Sciences humaines & sociales

  • Dans ma rue y avait trois boutiques

    Anthony Palou

    • Presses de la cite
    • 6 Mai 2021

    C'était les années soixante-dix. Il était une fois un petit garçon né dans une famille de commerçants. Son grand-père espagnol avait quitté la guerre de 36, avait traversé les Pyrénées et arpenté la France jusqu'à trouver un havre de paix dans le Finistère sud. C'est là qu'il décida de s'installer pour créer sa petite échoppe de fruits et légumes. Le grand garçon qu'il est devenu se souvient avec nostalgie de ces petits commerces qui peu à peu disparurent. Ainsi les merceries, les torréfacteurs, les marchandes des quat'saisons, ainsi les papeteries... Tout un monde, en quelques années, dévasté par la grande distribution. L'auteur pense que tout n'est pas perdu. Un jour viendra où le petit commerce renaîtra. Les beaux jours, peut-être, sont devant nous.

  • Autodafés : l'art de détruire les livres

    Michel Onfray

    • Presses de la cite
    • 26 Août 2021

    Ce dernier demi-siècle a connu de grandes polémiques où la pensée dominante a défendu les idéologies qui lui servent de fondations : le maoïsme que Simon Leys démontait dans Les Habits neufs du président Mao (1971) ; le marxisme qu'effondrait L'Archipel du Goulag (1973) de Soljenitsyne; l'antiracisme que Paul Yonnet dénonçait dans Voyage au centre du malaise français (1993); l'impérialisme islamiste dont Samuel Huntington prophétisait la menace dans Le Choc des civilisations (1996); la psychanalyse que ridiculisait Le Livre noir de la psychanalyse (2005); le mythe d'un islam civilisateur de l'Occident que décomposait Aristote au mont Saint-Michel (2008) de Sylvain Gouguenheim.
    Michel Onfray raconte l'histoire de ce qu'Orwell, dans 1984, nommait les « crimes par la pensée ».

  • Femmes combattantes : sept héroïnes de l'ombre

    Marie-Laure Buisson

    • Presses de la cite
    • 24 Février 2022

    Pourquoi Noor, princesse indienne, s'est-elle engagée en 1942 dans les services secrets britanniques plutôt que d'attendre que la guerre se termine ? Quel appel Susan Travers a-t-elle entendu pour quitter sa vie d'aristocrate et suivre les hommes de De Gaulle à Bir Hakeim ? Comment l'infirmière Geneviève de Galard a-t-elle choisi de partager les souffrances des blessés dans l'enfer de Diên Biên Phu ? Et Lily ? quelle passion l'a animée à moins de vingt ans, pour défiér les aviateurs d'Hitler au-dessus de Stalingrad, tout comme la poétesse Hannah qui a fui la Hongrie antisémite pour y revenir en agent secret britannique au moment où les nazis l'envahissent ? Plus près de nous, pourquoi Jihane la Kurde a-t-elle renoncé à sa vie de femme pour combattre Daesh, sachant sa tête mise à prix ? Quel déclic a poussé l'étudiante Cassiopée à s'engager dans l'armée française et devenir espionne dans le cadre de l'opération Barkhane au Mali, sillonnant les terres djihadistes au mépris de tous les dangers ?

    À travers ces sept portraits de femmes engagées, héroïnes exemplaires, c'est toute la force du courage au féminin qui s'impose dans ce formidable hommage.

