Encyclopedie Des Nuisances

  • " tout le monde est d'une certaine manière occupé et employé comme travailleur à domicile.
    Un travailleur à domicile d'un genre pourtant très particulier. car c'est en consommant la marchandise de masse - c'est-à-dire grâce à ses loisirs - qu'il accomplit sa tâche, qui consiste à se transformer lui-même en homme de masse. alors que le travailleur à domicile classique fabriquait des produits pour s'assurer un minimum de biens de consommation et de loisirs, celui d'aujourd'hui consomme au cours de ses loisirs un maximum de produits pour, ce faisant, collaborer à la production des hommes de masse.
    Le processus tourne même résolument au paradoxe puisque le travailleur à domicile, au lieu d'être rémunéré pour sa collaboration, doit au contraire lui-même la payer, c'est-à-dire payer les moyens de production dont l'usage fait de lui un homme de masse (l'appareil et, le cas échéant, dans de nombreux pays, les émissions elles-mêmes). il paie donc pour se vendre. sa propre servitude, celle-là même qu'il contribue à produire, il doit l'acquérir en l'achetant puisqu'elle est, elle aussi, devenue une marchandise.
    " " le monde comme fantôme et comme matrice ".

  • Dans cette magistrale synthèse de l'histoire du développement humain, Lewis Mumford, face à l'énigme de l'asservissement total de l'homme moderne au système technique qu'il s'est créé, est amené à repenser de fond en comble le processus de l'humanisation. Il bat en brèche l'idée d'un homme essentiellement fabricant et utilisateur d'outils et montre que l'intelligence humaine s'est développée, tout autant sinon davantage, grâce à la création de symboles, de rites et d'idées.
    Pour Mumford, la nouvelle organisation sociale qui apparaît au quatrième millénaire, fondée sur la royauté de droit divin et sanctifiée par un corps de prêtres professionnels, fut bien plus le produit des mythes et du rituel que le résultat d'innovations techniques majeures. C'est à ce moment que prit corps un archétype de « machine invisible », baptisée « Mégamachine » par l'auteur et dont sont tributaires les grands ouvrages de l'Antiquité.
    Depuis lors, sous des formes variables nous la retrouverons à travers l'histoire au fondement de toutes les organisations sociales complexes, sous les triples espèces de la machine travail, de la machine militaire, de la machine bureaucratie.
    À travers sa généalogie de la violence mécanique, Mumford nous dévoile cette cruelle vérité que devraient méditer les chantres de la rédemption informatique de l'humanité globalisée : à attendre des remèdes aux méfaits de la technique en recourant à des solutions techniques, on ne fait que précipiter le désastre. Il démonte la façon dont le système technologique détruit l'autonomie individuelle, les bases d'une démocratie authentique et la civilisation elle-même. Ainsi, cinquante ans après sa parution, le livre de Mumford garde son caractère prémonitoire.
    Paru en deux tomes aux États-Unis en 1966 et 1970, Le Mythe de la machine, qui clôt le cycle d'ouvrages amorcé avec Technique et civilisation (1934), avait été traduit en français de façon quelque peu indigente et publié chez Fayard en 1974. Espérons que la présente version du premier tome saura mieux que la précédente rendre justice à ce texte prophétique.

  • Cet ouvrage présente une vision pessimiste du monde actuel, très critique sur le progrès technique, le génie génétique et la pollution, considérés comme ennemis conjoints de l'intelligence, de la culture et de l'humanité dans ce qu'elle a de plus noble : la liberté, et de plus précieux : le temps.
    L'essai n'est pas politique au sens où il ne propose pas de remède aux maux du "temps où nous sommes". Baudouin de Bodinat considère, en effet, qu'il n'est plus temps de sauver quoi que ce soit, que nous ne sommes pas dans une période précédant une catastrophe, mais déjà dans le cataclysme lui-même.

