Editions Codex

  • Poser la question de la place du monument aux morts, de sa pertinence dans le paysage des contemporains et du sens qu'il renferme.
    Il est là depuis des lustres, scellé dans le présent avec l'assurance de l'éternité. Pourtant quels regards se posent sur lui ? Les gestes du quotidien le contournent. Muet, invisible, hors d'atteinte, il est né du souvenir pour finir monument de l'oubli. Lieu sacralisé par la mémoire, il cherche sa dimension historique. Le monument aux morts serait-il devenu un «.non-lieu.», un de ces endroits de l'évitement et du passage fugitif ?
    Le moment est venu de lui accorder le statut de monument historique, de le faire entrer dans le patrimoine commun. L'objet de ce livre est de le considérer sans emphase ni tabou, comme trace d'un passé et d'une histoire collective faite de destins individuels. Avec quelques clés il devient possible désormais de rendre audible à nouveau sa dimension symbolique, de redonner vie aux noms qui l'habitent. A un siècle de distance le monument aux morts peut simplement se raconter à quiconque viendra à sa rencontre.

  • Ce volume constitue le troisième numéro de la collection « Dialogue », publiée conjointement par les éditions Codex et l'Université de Pécs. Elle a pour vocation d'accueillir les actes des colloques d'histoire qui se déroulent depuis 2013 dans cet établissement d'enseignement supérieur hongrois. Son ambition est d'interroger un pan particulier des relations entre la France - plus largement les « mondes francophones » - et l'Europe centrale, orientale et balkanique.

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  • Part Pierre Giolitto il y a plus de dix ans maintenant, aucun historien ne s'était intéressé jusqu'à aujourd'hui au phénomène de la collaboration militaire dans son ensemble. Krisztián Bene nous livre dans ces pages inspirées de sa thèse de doctorat, une synthèse fouillée d'histoire politique et militaire.
    A l'aide des archives militaires françaises et allemandes - qui n'avaient, étonnamment, jamais été convoquées auparavant - l'auteur revient avec force détails sur les combats de ces hommes sur le front de l'Est principalement (mais pas seulement) et cela sans jamais rien cacher de la nature de leur engagement et de leurs actes. Augmenté de nombreuses annexes et d'une quinzaine de cartes, cet ouvrage écrit par la plume d'un historien étranger se veut une contribution à l'histoire de France...
    Dans toute sa complexité.

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  • La Lettonie, petit État de la Baltique, profite de la révolution bolchevique et de la victoire des alliés en 1918 pour s'émanciper de l'Empire russe. Le 18 novembre 1918, elle gagne son indépendance, après huit siècles de domination. L'ouverture des archives diplomatiques lettones, en 1991, ainsi que l'analyse des archives diplomatiques françaises, du fonds de la Société des Nations, de nombreux ouvrages et articles ont permis l'étude approfondie de ces années d'indépendance au travers de la politique extérieure lettone entre 1918 et 1939. Deux grandes époques se dessinent au cours de cette période. La première, de 1918 à 1934, voit la construction de ce jeune État et son apprentissage de la diplomatie grâce à son adhésion à la SDN et l'établissement de relations avec les puissances européennes. Les années 1934 à 1939 sont marquées par la montée en puissance des régimes totalitaires et la difficulté croissante pour la Lettonie de conserver une indépendance chèrement conquise. Malgré les nombreuses tentatives faites pour trouver des garanties suffisantes de sécurité, que ce soit par la création de l'Entente baltique avec ses voisins estonien et lituanien, ou auprès des Français, des Britanniques et de la SDN, le pays choisit de suivre une politique de neutralité qui ne sera pas étrangère à sa brutale annexion par l'URSS de Staline ; annexion dont les bases sont jetées dès l'automne 1939. La Lettonie ne retrouvera la liberté qu'en 1991.

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  • La campagne du 47e régiment d'infanterie de Saint-Malo débute officiellement le 2 août 1914, « premier jour de la mobilisation ». Quelques jours plus tard, dans la nuit du 6 au 7 août 1914, l'unité quitte la Côte d'émeraude, à la rencontre des troupes allemandes. Celle-ci a lieu le 22 août 1914, lors de la bataille de Charleroi, baptême du feu du 47e régiment d'infanterie. Puis viennent Guise, la Marne, le fort de la Pompelle, la Course à la mer et l'enlisement dans les tranchées d'Artois, jusqu'en juillet 1915. ##Pendant ces onze mois, le régiment de Saint-Malo perd des centaines d'hommes, tués, blessés, capturés voire même tout simplement disparus. Pourtant, cette succession de combats ne dit rien de ce qu'est, pour le 47e régiment d'infanterie, l'entrée en guerre. Rarement étudié pour lui-même, encore moins à l'échelle d'une unité, ce moment particulier mérite néanmoins d'être mis en perspective en ce qu'il permet de comprendre comment, en l'espace de seulement quelques semaines, la société française bascule dans un drame qui ne s'achève qu'au bout de cinquante-deux mois. Au moment où le monde s'apprête à commémorer la Der des Ders, il est indispensable de se demander ce qu'est une « entrée en guerre ». Rappeler le nom des morts et décrire les batailles ne suffisent pas. Il faut donner du sens à ces drames. C'est précisément ce qu'envisage cet ouvrage en se proposant de mettre en perspective une entrée en guerre, celle du 47e régiment d'infanterie de Saint-Malo.

