Littérature traduite

  • Le problème des élites politiques et intellectuelles qui ont perdu le contact avec la réalité et ont renoncé au rôle civique lié à leur statut et au pouvoir. L'auteur défend la valeur du mot populisme, synonyme à l'origine de combat radical pour la liberté et l'égalité au nom des vertus populaires

  • Le quart

    Nikos Kavvadias

    • Climats
    • 19 Janvier 1998
  • En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard.
    Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les « trucs » auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la « méthode du salami », ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc.
    En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui.
    Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que « la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes».

  • Sous la forme d'un pamphlet, la philosophe des sciences analyse les relations de coévolution, de cohabitation et de partenariat qui se sont tissées entre les hommes et les chiens à travers un ensemble de pratiques, depuis les premiers contacts de l'homo sapiens avec l'animal, jusqu'aux compétitions de sports canins.

  • Hadji mourat

    Léon Tolstoï

    • Climats
    • 19 Mai 1998

    C'est en 1825 qu'est déclenchée une guerre sans merci contre le peuple tchétchène, qui s'achèvera en 1864 sous Alexandre II. Le personnage principal de ce livre, Hadji Mourat, fut l'un des lieutenants de l'iman Chamyl (1834-1859), redoutable adversaire des Russes.


  • La rationalisation de la vie quotidienne en Occident a profondément
    bouleversé nos conceptions de l'amour, du mariage et du
    féminisme. L'intrusion des professionnels de l'assistanat dans la
    sphère intime a précipité la famille dans une situation de dépendance,
    où son horizon imaginatif et affectif s'est considérablement
    rétréci. Les techniques ésotériques en sont venues à
    remplacer les habitudes et les coutumes. La mentalité thérapeutique
    a ainsi ouvert la voie à un paternalisme d'un type
    nouveau, celui de l'État libéral, qui n'est pas plus désirable que
    l'ancienne tradition du patriarcat.


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  • Livre à plusieurs voix de femmes. Trois destinées de femmes dialoguant dans le souvenir d'une Grèce écorchée.

  • Dès les années 60, se développe, au sein même de la Gauche, une culture de masse (dite « culture jeune ») et des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) qui en sont le présupposé matériel immédiat. Et ce, au nom de l'idée, banalisée par les médias et validée par la sociologie dominante, que toute critique radicale du spectacle et de l'industrie culturelle ne pourrait procéder que de l'esprit conservateur ou de l'élitisme bourgeois.
    Christopher Lasch ne se contente pas de soumettre ces pauvres clichés à une réfutation en règle. Il en dévoile les deux postulats cachés : la réduction de la liberté humaine à celle du consommateur, et l'idée que toute posture modernisatrice ou provocatrice constituerait par définition un geste « rebelle » et anticapitaliste.

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  • En 1978, Susan Sontag, est l'intellectuelle la plus en vogue des États-Unis. Elle vient notamment de faire paraître deux essais-phares de la révolution culturelle américaine : Sur la photographie et La Maladie comme métaphore. L'entretien qu'elle donne alors à Jonathan Cott pour le magazine Rolling Stone, inédit en français à ce jour, livre un autoportrait saisissant d'une femme à la stature exceptionnelle. Sontag y parle d'elle, des épreuves personnelles qu'elle traverse, de ses écrits et de ses lectures, du monde intellectuel, des écrivains et des artistes, de la philosophie et de la politique, de l'amour et du sexe, du rock, de la photographie, du cinéma, de la guerre, de la honte et de la culpabilité avec une liberté et une profondeur hors du commun.
    Cette conversation drôle, émouvante et brillante est une superbe introduction à la personne et à l'oeuvre de Susan Sontag.

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  • Orthodoxie

    Gilbert Keith Chesterton

    • Climats
    • 19 Mars 2010

    Orthodoxie présente l'intérêt d'une apologie de la religion chrétienne par un converti. Païen à 12 ans, agnostique à 16 ans, quel chemin Chesterton a parcouru pour venir à la foi. Quelques aspects du christianisme authentique y sont mis dans une lumière vigoureuse : en particulier ce que Chesterton appelle son "romantisme", c'est-à-dire en somme son caractère poétique, extrême, enthousiaste, infiniment éloigné des platitudes d'une religion naturelle ou rationnelle. Apologiste à coup sûr, mais d'une espèce à part : jamais abstrait, ni grave, ni docte, jamais superficiel non plus, cet esprit pénétrant et singulier a réalisé ce paradoxe de mettre l'humour au service de la foi.

