuel Aires Mateus, le dramaturge Tiago Rodrigues, la danseuse et chorégraphe Vera Mantero ou la plasticienne Joana Vasconcelos). Ils sont invités à nous parler de leur parcours, de leur travail et de leur rapport à Lisbonne. Une seconde section s'attache à présenter cent lieux propres à la création contemporaine de la ville, avec les dix lieux incontournables mis en exergue. Le lecteur dispose ainsi d'un véritable guide, riche et précis, pour découvrir autrement l'offre culturelle de Lisbonne.

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