Bruno Doucey

  • Une famille de pêcheurs dont le père disparaît en mer, un couple de gens modestes que la mort vient séparer, un homme seul qui abandonne maison, papiers d'identité et biens matériels pour vivre en vagabond sous les étoiles... Trois poèmes narratifs.
    Trois destins aux prises avec la vie. Trois histoires simples pour dire la fierté du peuple grec. Ce ne sont pas les héros des batailles homériques que chante Katerina Apostolopoulou dans ce premier recueil écrit en deux langues, le grec et le français, mais le courage des êtres qui placent l'hospitalité et la liberté au-dessus de tout, qui se battent avec les armes de l'amour et de la dignité, qui ont peu mais donnent tout. À l'heure de la crise économique et du concept de décroissance, une voix venue de Grèce nous invite à voir Sisyphe heureux.

  • Elle procède par reptations, étirements, enroulements, répétitions. Elle écrit avec son corps, libère des mots et les regarde grandir, avant de reprendre souffle dans un appui. Depuis des années, Marion Collé mêle la poésie à la pratique du fil. Pour écrire ce premier recueil, elle a cherché le fragile point d'équilibre à partir duquel la vibration du langage pouvait lui permettre d'avancer. Elle s'y est hasardée, aventurée, dans un tempo qui n'appartient qu'à elle. L'artiste se joue des lignes de tension que font naître les mots, s'empare de leur élasticité, trouvant le moyen d'inventer des traversées entre deux plates-formes. Des paysages émergent de ses figures ; un spectacle naît de ses poèmes. Et mille lecteurs enthousiastes viennent déjà danser entre les lignes de ce livre que j'aime.

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  • L'une de mes grandes joies d'éditeur réside dans la publication, en 2010, de Où nos ombres s'épousent, le premier recueil de Stéphane Bataillon. Six ans après la parution de ce livre, une seconde édition voit le jour, augmentée d'une postface de Jean-Marie Berthier et de courtes proses de Stéphane. Plus encore, de toutes les attentions bienveillantes que les lecteurs ont déposé, au fil du temps, sur la peau tendre de ce texte. Dans ces pages, le poète évoque la perte de celle qu'il aimait, à un âge où la mort paraît hors de propos. Il aurait pu s'enfermer dans un silence fracassé ; il ne l'a pas fait. Son chant pouvait devenir le lamento d'un être inconsolable ; il ne l'est pas. Sa poésie parle juste et parle vrai. Peut-être ceux qui la liront se sentiront-ils aussi deux fois vivants.

  • Dans la poigne du vent. Par ce premier recueil, François-Xavier Maigre s'affirme d'emblée comme un poète de l'image et de la musicalité. Ses textes semblent dire, à la manière de René Guy Cadou, " Mon enfance est à tout le monde ". Pourquoi ? Parce que, de poème en poème, ce jeune écrivain longe " la rive insoupçonnée qui mène à l'enfance ", retrouvant les joies, les peines, les ardeurs qui l'ont fait homme. Un cheminement, une quête aux accents parfois spirituels... Comme s'il s'agissait de glisser la petite main de l'homme dans " la poigne du vent ", de faire confiance à la nuit, d'épouser " un royaume en perte de lui-même ". Fût-ce pour prolonger la magie des premières perceptions ou pour réaccorder, tel un instrument de musique, le chant de l'homme au souffle du monde.

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  • Recueil du deuil face à la perte de l'être aimé.
    Une poésie juste et vraie loin de tout lamento.

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