  • Adieu la liberté

    Mathieu Slama

    • Presses de la cite
    • 20 Janvier 2022

    Comment un peuple réputé rebelle a-t-il pu consentir à ce qu'on lui retire, une à une, ses libertés ? Avec cet essai incisif, Mathieu Slama analyse l'intégralité de la séquence du confinement depuis le 16 mars 2020, les faits et les mots qui ont contribué à faire croître, dans les esprits, l'acceptation de la servitude. Réactualisant la pensée de La Boétie, Slama voit dans la crise de la Covid, le révélateur de l'apparition d'un nouveau totalitarisme « soft » soucieux du « safe », c'est-à-dire de notre sécurité.
    En cause, Emmanuel Macron, responsable du dévoiement de l'art de gouverner en une technique de management, cherchant non pas le bien commun, mais le bien-être de chaque citoyen - au prix de toutes ses libertés. Ainsi le politique s'est-il effacé devant le médecin, ouvrant la voie au gouvernement de ce que Walter Benjamin appelait la « vie nue ». Dans une société où les citoyens ont été rendus à leurs seules existences biologiques, contrôlables, quantifiables par le « bio-pouvoir », théorisé par Michel Foucault. Ainsi l'Etat et sa bureaucratie sont-ils responsables de l'infantilisation d'un peuple, soudain sommé de dire ce qu'il fait, avec qui et à quelle heure dans l'« absurdistan » français. Pour l'auteur, l'éclipse de démocratie qu'aura engendré la Covid-19 n'est pas un commencement mais au contraire l'aboutissement d'un mouvement déjà ancien qui a préparé à l'abdication volontaire en chaque citoyen de la première des libertés : celle de penser et de dire ce qu'il pense.
    La conception limitatrice de la liberté n'est pas née de la crise sanitaire. Mais elle a été préparée par des renoncements successifs avec un point de bascule en 2002, quand Michel Houellebecq est accusé d'avoir « blasphémé l'Islam ». Encadré par le double puritanisme, du protestantisme américain, ressuscité avec l'idéologie woke, et du puritanisme islamiste, le citoyen est ainsi prêt à accepter, comme l'écrivait en 1977, de façon prophétique, Gilles Deleuze, « ce néofascisme, qui est une entente mondiale pour la sécurité, avec l'organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de micro-fascistes, chargés d'étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma ».

  • La compagnie Lufthansa qui demande en juillet 2021 à ses personnels de bannir l'expression « mesdames et messieurs » afin « de choisir un discours qui s'adresse à tous ses passagers ». La société Disney qui assume une ségrégation dans ses personnels en créant trois groupes affinitaires (Latinos, Asiatiques et Noirs) et en invitant les Blancs à dresser la liste de leurs privilèges. La campagne de Louboutin à l'été 2021, portée par la militante antiraciste Assa Traoré, avec l'escarpin Free walkie (995 euros) qui « exprime cette saison l'empathie et la solidarité ». Avec ces quelques exemples d'actions - ubuesques voire tout simplement ridicules -, l'entreprise privée témoigne qu'elle ne se soucie plus seulement de ce qui est utile ou pas, rentable ou pas, mais de ce qui est bien ou mal. Porteuse de valeurs, elle est sommée de participer à la grande marche vers le Bien. Paralysée par la crainte de mal faire, intimidée par les injonctions de la culture woke, soumise aux contradictions de consommateurs qui attendent d'elle des « messages », l'entreprise est emportée dans le mouvement de moralisation du business. Anne de Guigné, dans cette enquête, dénonce ce virage du capitalisme, et met au jour la défaillance, voire la défaite, des politiques publiques à faire société et à fabriquer l'avenir...
    Essai enquête qui donne un coup de projecteur sur le monde économique au moment où il est traversé par des injonctions nouvelles, tant dans la fabrique du produit (bio, durable, etc.) que dans le traitement des personnels (égalité hommes-femmes, reconnaissance des minorités) ou dans la relation avec des consommateurs en demande de sens...
    Essai coup de poing qui met au jour les dangers de cette moralisation du capitalisme, pointe l'entrisme des groupes de pression ainsi que les excès de la culture woke, tant en Amérique qu'en Europe, en prenant soin de distinguer le cas français.
    Essai politique qui réfléchit à la défaillance des démocraties à porter un projet de société, et s'interroge sur le rôle des entreprises dans ce nouvel environnement « politico-moral ».

  • Les invisibles de l'Élysée

    Emery Doligé

    • Presses de la cite
    • 3 Février 2022

    Les rencontres de ces femmes et de ces hommes de l'Élysée sont une véritable première.
    Elles ont eu lieu en deux temps. Pendant deux mois, Emery Doligé a arpenté les couloirs du palais pour repérer puis rencontrer ceux qui sont devenus les protagonistes de ce livre. Ces invisibles si essentiels au bon fonctionnement du palais durant tout mandat présidentiel. Il a pris le temps d'échanger avec eux sur leur vie avant leur entrée à la présidence, leur premier jour, les grands comme les petits moments vécus dans leur fonction, et a recueilli des anecdotes sur les présidents, de Giscard à Macron, et sur leurs épouses. Ils ont raconté aussi les coulisses de l'Elysée. Se révèle ainsi au fil de ces portraits toute la « machinerie » humaine du palais.
    Dans un second temps, Sacha Goldberger a été invité à l'Élysée pendant dix jours pour photographier les trente personnes retenues. Privilégiant l'utilisation du clair-obscur pour jouer sur les contraintes de discrétion, il a pu les photographier dans des endroits auxquels le grand public n'a pas accès, comme la cave, les bureaux des agents, la cuisine ou encore l'Alma et certains salons.

