Mordicus

  • Il y a 25 ans, on pouvait entendre Cyril Bennasar sur Radio Libertaire. Aujourd'hui, il écrit dans Causeur. D'aucuns en déduiront qu'il est devenu réactionnaire, donc raciste. Mais c'est l'antiracisme qui est obsédé par les origines et les couleurs de peau, et qui a comme seule grille de lecture la lutte des dominés et des racisés : contre la France d'avant et celui qui l'incarne, le mâle blanc et ses prétendus privilèges ; contre la langue française, torturée par le charabia inclusif ; finalement contre une culture qui n'inspire pas la moindre gratitude aux derniers arrivés. Rokhaya Diallo incarne à elle seule tous les errements de ce nouveau progressisme qui nous emmène tout droit vers l'obscurantisme. Aussi Cyril Bennasar a-t-il décidé de lui répondre, en opposant à une pseudo-recherche devenue folle les petites expériences de la vraie vie. Avec humour, style et galanterie.

  • En France, les enfants passent plus de trois heures et demi par jour devant leurs écrans. Autrement dit, plus de 1200 heures par an à regarder la télévision, à surfer sur Internet, à jouer sur leur console ou à envoyer des SMS. Et seulement 900 heures sur les bancs de l'école. Devant cette nouvelle donne, les parents s'inquiètent : maîtrisant mal, eux-mêmes, les nouvelles technologies de l'information et de la communication, leurs craintes sont parfois exagérées, mais loin d'être complètement infondées. Faut-il interdire les écrans ? Ou au moins limiter leur accès ? La violence à la télévision ou dans les jeux vidéo influe-t-elle sur les comportements ? Nos enfants deviennent-ils dépendants ? Les écrans constituent-ils un frein à leur développement intellectuel et émotionnel ? Influencent-ils leur réussite scolaire ? Pour répondre à ces questions, Bernard Stiegler, philosophe, considère que l'usage des écrans par la jeunesse pose désormais " un véritable problème de santé publique ". Face à lui, Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste, travaille depuis des années sur les effets des images violentes sur les enfants. Deux approches, deux points de vue, pour vous aider à savoir que penser de ces écrans, nouveaux " amis " de vos enfants.

  • Affaire du voile à l'école, scandale du mariage annulé, discours de nos dirigeants sur la foi... Un siècle après la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'État, la République semble empêtrée dans sa relation avec les religions. Hésitant entre la reconnaissance des cultures pour favoriser l'intégration et l'attachement à un modèle rassembleur au-delà des particularismes, elle émet des signaux contradictoires et les crispations de l'opinion publique se multiplient. Le modèle même d'intégration à la française serait-il menacé par le relativisme culturel ? Lorsque les identités religieuses influencent l'échiquier politique mondial, quel dialogue reste possible ? Nous avons interrogé trois personnalités sur ce thème : Elie Barnavi, essayiste israélien et laïc ; Monseigneur di Falco, évêque de Gap et enfin, l'islamologue Tariq Ramadan.

    Sur commande

  • Méfiez-vous de la France bien élevée !



    Il faut se méfier de la France bien élevée, la France qui ne fait pas de bruit, celle qui bosse et paie sans moufeter ses impôts, celle qui cède sa place dans les transports en commun et aide les vieilles dames à monter leurs bagages dans le train.



    La France dont on ne parle pas au 20 heures, parce que ses enfants ne dealent pas, ne brûlent pas les voitures et ne cassent pas la gueule aux profs, la France qu´aucun gouvernement ne cherche à ménager tant on la sait docile, respectueuse des lois et de l´ordre établi.



    Fallait-il, pour que ces gens-là sortent de leurs gonds et descendent dans la rue par centaines de milliers, que la cause du « mariage pour tous » les ait scandalisés, touchés, indignés.



    Il faut se méfier de la France bien élevée et de son côté « diesel » : un peu longue à chauffer, une fois lancée, son moteur est increvable. Et là, c´est le pouvoir qui risque d´en baver.