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  • De Shanghai à la Sologne, une nouvelle géographie s'impose à nous. 1989 a fracassé les grandes idéologies qui structuraient les peuples en blocs antagonistes et a ouvert les portes à une globalisation accrue tandis que les sociétés partout redécoupent, matériellement et surtout mentalement leur espace, et inscrivent le local dans un global toujours plus déployé.

    C'est le grand apport du livre d'Eudes Girard et de Thomas Daum, deux jeunes géographes fous de cette discipline, que de nous offrir une nouvelle perspective sur la géographie, sur cette « graphie » de la « Terre » qu'Eratosthène le premier explora. Mais point de grandes cartes murales, de capitales et de chefs-lieux, point de tonnages ni de sous-sols : une géographie nouvelle est née, sur les ruines de la géographie de (grand) papa. Elle interroge la dynamique des espaces au regard du génie des sociétés qu'ils portent, elle abat froidement le déterminisme des sols et des climats pour montrer la multitude des exploits humains qui ont façonné, parfois à partir de rien, les espaces qu'ils désiraient, jusqu'à les mettre en péril trop souvent.

    La géographie n'est plus ce que vous croyez : nourri de réflexions universitaires comme de voyages personnels, d'exemples précis comme de divagations sensuelles, cet essai tisse des liens multiples, intellectuels et gourmands, et nous raccorde à un monde qui se transforme.

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  • Depuis l'époque médiévale, les liens franco-hongrois sont une réalité sensible. Longtemps épisodiques, d'abord dynastiques aux XIe et XIIe siècles, ils deviennent, à partir du XVIIIe siècle et jusqu'à nos jours, à mesure que progressaient les moyens de communication et les échanges, culturels et intellectuels puis politiques et économiques. Parfois conflictuelles, souvent fécondes, les relations franco-hongroises sont multiples, déjà anciennes et marquées par une succession de périodes de bonne entente puis de brouilles, souvent durables. Sans chercher à surévaluer la réalité historique de l'ampleur des rapports entre la France et la Hongrie, souvent considérés comme limités et marginaux, les études réunies ici ont néanmoins comme ambition de montrer que cet a priori doit être sensiblement révisé, voire dépassé tant la nature des liens noués au cours des siècles entre la France et la Hongrie sont divers et profonds. Au-delà de cette première rencontre de 2013 centrée sur l'axe franco-hongrois, l'ambition des organisateurs est, chaque année, d'explorer un pan particulier des relations entre la France - plus largement les « mondes francophones » - et l'Europe centrale, orientale et balkanique ; cette Europe parfois qualifiée de « médiane » et qui s'étend des rives de la Baltique à celles de la Méditerranée, entre les espaces germanophone et russe. La collection « Dialogue », publiée conjointement par l'Université de Pécs et les éditions Codex, a ainsi vocation à accueillir les communications de ces colloques annuels.

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  • Aujourd'hui, la valeur de liberté prend racine ailleurs et les jeunes adultes n'ont plus aucun lien avec la guerre, sauf si la famille raconte, sauf si la conscientisation se fait par les proches. La jeunesse, protégée par l'absence d'une expérience de guerre semblable à celle des grands-parents, veut rompre avec ce passé. Les nouvelles valeurs sociales mettent en avant l'individu et ses droits aux dépens de son rapport à la collectivité et de son devoir de mémoire. À quoi bon ressasser une mémoire douloureuse ? Le confort de ce type d'oubli occulte l'essentiel : l'engagement total en faveur des droits de l'Homme. Les témoins survivent avec le poids de l'horreur. Bientôt, ils ne seront plus. Que restera-t-il de cette mémoire quand l'emprise directe de l'histoire aura disparu ? Une réponse s'impose : revaloriser les espaces de paix. Pour cela, il importe de montrer les conséquences des processus des guerres. Leçon sans livres, les cimetières militaires s'y emploient. Leur rôle ne se réduit pas à la pratique de l'inhumation des morts de guerre. Ils matérialisent la barbarie et justifient la paix par un travail de transmission qui n'existe que difficilement par ailleurs. Ils expliquent aux jeunes générations que le souvenir construit l'avenir. Cet ouvrage a ainsi comme ambition de déconstruire le cimetière militaire qu'il soit français, allemand, britannique, américain ou encore canadien des deux guerres mondiales principalement. Il interroge sa conception comme son inscription dans l'espace physique, mémoriel, voire juridique. Toutes choses naturellement changeantes selon les nationalités ou les conflits envisagés et qui influent sur le rapport des pays concernés à l'histoire en général et à leur histoire nationale en particulier. C'est en somme une histoire sensible et très actuelle que nous livrent ces pages.

