Charles Leopold Mayer - Eclm

  • Aujourd'hui, les habitudes de vie et les technologies qui y sont associées maintiennent les sociétés modernes en état d'ébriété énergétique permanent. Or la crise climatique et écologique suppose de mener une transition profonde de notre système énergétique carboné, non renouvelable et dispendieux vers un nouveau modèle fondé sur la sobriété, la satiété et des ressources renouvelables. Ce changement implique d'interroger nos besoins et nos usages énergétiques afin de faire face aux défis de la raréfaction et de la fluctuation des prix des ressources fossiles, de la sortie progressive du nucléaire et des inégalités économiques et sociales. Il faut donc de repenser la façon dont nous utilisons l'énergie dans une grande partie des activités humaines. La transition énergétique vers un modèle de société soutenable doit être une démarche collective et démocratique qui associe les pouvoirs publics, les entreprises et les citoyens dans les mutations sociales, économiques et culturelles.

  • Comment répondre aux défis posés aux villes par les migrations ? Quelles solutions architecturales et urbaines mettre en place quand les manières actuelles de fabriquer la ville ne savent manifestement pas résoudre les problématiques de l'accueil pour les populations sans domicile ? Les habitants, la société civile et les élus locaux n'ont pas de prise sur les causes à l'origine de ces situations mais peuvent en revanche s'efforcer d'offrir des cadres de vie plus dignes aux personnes. La crise de l'accueil apparue depuis 2015 a démontré la nécessité pour les villes de développer des stratégies et des politiques d'intégration. Et si ces nouvelles manières d'imaginer l'accueil servaient aussi à mieux penser la ville pour tous, à oeuvrer pour une ville plus démocratique, plus sociale, plus résiliente et plus durable ?

  • Dans les années à venir, nous devrons faire face aux impacts du réchauffement climatique, à la dégradation accélérée de notre environnement et à la raréfaction des ressources qui maintiennent notre civilisation en vie, trois bouleversements qui vont s'accompagner de profonds changements sociétaux. Il devient urgent de s'y préparer pour infléchir les trajectoires en développant notre résilience, cette capacité des êtres et des systèmes socio-écologiques à absorber les chocs et à se transformer. Mot d'ordre du mouvement des villes en transition, mobilisateur pour certains, synonyme de résignation pour d'autres, la résilience comprend plusieurs facettes. Elle s'adresse à la fois aux individus, aux collectivités et aux élus locaux qui sont en première ligne pour maintenir les fondamentaux de notre société : santé, alimentation, transport, gestion des ressources vitales, énergie, habitat.

  • Les multinationales impliquées dans des scandales environnementaux ou liés aux droits humains, tels que la catastrophe de Bhopal ou l'effondrement du Rana Plaza, ont souvent bénéficié d'une totale impunité. Pour tenter de les contraindre à prendre leurs responsabilités, un consortium d'ONG et d'organisations de la société civile s'est constitué en France pour défendre l'idée d'une loi. Adoptée en 2017, la loi sur le devoir de vigilance des multinationales est l'une des seules législations d'initiative citoyenne qui ait été votée en France. Elle contraint les entreprises donneuses d'ordre à prévenir les risques sociaux, environnementaux et de gouvernance liés à leurs opérations mais qui peuvent aussi s'étendre aux activités de leurs filiales et de leurs partenaires commerciaux. Olivier Petitjean retrace les grandes étapes de la construction de cette loi et la replace dans l'histoire plus longue de la lutte contre l'impunité des multinationales.

  • De plus en plus, nos villes sont devenues le lieu où sévissent la spéculation, les exclusions de toutes sortes et la ségrégation sociale. Pourtant, de l'Espagne aux États-Unis et à l'Afrique du Sud, en passant par le Chili, le Rojava syrien, la Serbie, la Pologne ou la France, des groupes renversent cette logique et inventent une nouvelle manière de vivre ensemble. Ce mouvement de démocratie radicale place les citoyens au centre des décisions publiques et de la sauvegarde de l'intérêt général. Il réintroduit la démocratie directe en s'appuyant sur des valeurs sociales, féministes, écologiques et solidaires pour ouvrir le champ politique et en faire un espace d'émancipation et de transformation. Le municipalisme s'impose comme une alternative politique aux traditionnelles formes d'organisation et de pouvoir fondées sur la verticalité, la centralisation et le patriarcat. Ce guide est le fruit de la collaboration de plus de 140 maires, conseillers municipaux et militants du monde entier.

