Invenit

  • Le Feu

    Henri Barbusse

    • Invenit
    • 16 Juin 2009

    Les années 1915 et 1916 ont marqué, pour Henri Barbusse, des dates décisives. C'est en 1915 qu'il a vécu Le Feu dans les tranchées du Soissonnais, de l'Argonne et de l'Artois, comme soldat d'escouade, puis comme brancardier au 231e régiment d'infanterie où à s'était engagé. C'est en 1916, au cours de son évacuation dans les hôpitaux, qu'il a écrit son livre. Celui-ci, publié par les Editions Flammarion à la fin de novembre, remportera aussitôt après le prix Goncourt. Le Feu est considéré depuis près de trois quarts de siècle dans le monde entier comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature de guerre, un des témoignages les plus vrais et les plus pathétiques des combattants de première ligne. Témoignage impérissable aussi : Le Feu, traduit dans la plupart des langues, continue de susciter chez les jeunes un immense intérêt. Le Feu est suivi du Carnet de guerre qui permet de remonter aux sources mêmes de la création du roman épique d'Henri Barbusse.

  • N'aie pas peur. jamais

    Baptiste Beaulieu

    • Invenit
    • 6 Novembre 2020

    Quelle simplicité en apparence que la poésie de Baptiste Beaulieu. Des mots pour chacun, des conseils en forme de mantras, une parole offerte et des pistes pour atteindre à une harmonie personnelle. En racontant l'autre, le poète se raconte. Il explore le mystère de la parole, du doute, de l'usurpation, de la fraternité... Un coeur qui s'ouvre, c'est un honnête homme en train de naître.
    On y retrouve tout ce qui a fait le succès de ses romans : une grande humanité, de la bienveillance, une mélancolie maitrisée, et une réflexion autour de la condition humaine, de la maladie, de la solitude et des chemins que trace, à l'aube, le soleil. Tout le recueil s'adresse directement au lecteur et tente de répondre avec lui à cette éternelle question : « Faut-il jamais avoir peur ? ».
    Ses inspirations sont nombreuses, variées, et vont de son quotidien de médecin généraliste jusqu'à Prévert ou Pessoa.

  • Un homme de feu raconte les autres hommes. Ses proches, ses disparus, ses passant majuscules, ses modèles simples, ses héros. Il raconte aussi des brins de vies, minuscules et fugaces, éternels et vivifiants comme un souvenir. Des hommages et des souvenirs qui prennent vie et se mettent à rire. Des traces de vivant. « Clip de quelques secondes » , Polaroïd de mots, croquis qui se mettent à bouger. Tout l'art de Cali est ici : une enfant joue, un grand père boxe, un aîné apparait, un chanteur prend la parole. Cali écrit comme on filmerait en 16 mm, avec du tremblé, du grain et du coeur. Conversations capturées, bouts de nuits et de promesse, mots d'amour sur un fil et caresses à la dérobée. Conteur du minuscule à la manière d'un Richard Brautigan qu'il vénère, l'homme est tout entier poète : en équilibre, sincère, et toujours à fleur de peau, dans une irrévérence bienveillante, debout les bras ouverts. Ça respire la peine qui prend le temps de sourire, les éclats de rire les soir de pluie, la promesse de l'amitié et la beauté qui danse sur les pores de la peau.

  • On connaît tous le début de la chanson de Boris Vian, « Le Déserteur ». Mais on ne connaît guère son histoire, celle d'un morceau de musique et de quelques paroles qui allaient diviser la France et bouleverser le destin de Boris Vian.
    Marc Dufaud a enquêté sur la création de cette chanson, l'une des plus connues au monde. Il nous raconte comment, en pleine guerre d'Algérie, Boris Vian forcera sa nature jusqu'à venir interpréter sur scène son brûlot pacifiste à travers un pays alors poujadiste. Hué, chahuté, cible d'attaques, Vian n'énonçait pas, il dénonçait. Au lance-flamme. Sourire narquois en coin. Sous prétexte de nous raconter l'histoire d'un texte mythique, l'auteur nous raconte de manière vivante et « swing » Boris Vian, le jazz, Paris et la province d'alors, et, surtout, l'engagement d'une époque où la chanson était encore une arme de contestation massive.

