Jacqueline Chambon

  • C'est l'histoire d'une fuite, dans un pays, la Russie, où la nature offre encore des espaces assez grands pour s'y réfugier ou s'y perdre.
    Au coeur de l'Asie du Nord, en Sibérie, Daniel Menchikov a rencontré sur les bords du lac Baïkal un émule de Thoreau, gardien du silence et des oiseaux. L'exemple de cet homme, qui a su rester libre dans le système le plus hostile à l'individu, va donner au jeune homme le courage de se révolter. Au nom de quelle histoire glorieuse, oubliée depuis longtemps, devrait-il supporter à l'armée les brimades et les humiliations qui sont de règle pour les jeunes recrues.
    Déserteur, rattrapé puis finalement chassé, comme élément perturbateur, le jeune homme achète un kayak et remonte le cours d'une rivière toujours plus profondément vers une contrée mythique, terre de la sagesse ancestrale. Récit d'aventure, quête spirituelle et satire sociale s'équilibrent harmonieusement dans ce livre qui est d'abord un hymne à la nature.

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  • Comment trois lycéens plutôt un jeune ouvrier ambitieux en viennent-ils à molester les passants pour les voler.
    Comment Rainer, le plus brillant, l'idéologue de la bande finira-t-il par assassiner toute sa famille. Avec une froideur qui renchérit sur celle de ses jeunes héros et une distance ironique qui reconstruit l'insoutenable, Elftiede Jelinek dénonce une nouvelle fois la difficulté de vivre sans étouffer dans l'Autriche d'après-guerre. A la détermination d'une société pressée d'oublier le passé et à qui la réussite sociale tient lieu de valeur suprême répondent le dégoût et la haine des quatre adolescents.
    Inspiré par un fait divers qui épouvanta Vienne, ce roman semble prémonitoire si l'on pense à plusieurs affaires récentes aussi douloureuses qu'inexplicables.

  • L'incendie

    Ivan Bounine

    Bounine, en 1930, a quitté la Russie depuis 10 ans. " Ces Petits récits, il convient donc aussi de les lire comme la tentative, à la fois humble et désespérée, confiante et sûre d'un "miraculé" de l'Histoire, de faire entendre, sans idéalisme ni complaisance, le génie d'une terre et d'un peuple que la tragédie moderne ne saurait complètement éradiquer. Sur le chevalet du souvenir, le motif revient en arrière-plan, " L'Elysée d'un passé " éternel que le peintre, d'un geste vivace et précis, cherche à fixer sous différentes lumières, par différentes scènes allégoriques, comiques, naïves, lesquelles réunies exposeraient la pérennité secrète d'une Russie intime et universelle. "

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  • Le film de carol reed le troisième homme hante ce roman qui nous plonge dans le monde opaque de l'après-guerre.
    On y retrouve même, sous les traits d'un trafiquant mégalomane, l'ombre d'orson welles traqué par un ennemi invisible. nous sommes en espagne en 1949, dans une ville de garnison pyrénéenne glaciale et enneigée où les officiers et leur famille vivent en vase clos. quand des libelles anti-franquistes écrits sur des billets de banque chinois font leur apparition jusque sur le bureau du colonel, l'atmosphère s'épaissit.
    Le soupçon d'une conspiration royaliste déclenche une enquête qui finira dramatiquement. tout cela est enregistré par 1'oeil - aussi impartial qu'une caméra - d'un jeune garçon qui découvre en même temps que les trahisons des adultes, l'éveil de la sensualité. et pendant les vacances qu'il passe à majorque dans la belle maison ensoleillée de ses grands-parents, le sentiment d'être seul devant un mystère impénétrable ne fera que s'accentuer.

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  • Des crimes atroces et mystérieux brisent la torpeur hivernale d'un village de montagne au nom prophétique de schweigen (silence).
    L'atmosphère devient vite délétère et la peur, démultipliée et sublimée par une nature en furie, pluies diluviennes, neige, froid intense, vents furieux, s'empare de chacun. seul le matelot (la figure du juste) et maletta (victime aux prises avec ses démons) cherchent à faire la lumière sur ce qui apparaît bientôt comme la résurgence maléfique de quelque chose d'enterré dans un lieu maudit : une vieille briqueterie en ruine.
    Les phénomènes inexplicables se succèdent, les traces d'un loup encerclent le village, les notables s'affolent car " les morts ont faim ", disent certains, et le silence hurle.

