Ere

  • L'hôpital psychiatrique dans lequel vous séjournez est en proie à l'agitation. Vos voisins de cellule sont fébriles, le personnel soignant tendu ; les rumeurs se répandent, les incidents se multiplient. Vous ne voyez pas le rapport entre le trafic d'organes orchestré par l'infirmière en chef et la dénommée Buffy Summers aka la Tueuse, héroïne de série télévisée. Pourtant vous allez devoir enquêter, survivre, et peut-être même sauver le monde. Enfin si vous êtes prêt à jouer. Après Corpus Simsi et Certainement pas, Chloé Delaume poursuit son exploration du jeu en littérature. S'inspirant des traditionnels livres dont vous êtes le héros, La nuit je suis Buffy Summers est un roman interactif où humour, fantastique et détournements littéraires proposent au lecteur de singulières pérégrinations en terre d'amnésie.

  • My America

    Phyllis Yordan

    • Ere
    • 15 Janvier 2014

    My America est un récit autobiographique où Phyllis Yordan, dans une langue précise, minimaliste, poétique et violente, convoque les fantômes de son passé, sa famille, ses rêves, son Amérique.

  • Black fez manifesto

    Hakim Bey

    • Ere
    • 15 Janvier 2014
  • Ultimo

    Charles Robinson

    • Ere
    • 15 Février 2012

    Le projet Ultimo est composé de 98 définitions, proches de la poésie contemporaine, composées sur contrainte à partir du Petit Robert.
    Le principe de la contrainte est assez simple. Il s'agit de donner une définition nouvelle à un mot qui indexe une page du dictionnaire en utilisant des fragments pris dans cette seule page, découpés et accolés soigneusement. Le résultat est ludique, poétique, caustique, politique... Exercice de style oulipien, cut-up sémantique ou jeu très sérieux sur la fonction du langage, Ultimo, le troisième livre de Charles Robinson, ne tranche pas et force de nouveaux imaginaires, amusants ou terrifiants, au coeur même de notre formulation du monde.

  • Dans les années 1790, pour la première fois, des réformateurs proposent de mettre fin à la pauvreté.
    Inspirés par le progrès scientifique, par les promesses d'une activité économique qui s'internationalise et par les révolutions qui ont eu lieu en france et aux états-unis, certains penseurs politiques comme paine ou condorcet assurent que tous les citoyens pourraient être protégés contre les hasards et les incertitudes de l'existence. dans cet ouvrage, gareth stedman jones revisite ce moment fondateur de l'histoire de la démocratie sociale et montre comment il fut ensuite disqualifié et rendu invisible par les penseurs de droite comme de gauche.
    En retraçant l'évolution historique des débats sur la pauvreté, l'auteur fait ressurgir une voie importante, mais oubliée, de la pensée progressiste. il montre aussi que les discussions actuelles concernant les questions économiques, que ce soit la mondialisation ou les problèmes de la régulation financière, sont largement modelées par les conflits idéologiques de la fin du xviiie siècle et du début du xixe siècle.

  • Queeriser l'art

    Jean-Claude Moineau

    • Ere
    • 22 Septembre 2015

    Queeriser l'art, ce n'est pas vouloir promouvoir un art queer, si tant est que cela existe ou que cela puisse exister, et encore moins vouloir esthétiser ou « artistiser » la pensée et la pratique queer. C'est renoncer définitivement à toute ontologie comme à tout paradigme, c'est rejeter toute prétention à la catégorisation, à commencer par celles d'art pur et même d'art. Ouvrir des pistes, certes, mais pas pour les refermer aussitôt, le queer ne procédant pas de la vaine recherche d'une identité de plus, même minoritaire ou « mineure », mais tout au contraire d'une entreprise de désidentitarisation, de désenditentification, de critique de toute identité.

  • Crime designer est un essai sur le cinéaste italien dario argento, maître incontesté de la pulsion criminelle.
    Derrière des films organisés comme des enchantements du drame, se profile une théorie de la mise en scène activée de forces excentriques, mais aussi de clichés tordus.
    Crime designer interroge argento le cinéaste manipulateur de visions ambivalentes, tendues d'érotisme et de tragédie.

  • Rites sanglants de la bourgeoisie est une narration toxique et virale, à la construction éclatée. Le cadre principal (l organisation d une exposition au MoMA de Londres sur la littérature abstraite) est le moyen pour Stewart Home de questionner la place des femmes dans le milieu de l art. L auteur s infiltre dans la narration par mails et par spams porno/féministes, lieux d un échange entre le narrateur et The Suicide Kid, un charmant transsexuel fétichiste du pied. Rites sanglants de la bourgeoisie est une fiction drôle et provocatrice sur le milieu de l art contemporain et la place de la femme au sein de celui-ci. Portée par le ton ravageur de Stewart Home, la narration syncopée est l'occasion pour l'auteur de jouer sur différents niveaux de discours et de mettre en place des situations cocasses toujours en prise avec le réel, illustrant ainsi sa vision d un monde contemporain possédant tous les attraits d une farce amère.