  • Si certains problèmes sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont complexes, d'autres sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont trop simples. La crise climatique est un problème du deuxième genre : pour la résoudre, il suffit d'arrêter de brûler le carbone fossile, c'est-à-dire le pétrole, le gaz et le charbon, ces sources d'énergie qui ont alimenté l'économie mondiale depuis deux siècles.
    Une grande partie des instruments de la politique du climat ont été créés pour cacher la simplicité désarmante de ce fait, car la politique climatique est aussi une politique de puissance, le carbone fossile alimentant la croissance économique depuis des décennies. En conséquence, les opposants à une politique climatique efficace exercent une grande influence.
    Or si l'on peut agir sur l'activité économique, on ne peut changer les lois de la nature, et l'on doit de ce fait dessiner un monde avec moins de croissance.
    Marcel Hänggi se penche sur l'avenir de la politique climatique. Il réclame du courage pour l'utopie et davantage d'imagination sociopolitique.

  • Les riches ont depuis toujours légitimé leur situation en faisant preuve de générosité.
    Mais l'invention de la philanthropie, au xviiie siècle, s'accompagne de l'émergence d'une pensée tournée vers l'essor de l'économie privée, le progrès par la science et la domination politique de la bourgeoisie.
    Aux xixe et xxe siècles, chaque fois que les grandes fortunes se sont multipliées sans frein, la philanthropie s'est développée dans un double mouvement de justification des inégalités et de traitement privé de la question sociale.
    Dans cet ouvrage, Didier Minot s'interroge sur les dangers de la toute-puissance du philanthro-capitalisme, mais il y décrit aussi l'émergence de nombreuses fondations qui appuient des mouvements dans le domaine social, écologique, de la solidarité ou de la défense des droits. Représentant une faible proportion de l'action philanthropique, leur appui est pourtant déterminant pour un certain nombre de mouvements. Elles contribuent ainsi à l'émergence d'une alternative globale.
    Du fait même de leur statut et de l'absence de pression immédiate (électorale, actionnariale), les fondations peuvent et doivent adopter une approche systémique, inscrite dans le temps long, des grands défis présents et à venir.

  • Pour gérer une planète unique et fragile, il est nécessaire de se mettre d'accord à l'échelle mondiale sur des valeurs communes. Dans les années 1990, s'appuyant sur ce constat, Pierre Calame a initié un projet d'« Alliance pour un monde responsable et solidaire », réseau informel constitué de militants du monde entier, dont l'idée était la production d'un texte fondateur couvrant l'ensemble des défis communs.
    La responsabilité s'impose alors comme concept fédérateur, parce qu'il est le corollaire de toute vie en communauté et à ce titre présent, sous des vocables divers, dans toutes les sociétés.
    Après avoir décrit l'émergence de cette « Déclaration universelle des responsabilités humaines » et les principes généraux qu'elle énonce, Pierre Calame s'attache aux conditions de mise en oeuvre d'une telle charte, en passant en revue les trois niveaux de la responsabilité : celui des choix individuels, en montrant le rôle de l'éducation ; celui des normes collectives des milieux sociaux et professionnels, en montrant comment la Charte peut révolutionner aussi bien la recherche et l'enseignement supérieur que la finance ; celui enfin des systèmes juridiques, en montrant comment l'adoption d'une telle Déclaration par l'ONU renouvellerait le droit international en frayant la voie à un « droit commun mondial ».