  • " Une femme aussi belle que vous attire forcément le malheur ", dit l'un des personnages à Eva Min, américaine, élevée par une mère pour qui la Russie reste le paradis perdu.
    Aussi, devenue adulte, cette femme au troublant physique d'eurasienne, semble incapable de choisir entre le prosaïsme américain et l'âme russe, entre New York et Moscou, et ce n'est que dans les bras des hommes qu'elle trouve enfin son unité, quitte à le payer fort cher. En contrepoint, il y a Michael, un jeune homme trop sensible que la souffrance partout présente dans ce monde rend fou, dérangé diraient ses proches, " idiot ", comme on le disait à une autre époque du prince Michkine.
    Foisonnante, riche en personnages secondaires savoureux, cette histoire pleine de larmes et de fureur, renoue avec le grand roman russe du XIXe siècle. Aussi les admirateurs de Dostoïevski ne manqueront pas de lui restituer les emprunts très nombreux, transposés avec brio au XXIe siècle.

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  • Communauté est établie à Darlington sur les territoires indiens. Là se côtoient les gens les plus divers : une Polonaise, des paysans prussiens, un anarchiste français rescapé de la Commune, sans oublier les Indiens autochtones. Il y découvre aussi l'amour, mais le destin ne la tiendra pas quitte du crime pourtant légitime qui l'a poussé à fuir ses montagnes. Ce roman d'aventure, exceptionnel chez Fontane, se lit avec bonheur. Il témoigne avec brio de l'étrange capacité du véritable écrivain : rendre plus vrai que nature un monde où il n'a jamais mis les pieds.

  • Dans sa mégalomanie criminelle, Nicolae Ceausescu, pour aider à " la transformation révolutionnaire de l'agriculture ", entreprit de détruire et de plonger dans " un silence sépulcral " les villages roumains aux ancestrales maisons de bois, sculptées comme des broderies.
    On construisit à la place de hideux HLM sans confort, parfois sans eau courante, pour reloger ces paysans qui vivaient depuis des siècles en étroite symbiose avec leur terre. C'est pour que ne périsse pas le souvenir de ces villages que Marin Sorescu écrivit La Lilieci (1988), un très long poème en forme de chronique. Jean-Louis Courriol en a choisi et traduit les passages les plus savoureux ou les plus émouvants ou encore ceux que le régime avait censurés.
    Marin Sorescu prête ici sa voix et son humour plein de tendresse à ces paysans avec lesquels il a été élevé. Il fait sien leur parler séculaire pour l'arracher à l'oubli. Sauvant leur langue, il sauve leur mémoire, leurs rites, leurs superstitions, leur modeste fierté et leur malice pince-sans-rire.

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  • S'imprégner de laVie d'un créateur pour en dérouler le fil dans une fiction est caractéristique de l'oeuvre de Peter Härtling.
    Il a ainsi ressuscité plusieurs figures de la littérature et de la musique : Hölderling, Lenau, Mörike, Schubert, aujourd'hui Schumann, sans oublier son ombre. Dès l'adolescence en effet, Schumann se dédouble en deux personnages qu'il nomme Eusebius et Florestan, l'un jouisseur et ivrogne, l'autre doux et travailleur. En chapitres alternés, Härtling nous fait revivre les deux dernières années du compositeur dans une clinique de Bonn et les étapes de sa vie : de l'enfance à Zwickau où son père, libraire, traduit Byron et W.
    Scott, jusqu'à son mariage avec Clara, comblé de succès et d'enfants, en passant par les années de formation aussi passionnées que difficiles. Schumann, reconnu comme un compositeur novateur dès ses premières oeuvres, vivra dans le déchirement, les crises d'aphasie et les excès de tous ordres : excès d'amitiés, de travail, de voyages, de boisson, de femmes, jusqu'à l'effondrement et la tentative de suicide, qui amènera son internement.
    Une existence frénétique, rythmée par la pulsion créatrice et. les tournées triomphales avec Clara, qui n'est pas sans rappeler la vie de nos modernes rock stars. Schumann devient pour nous un héros étonnamment contemporain, et le romantisme, moins une époque révolue de l'art que sa face, sombre et convulsive.