  • Parue en 2006, la version du Tchouang-tseu proposée par Jean Levi est ici présentée dans une édition révisée, et augmentée en annexe de plusieurs textes pouvant servir à éclairer les problèmes que posent la compréhension et la traduction d'une telle oeuvre.
    Il s'agit en particulier du compte rendu de Jean François Billeter paru dans la revue Etudes chinoises, ainsi que d'un échange de lettres entre celui-ci et Jean Levi, où ils discutent de leurs conceptions de la tâche du traducteur. C'est pour eux l'occasion d'aborder divers points concernant aussi bien le taoïsme et l'histoire de la Chine que les théorisations arbitraires, mais fort en vogue, d'un François Jullien.

  • L'homme moderne s'est déjà dépersonnalisé si profondément qu'il n'est plus assez homme pour tenir tête à ses machines. L'homme primitif, faisant fond sur la puissance de la magie, avait confiance en sa capacité de diriger les forces naturelles et de les maîtriser. L'homme post-historique, disposant des immenses ressources de la science, a si peu confiance en lui qu'il est prêt à accepter son propre remplacement, sa propre extinction, plutôt que d'avoir à arrêter les machines ou même simplement à les faire tourner à moindre régime. En érigeant en absolus les connaissances scientifiques et les inventions techniques, il a transformé la puissance matérielle en impuissance humaine : il préfèrera commettre un suicide universel en accélérant le cours de l'investigation scientifique plutôt que de sauver l'espèce humaine en le ralentissant, ne serai-ce que temporairement. Jamais auparavant l'homme n'a été aussi affranchi des contraintes imposées par la nature, mais jamais non plus il n'a été davantage victime de sa propre incapacité à développer dans leur plénitude ses traits spécifiquement humains ; dans une certaine mesure, comme je l'ai déjà suggéré, il a perdu le secret de son humanisation. Le stade extrême du rationalisme posthistorique, nous pouvons le prédire avec certitude, poussera plus loin un paradoxe déjà visible : non seulement la vie elle-même échappe d'autant plus à la maîtrise de l'homme que les moyens de vivre deviennent automatiques, mais encore le produit ultime - l'homme lui-même - deviendra d'autant plus irrationnel que les méthodes de production se rationaliseront. En bref, le pouvoir et l'ordre, poussés à leur comble, se renversent en leur contraire : désorganisation, violence, aberration mentale, chaos subjectif.

  • Parmi la vingtaine de livres de Bernard Charbonneau, tous consacrés à ce qu'il appelait la Grande Mue du XXe siècle, Le Jardin de Babylone est celui où il est plus particuilièrement attaché à montrer comment, après avoir ravagé la nature, la société industrielle finissait de l'anéantir en la "protégeant", en l'organisant ; et comment s'évanouissait en même temps, dans cette artificialisation, les chances de la liberté humaine.

  • Cet ouvrage est une critique du système techno-industriel qui régit nos sociétés: la révolution industrielle et ses conséquences ont été un désastre pour la race humaine. Elle a accru la durée de vie dans les pays « avancés », mais a déstabilisé la société, a rendu la vie aliénante, a soumis les êtres humains a des humiliations, a permis l'extension de la souffrance mentale (et de la souffrance physique dans les pays du Tiers-Monde) et a infligé des dommages terribles à la biosphère. Le développement constant de la Technologie ne fera qu'aggraver la situation.
    L'auteur précone une révolution contre le système industriel, dont l'objectif n'est pas de se débarrasser des gouvernements, mais de la base techno-économique de la société actuelle.
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  • " je crois avoir dit tout ce qu'il est raisonnablement possible de dire en faveur de la novlangue, et même un peu plus.
    Après cela, je ne vois pas ce que l'on pourrait ajouter de plus convaincant pour en faire l'éloge. cependant, l'ayant défendue en tant qu'elle est la plus adéquate au monde que nous nous sommes fait, je ne saurais interdire au lecteur de conclure que c'est à celui-ci qu'il lui faut s'en prendre si elle ne lui donne pas entière satisfaction. ".


  • pour divers que soient les jugements qu'ils portent sur l'essence de la civilisation chinoise, il est deux points sur lesquels les spécialistes s'accordent.
    le premier est que la chine n'a jamais connu ni même imaginé qu'une seule forme de gouvernement, et le second que le débat d'idées tel qu'il se pratique en occident depuis les grecs n'y avait pas cours. les traductions des trois polémiques que nous présentons ici ont pour premier objet d'apporter un démenti à ces assertions. ".