  • "L'antisémitisme peut-il être de gauche ?
    La question est, bien sûr, tout à fait scandaleuse. Taboue. Elle ne peut, ne doit pas être posée. Car la gauche et surtout l'extrême gauche sont pour l'éternité estampillées antifascistes et antiracistes. Un certificat de virginité indiscutable. D'autant plus indiscutable que les droits d'auteur, inaliénables, de l'exercice antisémite appartiennent, pour l'éternité, à Hitler, Pétain, Le Pen, à leurs descendants et à leurs émules. Des monstres que les gauches n'aiment pas. Aiment-elles pour autant les Juifs ?
    Il y a quelques semaines, Manuels Valls, ministre de l'Intérieur et de gauche, a dit tout haut ce qu'on n'osait que murmurer tout bas : « Un nouvel antisémitisme se fait jour à l'extrême gauche comme à l'extrême droite. » Une évidence pour qui entend les bruits haineux montant des marécages où la gauche de la gauche aime faire trempette. Tout un attirail langagier a été mis au service de cette passion antijuive : on hait les sionistes, mais pas les Juifs. On veut la disparition de l'entité sioniste : mais pas celle d'Israël. On manifeste pour la Palestine avec des groupes venus de banlieue qui crient en arabe « mort aux Juifs ! » : mais comme on ne parle pas arabe... On déteste les banques, toutes les banques : mais c'est avec une délectation particulière qu'on citera Goldman Sachs.
    Le gauchiste, on le voit, ne peut dans ce périlleux domaine que s'avancer masqué. Sinon il est perdu, il se noie. Et adieu ses bouées de sauvetage qui portent les noms maudits d'Hitler, de Pétain et de Le Pen. C'est pourquoi il ne peut être antisémite. D'ailleurs dès qu'il est interpellé sur cette question, il brandit un laissez-passer l'autorisant à baver un peu sur les Juifs. Sur ce précieux sésame figure le mot « antifasciste ». Le gauchiste donc n'est pas antisémite. Pas plus en tout cas que ce baron hongrois à qui on reprochait un jour sa détestation des Juifs. Il eut alors cette réplique indignée : « Moi, antisémite ? Jamais ! Un antisémite est quelqu'un qui hait les Juifs plus que de raison. » L'extrême gauche française est comme ce baron. Raisonnable."

    Sur commande

  • "Comme il est difficile de devenir libre et responsable à notre époque ! Nous sommes bien souvent laissés à nous-mêmes, pour faire des choix, pour penser par soi-même et trouver un sens à la vie. Lourd fardeau". Dans cette très belle lettre à Nicolas, un jeune garçon rencontré dans les luttes altermondialistes, l'indocile évêque Jacques Gaillot tente d'aider son ami en s'interrogeant sur l'argent, les préjugés, l'injustice, la paix, la non-violence... mais aussi la promesse d'un autre monde. Avant de conclure : "Je crois en Dieu parce que je crois en l'homme". Avec cette lettre à Nicolas, Mgr Gaillot inaugure la nouvelle collection "Messages personnels" des Editions Mordicus. Sous la forme de courts textes adressés à un jeune homme ou une jeune fille qui entame sa marche dans la vie, il s'agira, pour l'auteur, de répondre à quelques questions déterminantes : quel message aimerait-il laisser derrière lui? Quelles sont les idées majeures qu'il souhaite transmettre aux générations futures ? Une façon de faire le point sur ce qui compte réellement.

    Sur commande

  • Peut-on tout dire ? Comment se porte ce principe inscrit dans notre constitution, qui marie deux mots magnifiques : liberté d'expression ? Deux grands noms du rire ont répondu, séparément, à nos questions. Le premier, Dieudonné, est bien placé pour aborder le sujet ; l'ancien militant antiraciste, devenu ennemi antisémite numéro 1, est aujourd'hui quasiment interdit d'expression sur la scène publique. En a-t-il trop dit, trop fait ? Le second, Bruno Gaccio, a été durant seize ans le principal inspirateur des Guignols de l'Info, dont la liberté était le principe fondateur. Pour Gaccio, la liberté d'expression n'est pas un vain mot, et il s'inquiète des pressions de plus en plus insistantes des religieux, des communautés, des bien-pensants qui prétendent la corseter. Un livre qui parle de liberté, mais aussi du rire, de ses limites. Bref, de notre époque.

    Sur commande

  • Une semaine chez la mère, une semaine chez le père. Un couple sur dix demande aujourd'hui la garde alternée pour leurs) enfant(s). Ce mode de garde est pourtant loin de faire l'unanimité. Egalitaire pour les parents, est-il propice au bon équilibre de leur progéniture? Quel est son impact sur la vie familiale et le bien-être des enfants ? L'alternance hebdomadaire est-elle trop courte pour que l'enfant s'adapte convenablement? Faut-il la bannir pour les plus jeunes? Autant de questions abordées par trois spécialistes du sujet: Catherine Dolto, médecin, haptothérapeute et fille de la célèbre psychanalyste Françoise Dolto; Gérard Poussin, psychologue, psychothérapeute, qui préside l'association La Passerelle, soucieuse de préserver les liens entre enfants et parents séparés. Et Claire Brisset, qui nous fait part des enseignements tirés de son expérience en tant qu'ancienne Défenseure des enfants.

