Theatrales

  • Hamlet

    William Shakespeare

    On connaît l'histoire d'Hamlet, ce jeune homme sommé par le fantôme de son père de le venger, lui qui a été assassiné par son propre frère, lequel a ensuite épousé sa veuve...
    Shakespeare n'a pas inventé cette histoire d'une famille où se concentre la tragédie. Mais à la différence de ses sources médiévales qui se souciaient surtout de l'action, il a mis en jeu toutes les dimensions de réflexion, de sentiment, de sensation dans le processus qui mène à la catastrophe et à la mort de tous. A cette terrible histoire, il a donné toute son humanité. Car si Hamlet est la pièce des pièces pour le théâtre occidental, c'est sans doute d'abord pour sa portée philosophique : chaque siècle, chaque génération se sont réappropriés la question d'"être ou ne pas être" de l'existence et de sa vanité, formulée par Shakespeare.
    C'est sans doute aussi pour le destin singulier du personnage principal, dont la jeunesse promet tant au monde et qui voit ses ailes coupées au moment de l'envol. Et c'est sans doute, enfin, pour le reflet que les personnages, tout prince, roi et reine qu'ils sont, offrent à chacun de l'entremêlement des relations de pouvoir, d'amour et de haine, de l'artifice social et de la vérité des sentiments...
    Pour tout cela, donc, mais également, surtout, par la manière dont tout cela fait théâtre. Un homme jeune, seul contre tous, force ainsi la communauté à s'interroger radicalement sur elle-même, au moment unique de la représentation. Aujourd'hui comme hier, nous sommes tous Hamlet. D'où la nécessité de traduire à nouveau la pièce, ici pour David Bobee dont l'univers inventif et hybride rencontre pour la première fois une pièce du répertoire...
    Si elle est le produit d'un moment particulier d'ébullition historique, la Renaissance anglaise, il importe de retrouver le langage qui peut porter sur la scène actuelle la question de la liberté, dans un monde d'illusions gangrené par l'intérêt. Comme pour la première fois.

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  • le roi lear est souvent tenue pour la plus noire des grandes tragédies légendaires de shakespeare, à cause de la catastrophe finale, infiniment désespérée.
    c'est aussi l'une des plus humaines. le roi lear décide de partager son royaume entre ses trois filles. les deux premières, pour plaire à leur père et recevoir le meilleur lot, récitent un joli compliment. cordélia, la plus jeune, refuse le concours d'hypocrisie. le vieux roi, d'autant plus déçu qu'il la préférait, la renie. par ce geste, il se renie lui-même. commence alors une terrible tribulation où, pour retrouver son être, il perdra son rang, sa raison, sa vie.
    lear est une histoire d'identité : de théâtre et d'humanité. les personnages, dans l'abandon de leur rôle social, devront survivre en éprouvant le dénuement, la violence de la nature et des hommes, aux confins de la conscience et de l'existence. sur le plateau nu de la scène élisabéthaine, cette pièce est une oeuvre expérimentale, diverse de registres, nourrie de multiples références. si on a pu évoquer une " passion " d'avant le christ, en réalité le monde de lear, drôle et terrifiant, n'est ni païen ni chrétien.
    c'est le théâtre : la condition humaine, mise en dérision par la lucidité du fou. jean-françois sivadier porte à la scène cet " opéra anthropologique, ce coup de poing gigantesque à l'inconscien t". pascal collin propose ici une traduction nouvelle pour les acteurs d'aujourd'hui et de demain : "une matière dont ils puissent être les créateurs" à partir du plateau, pour un théâtre qui renaît chaque soir de la rencontre entre la scène et la salle.

  • À la suite d'invraisemblables intrigues où s'accumulent désirs, haines et ambitions se trouvent exilés dans le bois d'Ardennes un duc déchu et sa suite, des seigneurs, des jeunes dames, un chevalier errant, un philosophe amer, un bouffon de cour, mêlés à des bergers, une bergère, une chevrière et un villageois. Placés ainsi sous l'empire de la Nature (la leur propre, comme celle qui les environne), ils vont jouer au jeu éternel des assemblages amoureux, faisant fi des genres et des convenances, comme dans la scène où Rosalinde travestie en homme, et tout en calomniant les femmes, force son amant Orlando à lui faire la cour. Comédie de méprises et de déguisements, "Comme il vous plaira" est une célébration du théâtre et de ses artifices, de la chair et de ses plaisirs. "Le monde entier est un théâtre", dit le personnage de Jacques : Shakespeare offre ainsi aux spectateurs et aux acteurs une variation joyeuse sur les jeux de l'amour, reflétant le théâtre de nos désirs. La traduction que Pascal Collin a établie pour la création de Cendre Chassanne restitue toute l'ambiguïté, la charge érotique et la liberté des situations et du langage, pour réaffirmer que, en 1599 comme aujourd'hui, "la chair n'est pas triste".