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  • William Morris (1834 - 1896) fut imprimeur, écrivain, poète, conférencier, peintre, dessinateur et architecte britannique, célèbre à la fois pour ses oeuuvres littéraires, son engagement politique, son travail d'édition et ses créations dans les arts décoratifs.

    Ce livre permet de découvrir quelques articles et conférences critiques sur la civilisation industrielle et le travail.
    L'explication du titre est donnée par cette conférence prononcée le 18 novembre 1894 à Manchester :
    "De même que l'on nomme certaines périodes de l'histoire l'âge de la connaissance, l'âge de la chevalerie, l'âge de la foi, etc..., ainsi pourrais-je baptiser notre époque "l'âge de l'ersatz". En d'autres temps, lorsque quelque chose leur était inaccessible, les gens s'en passaient ne souffraient pas d'une frustration, ni même n'étaient conscients d'un manque quelconque. Aujourd'hui en revanche, l'abondance d'informations est telle que nous connaissons l'existence de toutes sortes d'objets qu'il nous faudrait mais que nous ne pouvons posséder et donc, peu disposés à en être purement et simplement privés, nous en acquérons l'ersatz. L'omniprésence des ersatz et, je le crains, le fait de s'en accommoder forment l'essence de ce que nous appelons civilisation."

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  • Cet ouvrage est une critique acerbe de la société moderne et industrielle où violence et corruption sont omniprésentes.

  • L'auteur se penche sur la dénaturation de la tentative de résistance face aux projets de perfectionnement de l'artificialisation de la vie.
    Il montre que le citoyennisme n'a fait que perpétuer et aggraver la confusion des esprits, développer la demande sociale de protection dans la catastrophe et le chaos devenus des conditions normales d'existence.

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  • Composées entre le IVe et le IIIe siècle avant notre ère, Les Fables de Maître Lie, ou Lie-tseu, sont un des trois écrits primordiaux du taoïsme, avec le Lao-tseu (ou Tao-Tö-King) et le Tchouang-tseu.
    Venues de ces temps lointains, Les Fables de Maître Lie semblent agir comme la bombe à dépoussiérer le temps des pensionnaires du moratorium, dans l'Ubik de Philip K. Dick. Cette savante marqueterie de fables sans morale, de remarques sans suite, de méditations sans logique, de bribes apparemment disparates, s'ordonne en un tableau nimbé des chatoiements et des irisations propres aux songes d'une vie meilleure. S'y dessine un archipel d'îles imaginaires dont chacune constitue un joyau singulier. La liberté de ton, l'audace critique et la dérision à l'endroit des préjugés les mieux établis nous fournissent par contraste la mesure de l'étroitesse de nos pensées et de nos moeurs. À lire Les Fables de Maître Lie, on se prend à rêver qu'à défaut de « rendre aux hommes l'étincelle prométhéenne », elles puissent suffire, en redorant pour un temps « le blason des chimères », à en tirer quelques-uns du cauchemar éveillé collectif où nous maintient la décomposition de notre univers factice.
    Effet de la relative désaffection dont il fait l'objet, le Lie-tseu a été peu traduit en français. On n'en recense guère que trois traductions complètes. Jugeant qu'aucune d'elles ne rend justice à un texte qui mérite mieux, nous en proposons une nouvelle, due à Jean Levi, dont nous avons déjà publié une traduction du Tchouang-tseu. Elle s'attache à rendre tangible l'enchantement de ces paraboles où la Joconde de l'utopie imprima son sourire.