  • La vision racialiste, qui pervertit l'idée même d'intégration et terrorise par ses exigences les médias et les acteurs de la vie intellectuelle, sociale et politique, s'est échappée de l'université américaine il y a vingt ans. Et la voilà qui se répand au Canada, au Québec et maintenant en France.
    Elle déboulonne des statues, pulvérisant la notion même d'histoire, elle interdit de parler d'un sujet si vous n'êtes pas héritier d'une culture, et vous somme de vous excuser « d'être blanc », signe de culpabilité pour l'éternité. Le racialisme sépare et exclut, n'apporte pas de libertés quoi qu'en disent ses hérauts, et, plus dangereux, modélise une manière de penser le monde.
    Mathieu Bock-Côté est sociologue, et chroniqueur pour la presse québécoise et française. Ses travaux portent sur le régime diversitaire, le multiculturalisme et les mutations de la démocratie. Seul lui pouvait signer un essai aussi éloquent, percutant. Sidérant même.

  • Sauvons le débat

    Didier Pourquery

    • Presses de la cite
    • 4 Novembre 2021

    Sortant d'un débat sur La Chaîne parlementaire, en janvier 2020, où il « questionnait » la compétence universelle de Greta Thunberg en matière de catastrophe planétaire, Didier Pourquery prend sur les réseaux sociaux une volée de bois vert. Ce fut une révélation. Face à des polémistes de plateau, dont il ne tient pas à utiliser les codes, il réalise que lui cherche toujours à nuancer. Point de départ d'une enquête sur ce que recouvre cette passionnante notion. Car d'Héraclite à Montaigne, de Camus et Aron s'étend un espace où cohabitent réflexion et engagement, approfondissement et discours ferme. Au moment où sur tous les écrans, télévisuels ou numériques, le débat tourne au catch ; où le contexte politique et même géopolitique semble pousser à l'affrontement incessant ; où de nouvelles idéologies se bousculent, remplaçant les totalitarismes ou les reproduisant en les poursuivant... oui, nuancer semble essentiel pour sauver ce qui peut l'être de l'héritage des Lumières.

  • Les écologistes contre la modernité

    Ferghane Azihari

    • Presses de la cite
    • 7 Octobre 2021

    Ce livre, plaidoyer en faveur d'une civilisation industrielle, aujourd'hui accusée de tous les maux, part en croisade contre les prophètes verts qui, au moment du premier confinement, annonçaient la mort du « monde d'avant ». Apôtres d'un évangile, souvent radical, de la régression préindustrielle, de l'écologie profonde, de la décroissance, du refus de la mondialisation, de l'imposition de modèles tribaux - les groupes de prophètes verts (de Pierre Rabhi à Greta Thunberg, en passant par Nicolas Hulot) sont nombreux et fragmentés en une multitude de chapelles qui adhèrent toutes au credo d'un retour à la nature. Mais comment refuser aux pays émergents qui y aspirent légitimement, les bénéfices du progrès technique et industriel ? Comment par ailleurs comprendre que les mêmes défenseurs du climat, applaudissant à l'interdiction des terrasses chauffées et à la réduction de la vitesse automobile à 80 km/heure, fassent fermer la centrale atomique de Fessenheim, infiniment plus économique en rejets de CO2 que ces mesurettes. Qu'il s'agisse de la nouvelle religion de Gaïa, ou des chiffons rouges - surpopulation, surconsommation, réchauffement climatique - qu'agitent ces nouveaux idéologues, les attaques se concentrent sur les bienfaits de la modernité, assimilés à du confort bourgeois, mais plus encore sur la contestation du principe même de modernité. Cet essai, incisif et informé, s'appuyant sur les discours des nouveaux prophètes, sur l'analyse de leurs sources, mêlant sciences économiques et philosophie politique permet de cartographier ce nouveau parti des antimodernes qui gagne dans l'opinion, de comprendre les ressorts de cette nouvelle illusion, et de défaire les raisons de l'utopie régressive qu'elle promeut.