  • Un expert en crashes aériens poursuit une quête inlassable au coeur d'une île...
    Autour de l'hôtel Drome, incontournable nid à lunes de miel... Une femme, étrange... et curieusement familière, échoue dans l'île, traverse par l'intérieur des terres et arrive à bout de ressources. DJ Cormoran tâche d'organiser sur le terrain d'aviation tout proche la Méga-Teuf, une rave-partie vers laquelle accourent les insolites habitants de ces Terres Démentes : l'Argonaute, l'Aiguiseur de lames, l'Avocat du Diable, et la Folle Troupe des Meneurs de Bétail...

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  • Les premiers récits de Wirz étaient des oeuvres d"'autofiction", le narrateur à la première personne s'y mettait explicitement en scène et portait~le nom de l'auteur.
    Ce recueil de nouvelles a une forme plus complexe. Il s'agit d'un ensemble de dix histoires avec des personnages différents. Mais au fur et à mesure que le livre avance, la boucle se referme, on identifie des personnages déjà, rencontrés sous un aspect différent ou, à une autre époque de leur vie, parfois comme personnages principaux, parfois allusivement, de sorte due le cycle forme un tout presque continu et qu'apparaît une sorte de "famille" de personnages, dont les liens ne sont pas moins tendus qu'à l'intérieur d'une famille au sens propre. C'est une petite comédie humaine, ou plutôt un bestiaire - les métaphores animales sont très fréquentes chez Wirz, qui a aussi publié un poème, Lamento animal. Un poème fabuleux dans la revue « neue deutsche literatur 6 » (2001).
    Le cadre est constitué par la première et la dernière des histoires, qui sont écrites à la première personne.
    La dernière histoire se terminant par une "victoire" du personnage, victoire qui consiste à sortir de son état dépressif et de son inertie en se mettant à écrire le livre élue le lecteur vient de lire, les huit nouvelles centrales sont les réminiscences et rêverie du Je sur des êtres qu'il a fréquentés dans sa vie ou qui ont rencontré ses proches.
    Il s'agit d'une fresque poignante centrée sur divers destins homosexuels, mais pas uniquement, car deux nouvelles particulièrement réussies sont consacrées à d'autres personnages: l'une (traduite dans l'extrait présenté à la commission) à ce serveur de café, hétérosexuel, qui, renvoyé, erre dans la ville un jour de Noël, solitaire, et s'enfonce dans la folie (L'Autre, Der Andere) et l'une des plus longues, le Dada (Das Schaukelpfercd à un très beau personnage de femme, une mère venue de sa petite ville de province chercher à Berlin son fils qui., rejeté par son père, a quitté la maison à l'âge de dix sept ans, et qui n'est autre qu'Uwc., le compagnon du narrateur, qui apparaît aussi comme infirmier du personnage vraisemblablement atteint du sida dans la nouvelle Des pas devant la fenêtre (Schritte vor dent Fenster) Ces personnages, qu'ils aient trente, quarante ou soixante ans, dressent une sorte de bilan de leur vie, qu'ils voient soudain leur vie derrière eux. Tout comme le titre, le livre a quelque chose de sentimental et d'un peu théâtral, mais il se tient toujours sur le fil du pathétique, et il va très loin dans la psychologie, dans l'analyse des relations entre les êtres, de ce qui les fait et les défait. les anime ou les rend insensibles, des traumatismes d'enfance" qui ont fait d'eux ce qu'ils sont. Avec une sorte de mimétisme, d'empathie Wirz s'entend à exprimer des sentiments "désagréables", les dessous de l'amour et de l'amitié, l'autocommisération, une certaine complaisance dans le malheur.
    Mais je plus souvent, il s'agit d'êtres à la dérive, dans un état parfois proche de la folie, se sentant indifférents au monde, se regardant, presque dédoublés, s'aliéner à leur environnement social ou dressant le constat « un corps lui, devient objet insensible.
    L'un des thèmes principaux de Wirz est sans doute la solitude et la difficulté des êtres à communiquer entre eux, êtres enfermés par leur désir d'amour et blasés irrémédiablement par des traumatismes infantiles. Il y est aussi beaucoup questions de mensonges de l'existence, de paroles pas prononcées dans un couple, de la peur du qu'en-dira-t-on dans la petite ville qu'a quittée le narrateur pour vivre sa vie et de son retour. raconté du point de vue d'un homme qui (.`avait aimé mais qui est resté.
    L'extrait présenté à la commission du C.N.L. comporte les quatre premières nouvelles, c'est-à-dire presque un tiers du volume. Nous avons cherché à rendre dans la langue les changements de perspective narrative (souvent, il s agit d'une sorte de discours indirect libre ou des pensées du personnage et non du point de vue du narrateur, mais le lecteur s'en aperçoit après-coup) qui vont de pair avec des variations de niveau de style.