  • Un jour, il me demande si je peux l'aider à trouver la recette d'une peinture bleue lumineuse, veloutée et surtout dont l'aspect serait durable. Il avait tout essayé pour lier le pigment bleu outremer 1311 qu'il m'achetait : la colle de peau, l'huile de lin, la caséine? sans obtenir l'effet recherché.

  • Dialogue avec Rothko

    Carolyn Carlson

    • Invenit
    • 14 Septembre 2020

    "Ce serait bien qu'on puisse construire partout dans les pays des lieux, des sortes de petites chapelles, dans lesquelles un voyageur ou un promeneur puisse méditer longuement sur un unique tableau accroché dans une petite salle" (Mark Rothko):
    Nul autre artiste ne rejoint aussi naturellement l'ambition de la collection Ekphrasis. En regard de cette fusion sensorielle entre l'oeuvre et celui qui la reçoit, la chorégraphe et danseuse Carolyn Carlson s'impose naturellement, elle qui préfère au terme "chorégraphie" celui de poésie visuelle.

  • Publié en 2013 par les Éditions Circe (Barcelone) est le fruit de plus de vingt ans de travail de Victoria Combalía sur la photographe, compagne de Picasso, femme de talent au caractère passionné, mélancolique et fantasque mais aussi très humaine et pleine d´humour. Elle avait été l'amante de Picasso entre 1936 et 1943, avait photographié Guernica et avait été le modèle exceptionnel de la série La femme qui pleure du peintre de Malaga.
    Dora Maar était fille d'un père yougoslave et d'une mère française mais avait été élevée en Argentine. Elle a tourné le dos à ses origines bourgeoises en devenant une militante politique de gauche, membre du groupe Contre-Attaque et amoureuse du philosophe et révolutionnaire Georges Bataille. En tant que membre du groupe surréaliste, Paul Eluard la présente à Picasso. Dans une scène célèbre au café Les Deux Magots, Dora le séduit en jouant d'un couteau entre ses doigts et ses longs ongles peints en rouge. Avec lui, elle vécu une passion tumultueuse, et mis en sourdine son activité créatrice. Elle devient sa muse, mille fois dépeinte dans sa beauté, mais surtout comme un masque souffrant et tourmenté. Abandonnée par l'artiste, elle se réfugie dans la religion et la peinture, vivant isolée dans son appartement parisien et dans sa maison de Ménerbes, dans le sud de la France. Dora Maar est décédée en 1997, laissant derrière elle une aura mystèrieuse. Victoria Combalía a eu le rare privilège de pouvoir parler longuement avec Dora Maar en 1994 et d'organiser une première rétrospective de son travail photographique et pictural en 1995. L'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la vie de Dora Maar grâce aux documents inédits mis à disposition par ses héritiers et à leur reproduction.
    Victoria Combalià est contributrice de l'exposition rétrospective présentée au MNAM/Centre Georges Pompidou du 5 juin 2019 au 29 juillet 2019.

  • Lors de sa 74e session, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2019 Année internationale du tableau périodique des éléments chimiques. Ce tableau n'est pas qu'un simple guide ou catalogue de tous les atomes connus de l'univers : c'est essentiellement une fenêtre sur celui-ci nous aidant à mieux comprendre le monde qui nous entoure.
    L'année 2019 marque le 150e anniversaire de son invention par le chimiste russe Dimitri Ivanovich Mendeleïev.
    En hommage à une autre personnalité importante, l'écrivain romantique allemand NOVALIS, connu également pour avoir été lui même chimiste, cet ouvrage rassemble les voix de 118 auteur(e)s pour les 118 éléments à ce jour du tableau périodique.