  • Infantilisation

    Mathieu Laine

    • Presses de la cite
    • 21 Janvier 2021

    Pourquoi la France est la seule grande démocratie au monde à avoir exigé, sauf à être verbalisé, de cocher une case pour tout « déplacement bref, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie » ?
    Pourquoi la France est-elle le seul pays où une cellule interministérielle a eu à trier, en pleine crise sanitaire et face à la crise économique la plus dramatique depuis la deuxième guerre mondiale, entre les fours et les poêles, les pierrades et les tables de cuisson, les assiettes et le linge de maison, pour décider si ces biens étaient « essentiels » ou « non essentiels » afin de bâcher, par souci d'égalité, les rayons des supermarchés proposant ce que, comme Tartuffe face au sein de Dorine, l'État ne saurait voir ?
    Pourquoi la France, pays des Lumières, est l'un des seuls pays en Europe à avoir qualifié le livre de « produit non essentiel » au moment même où elle était à nouveau attaquée par l'obscurantisme ?
    Pourquoi la France, dont les dirigeants déclament régulièrement leur passion pour les territoires, finit toujours par donner à quelques-uns, à coups de décrets et de circulaires, le pouvoir de décider pour tout le monde, de manière unilatérale et verticale, sans jamais nous imaginer capables de décider par nous-mêmes ?
    On peut critiquer le pouvoir en place mais le mal est plus profond. Cette fièvre bureaucratique, technocratique et centralisatrice qui a, bien plus qu'ailleurs, frappé la France au moment de lutter contre la pandémie du Covid-19 ne fait que révéler notre propension malsaine, depuis des décennies et peut-être plus encore, à infantiliser les Français. Une infantilisation rampante, soutenue par une propension croissante de la population, par un État Nounou s'immisçant sans limite dans nos vies. Mais à trop nous étouffer, à trop nous contrôler, cette culture de la défiance nous éteint et nous brise.
    Ce court essai, comme un cri de liberté, invite à une vaste levée d'écrou. Pour respirer enfin. Pour récupérer ces pouvoirs qu'on nous a confisqués. Pour recouvrer, avec le goût du risque et l'envie de conquête, tout ce qui fait le sel et le bonheur de la vie. Puisse cette épreuve de réduction drastique de libertés dont on mésestimait parfois l'importance nous inviter à nous arracher aux fers en apparence confortables d'un État dont on attendrait tout. L'appel est d'importance. Car des barbelés peuvent finir par pousser le long des blancs barreaux d'un parc à bébé. Choisissons vraiment la Vie : parions sur la Liberté. Avant qu'il ne soit trop tard.

  • Petits pays de France

    Didier Cornaille

    • Presses de la cite
    • 3 Octobre 2018

    Une somme patrimoniale, par un auteur qui connaît les multiples paysages de la France.
    Les Amognes, l'Artense, le Boréon, la Bouriane, le Capcir, la Forterre, la Gallésie, la Lémance, la Margeride, les Mauges, le Quercorb, le Ségala, le Volvestre, le Valgaudemar... Autant de noms familiers pour ceux qui y vivent, mais mystérieux pour le voyageur. Les tout petits pays de France ont ceci de magique qu'ils sont à la fois très français et très exotiques, car s'ils ont tissé l'histoire de la nation, ils ont aussi le plus souvent gardé toute la force de leur particularisme. Didier Cornaille, grand marcheur et auteur bien connu des collections terroir, a parcouru pendant dix ans la France au pas de son cheval. C'est ainsi qu'il a imaginé cette géographie exceptionnelle : c'est la France vue du ciel, mais en rase-mottes, par-dessus les collines jusqu'au creux des vallées, depuis la source à peine visible sous les herbes jusqu'à l'estuaire qui se déploie face au large.
    On y découvre que les frontières restent bien vivantes, malgré les conquêtes et les lois des régimes centralisateurs, parce qu'elles ont été tracées par une rivière, une lande, un coteau crayeux bien plus que par la folie guerrière des hommes.

    Sur commande

  • L'audace d'espérer

    Barack Obama

    • Presses de la cite
    • 4 Octobre 2007

    Candidat à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2008, Barack Obama explique sa pensée politique et sociale qu'il compte mettre en oeuvre aux Etats-Unis.