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  • Gepetto et Horace sont rejoints en cellule par Robert. condamné pour meurtre. Fasciné par les métamorphoses de l'acteur et le glamour du grand écran, Gepetto l'escroc demande à Robert l'acteur de lui apprendre à devenir un autre. Entre bouffonneries et monologues shakespeariens, deux mondes et deux conceptions de l'art se confrontent dans ce huis clos carcéral. La comédie laisse rapidement place au draine au fur et à mesure que se dévoilent le talent de l'un et les stigmates de l'autre.
    Revue à l'occasion de la mise en scène de l'auteur. cette très belle pièce de Xavier Durringer sur le pouvoir du jeu rend hommage à la passion des acteurs sans pour autant concéder à la férocité du milieu.

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  • Etude complète d'un ou deux opéras avec le livret intégral en langue originale et traduction française, un commentaire littéraire et musical, un résumé de l'action, des articles de fond sur la genèse, l'histoire de l'oeuvre, le profil des personnages, une documentation sur les grandes productions, discographie et vidéographie, iconographie importante.

  • « Les gens d'Oz vivent dans un immeuble étrange, presque vivant, qui «regarde et observe ses occupants». Au centre du réseau, Anna, écrivaine célèbre qui a cessé d'écrire. Autour d'elle gravitent un pianiste un peu marginal, un rentier oisif, une jeune femme qui rêve de rencontrer la star de la littérature, et un amoureux. Alors que la plupart des pièces bulgares mettent en jeu la réalité du monde post- communiste, Borissova situe ses fictions en retrait, en repli. Les personnages de la pièce semblent craindre la passion tout autant que la froideur d'une société dont on sent [...] le désenchantement. Pourtant, ils tentent d'inventer des zones de tendresse. [...] Mais ces êtres qui ne veulent surtout pas montrer combien l'amour leur importe, ne cousinent-ils pas aussi avec des personnages [...] de Marivaux aussi bien que ceux de Tchekhov ? » DISTRIBUTION : 2 femmes, 3 hommes / GENRE : comédie intime

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  • Martin et Mary sont aveugles. Pauvres. Affreux. Mendient au croisement des routes. On leur a dit pour rire qu'ils sont beaux. Ils s'aiment peut-être. En tout cas ils parlent, ça occupe leur vie. Mais le forgeron Timmy vient leur annoncer la nouvelle : un vrai saint du bon Dieu passant par-là va leur faire voir les beautés du monde, grâce aux vertus d'une eau sacrée. Le Saint guérit d'abord Martin puis voilà Mary guérie à son tour : ils voient leur laideur réciproque, leur misère, s'insultent, se battent. Et se quittent. Mais la cécité reviendra...
    Cette pièce ne veut pas des marchands de bonheur, de charlatans, de saints ni de prestidigitateurs qui veulent rendre invisible le visible !
    Au contraire cette pièce donne une force et une puissance aux hommes : même démunis - pauvres et aveugles - les personnages de Synge ne sont pas pour autant anéantis, ils ont toutes les ressources pour inventer leurs réels et toutes les projections nécessaires à construire leurs utopies.

    DISTRIBUTION : 3 femmes, 4 hommes / GENRE : Drame

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  • Dreamers

    Daniel Keene

    Anne est veuve, elle travaille encore malgré un âge déjà avancé pour joindre les deux bouts d'une existence simple.
    Majid est un jeune immigré au chômage. Ils se rencontrent... et se trouvent. Ensemble, leur vie devient plus consistante, plus réelle. A moins que cet amour ne relève d'un rêve. Car la tolérance affichée par la société n'est qu'une façade derrière laquelle les préjugés sont tenaces et poisseux. Le couple est mis à l'épreuve du racisme ordinaire, des petites humiliations vécues au quotidien. Dreamers est une pièce-paysage de notre temps.
    Mélodrame, tragédie ou comédie grotesque, c'est selon. Le dramaturge australien Daniel Keene, à la demande de la compagnie Tabula Rasa et de son metteur en scène Sébastien Bournac, raconte cette histoire. II écrit une parabole populaire qui met en jeu un regard critique transformant la narration pure du théâtre en conscience. Il fait ainsi ressentir toute la violence du drame dans la pulsation intérieure des êtres qui le vivent.

