Serge Safran

  • Abandonnée

    Anny Romand

    Déjà, sa mère, Rosy, était une enfant de père inconnu. Le destin fait qu'à son tour, Annie, sa fille, va être abandonnée par son père.
    Comment vivre et se construire sans père, sans sa présence, son affection, sans son nom ?
    Annie grandit dans ce manque, ce vide, cette absence, qui nourrit son imagination, choyée par sa grand-mère qui a traversé le génocide arménien et veille sur la famille, de Montreuil à Marseille.
    Parvenue à l'âge adulte, Annie arrive enfin un jour à frapper à la porte de cet homme inconnu, qui n'a pas voulu d'elle, qui ne l'a pas reconnue.
    Double récit mené avec vivacité dans une langue sensuelle dont la douleur est éclairée par l'humour et la joie de vivre !

  • Djamil est le fils unique de Hajji, riche propriétaire musulman, père de nombreuses filles. En plus de ses études au collège, le jeune homme parfait son éducation artistique auprès de son grand-père musicien violoniste et caresse le rêve de devenir danseur. Durant une fête de noces, il fait la connaissance de Nadji, dont il tombe follement amoureux.
    Longtemps après, Djamil se livre sur tout ce qui lui est arrivé depuis son enfance jusqu'au moment où il quittera l'Iran pour suivre le chemin de l'exil. Ce roman bouleversant, inédit en Iran et publié en persan au Royaume-Uni, constitue pour les Iraniens une redoutable et terrible provocation. La langue du romancier, claire et nerveuse, sans chercher l'érotisme à tout prix, aborde sans pudeur particulière et même un certain réalisme, l'amour entre deux hommes. Ce qui ne va pas sans une vraie audace qui donne à ce roman une force émotionnelle incomparable.
    Les Garçons de l'amour, paru en 2011 à Londres en persan, est traduit pour la première fois en français.

  • Le président Macron aime se présenter en bras de chemise. Que montre ce choix vestimentaire ? De la désinvolture ? Une disposition permanente au travail ? Le droit d'entrer chez nous comme s'il était chez lui, à la façon des rois ? Qui sont "les gens qui ne sont rien" ? Les pauvres ? Comment affirmer que les Français n'ont pas voulu la mort de Louis XVI ? Emmanuel Macron, homme d'argent, voudrait passer pour un homme de culture, "moderne" , "sympa" , et même : en bras de chemise ! Ministre de l'économie puis président de la République, il a vendu Alstom, aux Américains, a privatisé à tout-va, sacrifié le climat et la nature aux lobbies.
    Au-delà des critiques particulières, des questions politiques de fond se posent : A quoi sert ce roi élu que la Ve république appelle "président" ? Pourquoi n'a-t-il aucun compte à rendre ? Ne peut-on parler de haute trahison ?

  • Alice, disparue

    Dominique Paravel

    Rien ne semble plus satisfaire Aude, ni sa vie à Lyon, ni son mari, ni son métier... Une douleur jamais guérie revient la hanter, la disparition de sa meilleure amie, Alice, quarante ans auparavant.
    Que s'est-il donc passé en 1976, à Venise, où Aude avait rejoint Alice qui y étudiait les beaux-arts ? Pourquoi cette fille passionnée, idéaliste, a-t-elle disparu sans un mot, du jour au lendemain, laissant un vide que rien ni personne n'a pu combler ?
    Aude décide de reprendre l'enquête, contre la volonté de son entourage.
    Alternent alors cette quête et les souvenirs d'Aude, qui n'ont autre que Venise pour référence. Cette confrontation entre passé et présent met à jour les failles dans les souvenirs d'Aude et dévoile le personnage d'Alice sous un autre jour que celui idéalisé par le temps.
    Peu à peu se reconstruit l'histoire d'une amitié forte et singulière, à travers la vie d'une communauté de jeunes à Venise, pendant les années soixantedix, dans une ville et une époque qu'aucun des protagonistes n'a pu oublier, tissée de rêves et de violences...

  • En Corée du Sud, dans les années soixante, Chun, jeune idéaliste mal à l'aise dans la société, et un copain de lycée abandonnent les cours pour vivre dans une grotte puis faire une virée à travers leur pays. De retour à Séoul, ils se retrouvent avec leurs amis au café Mozart. Chun et la jeune Mia entament une relation amoureuse qui les entraîne vers l'île de Cheju. Mais Chun, arrêté pour avoir manifesté, rencontre un trimardeur, « Lieutenant », avec qui il part travailler sur des chantiers et en mer.
    L'Étoile du chien qui attend son repas est un tumultueux périple initiatique à plusieurs voix, largement autobiographique, qui se termine par le départ de Chun pour le Viêt Nam et une guerre qui n'est pas la sienne. Un subtil portrait de la jeunesse coréenne, semblable par bien des aspects à celles de tous les pays, de toutes les époques. Et une méditation sur le sens à donner à sa vie au lieu de suivre des chemins tout tracés par les aînés.

