L'echappee

  • La ferme des animaux

    George Orwell

    • L'echappee
    • 8 Novembre 2016

    En 1945, George Orwell écrit La Ferme des animaux, une fable dans laquelle les animaux chassent leurs maîtres humains et instaurent dans leur ferme un nouveau régime politique qui tourne vite à la dictature.
    Entre les lignes, on comprend qu'il s'agit d'une charge contre le stalinisme.
    À l'aube de la guerre froide, cette critique de l'URSS sonne tellement juste que la CIA décide, en 1951, de la transposer en bande dessinée dans le cadre de ses opérations de propagande anticommuniste. Elle sera diffusée partout sur la planète, et prioritairement dans les pays du Tiers Monde, devenus l'enjeu des luttes entre grandes puissances. Et notamment en langue créole, version que nous avons traduite pour l'édition de ce document exceptionnel pour la première fois republié.
    Bien que cette BD démontre la puissance et l'originalité de la propagande américaine, elle reste extrêmement fidèle à l'oeuvre originale, de sorte que son contenu subversif finit par annuler sa visée contre-révolutionnaire.
    Car la leçon à tirer de La Ferme des animaux est que pour faire triompher une révolution, le peuple doit se débarrasser de ceux qui prétendent en prendre la direction.

  • 'un des plus beaux chants d'amour à la révolte et à la liberté. Un monument de la littérature anarchiste enfin traduit intégralement en français et au format poche. Emma Goldman est l'une des plus célèbres et des plus attachantes figures de l'histoire du mouvement anarchiste et socialiste. Elle en a vécu avec passion et détermination les heures les plus brûlantes. Née en 1869 dans l'Empire russe, Emma Goldman s'exile aux États- Unis à 16 ans. Pauvreté, exploitation et désillusions l'y attendent. Elle plonge alors à corps perdu dans le chaudron politique et intellectuel. Expulsée en 1919 vers la Russie, elle découvre une réalité qu'elle ne cessera de dénoncer. Son époustouflante épopée mêle grands affrontements politiques et vie d'une femme hors du commun, poésie et quotidien, espoir et désenchantement. Ce texte magistral est à la fois une fresque historique vertigineuse où l'on croise tous les grands révolutionnaires.

  • Homo confort : le prix a payer d une vie sans efforts ni contraintes

    Stefano Boni

    • L'echappee
    • 8 Avril 2022

    La recherche d'un mode de vie centré sur le confort, c'est-à-dire débarrassé de toute forme de contrainte, de fatigue ou d'effort, est devenue un idéal absolu. Répandu dans la plupart des classes sociales des pays développés, il fait l'objet d'un consensus que brise ce livre original, qui se situe à la croisée de l'anthropologie et de la philosophie. Stefano Boni réactualise les analyses d'Ellul, Anders, Illich ou Latouche, pour révéler le prix à payer de l'expansion du confort moderne : affaiblissement de nos capacités cognitives et sensorielles, perte d'autonomie au profit de dispositifs technologiques, renforcement de l'individualisme, appauvrissement et instrumentalisation des relations sociales, mise à distance de la nature, et destruction des écosystèmes. En nous privant de toute expérience désagréable ou négative, le confort nous enferme dans un cocon protecteur qui nous coupe du monde extérieur et de nous-mêmes.

  • Désastres touristiques : effets politiques, sociaux et environnementaux  d'une industrie dévorante Nouv.