  • Coupes rases et monocultures, usages d'intrants chimiques, destruction d'une multitude d'espèces animales et végétales, concentration des filières, pertes d'emploi et de savoir-faire, achat de forêts par de gros acteurs financiers, la forêt et les forestiers sont mis sous pression de toutes parts.
    Cet ouvrage, guide à l'usage des artisans, des consommateurs de bois, des propriétaires, des promeneurs, etc., promeut l'idée d'une forêt vivante et habitée en contribuant à une transformation profonde de la relation entre société humaine et forêt. Rétablir le dialogue au sein de la filière doit permettre une gestion forestière écologiquement responsable et socialement solidaire.

  • Partage de fichiers, distribution de musique, installation de logiciels, la technologie du peer-to-peer (P2P) permet différents types de coopération via un échange direct de données entre ordinateurs, sans passer par des serveurs centralisés. Mais ce type d'utilisation a au fond une portée limitée, et si l'on adopte un point de vue plus large, le P2P peut être considéré comme un nouveau modèle de relations humaines.
    Dans cet ouvrage, Michel Bauwens et Vasilis Kostakis décrivent et expliquent l'émergence de la dynamique du P2P, et la replacent dans le cadre de l'évolution des différents modes de production. Cette nouvelle modalité de création et de distribution de la valeur, qui favorise les relations horizontales, crée les conditions pour une transition vers une nouvelle économie, respectueuse de la nature et des personnes, une véritable économie collaborative.

  • À l'heure où certains scientifiques mettent en cause l'évidence du progrès technique et s'engagent dans un dialogue avec la société, les ingénieurs demeurent faiblement mobilisés et peinent à revendiquer des valeurs qui leur soient propres. De quelle éthique personnelle, professionnelle ou sociale pourraient-ils se réclamer pour légitimer une éventuelle intervention dans le champ sociopolitique ? À quel socle de valeurs pourraient-ils se référer ? Si l'éthique de l'ingénieur reste à définir par les ingénieurs eux-mêmes, cet ouvrage propose néanmoins d'en établir l'urgente nécessité et d'en présenter les principaux enjeux. Vulnérables individuellement du fait de leur soumission aux injonctions des entreprises, mais forts collectivement du fait de la puissance d'intervention des techniques qu'ils conçoivent, les ingénieurs devraient élargir le champ d'analyse des questions qu'ils ont à traiter pour prendre en charge ce paradoxe et décider collectivement de son issue.

  • Est-il sérieux et même responsable de remettre en cause le fameux « consensus » français sur l'armement nucléaire ? Est-il utile de soulever cette question alors que ce thème ne semble passionner ni les politiques ni les commentateurs ?
    Paul Quilès juge que cela est aujourd'hui indispensable et qu'il est urgent de sortir de ce « mensonge français » fait d'approximations, de contre vérités, de slogans répétés à l'envi, de silences et d'arguments d'autorité.
    L'absence de débat masque le caractère vital des enjeux. Audelà de la problématique éternelle de la guerre et de la paix, c'est en effet l'avenir de l'humanité qui serait en cause, si l'hypothèse fondatrice de la dissuasion - l'arme nucléaire, arme de « non-emploi » - ne se vérifi ait pas.
    La lecture de ce petit livre permet de mieux appréhender l'importance du sujet. Il contient, outre l'analyse de Paul Quilès, de courts textes de présentation d'organisations qui se battent au niveau mondial en faveur du désarmement nucléaire (« Global Zero », « Les maires pour la paix », « Les parlementaires pour la non prolifération et le désarmement »), ainsi que quelques textes de référence.

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  • La non-violence reste pour beaucoup assimilée à un pacifisme béat, à une posture molle, naïve et impuissante donc potentiellement dangereuse quand la mort et la haine ont déjà frappé. Pourtant, il semble aujourd'hui crucial de soumettre la réponse non violente à la discussion, ne serait-ce que pour éviter les risques de surenchère face à l'horreur des actions terroristes. En s'appuyant sur des matériaux divers, depuis les témoignages recueillis sur le terrain jusqu'aux recherches universitaires et aux rapports d'expertise, l'auteur s'attache d'abord à étudier les racines du terrorisme. Il interroge ensuite les dérives sécuritaires des États démocratiques (torture, recul de l'État de droit) qui ne vont pas sans risques dès lors qu'elles réalisent une partie du projet terroriste: déstabiliser durablement nos sociétés.
    Dans cette perspective, ce livre invite à ne pas céder à la peur, au mimétisme, à la collaboration avec la violence terroriste, mais plutôt à reconquérir notre pouvoir d'action contre la haine. La non-violence est-elle en mesure de fournir des propositions réalistes en contexte de crise ? Sans être LA solution, peut-elle réellement participer des solutions face à la radicalisation violente et le terrorisme ?

