Vents D'ailleurs

  • Anatolia rhapsody

    Kenan Görgün

    Il y a cinquante ans certains pays d'Europe comme la Belgique et la France ont ouvert grand les bras pour accueillir les travailleurs invités issus des zones rurales d'Anatolie. Ils seront les « travailleurs invités ». Ils seront nos pères et nos mères ; vos ouvriers, vos nettoyeuses, puis vos bouchers, vos épiciers, vos voisins, parfois vos amis. Depuis cinquante ans, nous avons fait l'objet de quantité d'enquêtes et d'études, produit des discours et des statistiques à foison ; connu de nombreuses défaites et quelques victoires. Ce récit démarre à la fin des années 1960, avec l'arrivée du père de l'auteur en Europe - une traversée clandestine de plusieurs frontières - et s'achève, par trois points de suspension, avec la décision de l'auteur de retourner vivre à Istanbul pour y poursuivre sa recherche identitaire... quelques mois seulement avant l'explosion d'un mouvement de contestation sans précédent en Turquie.

    Entre les deux, l'auteur pose un regard personnel, tendre mais lucide, sur les combats de l'immigration, sur la langue, sur le rapport à l'autre et à la communauté, à la sexualité et au mariage, à la tradition et à la modernité. Ainsi, il rend hommage aux aînés et au passé, mais aussi, nous emmène dans une exploration de ce présent métissé qui est le nôtre, d'un monde qui est devenu village mais où nos villages ne sont plus. Avec émotion et humour, il convie toutes les figures de l'ici et de l'ailleurs et compose une rhapsodie anatolienne bouleversante.

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  • Nour, 1947

    Raharimanana

    Chant d'ombres et de lumières. Nour, 1947 est un bouleversant récit d'une quête qui ne peut connaître de fin, celle de l'amour et de la liberté.
    Marqué par la disparition de la femme aimée et par l'embrasement de Madagascar en 1947, pendant sept nuits ce récit choral fouille les archives orales et écrites, fait résonner les voix et entendre le silence.
    À partir des journaux et lettres des missionnaires installés dans l'île aux xviiie et xixe siècles s'élabore la longue histoire des dominations successives, dominations cependant toujours imparfaites, face à l'insoumission et à la résistance.
    Roman polyphonique où les temps resurgissent, temps des mythes, temps des grands ancêtres, temps des esclavages, temps des missionnaires, ou encore temps des colonialismes, Nour, 1947 pose la figure centrale de la femme au milieu des folies des hommes.
    « Nour, 1947, remarquable en tous points, résonne comme un oratorio. Chants, récits, journaux, s'y entremêlent ; écheveau, entrelacs, qui finissent par constituer une texture fine, fragile, qui rythme le temps autrement, comme dans un songe. »

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  • Le sang et la mer

    Gary Victor

    Après la mort de leurs parents, Estevèl et Hérodiane quittent le village Saint-Jean en bord de mer pour la capitale. Ils s'installent dans une petite chambre, en haut de l'escalier serpent qui mène à Paradi, un bidonville sur les hauteurs de Port-au-Prince. Dans cet enfer de béton et de crasse, l'amour peut-il être plus fort que tout ? L'amour impossible entre un frère et une soeur, entre un peintre sensible et son modèle, entre une jeune fille à la beauté fracassante, passionnée de lecture mais pauvre et le riche héritier d'une des grandes fortunes du pays ? C'est la mer qui viendra aux secours des rêves brisés... Gary Victor construit son oeuvre, roman après roman, en éclatant les frontières des genres. Il puise ses sources d'inspiration dans l'imaginaire haïtien d'une richesse extraordinaire, où le réel et le merveilleux s'entrecroisent et s'interpénètrent. Dans ce roman, il aborde des thèmes universels, tels que la justice sociale, les rapports entre riches et pauvres, entre frère et soeur, l'influence des religions (vodou et catholicisme), l'amour entre hommes, le sexe comme passeport pour la réussite sociale...

