Solitaires Intempestifs

  • La liberté est menacée de toute part !

    Alors je mets toutes mes forces dans ce qui me reste l'essence de ce que ça peut être vivre !

    Vivre sans être maudit par son histoire sans être humilié par son histoire sans être maudit par son devenir Tout ça pour quelques gros porcs qui s'arrachent tous les biens de la Terre et nous laissent comme des chiens.



    Cette fiction se situe dans les méandres narratifs et fictifs de l'écriture de l'histoire. Quelle étrangeté d'être français d'origine algérienne, ici, aujourd'hui. On a l'air d'un monstre hideux pour l'éternité. L'auteur de théâtre que je suis est pris dans un marécage. Il bouge nerveusement son propre corps là où les coeurs sont pleins d'incendies. Les mots respirent les cris du monde ou l'air silencieux des choses graves. Le récit refuse de s'exiler derrière le brouillard du divertissement.

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  • La lumière et le silence sont aussi des matériaux dont on ne se lasse pas. Enfin, moi, je ne m'en lasse pas. Je ne me lasse pas d'écouter le silence et je ne me lasse pas des jeux de lumières.
    Je pense que travailler c'est quelquefois ne rien faire.
    C'est quelquefois regarder la lumière du jour ou regarder la lumière quand le jour baisse ou au moment du lever du jour ou, au contraire, dans un moment très étale de la matinée ou de l'après-midi.
    Se laisser faire par toutes ces choses qui s'impriment en nous.
    On croit qu'on ne travaille pas mais « ça » travaille pendant tout ce temps, ça travaille en nous.

    Inclus dans ce volume un film d'Alexandre Barry, Du régal pour les vautours, qui nous entraîne dans une dérive au coeur du travail, de la vie de Claude Régy. Les yeux ouverts dans la nuit, des visions surgissent. Lieux, visages, souvenirs et réminiscences remontent à la surface comme des fragments de miroirs superposés. À Paris, au Japon, en Corée, en Norvège, Claude Régy partage les lueurs entrevues lors de son long voyage. Une aventure en zones inexplorées commencée il y a plus de soixante ans.
    Du régal pour les vautours, un film d'Alexandre Barry produit par Michel David.
    Durée : 67 min. - 16/9 stéréo - version française / sous-titres anglais © Zeugma Films 2016 En bonus : Ne vous inquiétez pas il va faire nuit, un film d'Alexandre Barry.
    Durée 8 min. - 16/9 stéréo - versions française / sous-titres anglais © Simer / JKL 2016 Du Régal pour les vautours sera projeté en avant-première au Forum des Images le 03 octobre 2016 et au théâtre Nanterre-Amandiers le 08 octobre 2016, dans le cadre du Festival d'Automne de Paris 2016, avant une rencontre avec le réalisateur Alexandre Barry et Claude Régy.

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  • Au siècle dernier, vers le début de la décennie 90, j'avais alors presque terminé mes quarante premières années et ma principale activité jusque-là avait été de participer modestement à l'aventure théâtrale française. J'étais à la tête d'une vingtaine de pièces de théâtre. Je tournais un peu en rond dans ce qu'il est convenu d'appeler l'inspiration. Pourquoi écrire une pièce de plus ? Que dire ? À qui ?

    Reprenant des articles publiés autour de ces questions, le présent volume dresse non seulement un portrait de l'un des plus importants écrivains de théâtre français de notre époque mais pose aussi - avec humour - les conditions et nécessités de l'écriture théâtrale.

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  • J'ai toujours travaillé avec cette idée qu'on atteignait des gens au-delà des gens qui sont matériellement là‚ et cela par l'intermédiaire justement des gens qui sont là.
    C'est peut-être une folie mais en même temps je sens que c'est vrai. Je sens que ça existe.
    De toute façon la circulation de l'esprit est plus durable que la circulation du sang.

    Inclus un DVD avec le film d'Alexandre Barry

  • Ce livre donne à lire et entendre les mots de l'artiste Odile Duboc. C'est la voix d'une chorégraphe, danseuse, pédagogue, soucieuse de transmettre les valeurs de sa danse, et d'en décrire les gestes fondateurs. Dans une écriture limpide et parfois poétique, elle décline ici ce qui fonde son esthétique et son langage chorégraphique. Les mots de la matière rassemble des textes écrits entre 1981 et 2010, pour certains inédits.

    Accompagné d'un DVD (3 h 00) comprenant trois solos d'Odile Duboc : Langages clandestins (1981), Overdance (1989) et O.D.I.L (2006) ainsi que la Grande leçon de danse de la chorégraphe filmée en 2009 au Centre National de la danse.