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  • En 2011, le cigarettier Philip Morris intente une action en arbitrage contre l'État australien, après que le parlement a adopté une loi en faveur des paquets de cigarettes dits « neutres ».
    Ce litige, non encore résolu, a mis au jour un mécanisme peu connu du grand public : le règlement des différends entre investisseurs et États, permettant à une entreprise de porter un litige l'opposant à un État devant une juridiction privée.
    Cet ouvrage reviendra aux origines de l'arbitrage d'investissement, né notamment pour protéger les économies post-coloniales, pour en décrire ensuite le fonctionnement : quelles instances hébergent des tribunaux d'arbitrage ? Quels sont les textes juridiques qui le définissent ? Quels en sont les acteurs ?
    Cet instrument, présent dans de nombreux traités de libreéchange, est aujourd'hui utilisé à grande échelle et laisse craindre une remise en cause des politiques publiques par des multinationales. Démesure des sommes en jeu, opacité, conflits d'intérêt, tout indique qu'une réforme est nécessaire.
    Ajouter des clauses internes aux accords, qui introduisent des droits sociaux et environnementaux, renforcer la médiation et la conciliation, repenser l'équilibre entre les différents acteurs, faire évoluer le droit pour restaurer la supériorité des droits humains sur ceux des entreprises, créer des juridictions économiques internationales, sont autant d'alternatives qui devraient permettre de rééquilibrer le système.

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  • L'arme nucléaire comme facteur de prestige, comme garantie de sécurité par la dissuasion, n'est plus aujourd'hui qu'un argument d'autorité, un slogan répété à l'envi. Près d'un demi-siècle après la mort du général de Gaulle, qui croit à la France comme puissance internationale parce qu'elle possède des bombes nucléaires ? La France s'y attache comme une beauté fanée conserverait précieusement les vestiges de sa gloire.
    Les auteurs de cet ouvrage pensent qu'il faut ouvrir le débat sur le désarmement nucléaire et le mettre au premier plan de la sphère publique, car les armes nucléaires ne sont pas anodines, elles sont un risque pour l'humanité dans son intégralité. Le débat national et international doit avoir lieu pour mettre un terme aux silences, aux approximations, aux contrevérités, aux slogans, et aux arguments d'autorité... C'est en les décortiquant que les auteurs vont déconstruire le mythe d'un armement nucléaire qui serait dissuasif et protecteur.

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  • L'étude de relocalisation de la production électrique, d'une production alimentaire plus soutenable ou de dispositifs de circulation douce sont quelques-uns des sujets qui, bien que découlant de besoins exprimés par la population, sont souvent ignorés par la recherche scientifique. Pour servir d'interface entre la société civile et la recherche, les Boutiques des sciences, créées aux Pays-Bas, fonctionnent aujourd'hui dans de nombreux pays et s'adressent à des citoyens organisés (associations, conseils de quartier, collectivités territoriales, etc.). Présentes en France à Lille, Grenoble, Lyon et Montpellier, comment ces Boutiques fonctionnent-elles ? Comment s'inscrivent-elles dans la dynamique de rapprochement entre sciences et société ?
    De l'émergence d'une certaine forme de démocratie technique participative à la co-construction des connaissances, un mouvement convergent s'est opéré entre sciences et société dont les boutiques des sciences sont devenues un maillon essentiel.