  • Révolution industrielle et écologie, ou pourquoi l'Angleterre a fait mieux que la Chine Pourquoi la révolution industrielle a-t-elle eu lieu en Angleterre plutôt qu'en Chine ? On croyait la réponse évidente, mais depuis la parution du livre de K.
    Pomeranz sur la grande divergence entre Orient et Occident, le débat est rouvert. L'auteur montre que certaines régions chinoises avaient atteint à la fin du XVIIIe siècle un niveau de développement comparable à celui de l'Angleterre : l'idée d'une avance anglaise et d'un sous-développement fatal de la Chine doit donc être révisée, et de nouvelles explications recherchées : l'une et l'autre voyaient leurs sols et leurs forêts menacées, mais l'Angleterre a su dépasser ces contraintes écologiques en puisant dans les ressources de son sous-sol et de son empire.
    Le charbon et les plantations tropicales ont fait la différence. L'histoire environnementale et impériale renouvelle ainsi notre compréhension de la révolution industrielle et de la divergence entre l'est et l'ouest.

  • le républicanisme est une théorie politique dont l'histoire a été mise en lumière depuis les années 1970, grâce aux travaux d'historiens comme j.
    pocock ou q. skinner. philip pettit, philosophe irlandais qui enseigne aujourd'hui à princeton, a proposé une version contemporaine de cette théorie en 1997 dans républicanisme. une théorie de la liberté et du gouvernement (trad. 2004). le coeur du républicanisme, nous dit-il, est l'idéal de liberté comme non-domination. selon cet idéal, la liberté n'est pas principalement définie par une absence d'obstacles ou d'interférences (à la manière de la liberté libérale), mais par une absence de domination : cette liberté renvoie non pas d'abord à ce qu'un individu peut faire de lui-même et de ses biens, mais plutôt à la qualité des relations qu'il peut nouer avec d'autres individus.
    la république et ses démons est une tentative d'appliquer ce cadre théorique à quelques débats récents qui ont réveillé un républicanisme français dont les élans universalistes paraissent parfois très provinciaux.

  • Watashi tachi ; nous au Japon

    Emily King

    • Ere
    • 6 Octobre 2007

    " Watashi Tachi Nous au Japon " est un récit dans lequel, globe-trotters culottés, nous dépaquetons à tout-va nos envies de Japon Live.
    Dans lequel, touristes lucides, nous effectuons un rapide tour de la mégapole un miroir à la main. Dans lequel, jeunes actifs désenchantés, nous bêchons l'hypothèse du Retour à la nature au milieu de hippies, dans lequel nos tentatives d'évasion ne mènent nulle part ou comment, chaque fois qu'un Américain veut être en marge de la société ou revenir à la terre, il "devient Indien". Dans lequel, post-adolescents en descente d'idéal, nous constatons une nouvelle fois que l'exil intérieur est notre pays.
    Dans lequel, toujours plus cyniques, nous nous mêlons à un groupe de reporters et consommons jusqu'à l'indigestion des jeux, des jeunes filles, des cocktails, et ainsi se profile une possible fin de l'histoire. Dans lequel, à la ramasse mais volontaires, nous réactivons nos envies d'Histoire et nos responsabilités face à Gaïa mais sommes inéluctablement rattrapés par des pulsions morbides et des fantasmes de catastrophes planétaires.
    Dans lequel, fatigués de nous-mêmes, fatigués de renaître sans cesse, nous nous encanaillons d'un bonze mortel et implorons la fin du voyage, notre dernier souffle. Dans lequel, pleins de ressources, nous compilons un index de nos références, un lexique des expressions japonaises employées et un guide de conversation pour nous.

  • Copulation mécanique

    Maria Fusco

    • Ere
    • 21 Septembre 2011

    Avec un goût prononcé pour les décalages aussi bien syntaxiques, langagiers que narratifs et l irruption de l absurde dans notre quotidien, Maria Fusco signe un premier ouvrage singulier de vingt nouvelles paru sous le titre The Mechanical Copula (Sternberg Press, 2010). La langue oscille entre langage courant et richesse d un vocabulaire précis et exubérant, accordant autant d attention à la description d un repas gargantuesque qu à sa régurgitation. L auteure dénude habilement les fils de contact tressés entre culture et marchandisation et révèle avec espièglerie les failles de nos scénarios de vie ne demandant qu à céder sous la pression du réel. On croisera notamment Donald Sutherland en Casanova mécanique, deux hommes mangeant un clown, un individu obsédé par l investigation des poubelles, un braqueur de banque naïf armé d un simple revolver de plastique. Si les situations initiales de ces nouvelles peuvent au premier abord nous sembler familières, très vite Maria Fusco entraîne le lecteur dans un univers fantastique et dérangeant.