  • Ancien Secrétaire général de la Nouvelle-Calédonie, préfet puis directeur des affaires politiques au secrétariat d'État aux DOM-TOM, Michel Levallois a suivi de très près, comme acteur et comme témoin, l'évolution politique de la Nouvelle-Calédonie de 1970 à 2018.
    Sa connaissance du terrain, sa proximité avec les acteurs majeurs de ce dossier, autant que les archives qu'il a conservées de cette période le conduisent à livrer ce récit des événements qui ont secoué le territoire depuis un demi-siècle.
    Michel Levallois continue à plaider, comme il n'a jamais cessé de le faire, pour une décolonisation fraternelle qui assurerait aux Kanak la maîtrise de leur destin tout en préservant la présence de la France dans le Pacifique, autant que les liens fraternels entre les deux communautés.

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  • Sur le fil du temps, la mémoire comme un funambule. Fil tendu sur le vide et la cendre et qui vibre des tumultes du présent. Vide et silence sur le véritable visage du colonialisme, cendre soufflée dans les yeux pour dégager les ruines des " splendeurs coloniales ". Splendeurs pour qui exactement ?
    Aujourd'hui, qu'écrire du passé quand il n'en reste plus que la cendre ? Le feu peut-il raconter la même histoire que le bois calciné ?
    Le silence est impossible, car il rend complice, le refus d'entendre sert si bien le crime. Des voix d'hommes et de femmes pour raconter les multiples facettes d'une réalité complexe, certes, mais où le rapport de pouvoir est défini et où les rôles du vaincu et du vainqueur sont distribués à l'avance.
    Écritures des bois calcinés, des histoires de tous horizons : voici la réalité vue par ceux qui étaient sous le feu de la colonisation. Sur le fil du temps, sous les soubresauts de la mémoire...
    Lisez ces nouvelles, riez ou pleurez, et surtout gardez les yeux ouverts...


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  • Ces nouvelles sont les premières écrites par Gary Victor et rassemblées à nouveau ici. En regard de l'oeuvre essentielle de l'auteur, elles constituent une mise en bouche, un avant-goût des romans à venir. Elles racontent des histoires tellement invraisemblables et pourtant si réelles dans lesquelles Gary Victor sait si bien nous embarquer.
    D'emblée, Gary Victor mène reconnaissance, dans un monde dont l'absurdité éclate au moindre regard, et qui se révèle instantanément comme saturé de violence. Celle-ci en constitue peut-être la matrice. Si elle a parfois pour cadre le spectacle du quotidien haïtien, il est alors presque évident que la trame de cette violence est désormais généralisée, à l'échelle planétaire. (Yves Chemla)

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  • Vazguen, vieux danseur sur fil, parcourt les orphelinats à la recherche d'un digne successeur. Un garçon, obligatoirement. Mais les temps changent, seule une jeune fille, Tamar, se passionne pour cet art.
    Résigné, le grand-père revêche et vantard a une manière bien à lui de transmettre ce métier singulier. Exigeant jusqu'à l'obsession, il oblige Tamar à s'entraîner sans relâche et à mentir sur son âge et son genre. La jeune fille, hésitant entre affection et rêves d'évasion, trace son chemin.
    À travers cette histoire de transmission de l'art populaire des Pahlevans, les danseurs sur fil, les auteurs livrent une image décalée et tendre d'une Arménie aux contours arides, entre la mémoire, le poids de l'histoire et une jeunesse d'une vitalité résolument tournée vers l'avenir.

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  • Un mineur blanc, noir de charbon et un boulanger noir, blanc de farine, vivent côte à côte. Un soir, autour d'une soupe, leur conversation les entraîne dans un univers où s'entremêlent leurs imaginaires, leurs souvenirs, leurs cultures.
    Qui est noir ? qui est blanc ? Leurs histoires, si différentes soient-elles, sont brodées au fil des expériences humaines.
    Tous les êtres humains sont égaux. Il faut affirmer et montrer, toujours et toujours, les évidences de la condition humaine. Les cultures sont différentes, la diversité enrichit.
    En affirmant ces valeurs, ce dernier album aux éditions Vents d'ailleurs laisse une nouvelle fois la part belle à la création et nous plonge dans l'univers singulier de Muriel Diallo.
    Des images au plus proche de nos sens, façonnées par grandes touches de peinture, trames de tissus et lambeaux de livres ou de cartes, font glisser progressivement notre regard d'un monde monochrome à un univers chatoyant où ocres terriennes, plan de Paris et girafe se côtoient allègrement.
    Dans le monde de Muriel Diallo, noir et blanc, nuit et jour, neige et chaleur, mondes réel et imaginaire sont autant de notions aussi opposées que complémentaires.