    Activités des plus polluantes dans un contexte où la «transition écologique» est continuellement invoquée, le tourisme et sa complice l'aviation bénéficient pourtant d'un soutien inconditionnel des insti­tutions, des mondes économique et culturel, ainsi que de certaines forces sociales et environnementalistes. Car qui serait prêt à se défaire de la première industrie mondiale et à renoncer à l'hypermobilité?? Né avec le capitalisme industriel, le tourisme a pris un essor fulgurant dans les années 1950. Dans un monde de production et de consommation de masse, il s'est imposé de manière évidente, et a contribué à élargir la sphère marchande à de nombreux domaines tout en s'intégrant complètement au quotidien. Ce processus de touristification tous azimuts participe de la mise en production du monde. Manager des territoires pour les rendre plus attractifs que d'autres fait des ravages?: émissions de gaz à effets de serre et nombreux dégâts environnementaux, artificialisation de la nature, surfréquentation, altération des rapports humains, folklorisation, construction de grands projets inutiles, hausse des prix de l'immobilier, etc. Contre ce tourisme dévastateur, considéré comme un pilier de la croissance, la critique, portée notamment par ce livre, ne peut que s'en prendre plus globalement à l'économie marchande, au puissant imaginaire qu'elle véhicule et aux modes de vie qu'elle induit.
    Avec des textes de Miguel Amoros.

  • Le feu vert : autocritique du mouvement écologique

    Bernard Charbonneau

    • L'echappee
    • 4 Février 2022

    « Peut-il y avoir protection de la nature par la société qui la détruit ?
    Poser la question, c'est y répondre », déclare Bernard Charbonneau.
    D'une rare lucidité sur le devenir du mouvement écologiste, ce livre en dresse un vaste tableau et revient sur sa genèse et ses fondements.
    Il analyse sans complaisance les contradictions qui le travaillent et risquent de le neutraliser, car « autant l'écologie peut être un gain pour la pensée quand elle rappelle à l'Homme qu'il n'est pas tout, et à une société obsédée par la production son impact sur l'environnement, autant, lorsqu'elle devient un écologisme, elle en fait une idéologie tout aussi abstraite que celle de la croissance.
    Parce qu'elle aussi oublie, non pas une valeur, mais un fait essentiel :
    L'Homme ».

  • C'est une guerre qui nous fait passer l'essentiel de notre temps devant un écran. Une guerre dont nous sommes à la fois les victimes et les agents quand nous réagissons sur Twitter, quand nous notons un chauffeur sur Uber, quand nous swipons sur Tinder... Une guerre qui fait de nombreux dommages, en premier lieu chez les plus jeunes :
    Obésité, troubles du sommeil et de la concentration, isolement... sans compter la mise en danger du lien social et du débat démocratique, et l'accélération de la catastrophe écologique. Une guerre que se livrent les plus grandes entreprises pour capter notre temps de cerveau.
    Cette guerre, c'est celle de l'attention.
    Au fondement de notre liberté et de notre bien-être, l'attention est une ressource rare et précieuse. Elle pourrait disparaître si son exploitation, immense gisement de profits, n'est pas limitée. Pour cela, les manuels de « bon usage » du numérique ne suffiront pas. Refusant les fausses promesses du « techno-solutionnisme vert », ce livre est une arme pour mener la reconquête collective de notre attention.
    Nourri par un travail de terrain, il propose une plongée dans les rouages de l'économie de l'attention ainsi que des propositions politiques concrètes. Ou comment faire de la déconnexion un pilier de la transition écologique à venir, au service d'une société conviviale et décroissante.

  • Le piège identitaire : l'effacement de la question sociale

    Daniel Bernabé

    • L'echappee
    • 18 Mars 2022

    Ce livre dénonce la gigantesque opération de diversion qui a consisté à remplacer la question sociale par celle de l'identité. « Je suis plus spécial que toi » : telle pourrait être la devise de notre époque, tant nombre de nos contemporains sont rentrés en compétition pour faire reconnaître leur identité, surtout s'ils l'estiment bafouée. Cette surenchère à la singularité ne peut se comprendre que replacée dans le contexte de l'irrésistible ascension du néolibéralisme. Ce livre en retrace les étapes : de l'émergence des théories postmodernes jusqu'à l'essor d'un marketing centré sur l'individu, en passant par les gouvernements Reagan et Thatcher. Il dénonce également la gigantesque opération de diversion qui a consisté à remplacer la question sociale par celle de l'identité, qu'elle concerne le genre, l'origine ethnique, l'orientation sexuelle, le rapport à la nature ou aux animaux. Le capitalisme a ainsi neutralisé les mouvements contestataires.
    Pire encore : il tire des bénéfices commerciaux de leurs revendications. Face à l'idéologie néolibérale de la « diversité » qui occulte les inégalités économiques, l'auteur en appelle à dépasser le narcissisme des petites différences pour réinvestir le terrain sur lequel l'humanité a tout à gagner : la lutte contre le capitalisme.

