Littérature générale

  • Récit de deux années passées dans les bois, près de Concord, dans le Massachusetts. Publié en 1854, cet ouvrage influença de nombreux courants de pensée et servit de référence à ceux qui cherchaient à renouer avec des valeurs fondamentales.

  • Le quart

    Nikos Kavvadias

    • Climats
    • 19 Janvier 1998
  • Orwell éducateur

    Jean-Claude Michéa

    • Climats
    • 28 Octobre 2020

    "Mon intention était de mettre à disposition du lecteur une sorte de boîte à outils philosophique, une cohérence suffisante pour autoriser un démontage élémentaire de l'Imaginaire capitaliste, tel qu'il domine à présent une part croissante de nos esprits. L'idée, en effet, selon laquelle il serait possible de déconstruire l'emprise étouffante que l'Economie et la Technique modernes exercent sur notre vie quotidienne, sans procéder en parallèle à une décontamination systématique de nos imaginaires individuels, me paraît, à la lumière de décennies d'aventures politiques dont l'échec était programmé, définitivement naïve et utopique [...
    ]. On le voit, il s'agissait moins, dans cet essai, d'exposer la philosophie politique de George Orwell dans sa vérité historique, que d'en mettre à l'épreuve les catégories fondamentales pour essayer de penser, aussi précisément que possible, le cours présent des choses et ce vers quoi il nous emporte. Tel est, je crois, l'usage le plus fidèle des leçons d'un éducateur. "

  • Anarchiste tory, c'est-à-dire anarchiste conservateur, c'est ainsi que George Orwell se présentait parfois, lorsqu'il était invité à se définir politiquement. Mais suffit-il qu'une position politique soit inclassable pour être incohérente ? Cet essai s'efforce précisément d'établir qu'il est possible d'être l'un des analystes les plus lucides de l'oppression totalitaire sans renoncer en rien à la critique radicale de l'ordre capitaliste ; que l'on peut être à la fois un défenseur intransigeant de l'égalité sans souscrire aux illusions " progressistes " et " modernistes " au nom desquelles s'accomplit désormais la destruction du monde.
    En établissant la cohérence réelle de cette pensée supposée inclassable, cet essai met en évidence quelques-unes des conditions de cette indispensable critique moderne de la modernité, dont George Orwell est le plus négligé des précurseurs.

  • Lorsque Henry David Thoreau écrit ses premiers essais, jamais traduits en français jusqu'à ce jour, il a dix-sept ans. Le premier d'entre eux, « Suivre la mode », date de 1834 : Thoreau vient d'entrer à l'université de Harvard pour y étudier la rhétorique, le Nouveau Testament, la philosophie et les sciences grâce à une bourse. Il y rencontrera plus tard Ralph Waldo Emerson, qui deviendra son ami, puis son mentor. En 1837, l'année de l'essai « Barbarie et civilisation » qui clôt ce volume, Thoreau est encore seul mais déjà déterminé, selon les mots de Michel Onfray, à « refuser les fausses valeurs de la civilisation : la mode, l'argent, les honneurs, les richesses, le pouvoir, la réputation, les villes, l'art, l'intellectualisme, le succès, les mondanités ; et à vouloir les vraies valeurs de la nature : la simplicité, la vérité, la justice, la sobriété, le génie, le sublime, la volonté, l'imagination, la vie ».

  • Le diable

    Léon Tolstoï

    • Climats
    • 19 Mai 1998

    «Il ne la regardait pas parce qu'il craignait son attirance, mais c'est justement à cause de cela que ce qu'il avait à peine entrevu lui semblait particulièrement attirant. [...] Il partit pour ne pas la voir, mais étant monté au premier, sans savoir lui-même ni comment ni pourquoi, il s'approcha de la fenêtre et tant que les femmes demeurèrent devant le perron il se tint près de la fenêtre et il ne cessait de la regarder.»

  • En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard.
    Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les « trucs » auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la « méthode du salami », ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc.
    En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui.
    Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que « la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes».