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  • Sous le charme d'une jolie petite fille aux chevehx tirbouchonnés, un lapin blanc s'interrige: comment fait-il faire pour avoir une petite fille aussi jolie et aussi noire qu'elle?
    Se plonger dans un bain de peinture sombreoe Manger des baies noires jusqu'à l'indigestion ou bien boire du café jusqu'à en perdre le sommeil?
    Une histoire pleine d'humour et de tendresse qui aborde avec finesse la question des origines.
    Rêve noir d'un lapin blanc, est un grand et bel album illustré tout en nuances, à offrir d'urgence à toutes les têtes blondes et brunes...

  • Adam Gesbo, écrivain en proie à un délire schizophrénique, guette l'ombre à travers la fenètre de sa cellule et tente d'échapper au regard du père et à l'appel de Dieu. L'espace et le temps s'abolissent, les personnages se dédoublent pour dépeindre une fresque où seuls les fous sont sains d'esprit.

  • Le marais s

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  • "On est contre, on se le dit, on se le répète.

    On en parle, on s'emporte, on s'émeut, on conteste : on ne peut pas laisser faire.
    On scrute l'avenir.
    On se dit, alors ?
    On est toujours là, on veut le débat, on se le redit, on refuse de s'installer dans l'attente.
    On se dit, quoi !
    On parle, on discourt, on s'indigne, on proteste.
    On se dit, alors, quoi : on est écrivain, on va écrire.
    - un message : « Alors, on fait quoi ? »
    C'est le début des Correspondances.


    Né d'une initiative lancée par deux auteurs, Nicole Caligaris et Éric Pessan, à l'automne 2007, en réaction à la politique d'immigration pratiquée en France, ce recueil présente treize correspondances littéraires entre auteurs d'horizons et d'origines divers.


    Jean-Baptiste Adjibi, Kangni Alem, Gustave Akakpo, Arno Bertina, François Bon, Nicole Caligaris, Patrick Chatelier, Sonia Chiambretto, Marie Cosnay, Mourad Djebel, Abdelkader Djemai, Eugène Ébodé, Christophe Fourvel, Brigitte Giraud, Mohamed Hmoudane, Driss Jaydane, Pierre Le Pillouër, Claude Mouchard, Pierre Ménard, Samira Negrouche, Nimrod, Éric Pessan, Nathalie Quintane, Raharimanana, Aristide Tarnagda, Sayouba Traoré

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  • Un mur est construit à la hâte entre les Uns et les Autres. Un camion reste coincé dans le béton, à l'intérieur deux enfants jouent malgré l'interdiction, Primo du Nord, Tima du Sud, Primo des Uns et Tima des Autres. Une flûte devient un serpent menaçant et accusateur : l'Homme est-il mauvais ?
    Pour le défendre, il faut interroger la Vache, l'Arbre, le Loup, l'Eau et l'Enfant. L'Homme peut-il être sauvé ?

  • La coutume, c'est la coutume. Les canons du conquérant européen ont fait taire les querelles ancestrales. Les rivalités entre clans restent là, qui structurent l'existence. L'école du Blanc ouvre les têtes. Mais la grande initiation ne saurait s'éteindre. Jésus, Marie, Mahomet, le bois sacré, le savoir des fonctionnaires, l'enseignement des vieilles, cet immense kaléidoscope fait désormais l'humain. Les vérités se valent. Les rencontres sont difficiles. Et le sida : mal mystérieux frappant le tabou suprême. Sita promène sa jeunesse dans les rues de Sindou. Une vie à l'abri de la coutume. Une jeunesse sous la protection des anciens. La maladie se déclare. Et la vie est mélangée. Plus personne ne comprend rien. On sait seulement que la femme est coupable. Culpabilité femelle qui n'a même pas besoin d'être démontrée.
    Si la poutre est pourrie, la maison vacille. Et le jour hésite. Une sombre affaire. Qui réveille les rages antiques. Qui enseigne des angoisses nouvelles. Qui amplifie les bêtises des hommes. » Sayouba Traoré dépeint une Afrique contemporaine où chacun est placé dans une stratégie de survie. Les vieux sont obligés de prendre en charge des jeunes diplômés chômeurs, les jeunes attendent un avenir qui se dérobe constamment. Son roman narre les incompréhensions entre générations, les déchirures qui craquellent les couples, la vie quotidienne qui oscille entre nostalgie du ­village et rêve d'un confort urbain tout aussi illusoire.