  • Ringolevio Nouv.

    Ringolevio

    Emmett Grogan

    • L'echappee
    • 6 Mai 2022

    Aucun homme n'a consumé sa vie avec autant d'ardeur qu'Emmett Grogan. Et ne l'a contée avec autant de talent. Né à New York en 1942, il vit une jeunesse des plus agitées, sillonnant plusieurs pays. Quant il s'installe à San Francisco, dans le quartier hippie de Haight Ashbury, il fonde en 1966, avec quelques amis survoltés, le légendaire groupe des Diggers. Ils vont faire de la rue un terrain de fête et d'expérimentation sociale. Au détour des pages de cette extraordinaire autobiographie, on croise les grandes figures de la contre-culture américaine des années 1960 (Angela Davis, Bob Dylan, Allen Ginsberg, Jack Kerouac, les Hell's Angels, les Panthères noires...) et l'on sent le souffle, comme nulle part ailleurs, d'une époque explosive.

  • Vers une vie simple

    Edward Carpenter

    • L'echappee
    • 21 Février 2020

    Publié en 1887, ce livre est un réquisitoire contre l'idéal qui prédomine alors en Angleterre : s'enrichir en fournissant le moins d'efforts possible. Toute une population rêve en effet de parvenir à l'état de consommateur passif qui vit aux crochets des autres.
    À l'économie politique bourgeoise qui détruit la fraternité, Carpenter oppose un tout autre idéal : que chacun se dépouille du superflu et se retrousse les manches pour répondre à ses besoins, tout en partageant et en s'entraidant avec ses prochains. S'appuyant à la manière d'un Henry David Thoreau sur sa propre expérience de retour à la terre, sur sa sensibilité à la nature et sur les principes de la simplicité volontaire qu'il expose ici, l'écrivain-maraîcher plaide pour un socialisme anti-industriel. Soit une production à petite échelle fondée sur le travail des paysans et des artisans, qui maîtrisent leurs moyens de subsistance.
    Non seulement une telle société décentralisée serait plus juste et égalitaire, mais elle permettrait aussi une plus grande liberté et un épanouissement des individus. Car l'homme n'est pas fait pour s'enfermer dans des villes fumantes, mais pour vivre au grand air et travailler avec ses mains. Voici l'une des leçons de ce magnifique traité de philosophie pratique.

  • Faire sécession : une politique de nous-mêmes

    Eric Sadin

    • L'echappee
    • 22 Octobre 2021

    Un phénomène impensable est en train de se produire : l'agonie du néolibéralisme. Tous ses excès - et la crise du covid - ont confirmé sa nocivité. Nous nous mettons alors à espérer un monde plus juste qui adviendrait grâce au retour de l'État providence, à la prise en compte des questions écologiques et à une participation citoyenne accrue. Un véritable paysage de carte postale en somme.
    Or, rien de cela ne nous sauvera du pouvoir des algorithmes, de la marchandisation intégrale de nos vies par l'industrie numérique, ou du déploiement d'une télésocialité contribuant à notre « isolement collectif ». Autant de processus qui engendrent de nouveaux types d'assujettissement, ignorés de la « grande politique ».
    Si nous savons que l'enjeu majeur de notre époque est d'être partie prenante des affaires qui nous regardent, cette aspiration prend des formes trop éparses, ne répondant à aucun projet commun défini en ce sens. À contre-courant de cette tendance, ce livre renouvelle les perspectives d'émancipation, en dressant un registre d'actions concrètes. Cela suppose de mener une critique des discours défendant des intérêts privés, de ne plus subir de situations iniques et de constituer un foisonnement de collectifs - dans tous les domaines de la vie - favorisant l'expérimentation, la meilleure expression de chacun, tout en étant soucieux de ne léser ni personne, ni la biosphère.
    Après tant de désillusions, le moment est venu de ne plus nous en remettre à des instances tierces pour nous engager dans une impérieuse et salutaire politique de nous-mêmes.