  • Comme chacun s'en souvient, un tremblement de terre, un raz-de-marée et un accident nucléaire ont frappé la région de Fukushima, au Japon, en mars 2011.
    En suivant les initiatives de Wataru Iwata, fondateur d'une association appelée "Projet 47", visant à faire en sorte "que les gens accèdent à l'information juste et exacte et prennent conscience de ce qui est véritablement en train de se passer", les auteurs retracent la chronique des événements qui ont suivi le déclenchement de l'accident à la centrale de Fukushima, tergiversations du gouvernement et de l'entreprise responsable de la centrale, désinformation de la population, à qui l'on ne cesse de répéter qu'il n'y a aucun danger, et rappellent la manière dont l'industrie du nucléaire "pacifique" a été promue par le gouvernement japonais depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en collaboration avec les États-Unis, afin de rendre non seulement acceptable mais désirable une technologie que les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki avaient marquée du sceau de l'infamie.
    L'ouvrage met en lumière le rôle joué par des organisations mafieuses ou semi-mafieuses telles que la Fondation Sasakawa dans la négation des conséquences des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima sur la santé des populations, ainsi que le rôle joué par les yakuza dans l'assistance aux populations immédiatement après la catastrophe, se substituant à des "pouvoirs publics" étatiques et locaux totalement dépassés par les événements.
    Sont également remis en question un certain nombre de clichés concernant ce qu'il est convenu d'appeler la culture japonaise, qui rendrait la population particulièrement apte à se résigner à une sorte de fatalité. La réalité est fort différente, comme l'attestent notamment les pillages constatés après la catastrophe, ainsi que les sentiments de désespoir et de panique qui animent de larges couches de la population.

  • " nous vous montrerons, à vous les bolcheviques russes et espagnols, comment on fait la révolution et comment on la mène à son terme.
    chez vous, il y a une dictature, dans votre armée rouge, il y a des colonels et des généraux, alors que dans ma colonne, il n'y a ni supérieur ni inférieur, nous avons tous les mêmes droits, nous sommes tous des soldats, moi aussi je suis un soldat. " dans ce qu'il est convenu d'appeler la guerre d'espagne, durruti incarne la tentative, combattue par les staliniens comme par les " anarchistes de gouvernement ", de faire triompher un antifascisme révolutionnaire ; de mener, comme il le disait, " la guerre et la révolution en même temps ".

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  • Essai de critique du conformisme qui, selon les auteurs faisant partie du mouvement anarchiste, s'impose universellement au prétexte de sauver la planète.
    Sont également évoqués, les nouvelles formes d'embrigadement qui accompagnent la mise en place de la gestion raisonnée du désastre de la société industrielle.

  • « Tout le monde a le droit d'être stupide, mais le camarade Macdonald abuse de ce privilège. » Ce jugement, prêté à Trotski, réjouissait Dwight Macdonald (1906-1982), qui le citait souvent. Voilà qui rend assez bien compte du caractère entier, et fréquemment emporté, comme de la vivacité et de la liberté d'esprit de ce polémiste new-yorkais qui n'est pas oublié aux États-Unis mais méritait d'être mieux connu en France.
    Rédacteur en chef de Partisan Review entre 1937 et 1943, avant de fonder sa propre revue politics (1944-1949), devenu trotskiste sans avoir été stalinien, puis pacifiste et anarchiste, ami d'Orwell qu'il accueillera dans politics, il fut, comme lui, inséparablement hostile au capitalisme et à la bureaucratie stalinienne. Singulier aussi par sa capacité à remettre en cause ses propres certitudes, réfractaire à l'esprit de parti et à tout dogmatisme, il fut l'un des premiers à discerner qu'Auschwitz et Hiroshima marquaient le début d'une époque nouvelle.
    Souvent teintés d'humour, les textes réunis par nos soins couvrent une vingtaine d'années (1938 à 1957). Si Dwight Macdonald n'est certes pas un théoricien, la proximité de ses analyses avec celles d'Hannah Arendt ou de Günther Anders saute aux yeux. Mais il demeurera jusqu'au bout un essayist - ce qu'au XIXe siècle on appelait un publiciste. Il excellait autant à ferrailler contre les gros mensonges et les petites lâchetés (comme dans les textes consacrés à Hemingway et à Eisenstein) qu'il savait se montrer acéré dans la dénonciation du mythe du progrès, de la science, de l'aliénation moderne ou de la banalisation de l'horreur dans les sociétés de masse ; sans jamais vouloir perdre de vue les possibilités de renversement, en quoi il se distinguera définitivement de ce qu'allaient devenir la plupart des « intellectuels new-yorkais » de son temps.