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  • Le Musée de Boulogne-sur-Mer possède l'un des plus beaux ensembles français de vases grecs. Celui-ci, acquis par la ville en 1861, provient pour l'essentiel de la collection constituée par Charles-Louis-Fleury Panckoucke, fils de d'imprimeur-libraire et lui-même éditeur. Passionné d'antiquités, Panckoucke acquiert en particulier une série de vases grecs ayant Héraclès pour sujet, au point qu'il projeta d'éditer une « Héraclide » pour diffuser les images du héros au plus grand nombre. C'est cette collection que la Ville acheta, confortée dans son choix par Adrien de Longpérier, conservateur du Musée du Louvre : « Si vous achetiez la collection, la Ville de Boulogne aurait la seule belle collection de vases qui existe en dehors de Paris ; cela ferait une spécialité pour votre Musée que les savants d'Allemagne viendraient visiter après le Louvre » (Lettre du 22 juillet 1861).
    Ce sont plus de 400 vases que Boulogne-sur-Mer acheta 12.000 francs. C'est cette collection qui est à l'honneur dans cet ouvrage au travers 41 pièces choisies ; son origine, sa destruction partielle en 1918 quand une torpille allemande réduisit nombre de céramiques en tessons, sa restauration et sa nouvelle présentation après des décennies d'un travail minutieux. Malgré les vicissitudes des deux guerres mondiales, le fonds compte toujours plus de 470 numéros parmi lesquels quelques vases attribués à des artistes majeurs, comme l'amphore représentant le suicide d'Ajax attribuée au potier et peintre Exékias, Éros par le Peintre de Berlin ou encore le vase à partir duquel Beazley forgea l'identité du « Painter of the Boulogne Horse ». Largement illustré, le lecteur trouvera dans cet ouvrage, auquel ont contribué les plus grands spécialistes français du sujet, les derniers apports de la recherche scientifique sur le sujet et le bonheur des yeux.

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  • Marie-Hélène Lafon a les gestes et l'odeur des brulis dans le corps et sous la peau pour toujours ; ça remonte des enfances et du pays premier. À partir du tableau silencieux de Jean-François Millet conservé au musée du Louvre, Brûleuse d'herbes, elle nous entraine dans une histoire qui sent la fumée des brulis de mars, ou d'octobre. Une femme se tait. Une femme se tient. Elle attend. Que regarde-telle ? Que voit-elle ? Son corps est au repos, un moment, avant de se pencher, de saisir la fourche, et d'attiser le feu d'herbes. Elle arrête le spectateur, parce qu'elle est arrêtée, elle a suspendu le temps, elle s'enfonce dans les volutes de la fumée, et en elle-même, peut-être, dans les méandres de sa vie, dans les plis que font les vies, dans les plis du temps qui passe sur les corps et mange les années.
    L'auteur imagine des vies pour cette brûleuse « esseulée » ;
    Le tableau devient dès lors un départ de pistes sur les traces de la Félicité d'Un coeur simple et de sa vie dans les fermes avant Madame Aubain ; ne se refusant pas à regarder du côté de l'antique, entre Vestale et Pythie ; ou d'une champêtre Marie de l'Annonciation, qui balancerait entre résignation et révolte, oraison et jacquerie ; les ailes diaprées de l'Archange s'arrondissant alors dans les bouffées moelleuses de la fumée.

  • En réunissant des oeuvres issues des collections départementales, des musées de la région des Hautsde- France et de collections particulières, Intimité(s) : les peintres de la Côte d'Opale s'intéresse aux regards posés par les peintres sur l'intimité des habitants de ce littoral, notamment des marins pêcheurs et de leur famille. Les artistes venus immortaliser ces paysages ont souvent saisi des scènes impromptues, des instants choisis, emplis de tendresse et de délicatesse, mettant ainsi l'humain au coeur de leur oeuvre. Au grè de leurs rencontres dans les différents foyers artistiques, les peintres se lient aussi d'amitié, se représentent mutuellement ou dépaignant leurs proches. Scènes d'intérieur, de maternité ou de vie en famille forment de rares et touchants moments d'intimité. Conçue par le département du Pas-de-Calais, l'exposition que cet ouvrage accompagne rassemble des oeuvres qui meuvent parce qu'elles saisissent, simplement, la vie.

  • Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune fille assoupie (vers 1657-1658) de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ?
    Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit.
    Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.

  • Entouré de ses deux frères, le Mince et le Puissant, un jeune enfant vit dans une maison avec son doudou Félix qui l'aide et le rassure. Dans une ambiance lourde que l'enfant ressent sans bien la comprendre, Félix se disloque petit à petit et l'enfant en cache les morceaux partout dans l'habitation. Les adieux précipités du Puissant, l'abandon contraint de la maison avec le Mince qui disparaît bientôt lui aussi, plongent l'enfant dans la peur. Transporté dans un campement au delà du fleuve et entouré de gens qu'il ne connaît pas, c'est à un pacte qu'il devra son salut : le partage et la consommation avec une panthère des morceaux épars de Félix.
    À partir d'un ensemble de trois momies de chat de l'Égypte gréco-romaine, Olivia Rosenthal compose un récit énigmatique où se réactualisent les mythes égyptiens ; le lecteur y retrouvera quelques-uns des thèmes qui nourrissent l'oeuvre de l'auteure : l'abandon, la peur et les mécanismes mis en jeu dans l'enfance pour survivre en milieu hostile.