  • Alors que les violences faites aux femmes sont enfin reconnues comme un fléau mondial à combattre, les influents et riches promoteurs du marché de la reproduction humaine oeuvrent sans relâche à valoriser et à faire légaliser la vente d'enfants par des mères porteuses. Pourtant, la GPA (Gestation pour autrui), produit de la technicisation et de l'artificialisation des rapports humains affublé d'un ersatz de terminologie féministe, implique un triple sacrifice :
    Celui que la mère fait d'elle-même, celui de l'enfant et celui de l'égale dignité des êtres humains.
    Si l'idéologie ultralibérale considère la vente de leurs capacités de reproduction comme un droit des femmes, ce livre montre qu'il s'agit plutôt d'une déshumanisation relevant du néopatriarcat. Celui-ci donne aux femmes le choix de subir des violences médicales, psychologiques et économiques, et transforme l'enfant en objet de fabrication et de transaction marchande, lui niant ainsi le statut de sujet.
    Cette conviction anime l'ensemble des contributrices et contributeurs :
    Universitaires, journalistes, pionnières et militantes de la lutte pour les droits des femmes, des lesbiennes et des homosexuels. La diversité des approches - théorique, historique, politique, scientifique et linguistique -, et la variété des origines géographiques - nécessaire car il s'agit d'un commerce mondial -, permettent une appréhension critique globale et approfondie de la GPA, faisant de ce livre une référence pour comprendre l'industrialisation de la fertilité humaine et le danger des forces du marché.

  • Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d'un modèle de civilisation qu'il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l'écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes.
    Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd'hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d'un rapport intime au cosmos...
    Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l'auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l'aventure de la vie en autonomie, jusqu'au nord de l'Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d'alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.

  • La catacombe de molussie

    Günther Anders

    • L'echappee
    • 22 Octobre 2021

    + Enfin traduit en français, ce livre mythique de l'immense Günther Anders, son unique écrit romanesque. Très attendu !
    + Premier livre d'une nouvelle collection dirigée par le collectif Illusio, qui anime la revue du même nom et est en France le principal héritier de l'École de Francfort.
    Les lecteurs de Günther Anders connaissent déjà la Molussie, pays imaginaire auquel il fait souvent référence dans ses ouvrages philosophiques.
    Il s'agit d'un pays totalitaire où, dans les sous-sols de la prison d'État, des détenus se transmettent de génération en génération un savoir exposé sous forme d'histoires - jusqu'au jour où il pourra remonter à la surface et éclairer celles et ceux qui seront enfin prêts à l'entendre.
    Seul grand écrit romanesque d'Anders, achevé en 1938, La Catacombe de Molussie est un mélange de littérature et de philosophie unique en son genre. Élaborées hors du temps, dans l'obscurité d'une cellule sans fenêtre, les histoires qui composent cette dystopie doivent autant à Brecht qu'à Swift, tout en rappelant Kafka et en annonçant Orwell. À travers la description de la Molussie, l'auteur révèle les dispositifs d'aliénation, de mise au pas et de propagande à l'oeuvre dans la société industrielle et coloniale de son époque.
    Il y pose les bases de sa critique de la société de consommation, dont il ne cessera de dénoncer le totalitarisme à partir des années 1950.
    Traduit pour la première fois en français, ce texte d'une admirable lucidité apporte un nouvel éclairage pour comprendre non seulement les dérives et travers de notre monde, mais aussi l'oeuvre d'un des penseurs majeurs de la technique et de la culture de masse.