  • Des amis d'enfance se retrouvent dans leur village natal du Sud-Ouest à l'occasion des préparatifs du réveillon de l'an 2000, aube d'un siècle nouveau. Réunis dans la ferme de Marc, le seul à être resté au village, ils évoquent les absents, si présents. Un étranger de passage tente de comprendre ce qui lie ou divise ceux qu'il rencontre, et va au-delà des apparences.
    Monologues de la solitude, choeur des villageois et dialogues vifs sont servis par u ne écriture pudique et poétique. Françoise du Chaxel offre "une chronique mélancolique, portrait d'une génération qui fait plutôt le compte de ses illusions que de ses réussites et d'un monde rural à demi perdu".

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  • Oeuvre foisonnante que celle de Pedro Calderon de la Barca (1600-1681), phare du Siècle d'or espagnol, qui a exploré tous les genres du théâtre, de la comédie d'intrigue au drame historique, en passant par les formes chantées et dansées : plus de deux cents textes au total, parmi lesquels de nombreux chefs-d'oeuvre.
    Voici, pour goûter toutes les saveurs de ce génie guère exploré en français, deux magnifiques traductions : Le Peintre de son déshonneur est un bijou de cape et d'épée, riche de messages cachés, de rebondissements et de scènes d'une grande force pathétique. Drame flamboyant d'amour et de mort qui nous entraîne de Naples à Barcelone à la suite de la sublime Serafina, ce texte est disponible en français pour la première fois.
    Le Magicien prodigieux illustre un autre aspect du talent de Calderon. Ce drame religieux et hagiographique est considéré comme le meilleur du genre. Il trouve sa source dans la vie merveilleuse de sainte Justine et saint Cyprien que conte La Légende dorée. Dans cette histoire de Démon, truffée de perles baroques, la magie et le surnaturel triomphent. Cette nouvelle traduction en restitue toute la force poétique.

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  • Comment toucher commence dans un village du Congo, Maty-Ougourou. Niang Saho, le chef d'une bande de rebelles, a été trouvé mort un soir dans un petit bois et transporté dans une cabane de forestier. Mais à l'aube, son corps a disparu. Est-il vraiment mort? Ariane-Sylvie Sutter, Carina Rosquera, Dino Galice, Michaël Guür Keromnès, Esther Ikoli, Swana/Lou, Zo/Kris se divisent et se séparent. En pleine guerre intestine, Niang Saho a fondé une commune libre. Il veut mettre ses pas dans ceux de Che Guevara, présent au Congo en 1963. Mais bouleversé par son rapport aux ancêtres et aux femmes qu'il ne peut pas toucher, Niang Saho va devenir à Lagos, au Nigeria, un ministre de la parole d'un tout autre type. Tous les personnages marchent, voyagent en quête de leur corps amoureux, en quête du corps de l'autre, en quête d'un dévoilement. Des Africaines, telles des sentinelles du réel, se dressent à chaque frontière. Les membres de la bande se confrontent au mystère et au paradoxe des deux injonctions articulées tout au long de ce texte métaphysique : ne me touche pas/touche moi. Comment toucher est la troisième pièce du triptyque Anatomies. Les deux premières ont été mises en scène à Brazzaville au Congo et jouées en 2008 et 2009 dans dix pays d'Afrique. Roland Fichet met en scène Comment toucher en France en 2010 au Théâtre national de Bretagne, au Théâtre de l'Est parisien et au Théâtre du Pays de Morlaix.

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  • Les insatiables

    Levin H

    Deux hommes et une femme célibataires abordent la quarantaine avec l'envie forte de rencontrer l'âme soeur et de se marier. Oui, mais... pas si simple. Car comment trouver et faire l'amour quand l'un s'accroche à ses petites économies, l'autre à son stock de capotes, unique héritage d'un père aux investissements étonnants, et la troisième à sa pharmacie ? Joyeux trio de constipés du coeur, où chacun tente en vain de dépasser sa propre mesquinerie... Et si, à quarante ans, l'espoir peut encore pointer son nez, si l'on peut encore rêver à une communion de biens ou, à défaut, à un hypothétique Texas peuplé de filles pulpeuses, que se passe-t-il vingt ans plus tard, avec les mêmes aspirations et le même refus de donner ? Car chez Hanokh Levin où l'humour féroce côtoie la tendresse pour les paumés, l'âge ne rend les gens ni plus intelligents ni plus généreux et ces trois protagonistes, symboles d'une humanité médiocre, finiront seuls. A se demander quand se lèvera le rideau leur masquant la scène flamboyante où ils pourront vivre enfin... Marianne James, Patrick Braoudé et Lionel Abelanski, comédiens eux aussi "insatiables ", incarnent avec verve cette farce cruelle et haute en couleurs, dans la mise en scène de Guila Braoudé au Studio des Champs- Elysées à la rentrée 2009.