  • Pourquoi nos parents étaient-ils plus sévères avec leurs enfants ? Faut-il supprimer la fessée ? Jusqu'où un enseignant peut-il aller pour se faire obéir, respecter ? Quelles valeurs transmettre à nos enfants ? Quel rôle doit jouer le père ? La mère ? Quelle répartition de l'autorité dans les familles homo-parentales ? Et comment gérer l'autorité dans les familles monoparentales ? Faut-il revenir à une éducation moins permissive ?
    Les parents ont besoin d'être rassurés sur le fait que leur progéniture ne sera pas malheureuse s'ils la réprimandent. Ils sont si inquiets pour leurs enfants qu'ils les surveillent trop, sans même en avoir conscience. Toujours pour leur bien, évidemment. Mais du coup, les enfants n'ont plus l'occasion de faire des erreurs. Or, l'expérimentation ne peut exister sans le droit à l'erreur !
    Aldo Naouri, pédiatre depuis plus de quarante ans, prône justement un retour à l'autorité : il revient dans cet ouvrage sur l'éventail des erreurs que nous commettons de façon quotidienne envers nos jeunes enfants. Edwige Antier, quant à elle, explique comment transmettre aux enfants une confiance en soi et une capacité d'adaptation qui vont permettre l'épanouissement.

    Sur commande

  • « Aucune société ne peut reconnaître à l'homme le droit de tuer son prochain. Il y va de la notion même d'humanité. » Le Professeur Bernard Debré est opposé à l'euthanasie. Pour lui, « Si l'on autorise l'euthanasie, on prend le risque de voir certains s'engouffrer dans cette brèche pour libérer des lits [dans les hôpitaux] ou se débarrasser des malades qui dérangent, parce qu'ils coûtent trop cher, ou parce qu'ils offrent un spectacle trop pénible à voir... » Pourquoi légiférer à nouveau, s'inquiète-t-il, alors que la loi Léonetti de 2005 permet aux médecins d'arrêter tout traitement à la demande du malade ? Il est favorable au statu quo. L'Etat n'a pas à s'immiscer partout. Faisons confiance aux médecins.
    Pourquoi ce cri d'alarme ? Parce que, alors qu'on pensait que tout avait été dit, que le débat avait déjà eu lieu, certains proposent qu'on remette la question à l'ordre du jour. François Hollande, sans jamais prononcer le mot euthanasie, n'a-t-il entre ouvert la porte à une nouvelle loi ? Bernard Debré s'élève contre un tel projet. Et dénonce « les théoriciens de l'euthanasie, qui sont pour la plupart, je ne le dirai jamais assez, des gens bien portants » mais s'autoproclament porte-paroles des malades en fin de vie... Et si, explique-t-il, on se souciait plutôt de développer les unités de soins palliatifs !
    Un plaidoyer pour la vie. Un nouveau coup de colère !

    Sur commande

  • Je suis confondu par l'archaïsme de nos droites. Je veux construire une droite décentralisée, girondine. Une droite à la fois fière et ouverte aux autres. Une droite qui s'émeut aux vers d'Edmond Rostand mais sait être pragmatique. Une droite qui refuse de se laisser enfermer dans une image ringarde qui sentirait le formol et la naphtaline. Une droite d'avenir. Une droite non conformiste, dérangeante, audacieuse dans les questions qu'elle pose et qu'elle se pose, iconoclaste parce que se moquant des diktats des uns et des autres, comme de ceux des médias.
    Une droite qui refuse les promesses qu'elle sait intenables. Une droite de liberté, profondément européenne. Une droite du réel.

    Sur commande

  • En quelques années, Béziers s'est refait un nom. Depuis 2014 et la victoire de Robert Ménard, la presse s'étrangle de ses initiatives, les politiques s'allient pour le contrer, l'administration s'échine à lui compliquer la vie.Mais les résultats sont là. La plus ancienne ville de France a retrouvé ses couleurs et sa fierté.C'est le récit de ces années et de cette métamorphose qui est raconté ici, vu de l'intérieur. L'histoire d'une victoire que personne n'avait vu venir, d'une gestion en rupture avec tout ce qu'il est convenu de faire, d'un combat de tous les jours contre la résignation.« Le lendemain de notre victoire, écrit Robert Ménard, le quotidien local Midi Libre assurait qu'ils nous auraient à l'oeil... Le vieux monde tremblait. Il avait raison »Un récit qui, à la veille des prochaines élections municipales, pourrait en inspirer d'autres...
    Journaliste et homme politique, Robert Ménard est le co-fondateur de Reporters sans frontières et de Boulevard Voltaire. Il est maire de Béziers depuis 2014.