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  • Dans " Maman ", l'enfant croit que l'ami qui l'insulte veut lui dire en réalité que sa mère est une pute. Le convive importun de " Corvée de vaisselle " prend une invitation en l'air au pied de la lettre. La famille de " Mon frère " n'accepte pas la mort du fils, lui qui représentait l'espérance, la jeunesse et le futur. Mais le noyau central du Meilleur des mondes est la longue nouvelle " Devant le roi de Suède ", une histoire fantasmagorique sur un poète obsédé par le prix Nobel et qui vit un sombre complot des petits contre les grands dans une atmosphère kafkaïenne. Des histoires cruelles, traversées d'éclairs de bonheur, des enfers privés où la violence se fait sournoise. À la maestria de ses livres antérieurs, Monzo ajoute ici de nouvelles stratégies narratives et utilise avec originalité toute une gamme de tons qui confèrent au Meilleur des mondes une force singulière.

  • Dans la Russie post-soviétique, il y a les " nouveaux russes ", ceux qui s'en sortent par tous les moyens et ceux qui, à cause de la dureté des temps mais aussi d'un comportement rigide hérité de leur éducation communiste, restent à la traîne. Comme Nathalia, l'héroïne du livre, que la fermeture de son institut laisse sans travail et qui va bientôt perdre son mari, un décorateur de théâtre à succès. Sans amis, effrayée par l'argent facile que sa fille et son ami gagnent - mais comment ! - et par leurs moeurs dissolues, elle va lentement sombrer dans le marasme et les hallucinations. C'est ainsi qu'elle part à la recherche d'un fils qu'elle croyait mort à la naissance et qu'on lui dit être toujours vivant. Une lente descente aux enfers vécue au jour le jour dans la grande tradition de la mélancolie tchekovienne.

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  • Sara danse

    Erwin Koch

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  • La mansarde

    Ramon H. Jurado

    La peur est au coeur de ce récit où le plus effrayant est moins le sort atroce du héros guetté dans une mansarde par des rats que le mystère qui l'a conduit à vivre ce cauchemar.
    Pourquoi ce solitaire, dont l'occupation principale est d'envoyer des lettres réconfortantes (du moins dans son esprit) à des inconnus, se laisse-t-il peu à peu séquestrer par la bonne de la pension de famille où il finit par atterrir. Et elle, quelles visées a-t-elle sur cet homme ? Est-ce pour le soumettre à ses désirs sexuels, ou bien pour le torturer par pur sadisme, qu'elle se l'approprie ? Mais l'angoisse du lecteur est si grande qu'il ne se pose même pas la question, il ne sait qu'une chose : à chaque page son angoisse grandit.