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  • Le pamphlet de Kostas Papaïoannou (1925-1981), paru en 1967 dans la collection "Libertés", chez Jean-Jacques Pauvert, n'avait jamais été réédité depuis, contrairement à presque tous les autres textes en français du même auteur, qu'il s'agisse de ses articles recueillis en deux volumes (De Marx et du marxisme, Gallimard, 1983 ; La Consécration de l'histoire, Champ libre, 1983), de son anthologie Marx et les marxistes, parue en 1965 et désormais disponible chez Gallimard dans la collection "Tel", ou encore de ses préfaces à des traductions de Hegel ou de Marx reprises chez Allia.

    Cet essai, "brève évocation du dépérissement du marxisme dans ses différentes phases successives", expose comment la théorie révolutionnaire de Marx a pu devenir l'idéologie, la "sanction morale" et la justification du pouvoir totalitaire auquel Staline a laissé son nom. Kostas Papaïoannou estimait son travail "plus que justifié en ce temps guetté par l'amnésie". Il l'est au moins autant aujourd'hui, alors qu'après l'imposture stalino-structuraliste à la Althusser, qui sévissait quand il fut écrit, puis celle de l'antitotalitarisme médiatique des tardifs agités du Goulag à la Bernard-Henri Levy, on voit une récente vogue intellectuelle (Zizek, Badiou) tenter de redonner un lustre "subversif" à ce paroxysme de délire idéologique et de terreur policière que fut le maoïsme.

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  • Cette étude consacrée aux technologies de production d'énergie dite renouvelables montre qu'elles ne font que perpétuer la société industrielle par de nouveaux moyens sans pour autant exclure les précédents. L'auteur procède à une critique de l'industrie électronucléaire et de ses alternatives et invite à interroger l'ensemble du système des besoins.

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  • C'est entre deux procès qu'ont été prononcées ou rédigées les déclarations ici recueillies : le procès d'agen, en février 1998 (on y jugea le sabotage de nérac oú, chez novartis, l'objectif avait été de " "dénaturer", à l'intérieur d'une usine, des semences transgéniques autorisées par l'etat, afin d'en empêcher la vente "), et celui qui doit avoir lieu à montpellier le 8 février 2001.
    René riesel est cette fois poursuivi, avec josé bové et dominique soullier, pour avoir " volontairement détruit, dégradé ou détérioré une serre de confinement, du matériel informatique et des plants au préjudice du centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (cirad), avec ces circonstances que les faits ont été commis : en réunion, dans un entrepôt, après pénétration par effraction, en état de récidive ".
    Cette destruction de " biens publics " (des riz " expérimentaux " génétiquement manipulés par le cirad pour en préparer la propagation dans les pays " en retard de développement ") avait été menée, le 5 juin 1999, avec le concours d'une cinquantaine de paysans indiens.
    La présente édition des déclarations est augmentée de deux textes récents qui précisent le sens actuel de l'activité anti-industrielle qu'on qualifie de " luddite " et les raisons de son hostilité aux idéologies néo-étatistes de la " recherche publique ".
    Elle contribuera donc à remettre à leur place ceux qui s'échinent encore à réduire les ambitions de la campagne contre les applications agricoles du génie génétique à la réclamation d'un " contrôle citoyen " et qui vont s'employer, lors du procès de montpellier, à camoufler la signification de cette destruction de chimères d'etat.
    Ainsi mis à jour, cet ensemble de textes permet en tout cas de comprendre pourquoi d'autres préfèrent affirmer sans détour que la meilleure façon de ne pas se condamner à vouloir en vain contrôler le développement technologique, c'est encore de l'écraser au nid, là oú il est encore temps.

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  • Les textes ici rassemblés ont été écrits en diverses occasions mais affrontent tous, sous différentes facettes, un même problème : le caractère dogmatique et figé de certaines théorisations, en vigueur dans la critique sociale ou utilisées par celle-ci, joint à une tenace propension à perpétuer des schémas éculés en matière historique. Le choix des auteurs et des écrits commentés est parfois délibéré, parfois circonstanciel ; mais dans tous les cas, la méthode d'analyse et le style de l'argumentation n'ont pas moins d'importance que les sujets traités.

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