Glyphe

  • John Fitzgerald Kennedy et Allen Welsh Dulles : chacun, dans son domaine, a bouleversé le XXe siècle. Kennedy, c'est le triomphe de la jeunesse charismatique et de la lumière, avec une face sombre où se mêlent intrigues, mafia et sexe. Dulles, c'est l'âme obscure de l'Amérique, le grand chef de la CIA qui fait tomber les gouvernements, manipule les hommes, tout en déployant en société un charme désarmant.
    Irrésistiblement attirés par les feux du pouvoir, lorsqu'ils seront parvenus au sommet, chacun trahira l'autre. John Kennedy limogera Allen Dulles de la tête de la CIA après le désastre de l'invasion manquée de Cuba, et Dulles se vengera lorsqu'il sera nommé à la Commission Warren chargée d'enquêter sur l'assassinat de Kennedy : l'ex-espion fera en sorte d'enfouir à tout jamais la vérité.
    Pourtant, bien des choses les rapprochaient : ambition dévorante, guerre héroïque, goût du complot, addiction aux femmes... En bref, deux vies, mais une seule histoire inextricablement liée : une histoire très américaine.

  • 1940. Un of?cier inconnu des Français refuse l'armistice et la soumission de la France à l'ordre nouveau. Il deviendra le chef de toute la Résistance et ?nira par incarner la République. À la tête du gouvernement de 1944 à 1946, puis en 1958, il jette à deux reprises les bases du redressement de la France. Président de la République de 1959 à 1969, de Gaulle oriente son action dans trois directions : la stabilité politique, la croissance économique et l'indépendance nationale. La nouvelle République se trouve ainsi consolidée. Comment un militaire conservateur, de tradition monarchiste, peut-il à ce point incarner la République, alors que tous les « républicains orthodoxes » le rejettent au nom de la défense des libertés et de la démocratie parlementaire ? Qu'est-ce que le gaullisme ? La réponse ne semble pas aisée, compte tenu de l'absence de modèle similaire. Au fond, de Gaulle n'a-t-il pas réussi la synthèse entre les traditions monarchiste, bonapartiste et républicaine pour devenir le « législateur républicain » que la France attendait ?

  • Le conflit de Syrie est difficile à appréhender. Il a de multiples facettes dont la plupart ne sont jamais évoquées : on peut recenser une quinzaine de guerres, et de nombreux acteurs y sont impliqués, plus ou moins inavoués. Avec 120 pays concernés (gouvernements, armées, agents spéciaux, milices, groupes terroristes..) et des enjeux politiques, économiques, religieux et géostratégiques, il s´est mué en un conflit universel opposant deux visions de la vie internationale.

    Cette tragédie vieille de huit ans, qui a fait des centaines de milliers de morts, des millions de réfugiés et de sinistrés, est difficile à éteindre, aucun belligérant n´ayant déclaré la guerre. Le conflit de Syrie est un sujet qui fâche, notamment sous nos latitudes. Les enjeux réels, les acteurs, restent inconnus du public, une désinformation massive s´employant à occulter l´agression internationale dont est victime la Syrie.

    On a livré en pâture à l´opinion un leurre nommé « révolution » ou « rebelles modérés ».

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  • Le procureur général André Mornet fut le plus haut magistrat français de la première moitié du XXe siècle. Son parcours épouse l'Histoire de la France : magistrat obséquieux et fayot à ses débuts, antidreyfusard lorsque le pouvoir l'était également, pourvoyeur des pelotons d'exécution pendant la Grande Guerre, pétainiste lors de la débâcle de 1940, antisémite apprécié de la Gestapo lorsque commencent les persécutions contre les Juifs, Résistant de la dernière heure lorsque le vent tourne, et enfin grand inquisiteur de l'épuration malgré un passé de collabo sacrément honteux.
    Son bilan ? L'exécution de dizaines d'innocents, fusillés pour l'exemple ou condamnés sans preuves, comme Mata Hari, l'extermination de centaines de Juifs, ou la condamnation à mort du maréchal Pétain et autres hiérarques vichystes avec qui il avait si bien collaboré. Sa récompense ? Commandeur de la Légion d'honneur et fin paisible, dans son lit, à 85 ans.
    La justice, quelle plus noble cause ? Il est réconfortant de savoir compter sur son impartialité et sa droiture. Pourtant, cette aspiration est souvent déçue lors des périodes troublées...

  • De 1798 à 1811, Moustache, un solide barbet venu de la campagne normande, a accompagné les grognards des guerres napoléoniennes. Il les a suivis dans leurs déplacements épuisants et les a soutenus dans les batailles les plus glorieuses. Aux côtés des maréchaux empanachés, virevoltant d'une victoire à l'autre, Moustache honore le peuple des obscurs et des sans-grade, les soldats, les chevaux et les chiens, ses frères d'armes et de misère, qui parcouraient l'Europe au son du clairon et sous le feu de la mitraille. Moustache est fauché par un boulet espagnol le 11 mars 1811, à la bataille de Badajoz, face à l'ennemi. Il laisse le souvenir d'un vaillant chien-soldat, témoin, sur le terrain, des peines et de l'ardeur inépuisable des grognards.
    "Moustache est l'une des plus hautes illustrations de l'espèce et l'une de nos gloires les plus pures." Eugène Gayot (1808 - 1891), vétérinaire et écrivain zoologiste français.

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  • ''À coeur vaillant rien d'impossible.'' (Jacques Coeur).
    ''Je vote pour le plus bête.'' (Georges Clemenceau).