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  • Des ruines

    Raharimanana

    Des ruines est ce premier volet où l'auteur s'ouvre à la fragilité et convoque ces ruines qui l'ont constitué, de l'esclavage à la dictature, de l'intime à la mondialisation, ou comment se construire sur les champs de ruines, comment renaître et rester debout, de là où il écrit ? Les mots sont les piliers, la voix rebâtit l'édifice du corps.

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  • Les Comores, un archipel morcelé : une réalité, un récit, une pièce de théâtre Un vent poétique puissant souffle dans ce texte aussi dense qu'intense, maintes fois mis en scène.
    Une tragédie traduisant l'effondrement d'une histoire d'archipel. Où il est question du plus grand cimetière marin du monde, des enjeux géostratégiques de la France dans l'océan Indien, des droits bafoués d'un peuple du Sud encore sous tutelle, des choix politiques d'une île appelée Mayotte, de la sécurité de l'Europe et de la disparition annoncée d'un pays.

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  • Le port

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    Djibril est un jeune homme guinéen plein de rêves, l'album des photos du Port comme boussole pour sa vie. Il collectionne ces images collées sur des boîtes de lait qui témoignent de la vie du port. C'est avec Assa, jeune femme complice de ses rêves, qu'il partage tous les espoirs d'un avenir autre, ailleurs.
    Le prix d'un billet d'avion est inaccessible, alors Djibril, passager clandestin des temps actuels se blottira au creux d'un train d'atterrissage. Mais le ventre de l'avion est froid, si froid...

  • Quand Maïmouna se réveilla ce matin-là sous le ciel bleu et revêtit son pagne neuf à fleurs rouges, elle ne se doutait pas que les oiseaux au bec coupant avaient planifié l'acte irréparable qui l'empêcherait à jamais de s'ouvrir au monde en toute confiance... Écrit par Yves Pinguilly et N'naplé Coulibaly à partir de l'expérience de cette dernière, Maïmouna est un texte émouvant et pudique pour aborder avec les enfants le thème délicat de l'excision, violence inadmissible faite aux femmes. Les images de Caroline Palayer, peintes en couleurs vives sur des bois usés, mettent en scène avec beaucoup de finesse cette part de rêve de l'enfance que rien ni personne ne devrait pouvoir assujettir...

  • Une famille, un quartier, toute une ville prend corps à travers le regard d'un homme qui, assis dans un bus, traverse la ville de son enfance et de sa jeunesse. L'Algérie est là, elle s'impose, exigeante et intransigeante.
    Les voisins, les amis, la famille, les premiers amours, les professeurs, les poètes et les révolutionnaires, les hardis et les lâches, les idoles et les effacés, chaque personnage transporte un morceau de la ville, donne le goût de la vie ou succombe au désespoir, à la désillusion, se fait poète ou dramaturge.
    En filigrane, les petites histoires reflètent la grande et font écho avec elle. La ville reste, tantôt laide tantôt attachante, l'unique point de repère spatial, le temps s'amenuise entre réel et imaginaire, entre le temps des souvenirs et le maintenant retrouvé.

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  • "Initié dès ma naissance aux brûlures rougeoyantes du zinglin, j'allais devenir beaucoup plus tard un artiste écrivain zinglindor, massacrant allégrement les formes, les couleurs, la syntaxe et les normes esthétiques traditionnelles.
    Dérangeur infatigable, saccageant les remparts derrière lesquels sommeillent les mazorats, les impuissants, les paresseux et les débiles, j'apporte le scandale pour secouer les dormeurs, réveiller les inconscients et faire chier de rage diarrhéique les hypocrites et les jaloux ?"

