Pauline Harmange

  • « Je vois dans la misandrie une porte de sortie. Une manière d'exister en dehors du passage clouté, une manière de dire non à chaque respiration. Détester les hommes, en tant que groupe social et souvent en tant qu'individus aussi, m'apporte beaucoup de joie - et pas seulement parce que je suis une vieille sorcière folle à chats.

    Si on devenait toutes misandres, on pourrait former une grande et belle sarabande. On se rendrait compte (et ce serait peut-être un peu douloureux au début) qu'on n'a vraiment pas besoin des hommes. On pourrait, je crois, libérer un pouvoir insoupçonné : celui, en planant très loin au-dessus du regard des hommes et des exigences masculines, de nous révéler à nous-mêmes. »

  • Aux endroits brisés Nouv.

    Aux endroits brisés

    Pauline Harmange

    • Fayard
    • 29 Septembre 2021

    Anaïs est une jeune femme à la dérive. Certains la disent éteinte. D'autres sans ambition. Les plus cléments la décrivent comme quelqu'un de triste. Quand elle perd successivement son emploi et l'homme qu'elle aimait, elle décide d'en finir et de partir à Limoges, dont on lui a vanté la grisaille. Au fil de ses errances, d'hôtel de luxe en petit appartement loué par une vieille Italienne qui a certes perdu la vue mais pas le goût de la vie, Anaïs va découvrir non pas l'art de panser ses blessures, mais de vivre avec ces fêlures qui font de nous des êtres imparfaits, mais aussi uniques ...

empty