  • Liens ou confl its d'intérêts, subtilité et indétermination caractérisent ce que le politologue français Pierre Lascoumes appelle « la zone grise » du pouvoir. Un marécage juridique dans lequel évolue, et parfois s'embourbe, le monde politique en l'absence de règles de déontologie et de transparence défi nies dans le marbre de la loi. Que ce soient de petites entorses aux règlements ou des manquements graves, isolés ou systématiques, ces incivilités fi nissent invariablement par jeter l'opprobre sur l'action publique et ses représentants dans leur ensemble.
    Une rupture de confi ance qui sape la représentativité populaire des élus et nourrit in fi ne les populismes « aux mains propres ».
    Benjamin Sourice étudie dans cet ouvrage les mécanismes conduisant à la capture de la prise de décision publique par des intérêts privés. Il s'appuie pour cela sur l'étude de divers scandales, Amiante, médiator, OGM, et l'illustration des confl its d'intérêts à l'oeuvre, qui servent de phare pour éclairer les.
    Rouages opaques de ce système évoluant à la marge du lobbying et de la corruption S'appuyant sur une typologie des scandales sanitaires, l'auteur propose un schéma précis des manquements juridiques du système français, point de départ d'une réfl exion sur les solutions à proposer. Afi n d'encourager la création d'une large alliance pour la transparence et le renouvellement déontologique de la vie publique, l'auteur dresse, enfi n, une liste de recommandations à destination des élus, mais aussi de la société civile.

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  • Depuis l'origine de la vie, le plancton est un acteur vital de l'équilibre écologique et climatique planétaire. S'il est à la base de la chaîne alimentaire marine, il produit aussi la moitié de l'oxygène de notre planète et pourrait servir à l'alimentation humaine (il contient des antibiotiques naturels et est très riche en vitamines et en oligo-éléments). Hélas, aujourd'hui, la pollution liée aux activités humaines dérègle de plus en plus les milieux aquatiques. À terme, le plancton continuera à exister, mais seules certaines espèces survivront, ce qui créera un déficit préjudiciable à la vie végétale, animale, puis humaine.
    Fort du succès de l'essai L'Enjeu plancton, nous avons décidé de publier un deuxième ouvrage sur le même thème mais sous une autre forme, en adoptant une démarche plus pédagogique pour toucher un lectorat qui n'est pas nécessairement le même que celui des essais. Ce manuel propose en effet d'aller à la rencontre de ces êtres vivants microscopiques aux formes étranges, qui constituent les milliers d'espèces du phytoplancton et du zooplancton. Il décrit ces différentes espèces, leurs caractéristiques, leur rôle bien défini dans la chaîne alimentaire marine. Il s'attache à comprendre comment se constitue l'équilibre entre elles, à dresser un état des lieux de la diversité planctonique, indicateur implacable de la santé des écosystèmes. Il préconise une approche didactique et vivante, avec des schémas explicatifs, des encadrés racontant des anecdotes, des cas pratiques et des illustrations en bichromie. Son contenu est accessible à tous et en fait un bon ouvrage d'initiation, un support de référence à utiliser dans les milieux scolaires ou pour toute formation sur cette thématique. Car mieux connaître les différentes espèces de plancton permet de découvrir tout ce qu'elles nous apportent et pourquoi il est de notre intérêt à tous de sauvegarder leur présence.

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  • Monnaie SOL en France, LETS au Canada et en Grande-Bretagne, banques de temps en Italie et en Grande-Bretagne, Ithaca Hour aux États-Unis, Regiogeld et Chiemgauer en Allemagne, banques communautaires de développement au Brésil. Il existe aujourd'hui pas moins de 5 000 monnaies régionales dans plus de 50 pays de par le monde.
    Si ces monnaies émergent dans des contextes de vulnérabilité, voire de crise économique, sociale ou environnementale, elles parviennent à durer et parfois à se faire reconnaître par les autorités politiques locales qui voient dans leur usage un moyen de soutenir une certaine dynamique de développement territorial.
    Marie Fare explore dans cet ouvrage les possibilités offertes par ces monnaies, qui permettent de doter les territoires d'une richesse, qui sont aussi la réappropriation d'un droit inclus dans le contrat social mais en quelque sorte kidnappé par les autorités économiques. La monnaie est et doit rester un bien commun, mis au service d'un développement territorial durable.