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  • En 1905, à trente et un ans, Gilbert Keith Chesterton réunit en un volume les articles qu'il a donnés au Daily News pendant trois ans.
    Ce livre, Hérétiques, allait faire l'effet d'un " coup de vent dans une pièce mal aérée ". Chesterton y attaque les maux de la modernité : la croyance au progrès, le scepticisme, le déterminisme et les paroles creuses en tous genres. Ses contemporains - Rudyard Kipling, George Bernard Shaw, H.G. Wells - sont copieusement malmenés, mais avec tout l'esprit d'un homme lucide et plein d'humour, à qui il est par conséquent égal de parler sérieusement de religion...
    Valery Larbaud, qui lui rendit visite en Angleterre, devait laisser un portrait inoubliable de celui qu'on surnommait " le prince du paradoxe ": un géant, oscillant entre l'enfance et la sagesse, à qui il tombait des allumettes des cheveux lorsqu'il secouait la tête. C'est la voix de ce géant, tonitruante et espiègle, que ce livre donne à entendre.

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  • Recueil d'articles parus en 1929 dans lesquels l'écrivain, converti au catholicisme en 1922, dépeint la singularité de l'Eglise catholique en étudiant ce que lui ont reproché ses détracteurs au cours de son histoire

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  • Si le produit intérieur brut d'un pays augmente chaque année et que le pourcentage de personnes privées d'instruction et de soins médicaux grandit lui aussi, ce pays est-il vraiment en progrès ? Nos indicateurs économiques échouent à saisir la réalité des vies individuelles. Nos théories du développement ignorent les plus élémentaires besoins de dignité. Mais il existe une alternative : l'approche des capabilités, sans doute la plus novatrice et la plus prometteuse des contributions de la philosophie politique à la question de la justice sociale.
    Que sont les capabilités ? Ce sont les réponses à la question : « Qu'est-ce que cette personne est capable de faire et d'être ? ».
    Au fil d'une passionnante discussion, Martha Nussbaum propose une liste de capabilités, garantes de domaines de libertés si centraux que leur absence rend la vie indigne. Son approche se présente comme une contribution au débat national et international, et non comme un dogme qui devrait être accepté en bloc. Une fois évaluée, soupesée, comparée avec d'autres, si elle résiste à l'épreuve de l'argument, elle pourra être adoptée et mise en oeuvre. Autrement dit, les lecteurs de ce livre seront les auteurs du prochain chapitre de cette histoire du développement humain.

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  • " Si ta révolution ne sait pas danser, ne m'invite pas à ta révolution ! " La formule qui ouvre ce volume appelle à réunir la lutte et la fête, la pensée et les sens, l'anticapitalisme et le plaisir de la vie.
    Le sous-commandant Marcos préconisant en outre l'exercice paradoxal de " ressentir avec la tête et de penser avec le coeur ", on retrouvera dans ce livre des contes, des personnages réels ou imaginaires (le vieil Antonio, le scarabée Don Durito, Elie Contreras, détective indigène tombé amoureux d'un transsexuel), entremêlés aux échanges qui se sont tenus en 2007 et en 2009 au Chiapas, en présence de personnalités telles que Naomi Klein, John Berger ou Michael Hardt.
    Enchantés, ironiques et libres, les propos et les débats qui font la matière de ce livre sont une étonnante leçon de politique. Révolutionnaires sans dogme ni parti, le sous-commandant Marcos et le mouvement zapatiste sont devenus les porte-paroles d'une expérience politique inédite : les " conseils de bon gouvernement " qui mettent en oeuvre une démocratie directe dans la région du Chiapas, au Mexique.

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  • Dans une optique plus contemporaine, ou intemporelle, qu'historique, La Reine C. évoque le destin, de sa naissance à son abdication à 27 ans, de la jeune reine Christine de Suède, qui prétendait gouverner seule et à sa guise la plus grande puissance militaire d'Europe. Mais malgré toute son ambition, une femme peut-elle se métamorphoser telle l'anguille qu'elle rencontre dans le puits de son château et tenter impunément de changer de sexe, d'identité, de patrie et de religion ? À travers cet envoûtant portrait d'une femme insoumise, d'une souveraine intelligente et audacieuse dont les manières choquaient ses contemporains et qui finit par renoncer à la couronne en proclamant que l'âme n'a pas de sexe, Laura Ruohonen s'interroge autant sur les fondements de la féminité que sur les difficiles rapports entre l'aspiration à la liberté et l'exercice du pouvoir, générateur de solitude et de folie.