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  • Son ambition est d'interroger chaque année un pan particulier des relations entre la France - plus largement les « mondes francophones » - et l'Europe centrale, orientale et balkanique; cette Europe parfois qualifiée de « médiane » qui s'étend des rives de la Baltique à celles de la Méditerranée, au contact direct des espaces germanophone et russe. En cette année 2014 marquée, pour tous les pays européens et au delà, par les commémorations du centenaire du déclenchement de la Grande Guerre, et par la phase ultime des combats de la Seconde Guerre mondiale, les chercheurs qui ont pris part à cette journée d'étude ont eu pour ambition d'analyser différents aspects des relations particulières entre la France et l'Europe médiane dans les domaines guerriers ou militaires, ainsi que leurs implications diplomatiques, au cours de la période contemporaine. Ce sont ainsi neuf universitaires venus de trois pays - Hongrie, Pologne et Turquie - qui livrent dans ces pages le résultat de leurs travaux, souvent pionniers. Aux actes proprement dits viennent s'ajouter, comme l'an passé dans notre premier volume, quelques textes relatifs à l'histoire des espaces géographiques et culturels envisagés ; à savoir des études de jeunes chercheurs ainsi que des comptes rendus d'ouvrages récents.

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  • Glanées tant en France qu'à l'étranger, ces archives viennent utilement compléter l'étude de l'auteur, parue il y a trois ans aux éditions Codex, et intitulée La collaboration militaire française dans la Seconde Guerre mondiale. Tout travail historique s'appuie sur des recherches effectuées au sein des fonds d'archives. C'est bien la compilation puis l'examen critique de la documentation disponible qui permet à l'historien de travailler et, pour finir, d'exposer ses analyses et ses conclusions. Néanmoins, les lecteurs n'ont généralement pas la possibilité de faire la connaissance de ces sources primaires. Elles ne sont effectivement pas reproduites dans les monographiques quand bien même les plus sérieuses et les plus rigoureuses présentent leurs sources et en donnent le plus souvent une liste exhaustive. Considérant que les documents relatifs à la collaboration militaire française sont intrinsèquement intéressants, c'est-à-dire précieux pour eux-mêmes et pour ce qu'ils disent, sans la médiation de l'historien, le présent ouvrage a comme ambition de transmettre au public une partie de la documentation disponible sur cette question. Si les textes rassemblés ici ne constituent naturellement qu'un fragment de l'ensemble des sources disponibles, la sélection qui a été faite doit faire sens et permettre à tout à chacun de mieux appréhender un phénomène longtemps occulté par l'historiographie française.

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  • Lorsqu'il est question des camps de concentration nazis dans la bibliographie historique, l'accent est mis sur les camps principaux tels Dachau, Buchenwald, Dora-Mittelbau mais peu d'ouvrages sont dédiés aux camps annexes comme le camp de Redl-Zipf dépendant du camp de concentration autrichien de Mauthausen. Ouvert à l'automne 1943, le camp de Redl-Zipf est pourtant un camp singulier dans la nébuleuse concentrationnaire. Dissimulé dans les caves d'une brasserie, il avait pour mission l'essai des propulseurs des missiles V2 qui devaient assurer à l'Allemagne nazie une victoire finale sur les Alliés. A la toute fin de la guerre, c'est dans ce camp que sera transféré le kommando Bernhard qui avait pour mission de falsifier des livres sterling dans le but de détruire l'économie britannique. Illustrée par de nombreux témoignages et archives d'époque, cette monographie historique montre combien la vie des déportés venus des 4 coins de l'Europe était un véritable enfer. A la bestialité des tortionnaires et à la pénibilité du travail forcé s'ajoutait le climat rigoureux de cette région montagneuse autrichienne. Une fois épuisés et ainsi considérés comme inaptes, les déportés étaient alors transférés au camp central de Mauthausen d'où certains d'entre eux partaient pour la chambre à gaz du château de Hartheim dans le cadre de l'« Aktion 14f13 ».

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  • L'entrée des Etats-Unis en Première Guerre mondiale est souvent présentée comme une étape décisive du processus de totalisation du conflit. Pourtant, une analyse resserrée, circonscrite à la région de Saint-Nazaire, précisément là où débarquent les premiers éléments du corps expéditionnaire américain le 26 juin 1917, montre que ce mouvement n'est pas sans limites, voire même forces contraires.

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  • Des sources pour une plus grande guerre - livre Nouv.

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