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  • Dans trois pièces indépendantes, mais liées par la thématique, l'Américaine Naomi Wallace livre trois visions du Moyen-Orient. Son propos politique fort s'appuie sur une puissance poétique certaine. Elle creuse l'intime et le réel, et questionne le surnaturel pour renvoyer l'humain à ses contradictions. Yuval, ancien soldat israélien, gardien du fantomatique zoo de Rafah, s'étonne de voir les animaux perdre puis retrouver des morceaux de leurs corps. Quand il rencontre une mère palestinienne, il ne se doute pas qu'il est lui-même déjà mort, comme dans un état d'innocence. Dans une clinique de Tel-Aviv, un vieux Palestinien rencontre une jeune infirmière israélienne qui ne vit que grâce à une double transplantation pulmonaire, dont le donneur est le fils du vieil homme. Une histoire fragile, entre ce souffle et toi. Un jeune étudiant irakien parle de la colombophilie, de sa passion des livres et de l'amour, mais son récit poétique bifurque sur la vie dans un pays soumis à l'embargo et à la guerre : un monde qui s'efface.

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  • Candide

    Yves Laplace

    "Me voici, Candide" Fait-on parler Candide sur un plateau, aussitôt surgissent avec lui le sang, la chair, l'os du théâtre. C'est-à-dire le comique, le tragique, le politique et l'épique, soudain incarnés. Candide sur les planches traverse un théâtre qui est à la fois celui de la vie et celui de la guerre, celles d'hier et celles d'aujourd'hui. Il n'est plus l'ectoplasme du conte, mais cet homme que voici, entraînant dans son sillage, d'une galère à l'autre, un précipité d'humanité cabossée. Pour cultiver quel jardin, à la fin, vers la merde Marmara? A cette question, Yves Laplace propose ici une réponse littéraire inédite. Son écriture foisonnante, à l'ironie fulgurante, et la vivacité de sa langue parlée construisent une grande épopée au sens brechtien du terme. Sa pièce aux accents céliniens révèle la théâtralité et la modernité du chef-d'oeuvre de Voltaire. Après avoir, dans de précédents spectacles, évoqué cet immense écrivain des Lumières, et riposté à la censure tacite de sa tragédie Mahomet, Yves Laplace et Hervé Loichemol tentent d'opérer, en scène, son plus grand texte - à travers Candide, théâtre créé en janvier 2009 au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève (avec William Nadvlam dans le rôle-titre), puis en tournée en France et ailleurs.

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  • Dans ce parc new-yorkais, c'est un peu le bal des paumée, la saga des exclus.
    Qu'ils viennent de Russie, de Pologne ou de Porto Rico, les personnages sans abri de Glowacki n'en restent pas moins dignes. Bien sûr, il y a l'alcool, la maladie, la difficulté à rester propre, mais cela n'exclut pas l'amour et l'espoir de s'en sortir, de repartir au pays, car New York, cité puissante, ne veut pas d'eux. A l'image de ce policier-clown qui ne fait rire que les gens installés, ordinaires, mais traque avec cynisme les défavorisés.
    Anita, seule femme de cet univers masculin marginal, souhaite enterrer dignement celui qu'elle aime pour soustraire son cadavre d'une future fosse commune, anonyme, à l'écart du centre. Dans sa quête, cette Antigone moderne demandera ou plutôt monnayera l'appui pas très fiable de deux compagnons d'infortune. Ils se tromperont de cadavre. Sans doute par trop grand amour de la bouteille...