  • Counterblast

    Marshall Mcluhan

    • Ere
    • 14 Mars 2013

    En 1954, Marshall McLuhan publie Counterblast, ouvrage-manifeste à la couverture bleu layette barrée d'une typographie noire horizontale, en réaction au premier numéro de Blast à la couverture magenta shocking barrée d'une typographie noire oblique. Blast (en français "ouragan") était le magazine littéraire du mouvement Vorticiste initié par Lewis Wyndham (1884-1957) écrivain, peintre, essayiste et critique qui a fortement influencé (en négatif) l'oeuvre et la pensée de Marshall McLuhan. Deux numéros de Blast sont parus en tout et pour tout, le premier en juin 1914, et le second en juillet 1915.
    Dans The Mechanical Bride (1951), Marshall McLuhan se refusait déjà à l'emploi d'un ton moralisateur caractéristique à Lewis tout en s'accordant avec lui sur la critique des effets débilitant de la publicité. Avec Counterblast, il cherche à secouer la ville de Toronto enferrée dans l'autosatisfaction, la suffisance et la léthargie spirituelle. La clé de la compréhension de Counterblast ne réside pas dans la déconstruction du Blast de Lewis, mais dans l'articulation de la nécessité d'un contre-environnement comme moyen de percevoir les environnements dominants qui passent totalement inaperçus et qui fondent toutes sociétés et toute culture humaines dans leur relation complexe aux technologies émergentes.

  • Une pause, mille coups !

    Maxi Kim

    • Ere
    • 17 Janvier 2012

    Ryu Asakawa, collectionneur d'art, récupère une mystérieuse gravure pornographique de l'ère Edo représentant une jeune femme, Tomi, fille d'un légendaire samouraï.
    L'auteur du portrait, Yoshi, serait l'ange gardien de Miju, l'amour de jeunesse de Ryu. Ce portrait lui permet alors d'opérer un retour dans leur passé, quand ils étaient encore étudiants en art en Californie. En s'appuyant sur des oeuvres littéraires japonaises célèbres, en mêlant théorie et fiction et en se jouant de ses personnages polymorphes, Maxi Kim signe un roman dont l'ADN se recombine au fil des pages.
    Le lecteur sera tout autant saisi par l'évolution du récit que par les inventions stylistiques de l'auteur, tour à tour japonisantes, baroques et ultra contemporaines.

  • Qu entend-on par terrorisme ? Tout d abord, une explosion. Ce qu on voit, c est la mort violente et des corps en charpie. Ce qu on imagine, la souffrance. Comme date clef, le 11 septembre 2001. Comme donnée immédiate, le terrorisme dit « islamiste ». Comme affect, la terreur, une peur sans nom, au-delà de toute mesure. Comme réponse, la « guerre contre le terrorisme » et certaines mesures policières de haute protection. Voici précisément les images et les réactions pour le moins stéréotypées, disons automatisées, que charrie avec lui le terrorisme, ce « film d horreur ». Voilà tout ce qui nous empêche de penser.

  • Le 15 décembre 1856, Proudhon met la dernière main à la refonte d'un ouvrage paru quelques années auparavant de façon anonyme, et rédigé alors pour des besoins essentiellement alimentaires : Le Manuel du Spéculateur à la Bourse. En plein Second Empire, Proudhon assiste impuissant à la prénétration des moeurs et de l'agir boursiers dans l'ensemble des activités humaines. C'est l'esprit de la Bourse qui se répand sur le monde ! Proudhon, à partir du moment où il a décidé de publier l'ouvrage sous son nom, cherche à montrer que si la Bourse est l'institution centrale des nouvelles féodalités industrielles où les actions humaines se coordonnent en dressant les individus les uns contre les autres, l'associationnisme ouvrier, quant à lui, pourrait être le moyen d'une véritable action collective où se manifesterait le mutuellisme, c'est-à-dire la réciprocité et la justice dans les échanges. Le Manuel signe ainsi, en même temps qu'il peint au vitriol les comportements, les manoeuvres, les mécanismes boursiers, l'acte de naissance du mutuellisme proudhonien.