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  • Sévèrement touchées par la crise écologique que nous traversons, les ressources en eau de la planète sont au centre des préoccupations politiques, économiques et environnementales.
    Cet ouvrage s'appuie sur deux études de cas pour dégager les grandes problématiques de gouvernance soulevées par la gestion de l'eau. La première étude porte sur l'installation d'une adduction d'eau " moderne " dans deux villages sénégalais, et sur le fiasco qu'elle engendre - les particularités de la société africaine n'ayant pas été prises en compte. La seconde étude porte sur l'eau dans la ville d'Amman en Jordanie, où cette problématique ne quitte jamais le paysage politique, le problème étant kafkaïen : alors que 97 % de la population est raccordée au réseau, l'eau ne coule dans les canalisations qu'une fois par semaine...
    Il y a là un vaste champ pour la solidarité écologique, seule en mesure de préserver la durabilité et donc l'avenir même de nos civilisations.

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  • Le caractère limité de l'eau douce disponible est aujourd'hui une réalité incontestable et engage à revoir de toute urgence la manière d'estimer notre consommation d'eau. Apparu dans les dix dernières années, le concept d'empreinte eau s'inspire de la notion d'empreinte écologique et tente d'estimer l'intégralité des quantités d'eau nécessaires à la production de ce que nous consommons. Il ambitionne aussi de contrôler les pollutions induites sur l'eau et les milieux aquatiques. Cette nouvelle perception « intégrée » de l'eau propose de distinguer trois grands types d'eau : l'eau bleue des nappes et des rivières, l'eau verte contenue dans les sols et l'eau grise, l'eau usée qui est retraitée. Pour bien maîtriser notre empreinte eau individuelle, il faut donc tenir compte de notre consommation d'eau bleue ou verte locale (l'eau des réseaux ou de pluie) mais aussi de toute l'eau contenue virtuellement dans les produits que nous achetons et qui a été réellement consommée ailleurs, appelée eau virtuelle. Sous cet angle inédit, plusieurs questions se posent désormais. Combien d'eau consommons-nous exac- tement et quelle eau contribue à notre mode de vie ? Où se situent les gaspillages les plus importants d'eau ? Comment les réduire ? Le commerce de produits alimentaires peut-il être une solution à la crise mondiale de l'eau ? Comment l'eau est elle aujourd'hui ou sera-t-elle demain un ingrédient à la fois des crises de notre monde et de leurs solutions ? Grâce à une présentation des concepts et de leurs implications concrètes, ce livre ouvre des perspectives et propose de nouvelles solutions pour tenter de résoudre la crise de l'eau.

  • Inspiré de la notion de biodiversité, le terme « bibliodiversité » fait référence à un ensemble de publications variées dans le paysage éditorial, représentatives d'un système culturel équilibré où toutes les voix peuvent s'exprimer. Aujourd'hui, l'uniformisation des médias et la concentration des secteurs de l'édition et de la librairie favorisent le développement d'une culture standardisée et soumise, à grand renfort de campagnes marketing, à des exigences de rentabilité plus que d'originalité et de qualité. En quête d'une autre voix, les petits éditeurs indépendants entendent bien maintenir la diversité culturelle.
    S'inspirant de son propre parcours, l'auteure, militante féministe australienne et éditrice indépendante engagée, fait ici le lien entre l'évolution de la place de la femme dans notre société et la bibliodiversité, entre l'oppression des femmes et celle des créations à la marge, dédaignées par les poids lourds de l'édition. À l'heure du numérique et de l'autopublication, elle rappelle les fonctions indispensables de relecture et de mise en forme assurées par l'éditeur, qui garantissent la qualité d'un ouvrage. Elle s'attache aussi à mettre en avant les talents d'innovation des petites structures indépendantes, développant une nouvelle forme d' « écologie de l'édition » en marge des grosses structures vers une véritable bibliodiversité du XXIe siècle.

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