  • Les enfants du crépuscule

    Torey Hayden

    • Presses de la cite
    • 3 Mars 2005
  • Orange is the new black

    Piper Kerman

    • Presses de la cite
    • 9 Octobre 2014

    Piper Kerman est une jeune femme comme tant d'autres : elle a un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de la jeune casse-cou qui avait livré une valise d'argent pour un trafiquant de drogues dix ans plus tôt. Mais le passé l'a rattrapée. Condamnée à quinze mois d'incarcération dans une prison pour femmes du Connecticut, la jeune cadre dynamique de bonne famille devient le matricule 11187-424. Le choc est brutal. De sa première fouille corporelle à sa libération, Piper Kerman apprend à naviguer dans cet étrange univers aux codes absurdes et aux lois arbitraires. Elle rencontre des femmes issues de tous les milieux, qui la surprennent par leur générosité, leur humour et leur ouverture d'esprit. Déchirant, drôle et parfois rageant, le récit de Piper Kerman nous offre un témoignage rare et précieux sur le quotidien des détenues américaines. Car c'est en grande partie pour elles que Piper a écrit ce livre : pour témoigner au nom de toutes celles qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer.

  • Je suis le chat qui va tout seul...

    ,

    • Presses de la cite
    • 14 Septembre 2017

    François Raveau a onze ans quand la guerre éclate. Très précoce intellectuellement, l'école ne lui convient pas. Dès 1940, il est engagé avec ses parents, protestants, dans des opérations de résistance, parfois meurtrières. En avril 1944, il est déporté à Neuengamme, puis Fallersleben et Wöbbelin. Pour ce livre, il est retourné pour la première fois sur les lieux des camps et de sa résistance en Dordogne. Ce livre traite aussi de « l'après » : comment se passe le retour à la vie « normale », pour autant qu'elle le soit ? Il se trouve que François Raveau a participé à nombre d'aventures, en France (du complot du Plan Bleu à Mai 1968), en Amérique Latine (chez des tribus reculées), en URSS ou en Asie. Il a soigné des rescapés des camps nazis et des camps d'Indochine. Il a été l'ami proche de Malraux, de Gracq, de Koestler, et le psychiatre de Sartre. Il dresse de ces derniers des portraits savoureux.

  • Le camp de la goutte d'eau ; Rawa-Ruska, 1942-1944

    Daniel Bilalian

    • Presses de la cite
    • 13 Septembre 2018

    Rawa-Ruska, 1942 : les nazis ouvrent, en Ukraine, un camp disciplinaire destiné à briser à tout jamais les prisonniers de guerre français récidivistes de l'évasion. Sous-alimentés, sans eau - un seul robinet pour douze mille hommes -, dévorés par la vermine, livrés à la cruauté de leurs gardiens, les évadés repris doivent dépierrer des ballasts, raser des cimetières, assister, impuissants, au génocide du peuple juif dans les camps d'extermination voisins. L'enfer - « le camp de la goutte d'eau », s'indignera Winston Churchill à la BBC - ne viendra pas à bout des Français. Malgré les exécutions, malgré l'épuisement, malgré les poux et la dysenterie, les prisonniers de Rawa-Ruska ne courbent pas la tête. Ils enterrent dignement leurs morts, honorent avec panache le 14 juillet, affrontent sans peur la menace des mitrailleuses. Mais, surtout, de ce camp d'où nul n'aurait dû sortir, ils vont monter les plus spectaculaires évasions de la Seconde Guerre mondiale.

  • Sur ordre de Dieu ; double meurtre au pays des mormons

    Jon Krakauer

    • Presses de la cite
    • 6 Septembre 2018

    Utah. Une petite ville plantée dans le sillage de Salt Lake City, le fief de l'Église mormone. Le 24 juillet 1984, Allen Lafferty, mormon pratiquant, rentre chez lui après sa journée de travail, dans la maison qu'il habite avec sa jeune épouse et leur bébé de quinze mois. Quand il pousse la porte, l'horreur l'attend : Brenda et sa petite fille ont été sauvagement égorgées. En un instant, Allen est convaincu qu'il connaît les coupables. Et pour cause, ce sont ses frères.

    À la barre des mois plus tard, Ron et Dan Lafferty ne nieront pas les faits. Pas plus qu'ils n'exprimeront le moindre remords. Les deux Lafferty sont des prophètes, Dieu parle à travers eux, il leur chuchote ses ordres. Pour eux, l'État n'existe pas. L'école ? Une machination. La médecine ? Un charlatanisme. Ron et Dan Lafferty ont quitté le giron des mormons pour embrasser une foi chrétienne radicale, dont l'un des piliers n'est autre que la polygamie. Et Brenda Lafferty avait commis l'erreur d'y être opposée...