  • Chassé de l´Ecole polytechnique dans les années 1830, Lucien Leuwen, grâce aux relations de son père, riche banquier parisien, obtient de devenir sous-lieutenant et gagne Nancy. Tandis que son régiment de lanciers entre dans la ville, il aperçoit, derrière une persienne entrouverte, une jeune femme blonde, Mme de Chasteller. Lui qui se croyait insensible à l´amour va s´éprendre d´elle et, lorsqu´une nouvelle carrière fera suite à sa vie d´officier de province, il n´oubliera pas cette passion.
    Ce roman qui s´ouvre sur la délicate peinture des premiers sentiments de Lucien pour Bathilde, avant de faire place à cette comédie qu´est la politique et dont l´auteur s´amuse, Stendhal le commence en 1834, puis, après l´avoir quasiment achevé, l´abandonne sans le corriger.
    /> Lucien Leuwen est ainsi demeuré un manuscrit de travail, avec lequel les éditeurs posthumes ont pris leurs libertés. Pour la première fois, la présente édition le propose tel qu´il est, accompagné des annotations de Stendhal : jugements, repentirs ou désirs. Ainsi se découvre une oeuvre en train de se faire entre le galop et la bride : entre l´écriture spontanée et le moment de l´évaluation critique.

    À paraître
  • Hadji mourat

    Léon Tolstoï

    • Climats
    • 19 Mai 1998

    C'est en 1825 qu'est déclenchée une guerre sans merci contre le peuple tchétchène, qui s'achèvera en 1864 sous Alexandre II. Le personnage principal de ce livre, Hadji Mourat, fut l'un des lieutenants de l'iman Chamyl (1834-1859), redoutable adversaire des Russes.

  • Les séries ont tout changé : nos loisirs, nos vies, notre rapport à la culture. La « sériephilie » que ces grands récits du XXIe siècle suscitent le prouve : elles sont le coeur de la culture populaire aujourd'hui. Pour Sandra Laugier, fan parmi les fans, elles produisent également une philosophie nouvelle - non pas une philosophie des séries, mais de véritables oeuvres de pensée. Aux ressorts traditionnels de la fiction (romans, films) - identification à des personnages, représentations du monde -, la série oppose l'attachement, le care qu'elle suscite chez le spectateur. Aux stéréotypes de genre, elle substitue nombre d'individus singuliers, souvent des héroïnes, aux prises avec les épreuves de la vie ordinaire. En lieu et place de morale traditionnelle, elle bâtit un répertoire de situations, d'expériences et de formes de vie ; elle élabore une compétence du spectateur. Les séries sont le lieu d'une nouvelle conversation démocratique, telle est la thèse radicale de ce livre-somme de Sandra Laugier, pionnière en philosophie de l'étude des séries et du care en France.

  • Livre à plusieurs voix de femmes. Trois destinées de femmes dialoguant dans le souvenir d'une Grèce écorchée.

  • Réflexion sur la mise à mal du rêve américain dans les Etats-Unis des années 2010.

  • Vie de Napoléon

    Stendhal

    • Climats
    • 19 Juin 1998

    Un plaidoyer en réponse aux attaques de madame de Staël dans«Considérations sur les principaux événements de la Révolution française», qui témoigne de la croissance du mythe napoléonien dans l'âme de Stendhal.

  • L'émotion liée aux lieux est singulière par sa force, par sa manière d'envahir, de submerger ; elle n'est pas passagère, elle dure et arrête le pas du promeneur aussi sûrement que l'obstacle sur le chemin. Elle oblige à la pause. À réfléchir. À faire corps. Elle ne ressemble à aucune des émotions de la vie quotidienne, même si elle n'est pas étrangère au saisissement esthétique, à l'engouement, au trouble mystique ou à l'intuition politique, voire à la nostalgie, au repli sur soi ou au dépit romantique.
    Cette émotion a peu à voir avec le paysage, le site ou même la conscience du territoire. Ses racines sont plutôt à chercher dans la permanence du lieu, dans son immobilisme face au temps qui passe. Mais il faut aussi que quelque événement inouï ait eu lieu dans ce paysage. Il faut pouvoir se dire « ça s'est passé là ». Là où je suis maintenant. Devant ce muret de pierres, sur ce chemin de ronde, dans cette pièce décrépite. « Ça s'est passé là » est le sésame. Ensuite, il suffit de se convaincre que le jour faiblissait avec les mêmes couleurs, que le bruissement du ruisseau emplissait pareillement la campagne, que le soleil mordait tout autant la clairière, que la façade du château s'ouvrait sur la même rue...