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  • En 1962, au maroc, hassan conclut un mariage arrangé avec un catalan : il promet de donner sa future fille au fils de ce dernier, guillem.
    Aujourd'hui, en catalogne, guillem, devenu un riche antiquaire, héberge aixa, une jeune marocaine sans papiers, avec laquelle il entretient une relation amoureuse. quarante ans après sa promesse, hassan débarque chez guillem, en émigré clandestin. une visite inattendue qui va engendrer un drame tragique et paradoxal. les destins de guillem, aixa et hassan vont se mêler de façon implacable. dialogues biaisés (l'un des trois ne peut entendre ou parler), confession face à une caméra effacée avant d'être visionnée, tout concourt à l'incommunicabilité et à la construction du drame.
    L'inégalité criante entre un nord opulent et un sud appauvri fausse des relations empreintes de méfiance et d'égoïsme. les personnages se trouvent confrontés à leurs pulsions les plus noires (la fameuse "tentation").

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  • La Peau de castor, publiée en 1893, est une des rares comédies allemandes encore jouées aujourd'hui avec succès.
    La mère Wolff est bien consciente que ce n'est pas en faisant des lessives qu'elle parviendra à joindre les deux bouts. Alors elle commet occasionnellement des petits méfaits, elle braconne, vole une pile de bois ou même une pelisse de castor qu'elle fourgue à un marinier. Au cours de l'enquête menée par un administrateur fanatique obsédé par les conspirateurs, elle parvient habilement à se disculper aux dépens de celui qu'elle a spolié.
    Le personnage haut en couleur de la mère Wolff a attiré les plus grandes actrices, et notamment Therese Giehse.

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  • Yordan Raditchkov puise son inspiration dans les mythologies populaires.
    Dans ses pièces, des tenets (revenants) viennent aider les vivants et les hommes parlent aux animaux. Le réalisme de son univers, qu'on peut qualifier de " magique ", fait la part belle à la poésie, à l'humour et au fantastique. Il fait de son théâtre un grand spectacle où l'esprit triomphe de la matière. C'est le mois de Janvier, " le plus bulgare de tous les mois ", nous dit l'auteur. Réunis dans une auberge, enfouis sous les congères, cernés par les loups, des villageois attendent le retour de Peter Motorov.
    Ils décident de partir à sa recherche et disparaissent les uns après les autres. Reviendront-ils ? Telle est l'énigme qui plane sur cette pièce, parabole de la vie et de la mort. Dans Lazaritsa, Lazare s'est réfugié dans le poirier pour se débarrasser de son ami le chien atteint de la rage. Il vise avec son fusil, mais au lieu de toucher l'animal, il brise la chaîne, le libère et... s'en trouve prisonnier, à perpétuité.
    Contraint à survivre dans les branches, il verra se succéder les quatre saisons de la nature et celles de sa propre vie. Pour Raditchkov, " tous les mythes sont créés par le peuple, par les gens simples et candides qui mêlent l'imagination, l'ignorance et les rêves inassouvis de l'être humain, pour s'arracher à la vie misérable et méprisable sur terre. " Ainsi le mythe, partie intégrante de la vie réelle de l'homme, l'aide à appréhender la mort.
    Les deux pièces réunies dans ce volume permettent enfin de découvrir en France ce géant de la littérature bulgare contemporaine.

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  • Ludvig Holberg, grand dramaturge scandinave, est né en 1684 en Norvège, au sein du royaume du Danemark.
    La production littéraire de ce fin lettré, curieux des langues et des cultures européennes, couvre, outre le théâtre, tous les domaines de la pensée théologie, métaphysique, histoire, roman. Son couvre dramatique est intimement liée à celle du premier théâtre public danois, pour lequel il écrit une série de quinze comédies à partir de 1722. Ses pièces vont rapidement connaître le succès auprès d'une bourgeoisie avide de plaisirs, cherchant à imiter la cour et ses fêtes brillantes.
    Jeppe du Mont demeure encore aujourd'hui la comédie la plus populaire au Danemark. Son personnage principal, un pauvre paysan ivrogne à qui l'on fait croire qu'il est baron, est devenu légendaire. Développant avec virtuosité le thème du " roi d'un jour ", Holberg s'y fait l'ordonnateur d'un jeu de masques où toutes les transgressions sont possibles. Dans Don Ranudo de Colibrados, un Grand d'Espagne désargenté tente par tous les moyens d'empêcher le mariage de sa fille avec un jeune homme de petite noblesse, mais fort riche.
    Ce mariage pourrait le sauver de la ruine, mais son orgueil de caste lui interdit d'y consentir. Et pour que l'amour triomphe, il faudra que le jeune homme se déguise en prince éthiopien. Le théâtre de Holberg, inspiré de Molière et de la comédie italienne, réactive aussi une tradition carnavalesque et dionysiaque proche d'Aristophane.

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