  • Transhumances

    Chloé Delaume

    • Ere
    • 6 Octobre 2007

    Particularité. Transhumances est une pièce de théâtre. Commandée par Bernard Comment pour France Culture fin 2003, sa version définitive a pris forme l'été 2005. Elle a été enregistrée au printemps 2006, puis diffusée le 3 septembre suivant, dans le cadre du cycle Voix nouvelles pour le théâtre et la radio. Synopsis. Ils sont quatre. Deux hommes, deux femmes. La forêt est épaisse, les points cardinaux indistincts. Ils cherchent le Sud mais ignorent ce qu'ils fuient autant que ce qu'ils sont. Ils effectuent la Transhumance. Et en soi, c'est tout un programme. Thématiques. Les personnages principaux de Transhumances auraient pu être figurants dans Certainement pas. L'intrigue, quant à elle, renvoie à des problématiques abordées dans J'habite dans la télévision. En dire plus c'est dévoiler l'histoire, et pour une fois qu'il y en a vraiment une, qui plus est à rebondissements, l'auteur se refuse ici à gâcher ses effets.

  • Jean Claude, en son temps, avait dénoncé le retour à l'ordre dans les arts au lendemain de la Première Guerre mondiale.
    Or l'on assiste également, dans l'art récent, à toutes sortes de retours, à un " retour au retour " retour tant au modernisme qu'à la " forme documentaire ", retour à l'auteur, retour à la morale, retour à l'éthique, voire retour à l'esthétique, à l'art esthétique... Ce sans doute, du moins dans certains cas, dans une ultime velléité de résistance à la globalisation et à la réification en cours de l'art.
    Mais tentatives ne pouvant qu'échouer car demeurant par trop exclusivement réactives. Fausses alternatives qui se trouvent rapidement absorbées par l'art global et rattrapées par la réification.

  • Production délocalisée

    Collectif

    • Ere
    • 22 Septembre 2015

    Ouvrage collectif publié à l'issue de la première session du programme de recherche "création et mondialisation" de l'école nationale supérieure d'art de Nancy. Ce programme, baptisé "École offshore", réunit chaque année à Shanghai neuf jeunes artistes diplomés des écoles d'art françaises. Il est coordonné par Paul Devautour.
    Avec des contributions de : Marie-Rose Barrientos, Donatella Bernardi, Philippe Blanc, Deyi Studio, Bertrand Dezoteux, Rainer Ganahl, Sam Gaskin, Jean-Sébastien Grill, Xuai Guo, Michel Lallemant, Lap-See Lam, Alvin Li, Yann Moulier Boutang, Anne Stouvenel, Chuong-Ðài Vo, Stephen Wright, Zang Xian.
    Conception graphique : Huz&Bosshard

  • Dans les flux.
    De capitaux, de travailleurs et d'images, on est dans les flux, jusqu'au cou, par-dessus la tête, plus un cheveu au sec, nous voilà emportés, submergés, ça coule ça flue, ça change sans cesse et partout, et il faudrait vite se changer pour s'adapter à la nouvelle transformation en cours, la mégamachine techno-capitaliste impose de nouvelles marchandises auxquelles il n'est pas donné la possibilité de durer, soyez flexibles nous dit-on, devenez liquides afin de participer activement à la grande liquidation en cours.
    Cette auto-description néolibérale de l'hydroglobe semble juste, mais jusqu'à quel point ? Jusqu'au point d'inertie, où le marché financier s'immobilise et les individus ne cessent de devenir à l'identique. Derrière notre vie liquide coule notre vie pétrifiée.
    Là où nous continuons secrètement à croire au substantiel et à l'absolu, à l'intègre. Congédiée par la porte analogique, la transcendance fait retour par les flux numériques, les flux absolus, qui nous assurent de rester tranquillement à demeure dans le même fleuve.
    La production des flux intégraux implique pourtant, inévitablement, la destruction écologique des flots. Plus nous nous croyons immortels, plus nous dépérissons. Comment rendre compte de ce processus de substitution intégrale, qui fait que l'endommagement du monde n'entame pas notre croyance dans l'absolu ? Sommes- nous condamnés à machiner de l'indemne, à refuser notre vulnérabilité ? Contre les flux canalisés, il nous faut remotiver la loi spirale, l'imprévisible clinamen qui enroule les êtres loin de tout équilibre stable.
    Chaque existant est un écart originaire vis-à-vis de normes qui sont elles-mêmes des écarts. Se dégage ainsi la perspective vitaliste de ce livre, son double front : contre l'absolu substantiel, désintégrer ; contre les grandes liquidités, trouver de nouveaux partages, de nouvelles rives, d'autres métaphores.

  • L'incroyable femme qui disparaît

    Coco Fusco

    • Ere
    • 29 Octobre 2015

    Récit inspiré d'une performance réalisée avec R. Dominguez en 2003. En 1998, dans un musée, trois réfugiées latino-américaines entrent en contact avec les vestiges de la performance d'un artiste américain réalisée plus de vingt ans auparavant. Celui-ci s'était rendu au Mexique à la recherche d'une morte afin d'avoir une relation sexuelle avec elle et faire de cette expérience une oeuvre d'art.

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