  • Ces deux nouvelles, incluses dans le cycle du Livre du Millionnaire, se déroulent sous le soleil ardent de la plaine danubienne à plus d'un siècle de distance.
    Alors que la jeunesse de Yasmina a été marquée par les guerres russo-turques, importées sur la terre valaque au début du XIXè siècle, Polider, son descendant, vit à l'époque plus calme mais à l'avenir menaçant de l'entre-deux-guerres. Les deux personnages forment, par-dessus le temps, un chiasme ironique : l'âge venu, Yasmina compte racheter ses péchés de jeunesse en prêchant l'abstinence et le dédain de la chair et Polider, qui d'abord suit à la lettre les pieuses recommandations de son aïeule, finit par retrouver et même dépasser la fureur sensuelle de la jeune Yasmina.
    /> Stefan Banulescu est né en 1926, à Facaeni, un village de la plaine danubienne. L'esprit du lieu, qui a habité ses grands prédécesseurs, Caragiale, Eminescu et Rebreanu, lui a inspiré un grand cycle romanesque Le Livre du Millionnaire, où la terre de son enfance, transfigurée par les lois de la poésie et de l'imaginaire, prend l'aspect d'une contrée mythique : Dicomésia. Outre les nouvelles que nous publions, deux romans de ce cycle sont parus à ce jour en Roumanie : Le Livre de Métropolis (1977) et Le livre de Dicomésia (1989).

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  • Pour camper les réjouissances d'un samedi soir majorquin, Gabriel Galmès a choisi l'arme du rire.
    C'est ainsi que, des coupes de champagne rosé d'un vernissage, jaillit un feu d'artifice de scènes loufoques, de situations explosives, de personnages burlesques : amphytrionne quinquagénaire, peintre d'art naïf, conseiller culturel subventionneur, critique littéraire obèse bien résolu à faire son trou dans le Parnasse local, etc. Tous mettent des majuscules pour parler de l'Homme, de la Littérature et de l'Art, mais cet apparent idéalisme cache mal une ignorance comique et des références culturelles largement puisées dans les feuilletons télévisés.
    En marge de la manifestation officielle, quelques adolescents au vocabulaire aussi étriqué qu'ordurier cherchent, dans les bulles moins huppées de la bière et dans le vacarme du rock, à noyer un ennui qu'ils prennent pour de la révolte. Bref, un hilarant voyage au coeur de la société manacorienne où, sous la houlette officielle du Roi de la jungle culturelle, des crocodiles aux dents longues côtoient d'éclatants perroquets sous l'oeil attendri de blaireaux pathétiques.

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  • Amerika

    Sibylle Berg

    Quatrième de couverture La véritable vie est ailleurs, dit-on. Les personnages de Sibylle Berg la cherchent partout. Dans un café, chez un chirurgien esthétique, auprès d'un bel indifférent. Et finalement en Amérique, pays de tous les possibles et plus encore à Los Angeles, où les espoirs les plus fous semblent pouvoir se concrétiser. Dans la ville qui a fait du rêve une industrie, Raul est millionnaire, Karla, une star hollywoodienne, Bert, un très beau callboy, et Anna vit avec l'homme de sa vie. Et cependant le bonheur n'est pas ce que croient les autres. Raul s'ennuie dans sa somptueuse villa, Klara, à 35 ans, est hantée par la peur du vieillissement et du déclin, Bert, lui, trouve sa vie merveilleuse mais c'est à travers la fumée de la marijuana, quant à Anna elle découvre que l'amour n'est jamais partagé, qu'il y en a toujours un des deux qui aime plus et qui souffre.

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  • Quatrième de couverture Si, en nous, le sale cochon prend souvent le pas sur le noble et sage éléphant qui sommeille, pas de quoi en faire un drame : un roman, alors ? Hagen, la vingtaine, pas un rond, pas trop sentimental, traîne sa dégaine et sa lucidité dans le Munich d'aujourd'hui : descendre des bières avec les potes marginaux du kiosque ; raffoler des livres rares, mais les chiper pour les revendre ; toucher au sublime en faisant hurler les décibels avec son groupe de rock, ou regarder tout brûler au son de la 2` symphonie de Malher ; soupirer après Silke, la bien-aimée, mais "jouer au sexe" avec Val, la bourgeoise trentenaire déjantée... Avec la gouaille et le mordant du langage de la rue, un jeune romancier allemand écrit ici le manuel du bonheur underground. Parce que l'amour perdure - même si tout passe, y compris les éléphants...