    Les citations, c'est ce qui reste quand on a tout oublié de l'Histoire de France.
    Parcourez à grandes enjambées deux mille ans de vie selon la méthode qui nous est chère : aller à l'essentiel et instruire en distrayant. Ces 101 citations disent et condensent des événements clés, des moments pathétiques. Elles caractérisent ceux qui les ont formulées, en expliquent le contexte, en montrent l'ambiguïté. Elles tordent le cou, au passage, à des contre-vérités flagrantes.

    Avec ces 101 citations, vous ferez donc un instructif et agréable tour de l'Histoire, une histoire riche en événements méconnus, déformé ou ignorés, mais une histoire si utile à connaître, si belle à conter.

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  • Entre 1848 et 2017, la France a connu vingt-quatre présidents de la République et vingt-neuf élections présidentielles.
    L'élection de 1848 se déroule au suffrage universel masculin, mais l'heureux élu, Louis-Napoléon Bonaparte, tire parti de cette légitimité pour justifier le coup d'État du 2 décembre 1851. Dès lors, le modèle républicain classique consiste à faire élire le chef de l'État par les parlementaires, alors que la pratique sous la Troisième République puis les textes sous la Quatrième lui confèrent un rôle modeste dans la vie politique.

    En 1958, la Cinquième République donne au président des pouvoirs importants jusqu'à en faire la clé de voûte des institutions.
    Oubliant alors les préventions des républicains traditionnels, de Gaulle décide en 1962 de faire élire le chef de l'État au suffrage universel direct. Le peuple choisit directement le principal dirigeant du pays.

    L'ouvrage de Jean-Louis Rizzo nous invite à réfléchir sur l'évolution des comportements et de la culture politique en France. Il nous permet aussi de redécouvrir les candidats, les enjeux, les règles et les moments forts d'un scrutin présidentiel devenu un rite républicain.

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  • Le destin de la « Mère de Dieu », est à la fois étonnant et cocasse.

    Née le 5 mars 1716 à Barenton en Normandie, Catherine Théot prétendit dès son adolescence être la «Mère de Dieu».
    À Paris, elle est vite remarquée par ses prédications, notamment la chute de la Bastille....

    Réputée folle, elle est incarcérée à la Bastille en 1779, puis à la Salpêtrière. Elle sera libérée en 1788, guérie ! A sa sortie, Catherine Théot découvre un Paris où fourmillent des illuminés, des gourous, des prophètes. Elle va créer deux petites chapelles, dont les rites initiatiques s'inspirent de ceux de la franc-maçonnerie.

    Aux premières heures de la Révolution, Catherine Théot noue des relations avec des personnages influents et des francs-maçons. Averti, le directeur du comité de Sûreté générale, GuillaumeVadier, manoeuvre en coulisse pour renverser Robespierre. Il implique la « Mère de Dieu » dans un complot qui aboutira au 9 Thermidor et à la fin de Terreur.

    C'est ainsi que la « Mère de Dieu » entrera dans l'histoire.

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  • eugénique, expérimentation, extermination : un enchaînement, une suite chronologique et une escalade de violence culminant sous le nazisme, que l'on croit connaître mais dont des travaux récents nous dévoilent de nouvelles perspectives.
    au centre des études réunies dans ce livre se trouvent une pratique et une profession, la médecine, aux prises avec le nazisme et une institution à la fois au coeur du régime nazi et géographiquement à la périphérie du reich, la reichsuniversität strassburg. a l'image de l'histoire de toute la province alsace-moselle, annexée de fait entre 1941 et 1944, le passé difficile de la reichsuniversität exige un regard croisé franco-allemand.
    tel est le pari de ce livre qui présente des aspects inédits de cette histoire. la première partie de ce livre mène le lecteur vers une connaissance renouvelée des crimes et de leurs responsables, soutenus par des politiques et par des réseaux scientifiques. la seconde partie lui fait rencontrer des victimes et des témoins de l'époque.

  • Après avoir écrit sur la clinique, les cancers et l'éthique, dans ce dernier recueil, l'auteur se consacre surtout à l'histoire?: l'évolution du droit médical, de la déontologie, des pratiques médicales, de la cancérologie, des institutions hospitalières, la biographie de médecins pionniers, français ou étrangers.

    Ces regards sur des temps qui ne sont pas tous très anciens montrent que, à côté de personnages en avance sur leur temps, d'autres sont en retard. Dans tous les cas, leurs oeuvres et leurs suites sont marquées par la société qui les favorise ou les freine.

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  • Médecin à cheval sur deux siècles riches en bouleversements, Jean Bergonié est une personnalité originale, brillante, visionnaire, qui honore sa profession, Bordeaux et la France. Illustrant la pluridisciplinarité, il a déployé une activité de grande ampleur, associant soins, enseignement et recherche. Il a été précurseur dans plusieurs domaines : physique et électricité médicales (première chaire d'électricité médicale de France), débuts de la radiologie (établissant une loi de radiobiologie toujours valide), puis de la cancérologie (« père fondateur » des centres régionaux de lutte contre le cancer, dont le premier créé, pour Bordeaux et le Sud-Ouest, a reçu son nom), communication en tant que journaliste médical (fondateur et responsable pendant 32 ans d'«Archives d'électricité médicale, à rayonnement international»).

    D'origine modeste, il a été un « boursier conquérant », se hissant au premier rang de sa profession, honoré par la plus haute distinction de la République. Alliant technique et humanisme, innovation et rigueur, il a été l'une des premières victimes des radiations ionisantes, qui lui ont apporté « la gloire, mais aussi la mort ».

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