    Revenant sur les grandes heures de la fondation de la religion mormone et l'épineux dossier des sectes transfuges qu'elle a fait naître dans ses rangs, le maître de la narrative non fiction interroge les ressorts du fanatisme religieux et exhume l'une des affaires criminelles les plus retentissantes de l'histoire américaine des dernières décennies.

    Sur commande

  • Iris Grace est différente. Depuis sa naissance, enfermée dans son monde, elle ne s'exprime qu'avec ses pinceaux. Jusqu'au jour où un chaton entre dans sa vie... Aujourd'hui, cette petite fille autiste communique. Son talent artistique est impressionnant. Son histoire a conquis le monde entier.

    Sur commande

  • Les cadets de Saumur ; juin 1940

    Patrick de Gmeline

    • Presses de la cite
    • 6 Mai 2010

    19 juin 1940, 0h15 : les élèves aspirants de réserve de la 12e Brigade de Cavalerie scrutent la rive nord de la Loire. Au-delà du pont Napoléon qui commande le centre de Saumur, ils distinguent des masses sombres s'avançant dans un grondement métallique. Au canon de 25, le jeune Paulin Houbé choisit une cible. Derrière lui, le lieutenant Gérard de Buffévent lance : « "Feu" ! » Houbé tire. A deux cents mètres, le premier blindé allemand flambe sous la lune. L'avant-garde de la 1re Kavallerie Division se heurte à la première résistance sérieuse depuis le 10 mai. Les cadets de Saumur entrent ainsi dans la légende. L'île de Gennes, la ferme d'Aunis, le pont de Montsoreau, Bressuire vont marquer jusqu'au 22 juin ces combats menés par 550 élèves aspirants de la prestigieuse école de cavalerie, leurs camarades du Train, de Saint-Maixent... et d'éléments dispersés, dragons, tirailleurs, enfants de troupe. En tout 2 200 hommes mal armés mais enthousiastes, résolus au sacrifice pour racheter la fuite et la défaite de tant d'autres, pour défendre un front de 40 kilomètres face à deux divisions allemandes. A ces combattants imberbes qu'ils surnommèrent eux-mêmes « Kadetten », les cavaliers allemands, soldats de tradition, rendirent les honneurs et la liberté en hommage à leur courage.

    Sur commande

  • Bataillon de coree - les volontaires francais 1950-1953

    Erwan Bergot

    • Presses de la cite
    • 1 Septembre 2005

    Wonju (Corée), 10 janvier 1951.
    " Baïonnette au canon ! A l'assaut ! " A la suite de leur chef, le lieutenant Lebeurrier, les vingt-cinq volontaires s'élancent à l'attaque et culbutent une compagnie nord-coréenne. C'est un exploit d'autant plus remarqué qu'il s'est déroulé sous les yeux des deux plus grands correspondants de guerre américains, stupéfaits. Leur bataillon va gagner son billet d'entrée dans le club ultrafermé des unités d'élite servant en Corée sous la bannière des Nations unies.
    Destin unique que celui de ce bataillon, créé au mois d'août 1950 par le gouvernement français pour aider les Nations unies à rétablir la paix et la sécurité en Corée du Sud, envahie depuis juin par les forces communistes du Nord. Destin injuste pourtant. Célébré partout outre-Atlantique, le bataillon français est resté méconnu dans son propre pays, où son histoire complète n'avait encore jamais été écrite.

    Sur commande

  • Le dossier Hitler ; le dossier secret commandé par Staline

    ,

    • Presses de la cite
    • 16 Mars 2006


    soixante ans après la fin de la seconde guerre mondiale, matthias uhl, jeune historien allemand, découvre dans les archives russes un document d'un intérêt historique majeur.
    intitulé le dossier hitler, rédigé à l'usage exclusif de staline, il a été établi sur la base des procès-verbaux des interrogatoires de deux officiers ss : otto günsche, l'aide de camp personnel de hitler, et heinz linge, son majordome. débriefés par le nkvd, les services secrets soviétiques, de 1945 à 1949, les deux hommes avaient évolué dans la proximité immédiate de hitler durant de longues années.
    apportant une foule de renseignements inédits sur la vie au jour le jour du dictateur, de sa prise de pouvoir en 1933 à son suicide en 1945, ce document unique contient non seulement un grand nombre de détails qui étaient restés ignorés sur la politique et la conduite de la guerre de hitler, mais il donne également une image sans fard de ce qui se passait réellement dans son entourage. publié récemment à grand fracas en allemagne, cet ouvrage fascinant constitue à coup sûr l'une des sources historiques les plus impressionnantes récemment mises au jour sur le troisième reich.