  • La Silicon Valley incarne l'insolente réussite de notre époque. Ce territoire est aujourd'hui le lieu d'une frénésie innovatrice qui entend redéfinir de part en part nos existences à des fins privées, tout en déclarant oeuvrer au bien de l'humanité. Mais c'est aussi et avant tout un esprit, en passe de coloniser le monde, qui entend tirer profit du moindre de nos gestes, une véritable industrie de la vie.
    Ce livre, qui montre comment un capitalisme d'un nouveau type s'instaure -le technolibéralisme -, est le deuxième volet d'une trilogie devenue la référence sur la compréhension de la nouvelle condition humaine à l'ère numérique. Il fait suite à La Vie algorithmique et précède L'Intelligence artificielle ou l'enjeu du siècle.

  • La numerisation du monde : un désastre écologique

    Fabrice Flipo

    • L'echappee
    • 8 Octobre 2021

    Le mythe de l'immatérialité du numérique est enfin en train de s'effondrer. Il s'avère que ce secteur est le plus mauvais élève de tous, notamment sur le plan des émissions de gaz à effet de serre :
    Pire que l'aviation, à tous points de vue. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Et quelles en sont les conséquences ? En s'appuyant sur une étude exhaustive des rapports scientifiques sur le sujet, Fabrice Flipo définit avec précision les enjeux de la numérisation du monde et ses implications écologiques - énergétiques, climatiques et matérielles. Il rapproche le numérique de la logistique et explique ce qu'il faut comprendre lorsqu'il est question de « plateformes ».
    Il décrit comment les modes de vie ont évolué, sous la pression conjointe des entreprises et de l'État. Les consommateurs sont manipulés, canalisés vers des besoins qu'ils n'avaient pas, au nom du progrès et de la compétitivité. Il esquisse également une théorie nouvelle du changement social et politique. Renvoyant dos à dos « petits gestes » et « révolution », il montre que tout se joue, dans le numérique comme ailleurs, dans l'affrontement entre réseaux de différentes natures.

  • L'intelligence artificielle se dresse comme une puissance habilitée à expertiser le réel de façon plus fiable que nous-mêmes. Elle est appelée à orienter la conduite des affaires humaines, entraînant ainsi l'éradication des principes juridico-politiques qui nous fondent, soit le libre exercice de notre faculté de jugement et d'action. Le pouvoir croissant de cette main invisible automatisée constitue une offensive antihumaniste.
    Ce livre, qui appréhende l'intelligence artificielle comme les fondements d'un nouveau modèle civilisationnel, est le dernier volet d'une trilogie devenue la référence sur la compréhension de la nouvelle condition humaine à l'ère numérique. Il fait suite à La Vie algorithmique et à La Silicolonisation du monde.

  • Béton ; arme de construction massive du capitalisme

    Anselm Jappe

    • L'echappee
    • 6 Novembre 2020

    Une critique implacable du béton, incarnation de la logique capitaliste, mais aussi - et peut-être avant tout - de l'architecture moderne et de l'urbanisme contemporain.

  • Les technologies numériques imposent un mode de rationalité fondé sur la définition chiffrée de toute situation et sur une maîtrise indéfiniment accrue du cours des choses. Une connaissance sans cesse approfondie s'instaure, orientant les décisions individuelles et collectives au prisme d'algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés.
    Ce livre, qui examine la quantification et la marchandisation intégrales de la vie, est le premier volet d'une trilogie devenue la référence sur la compréhension de la nouvelle condition humaine à l'ère numérique. Suivront La Silicolonisation du monde et L'Intelligence artificielle ou l'enjeu du siècle.

  • Fils de voleur

    Manuel Rojas

    • L'echappee
    • 5 Novembre 2021

    Valparaíso, 1914. Après avoir été injustement accusé du casse d'une bijouterie, le jeune Aniceto Hevia est jeté en prison. À sa sortie, il vagabonde entre le Chili et l'Argentine aux côtés de laissés-pour-compte et de réfractaires à l'ordre établi. Fils d'El Gallego, un voleur de classe internationale ayant mis sur les dents toutes les polices d'Amérique du Sud, il puise dans ses souvenirs d'enfance, où règne la brutalité d'un quotidien désenchanté, la force pour vivre la fraternité des en-dehors, en marge d'un monde devenu fou. Véritable autodidacte, Manuel Rojas (1886-1973) a exercé d'innombrables métiers avant de prendre la plume. Tour à tour coursier, docker, charpentier, peintre en bâtiment, cheminot, employé à l'hippodrome de Santiago, il se rapproche des cercles libertaires et littéraires du Chili et collabore à diverses revues. Encensé par Luis Sepúlveda, on peut considérer la publication en 1951 de Fils de voleur comme l'acte de naissance de la littérature moderne chilienne.