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  • Müller-Lengsfeldt, professeur de dessin dans un lycée berlinois participe, sous la houlette d'une accompagnatrice séduisante et cultivée, à un voyage en groupe à Rome. Le projet est de découvrir la ville antique sur les traces du grand historien d'art : Johann Joachim Winckelmann. La recherche s'avère décevante, mais Müller-Lengsfeldt, troublé par la présence insistante sur les ruines d'un faucon pèlerin, se sent de plus en plus proche de son illustre compatriote. Et lorsque le groupe rentre à Berlin, il décide de continuer sa quête jusqu'à Trieste, où Winckelmann a trouvé la mort en 1768 dans des circonstances mal élucidées. Une mort qui rappelle d'ailleurs étrangement celle de Pasolini. Hartmut Lange écrit ici un roman sur le vertige de la fascination et la fragilité de l'identité. Le climat du livre s'alourdit insidieusement et le trouble ne tarde pas à envahir l'esprit du lecteur. A un certain moment une frontière a été franchie qui interdira au héros le retour dans le monde ordinaire.

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  • L'amour quand il devient possessif engendre facilement son contraire : la haine. C'est le résultat d'un excès d'amour au sein d'une famille modèle que Keto von Waberer dissèque au scalpel dans ce roman aussi inexorable que le destin. L'amour passionné d'une mère pour ses deux filles, l'amour complice et en rivalité permanente des deux sueurs, l'amour ambigu du père pour sa fille préférée. L'une des soeurs, blonde et fragile, retient presque exclusivement l'attention de la mère. Devenue adulte, la dépendance la rend toujours plus souffrante et plus faible. L'autre soeur, brune et énergique, le garçon manqué du père, se détourne peu à peu d'elle et refuse de la prendre en charge quand la mère disparaît. Les souvenirs charmants de l'enfance alternent avec les scènes déchirantes de l'âge adulte dans ce roman qui sonne étonnamment juste.

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  • A vingt-sept ans, Hagen se retrouve à la rue. Il rejoint ce qu'il nomme sa " famille " : marginaux, SDF, alcooliques, un univers que Krausser décrit de l'intérieur avec une sensibilité non dénuée de sarcasmes. La descente aux enfers du héros est cependant éclairée par sa rencontre avec Judith, une fugueuse de 16 ans dont il est follement amoureux. En contrepoint, fil d'Ariane ténu entre passé et présent, est retracée l'enfance du " garçon ", le milieu étriqué où il grandi, la mesquinerie de la famille, ses dégoûts, ses peurs. Et puis, il y a les rencontres avec Hérode, le mystérieux tueur d'enfants, philosophe nihiliste, une sorte d'alter ego peut-être, la part la plus sombre de lui-même. Le thème du dédoublement est récurrent chez l'auteur. comme l'est son esthétique de la crasse, de l'envers des villes, la seule beauté anti-kitsch dans ce siècle grandiose.

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  • Le travail dans un centre des impôts ne vous met pas à l'abri de l'amour et de ses déboires.
    C'est ce qu'expérimente Lydia lorsqu'elle devient amoureuse de son chef, le correct et très inabordable Docteur Zilch. L'indifférence celui-ci va transformer cette gentille secrétaire en une ménade déchaînée qui pour satisfaire sa passion ira jusqu'au crime. Dans ces quatre histoires d'amour, on assiste à une véritable guerre des sexes sous couvert de passion amoureuse. On sort de ces histoires, persuadé que rien n'est pire que d'être follement aimé.
    Keto von Waberer avec subtilité et ironie détruit le mythe occidental de l'amour courtois pour retrouver la fatalité du destin antique : la passion comme possession et maléfice. Et même si on est loin ici de la tragédie, la cruauté de ces aventures amoureuses - qui sonnent si vrai - fait froid dans le dos

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