  • Pybrac

    Pierre Louys

    • Climats
    • 19 Mai 1998
  • En 1978, Susan Sontag, est l'intellectuelle la plus en vogue des États-Unis. Elle vient notamment de faire paraître deux essais-phares de la révolution culturelle américaine : Sur la photographie et La Maladie comme métaphore. L'entretien qu'elle donne alors à Jonathan Cott pour le magazine Rolling Stone, inédit en français à ce jour, livre un autoportrait saisissant d'une femme à la stature exceptionnelle. Sontag y parle d'elle, des épreuves personnelles qu'elle traverse, de ses écrits et de ses lectures, du monde intellectuel, des écrivains et des artistes, de la philosophie et de la politique, de l'amour et du sexe, du rock, de la photographie, du cinéma, de la guerre, de la honte et de la culpabilité avec une liberté et une profondeur hors du commun.
    Cette conversation drôle, émouvante et brillante est une superbe introduction à la personne et à l'oeuvre de Susan Sontag.

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  • Orthodoxie

    Gilbert Keith Chesterton

    • Climats
    • 19 Mars 2010

    Orthodoxie présente l'intérêt d'une apologie de la religion chrétienne par un converti. Païen à 12 ans, agnostique à 16 ans, quel chemin Chesterton a parcouru pour venir à la foi. Quelques aspects du christianisme authentique y sont mis dans une lumière vigoureuse : en particulier ce que Chesterton appelle son "romantisme", c'est-à-dire en somme son caractère poétique, extrême, enthousiaste, infiniment éloigné des platitudes d'une religion naturelle ou rationnelle. Apologiste à coup sûr, mais d'une espèce à part : jamais abstrait, ni grave, ni docte, jamais superficiel non plus, cet esprit pénétrant et singulier a réalisé ce paradoxe de mettre l'humour au service de la foi.

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  • En 1905, à trente et un ans, Gilbert Keith Chesterton réunit en un volume les articles qu'il a donnés au Daily News pendant trois ans.
    Ce livre, Hérétiques, allait faire l'effet d'un " coup de vent dans une pièce mal aérée ". Chesterton y attaque les maux de la modernité : la croyance au progrès, le scepticisme, le déterminisme et les paroles creuses en tous genres. Ses contemporains - Rudyard Kipling, George Bernard Shaw, H.G. Wells - sont copieusement malmenés, mais avec tout l'esprit d'un homme lucide et plein d'humour, à qui il est par conséquent égal de parler sérieusement de religion...
    Valery Larbaud, qui lui rendit visite en Angleterre, devait laisser un portrait inoubliable de celui qu'on surnommait " le prince du paradoxe ": un géant, oscillant entre l'enfance et la sagesse, à qui il tombait des allumettes des cheveux lorsqu'il secouait la tête. C'est la voix de ce géant, tonitruante et espiègle, que ce livre donne à entendre.

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  • L'art d'être juste

    Martha C. Nussbaum

    • Climats
    • 28 Janvier 2015

    L'auteure, professeur invité à la Law School de l'université de Chicago, a donné un cours "Droit et littérature" qui portait sur la lecture de Sophocle, Platon, Sénèque et Dickens. Ces oeuvres permettent de discuter de la compassion et du rôle des émotions dans le jugement public. La fiction littéraire est une compréhension de l'homme aussi importante que le droit pour prétendre à la justice.

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