    Sur commande

  • Deux présidents pour rien ; 2007-2017, chronique d'une décennie

    Christophe Barbier

    • Presses de la cite
    • 23 Février 2017

    « Entre les Français et les politiques, la rupture est consommée. Peut-être définitivement. Et c'est en grande partie à cause de ces deux-là : Nicolas Sarkozy et François Hollande, présidents successifs aux personnalités si différentes et aux échecs si ressemblants...
    Pendant dix ans, rédiger l'éditorial de L'Express m'a permis de jauger les espoirs déçus, les réformes inabouties et les renoncements funestes. Même s'il y eut aussi du volontarisme, des audaces et des moments de courage, c'est l'impression d'un vaste gâchis qui saisit les citoyens. Sarkozy-Hollande : deux hommes d'Etat, deux politiciens endurcis, deux destins avortés, le côté pile et le côté face de la médaille de l'échec... ».
    Christophe Barbier

    Sur commande

  • La guerre froide ; chronique d'une longue peur, 1947-1991

    Jean-Michel Demetz

    • Presses de la cite
    • 9 Mars 2017

    A peine la paix signée sur les décombres du IIIe Reich, l'alliance contre-nature du totalitarisme soviétique et des démocraties occidentales - alliance de circonstance contre la folie nazie - est brisée et la méfiance, puis l'affrontement, lui succèdent ; pendant près d'un demi-siècle, le moonde subit ainsi une période inédite où, du fait de l'entrée dans l'ère atomique, l'humanité va vivre au bord du gouffre sans qu'à aucun moment les deux blocs ne se livrent à un conflit militaire direct. Drôle de guerre où l'on se bat par tous les moyens et sur tous les fronts (Corée, Vietnam, Angola...), mais jamais face à face. Drôle de victoire, enfin, qui tombe, quasi inespérée pour un Occident qui s'était habitué à la perspective d'un antagonisme durable.
    Fondé en 1953, donc au moment où la guerre froide est déjà enclenchée, L'Express choisit résolument de s'inscrire dans le camp atlantiste et joue un rôle important dans la presse française.
    La Guerre froide rassemble les articles représentatifs, souvent "à chaud", de ce moment d'histoire contemporaine, où l'on trouve les signatures prestigieuses de Jean-Jacques Servan-Schreiber, Raymond Aron, Michel Bosquet, Jean-Marie Domenach, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Michèle Manceaux, Jacques Derogy, Olivier Todd, Jean-François Revel et l'illustrateur Tim pour quelques dessins.
    Jean-Michel Demetz, grand reporter et ancien rédacteur-en-chef adjoint de L'Express, replace chaque article dans son contexte.

  • Au nom des pères : de leur disparition à une société déshumanisée

    Marc Mangin

    • Presses de la cite
    • 15 Juin 2017

    « Mon père est mort je n'avais pas trois ans et je n'ai pas vu grandir mes trois enfants. Cela m'autorise-t-il à parler du père ? Cela me permet sûrement de parler de l'absence de père. Les orphelins de père ne manquent pas, ceux qui réfléchissent aux conséquences du manque créé par l'absence non plus. Le sujet nourrit un nombre d'oeuvres considérable. Mon propos est d'ailleurs de m'appuyer sur ce travail de témoignages et de réflexions autour d'une question de plus en plus d'actualité : et si le père disparaissait ? » Marc Mangin.

    Décimés par les guerres de la première moitié du xxe siècle, désacralisés par le mouvement féministe des années 60 et 70, les pères seraient devenus interchangeables, réduits à une « figure », une « fonction », quand bien même, depuis des décennies, les professionnels mettent en garde contre leur exclusion, leur disparition.
    Les mutations économiques et sociales des cinquante dernières années dessinent un monde où l'homme ne sera bientôt plus qu'une marchandise comme une autre. La disparition des pères préfigure celle des mères. Nous n'avons jamais été aussi près du Meilleur des mondes que décrivait Aldous Huxley.

    Sur commande

empty