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  • « On associe beaucoup l'Argentine à la viande. On peut aussi dire que l'Argentine se fait manger. Il y règne toujours beaucoup de corruption avec cette oligarchie au pouvoir. Ce sont ces gens-là qui font les affaires. Pour les autres‚ il n'y a rien‚ aucune répartition de l'argent‚ pas la moindre distribution ou mise en oeuvre de quelque chose de plus juste. Bleue‚ saignante‚ à point, carbonisée, j'ai mis longtemps à trouver ce titre tout comme je souhaitais depuis longtemps travailler avec des gens qui ne sont pas des acteurs professionnels. » Bleue, saignante, à point, carbonisée revisite « La Murga », carnaval argentin auquel les « Murgueros », issus des quartiers défavorisés, se consacrent toute l'année.
    L'ouvrage propose les textes du spectacle précédés d'un entretien avec l'auteur. Il est accompagné du DVD du spectacle présenté au Festival d'Avignon 2007.

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  • Jean-Luc Lagarce se fait vidéaste et nous propose de le suivre dans son quotidien de créateur, d'homme aussi. L'oeuvre naît, explique Lagarce dans le texte qui ébauche son projet, du désir de revenir sur les jours qui ont suivi l'annonce de sa maladie. « Je suis allé boire un café comme je le ferais en d'autres circonstances et pour d'autres événements, mais, et c'est de cet instant-là que cela date, je regardai le Monde et ses habitants autrement. » Ses créations vidéo témoignent du regard que l'auteur pose alors sur sa vie, et la vie alentour.
    Outre la version préliminaire du projet, l'ouvrage propose le texte qui est la trame de Journal 1, ainsi qu'un entretien dans lequel il revient sur sa démarche et sur la réception du film.


    Inclus dans ce volume, un DVD des deux films suivants :

    Journal 1 (1992) 51 mn S'inspirant de la forme littéraire du journal, Jean-Luc Lagarce utilise la vidéo pour faire se confronter l'écrit, l'image et la voix, matières premières du récit au jour le jour de deux années de sa vie.

    Portrait (1993) 1 mn Une vie complète défile devant nous. À partir de photos personnelles, Jean-Luc Lagarce relève le pari fou de dresser son autoportrait en une minute. Il sera lauréat du festival du film court de São Paulo.

    Texte‚ image et réalisation : Jean-Luc Lagarce Montage : Patrick Zanoli Palette graphique : Lionel Bole Composition sonore : Gilles Marchési Production exécutive : Pierre Bongiovanni Direction de production : Catherine Derosier‚ assistée de Yasmina Desmoly Coproduction : Centre international de création vidéo Montbéliard-Belfort / Jean-Luc Lagarce © 2007, Les Solitaires Intempestifs, Editions

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  • L'enfance est un royaume où l'on peut voir les dieux naître et mourir. Leurs figures se construisent dans le brouillard de notre identité. Chaque jour y est un règne. Parfois s'y mêlent la senteur d'un fruit‚ la voix d'un père‚ l'effigie d'un mythe‚ l'éraillement d'un souvenir ou la caresse rocailleuse d'une lamentation.
    Dans ce royaume‚ ce que l'on est se cache dans le reflet de ce que l'on croit être. Une amitié relie le présent du monde au monde absent de nos illusions. Nous nous nourrissons de tout ce que nous touchons‚ capturant les mots qui s'étalent à nos pieds et qui lorsqu'ils sont prononcés sont des fagots que nous jetons sur le bûcher où brûlent nos peurs.

    Ce livre contient le DVD Les Coulisses de la mémoire (25 mn) un film de François Royet sur la création de La Mort d'Adam au Festival d'Avignon 2010.

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  • Parce que tout à l'heure !!! quand je suis passé devant, il y était !!!
    J'aurais vu si ça manquait !!! J'aurais vu ! Mais il y était... y avait pas cette niche, ce manque plus clair dans la falaise. C'était tout intègre.
    Et où est-il passé ? Bon... hé ben... il a dû tomber !
    Il est tombé ! J'ai tourné le dos... il est tombé.
    Y a pas vingt minutes je suis passé là-d'ssous... hein !
    Il s'est décroché : Paf !!! Il est tombé !! Paf !!!
    Bon ben... c'est bien, c'est bien le... la preuve que ça tombe, hein ?
    Que ça tombe, que ça demande qu'à tomber.
    Que c'est en train de tomber et que, d'un instant à l'autre, euh... ça sera tombé !

  • Création poétique et musicale, mariage subtil du texte dit et du texte chanté, L'Ombelle du trépassé est né de la rencontre du chanteur Yann-Fañch Kemener avec le poète et homme de théâtre Jean Lambert-wild, une rencontre qui s'est faite sous les auspices des « mystères du monde » : « lui les chante ; j'essaie de les dire », explique Jean Lambert-wild.

    Ce livre contient un CD audio (50') de L'Ombelle du trépassé, spectacle de Jean Lambert-wild avec Yann-Fañch Kemener (voix et chants bretons), musique de Patrick Portella.

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