  • « La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C?est un morceau de mer mais un morceau de mer est toute la mer. » Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l??uvre de Courbet.
    La similarité entre Gustave Courbet et Claude Minière, voient : l?un, saisit par la mer, la peint sur toile ; l?autre, devant le tableau, couche ses pensées et son ressenti sur papier.
    L?auteur découvre ainsi que la vaste étendue d?eau, animale, sans horizon, indomptée, source de « liberté intellectuelle » pour Courbet, est porteuse à la fois de mystères et d?un réalisme rassurant, pour « sortir de l?enfer ».

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  • Nan goldin

    Nan Goldin

    • Invenit
    • 21 Août 2018

    Artiste majeur de notre temps, reconnue internationalement pour son caractère pionnier dans le développement de la photographie intime, toujours proche de l'album de famille, Nan Goldin (1953), présente dans cet ouvrage des photographies inédites rassemblées sous le thème de la nature et du paysage. Pan méconnu de son travail, les trente photographies reproduites, sensibles et méditatives, nous ouvrent un jardin secret témoignant d'une histoire personnelle ; voyage instrospectif enrichi au fil du temps et de ses nombreux voyages, cette série constitue une invitation à partager un journal intime dans lequel fascination pour la lumière, quête de liberté et désir d'immortalité dessinent la trame d'une lecture singulière du monde et un voyage dans l'imaginaire contemporain. Archétypes communs, mémoire collective, histoires dans lesquelles il s'identifie et/ou s'interroge, la photographie de Nan Goldin renvoie toujours le spectateur à ses propres questionnements.

  • « Il est de fait que toute l'humanité porte ou a porté le masque. (...) Des civilisations ont prospéré sans l'idée de la roue. Le masque leur était familier. » Roger Caillois Pourquoi encore un livre-de-masques ? L'essentiel sur le sujet est répété à l'envi dans toutes les préfaces de livres-de-masques :
    À savoir que le masque masque et démasque, que sa fonction est de cacher (le porteur religieux, comédien ou carnavaleux) et de révéler (le dieu, le personnage, la figure de fantaisie). On y ajoute parfois une autre fonction : la fascination voire la sidération du spectateur.
    Autre antienne : le masque est universel. Pour développer, illustrer, préciser ces idées, il existe des centaines de livres, catalogues, études sur les masques (Loi du marché rentable des salles de ventes oblige). Mais lesquels ? Les masques africains (depuis le cubisme), océaniens et amérindiens (depuis le surréalisme), himalayens depuis peu, ...on peut ainsi compter plus de 27 publications disponibles sur les masques dogons et 51 sur les masques tibétains. La moindre tradition y est recensée, décrite, expliquée, prête à vendre. Il y a moins d'intérêt (pour le moment, mais cela commence) pour les traditions européennes, les splendeurs de Roumanie ou de l'arc alpin.
    Pourquoi cette tache aveugle ? C'est à celle-ci que ce livre veut répondre.

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  • Enfant, Zep n'aimait pas les musées. Aujourd'hui, à l'occasion de la carte blanche Open Museum #3, proposée par ce grand musée européen qu'est le Palais des Beaux-Arts de Lille, il s'y attarde pour notre plus grand bonheur. Armé d'un simple crayon, il revisite les oeuvres, les questionne, les pastiche... Avec le regard tout à la fois fin et malicieux auquel il a habitué son public, Zep propose ici une joyeuse petite histoire de l'art qui transforme le musée en un grand livre d'images et de cuisine