  • Une crise silencieuse frappe aujourd´hui les démocraties du monde. L´éducation se plie aux exigences du marché de l´emploi, de la rentabilité et de la performance, délaissant la littérature, l´histoire, la philosophie et les arts : les humanités. Pour Martha Nussbaum, l´une des plus grandes philosophes américaines, celles-ci ne sont ni un vestige du passé ni un supplément d´âme pour happy few.
    Dans ce manifeste original et argumenté, Martha Nussbaum montre comment les humanités nous font accéder à la culture des émotions, à l´« imagination narrative ». C´est grâce à l´empathie que nous sommes capables de nous mettre à la place d´autrui, de nous identifier au « faible » au lieu de le stigmatiser, de développer de la compassion et du respect en lieu et place de l´agressivité et de la peur qui naissent inévitablement de la vulnérabilité, et de défendre l´intérêt commun.
    Ce n´est pas à coup de débats d´idées abstraites que s´imposeront l´égalité et la liberté... C´est en formant, par le biais des « émotions démocratiques », le citoyen du XXIe siècle.

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  • Un château en Ecosse. Un baron vieillissant et insomniaque a peur de rater la conférence qu'il doit donner sur les différents moyens de s'endormir. Goldberg, serviteur et musicien zélé, joue du piano pour l'aider à trouver le sommeil qui le fuit. Laura, son épouse rencontre dans le train un tout jeune homme qui va retrouver son père qu'il n'a jamais connu -qui se révèlera être le baron- dont l'épouse ne le laisse pas indifférent. Au creux des enchaînements surréalistes des rêves de chacun, Tom Mc Grath nous invite à un voyage intérieur et ferroviaire ponctué par les célèbres Variations Goldberg.

  • Mais qui est vraiment Judas ? Et pourquoi Thomas De Quincey, qui a toujours affirmé sa fidélité au dogme s'oblige-t-il à réhabiliter cet apôtre ? Mais l'Iscariote devient le criminel exemplaire d'une époque paradoxalement exemplaire.
    Thomas De Quincey refuse le simplisme accusateur de la figure du traître que dix-huit siècles de chrétienté ont imposée ; il tente, à la jonction de l'Ancien et du Nouveau, au travers des récits évangéliques et de leurs traditions de déployer une vérité émouvante et inédite de l'histoire de Judas. L'enquête nous emmène en ce lieu historique où la question de la tradition devient précisément celle de la traduction.
    Le travail de l'écriture ouvre alors la brèche qui mène à cet autre versant de l'histoire fait d'incertitudes et d'excès.

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  • Un dialogue intense et pénétrant sur les rapports existants entre l'esprit et le déroulement du temps, la menace de la sénescence.
    Entre désaccords et complicité intellectuelle, les deux interlocuteurs
    dessinent une sorte de périple de l'esprit : la façon dont il se déploie, raisonne et s'entretient avec lui-même, dont il fait avec ses composantes, ses créations et ses fantasmes (le langage, l'art, la science, la musique, l'imagination), celle dont il réagit aux passions et aux désirs, la manière par laquelle il développe ses trouvailles et ses manques, mais aussi comment il enregistre son propre fonctionnement, ainsi que ses échecs.
    Wittgenstein a écrit que l'esprit est meublé comme un appartement, et que le langage qu'il tient est toujours un langage privé. C'est à une visite de ce grand et très secret appartement que convie Raffaele Simone. Mais l'auteur s'attarde aussi sur les transformations que connaît ce dernier à l'ère de l'image, de l'ordinateur et du copié/collé, et émet l'inquiétante hypothèse suivante : l'horloge de l'ordinateur détraque radicalement l'horloge de l'esprit. Nous
    connaissons aujourd'hui une sorte d'intoxication cognitive généralisée
    : l'impossibilité d'établir une distinction entre réel et virtuel menace de contaminer notre pouvoir d'imagination, ce pouvoir de susciter des visions les yeux fermés comme le définissait Italo Calvino dans ses Leçons américaines.

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