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  • Comment voulez-vous que je vous parle moi qui ai été engendré par la guerre, comment voulez-vous que j'agisse moi, moi qui porte dans la tête les noms des morts fusillés des générations et des générations assassinées [.].
    Un homme, machette à la main, le geste suspendu et la pensée qui revisite les cicatrices, les guerres, les haines. Un temps immémorial, au temps où le geste ne s'accouplait pas avec la pensée, un temps hors de la langue, au temps où seul le bruit de la machette disait la destinée de chaque être, de chaque génération, de l'homme contre l'homme, de la nation contre la nation. Un narrateur sans nom. Un pays sans nom. Une terre sans nom. Au temps où la mort ne peut être que. Une initiation dans le silence et la négation de la parole. Mais le geste suspendu du narrateur et la parole qui persiste à être, la mère qui raconte le viol permanent.
    Cicatrices est un roman qui interroge sur la langue, sur le legs des ans, la barbarie recommencée et le rêve des hommes. De paix ou de violence ? Un roman singulier et troublant.

  • Newton se promène avec sa machine à coudre sur la tête pour proposer ses services à qui veut : un petit ourlet par-ci, un petit raccommodage par-là. On rencontre dans toute l'Afrique de l'Ouest ces petits tailleurs qu'on appelle à Abidjan les Toclo toclo.
    Seulement Newton a des ambitions et une imagination débordante : il crée, coud, vend des modèles dignes de la plus haute couture... qui lui valent des bordées d'injures de la part des malheureux clients qui ont eu la mauvaise idée de lui confier leurs vêtements.
    Jusqu'au jour où il rencontre la plus belle fille du monde et se lance dans le projet fou de lui créer la plus belle robe du monde !

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  • Roman vaste, dense, osé, ce roman d'apprentissage, La sourde violence des rêves raconte la plongée de Tshepo dans la dépression, voire la folie, puis sa lente émersion via la prostitution qui lui fait connaître la fraternité, la tendresse et même l'amour. Son parcours suivra les voies de la ville du Cap, sorte de San Francisco des antipodes, à l'image de cette société multiple où il côtoie des personnes de toutes origines, des plus pauvres aux plus aisés.

    Roman polyphonique, La sourde violence des rêves est traversé de réflexions nombreuses brillantes sur le rapport entre les hommes et les femmes, l'identité sexuelle, l'homosexualité, les relations entre les « races », l'alcool, la drogue, les communautés... Ce roman brosse une fresque formidable de la vie au Cap (Afrique du Sud), au tournant du siècle, creuset d'un nouveau monde où affleure une nouvelle géographie des genres. Vaste odyssée urbaine, La sourde violence des rêves propose une « saison en enfer » moderne.

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  • 2010, élection présidentielle en Côte d'Ivoire, le président sortant Laurent Gbagbo affronte au second tour Alassane Ouattara. Le contexte est tendu : le pays, premier exportateur mondial de cacao, sort de près de vingt ans de crises politiques et militaires à répétition.
    Tentatives de coup d'État, rébellion, pays coupé en deux pendant dix ans entre un Nord rebelle et un Sud loyaliste, massacres, instrumentalisation des identités, énormes enjeux économiques en toile de fond.
    La présidentielle va-t-elle permettre de mettre fin à ce cycle infernal ?
    Non, elle dégénère, Gbagbo et Ouattara disent chacun avoir remporté le scrutin. La communauté internationale prend parti, déclare Ouattara vainqueur et pourtant Gbagbo ne lâche pas le pouvoir. Pour la première fois de son histoire, l'ONU entre directement en guerre : elle décide, sous l'impulsion de la France, ancienne puissance coloniale, de mener une opération militaire à Abidjan avec l'implication de l'armée française.
    Officiellement, pour des raisons humanitaires. Le 11 avril 2011, cette intervention se solde par l'arrestation de Gbagbo, aujourd'hui en détention à la Cour pénale internationale à La Haye. L'histoire semble terminée.
    Cependant les soutiens à Laurent Gbagbo sont nombreux, la validité de l'élection est mise en doute, des voix s'élèvent pour contester la version officielle. Qui croire ?
    C'est sur cette histoire récente que se penche Fanny Pigeaud entrant dans le détail de l'élection présidentielle de 2010, elle démonte le mécanisme qui a mené le pays vers la guerre. Elle explore les implications régionales, françaises et internationales. Et s'interroge : la présidentielle a-t-elle été organisée correctement, comme l'ont affirmé dirigeants et médias occidentaux ? Les raisons de l'intervention de l'ONU et de la France étaient-elles réellement humanitaires ?

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