  • La machine s'arrête

    E.M. Forster

    • L'echappee
    • 10 Septembre 2020

    La Machine nous a volé le sens de l'espace et du toucher, elle a brouillé toute relation humaine, elle a paralysé nos corps et nos volontés, et maintenant, elle nous oblige à la vénérer. La Machine se développe - mais pas selon nos plans. La Machine agit - mais pas selon nos objectifs. Nous ne sommes rien de plus que des globules sanguins circulant dans ses artères.

  • Brasero 1 - revue de contre-histoire n 1

    Revue Brasero

    • L'echappee
    • 19 Novembre 2021

    Chez Brasero, nous aimons les gens ordinaires et l'humanité haute en couleur?: les dandys et les femmes à barbes, les binoclards et les escogriffes, les oiseaux rares et les herbes folles, les infâmes et les infimes, les excentriques et les rebelles. Nous aimons l'humanité tout court, non pas comme une notion abstraite et vague, mais comme potentialité présente en chacune et en chacun de nous, ici réprimée, diminuée, mutilée, là triomphante, rayonnante, par-delà l'esprit de parti et les lignes de front. Nous aimons les en-dehors et les bas-côtés, les armistices et les révolutions, les Atlantides et les Icaries. Ainsi, nous éclairerons l'histoire de manière oblique, en privilégiant les contestations, les marges, les personnages et événement obscurs, oubliés ou méconnus. Cette ambition peut sembler consensuelle tant le spectacle -?industries culturelles, divertissement et monde numérique?- a fait sien le «?décalé?», le «?rebelle?» et le «?subversif?». Il en a sa version, et nous, nous en avons la nôtre. La voici.

  • Confessions d'un rebelle irlandais

    Brendan Behan

    • L'echappee
    • 17 Mai 2021

    Têtu comme une mule, aussi volage et libre que l'air, Brendan Behan, l'enfant terrible de Dublin, né en 1923, confesse dans cette autobiographie explosive ce qu'il a toujours été : un rebelle irlandais. Il a voué sa plume et son coeur à son île natale, à son peuple. Et sa révolte organique a constamment guidé ses pas. Chemin faisant, il n'a eu de cesse de concilier ivresse et allégresse, pour le meilleur comme pour le pire. Lorsqu'il n'est pas détenu en prison pour ses activités politiques - il se fait incarcérer pour la première fois à l'âge de 16 ans -, ce membre de l'IRA, conteur hors pair et collectionneur de chansons populaires, zigzague entre les innombrables pubs parsemant la verte Érin et raconte, avec toute la saveur d'une bonne pinte de bière, ses faits d'armes. À force d'avoir brûlé la chandelle par les deux bouts, il se consume à seulement 41 ans. Traduite dans le monde entier, son oeuvre est avant tout celle d'un irréductible, compagnon fidèle, écrivain irrévérencieux et buveur invétéré.

  • Contre la résilience ; a Fukushima et ailleurs

    Thierry Ribault

    • L'echappee
    • 5 Mars 2021

    Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C'est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l'accommodation intégrale, l'"? élément humain ? " encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de "? rebondir ? " à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l'origine de son bonheur, l'assujettissant ainsi à sa condition de survivant.
    A la fois idéologie de l'adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l'une des nombreuses impostures solutionnistes à la critique de laquelle cet essai, fruit d'un travail théorique et d'une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l'accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d'une ignorance organisée.
    Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vies insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d'un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d'impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.

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