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  • Cet ouvrage propose, de manière inédite, une découverte du processus de création et de réalisation des vitraux récemment posés dans l'abbatiale cistercienne de Sylvanès. Chaque étape est ainsi abordée pour illustrer comment le créateur, Jean-François Ferraton, est passé des intuitions premières aux dessins préparatoires, puis aux essais, puis à la réalisation en atelier et enfin à la pose sur site. Il a été accompagné dans son travail par Philippe Brissy, maître verrier. L'auteur a été inspiré, sur place, par une expérience prolongée de chant choral à partir du répertoire du dominicain André Gouzes, ce très grand créateur qui a renouvelé la musique liturgique à partir de Sylvanès. Les vitraux de Jean-François Ferraton traduisent ainsi en mode graphique la pulsation acoustique propre à l'abbatiale. À travers les commentaires, les nombreux dessins, les tracés régulateurs de l'église et plus de cent photos, on comprend comment l'unité lumineuse, ou radiance, spécifique à cet édifice s'est construite en accord profond avec son architecture et son acoustique. Les vitraux, volontairement incolores, répondent aux recommandations formulées en 1150 par les premiers abbés cisterciens, comme saint Bernard, qui voulaient que les vitraux soient blancs, sans croix ni figures : « Albae fiant et sine crucibus et picturis... » Ces moines bâtisseurs ont pensé cet édifice comme un instrument pour les voix et, simultanément, comme un vaisseau orienté pour le déroulement du temps liturgique, lequel se transcrit dans la lumière des vitraux. Cette création de vitraux fait écho à l'intention originelle, mais elle témoigne d'une lecture contemporaine du sacré. Elle s'insère aussi dans l'actualité de ce site culturel ouvert sur le monde avec son festival annuel de musique. L'ensemble des vitraux contemporains de l'abbatiale de Sylvanès résulte d'un concours lancé par la mairie de Sylvanès. Valorisée par son abbaye, cette commune labellisée « Grands Sites Occitanie » est située dans le sud du département de l'Aveyron. En tant que maître d'ouvrage, elle a été accompagnée par les Services des monuments historiques et des arts plastiques de la DRAC Occitanie, le Conseil départemental de l'Aveyron, la Région Occitanie, la Fondation du patrimoine, l'Association des Amis de l'Abbaye de Sylvanès et la Commission diocésaine d'art sacré. L'inauguration a eu lieu le 18 mai 2018.

  • Un dialogue entre un Dali favorable au bolchevisme et un Picasso réactionnaire : voici comment Arrabal, dont la poétique folie s'est essaimée dans tous les arts et tous les genres, monstre sacré du surréalisme, autrefois poursuivi par les Franquistes, envisage sa propre lecture du célèbre tableau de Dalí, Prémonition de la guerre civile (1936, Philadelphia Art Museum), dont l'exubérance incohérente traduit la folie meutrière qui va bientôt déchirer l'Espagne.

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  • Amedeo Modigliani peint en 1919 sa jeune compagne enceinte, Jeanne Hébuterne portant sur ses genoux leur premier enfant. Ils se sont rencontrés fin 1916, elle a 19 ans, lui 34. Contre l'avis de sa famille, elle le suit, bien décidée à vivre pleinement son amour. Elle se suicidera le lendemain de la mort du peintre, emportant avec elle l'enfant à naître. En s'arrêtant sur cette oeuvre testamentaire, Colette Nys-Mazure saisit l'occasion de rentrer dans la vie du peintre, de son enfance à sa mort prématurée.
    Elle nous livre un texte empreint d'humanité et de poésie, qui tente de comprendre les paradoxes de l'amour, maternel ou conjugal, et ses conséquences parfois tragiques.

  • Patience de la lumière

    Collectif

    • Invenit
    • 15 Juin 2018

    Autour d'une oeuvre phare ou d'un ensemble inexploré, la collection Regard sur... propose une immersion dans les richesses du Musée de Boulogne-sur-Mer.
    Avec Ismaël de Virginie-Demont Breton (1859-1935), c'est à une des rares artistes femmes présentes dans les collections qu'est consacré ce premier titre. Le parcours de celle-ci, particulièrement notable pour la reconnaissance de ses consoeurs à la tête de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, en fait une figure marquante et encore trop méconnue de l'histoire des arts du XIXe siècle en France.
    OEuvre peinte en 1895, Ismaël permet d'évoquer l'engagement de l'artiste pour « la femme dans l'art », les recherches orientalistes développées à la suite de sa découverte de l'Afrique du Nord et plus largement encore la fascination qu'a exercé le voyage en Orient sur nombre d'artistes du XIXe siècle.

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