    Sur commande

  • Les réformes « sociétales » mises en oeuvre par le gouvernement de François Hollande, à commencer par le « mariage pour tous », font une large part à la théorie du genre. Celle-ci se retrouve ainsi propulsée au centre du débat. Mais de quoi s'agit-il exactement ?
    La théorie du genre trouve son origine dans le féminisme égalitaire, qui soutient que l'égalité ne sera vraiment acquise entre les hommes et les femmes que lorsque rien ne les distinguera plus vraiment. Son credo de base est que le sexe biologique ne détermine en aucune façon l'identité sexuelle. L'identité sexuelle serait une pure « construction sociale » qui ne serait absolument pas conditionnée par l'appartenance sexuée. L'individu étant sexuellement « neutre » à la naissance, les différences de comportement que l'on observe entre les garçons et les filles, puis entre les hommes et les femmes, s'expliqueraient uniquement par l'intériorisation de « stéréotypes » qu'il conviendrait donc de « déconstruire » dès le plus jeune âge, en particulier à l'école.
    Relevant du fantasme d'auto-engendrement et de la mystique de l'indistinction, la théorie du genre repose en fait sur un certain nombre d'erreurs fondamentales. Alain de Benoist en fait ici une critique de fond, solidement argumentée, qui n'a pas de mal à faire apparaître son caractère proprement délirant. Et sa nocivité.

  • Christian Vanneste a été cloué au pilori par la presse comme par ses « amis » politiques. Accusé de tenir des propos « homophobes » alors que la justice l'a blanchi de ces accusations. Suspecté d'être un véritable négationniste pour avoir contesté, à juste raison, la légende de la déportation des homosexuels en France durant la Seconde guerre mondiale. Alors que les faits sont là, indiscutables, alors que Serge Klarsfeld, « chasseur de nazis » et spécialiste de la cause des déportés, lui a donné raison, Christian Vanneste a été traîné dans la boue par la quasi totalité des journalistes, lâché par son propre parti, trahi par les députés de la « Droite populaire », son courant au sein de l'UMP, le coup de grâce étant porté par Nicolas Sarkozy en personne. Dans ce petit pamphlet, Christian Vanneste revient sur cette mise à mort. Il nous dévoile les dessous de cette véritable exécution. Les lâchetés des uns et des autres. Le poids, la puissance du lobby gay dans les médias comme dans son propre parti. Les ravages du politiquement correct, et pas seulement à gauche. Trente petites pages qui font froid dans le dos. Trente pages d'un rare, d'un vrai courage. Trente pages sur une défaite annoncée tant, comme il le dit, le lobby est puissant....

    Indisponible

  • Oui, « Vive Le Pen ! » Comme une bravade, un gant jeté au visage de ce monde de la presse qui joue les matamores face au Front national mais multiplie, à longueur de colonnes ou de talk-shows, les petites et les grandes lâchetés. Qui se couche devant les puissants du jour mais chasse en meute tous ceux qu'il peut habiller des oripeaux du fascisme ou du pétainisme. Il ne s'agit pas ici de défendre Le Pen, père ou fille, mais de dénoncer cette chasse aux sorcières dès que vous affichez sympathie, proximité, ou même vague intérêt pour des thèses, des points de vue, des analyses qu'il est tellement commode de discréditer d'un retentissant « facho ». Alors oui, « Vive Le Pen », comme un pied de nez, un défi , une provocation.

  • Tirant le constat de l'échec absolu des politiques publiques de sécurité menées en France depuis 30 ans - avec l'augmentation continue et parallèle de la criminalité et des dépenses publiques -, l'auteur propose d'embrasser une vision individuelle de la sécurité qui viserait à responsabiliser les Français et à leur permettre, en leur rendant les droits dont ils ont été dépouillés depuis un demi-siècle, de suppléer aux actuelles déficiences de l'Etat et de la police : droit à la possession et au port d'arme, sanctuarisation du domicile privé et renforcement de la notion de légitime défense, libre constitution d'associations sécuritaires et populaires.

  • REVUE MEDIAS n.30

    Collectif

    Une revue qui essaie de décrypter et d'analyser le fonctionnement de ces "machines à fabriquer de l'information" que sont devenus nos médias. En hiérarchisant, en faisant le tri dans le flot des nouvelles qui parfois nous submerge. En donnant la parole à tous ceux - sans oeillères et sans préjugés - qui questionnent les modes d'organisation et de pensées de nos organes de presse.

empty