    Né en 1943 en Mandchourie, Hwang Sok-yong traverse l'histoire contemporaine de la Corée. Sa lutte contre la dictature et sa volonté de faire un pas vers la Corée du Nord le mènent en exil puis en prison. Il est l'auteur de La Route de Sampo, L'Invité, Shim Chong, fille vendue, Le Vieux Jardin ou Princesse Bari, traduits en de nombreuses langues et adaptés au cinéma.
    Traduit du coréen par Jeong Eun-Jin et Jacques Batilliot

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  • Confessions inachevées

    Lingfeng Ye

    C'est à la sortie d'une librairie que le célèbre écrivain Ye rencontre une de ces anciennes connaissances, Han Feijun. Ce jeune homme, jadis riche et dandy, ne ressemble plus à celui qu'il avait connu.
    L'échange se transforme vite en confession, d'abord par la proposition que Han lui fait de lire les carnets intimes qu'il a écrits pendant une période de dépression, puis en conversations à l'hôpital où il est soigné. Là, M. Ye fait la connaissance de sa petite fille, puis, ensuite, de celle qui a bouleversé la vie du jeune homme, Chen Yanzhu. Son histoire ressemble à s'y méprendre à celle de La Dame aux camélias. Si on ne peut dire que la jeune femme est une courtisane, sa notoriété en tant que vedette de la chanson et de la danse en fait l'égérie d'un monde que rejette le père du jeune homme dont le train de vie dépend. Il s'agit donc bien d'une histoire d'amour impossible rongé par la jalousie, sur fond d'incompréhension de la relation entre homme et femme dans les années trente à Shanghai.

  • Burn-out Nouv.

    Burn-out

    Andrija Matic

    Branimir Rihter enseigne la littérature du XX e siècle aux étudiants indifférents et prétentieux de l'université - privée - des Lumières, étudiants rivés sur leurs Smartphones pendant ses cours, lui qui se passionne pour l'oeuvre du poète Georg Trakl.
    Insatisfait par son métier emmuré au propre et figuré par la médiocrité, le conformisme, la veulerie et la corruption des professeurs, de l'administration et des étudiants, mais aussi par son aventure conjugale, et n'ayant qu'un seul ami à qui se confier, il décide de s'immoler par le feu en pensant créer un événement proche de la perfection artistique.
    Si on sait quasiment d'entrée de jeu de quelle manière le roman s'achèvera, l'auteur de manière très captivante nous montre, par une construction très habile, le désarroi grandissant puis total de Rihter, son cheminement jusqu'à l'acte final et fatal.
    Mais il ne faut pas croire que ce sombre burn-out soit déprimant. Loin de là !
    Tant la satire sociale est percutante, les réflexions et sentiments vrais et tant certains passages atteignent le sublime d'une hilarité dévastatrice.

  • Patagonie

    Michèle Teysseyre

    1905. Louis Capelle voit sa scierie réduite en cendres à la suite d'un incendie et celle qu'il aime en épouser un autre. Désespéré, endetté, il décide, via Barcelone, de prendre le bateau pour l'Amérique, Buenos Aires et la Patagonie, terre qui regorge de richesses minières et sur laquelle il fonde de grands espoirs. Pour rembourser la dette qui le lie, il finit par travailler comme un forcené sur un îlot du Rio Paraná, dans une grande solitude que ne peuvent rompre la fréquentation des autochtones ni celle des femmes de mauvaise vie.
    C'est à partir d'une maigre correspondance épistolaire entre deux continents qu'une de ses descendantes tente de marcher sur les pas de cet homme mélancolique, honnête et courageux. Son histoire singulière se trouve être au coeur d'un puzzle généalogique dont la passionnante exploration n'élucide pas tous les mystères.

  • Une trentaine d'écrivains, d'artistes et d'anthropologues nous racontent leur propre confinement à travers leurs objets, petits gestes du quotidien et point de vue préféré. Pour se préparer au prochain confinement ! Avec : Pierre Pelot, Arnaud Viviant, Yves Cusset, Christian Authier, Philippe Garnier, Frédéric Keck, Gilles Fumey, Nicolas Offendstadt, David Le Breton, Éric Chauvier, Véronique Nahoum-Grappe, Fanny Parise, François Pouillon, Damien Mac Donald...

  • Revue idées T.10 ; dernières nouvelles de l'Empire Nouv.

    Trump nous rend dingues ! L'Amérique nous fascine. C'est l'Empire. Alors que la campagne présidentielle est intense, rebondissante et sans concession, ils squattent les plateaux de télé, animent des blogs et des revues, publient des essais : Qui sont les américanistes français, quelles sont leurs thèses sur les Etats-Unis et leur influence ? Avec Denis Lacorne, Thomas Snegaroff, Didier Combeau, Nicole Bacharan, Qui sont les intellectuels Américains qui préfèrent Paris ? Et quelles sont les idéologies venues des Etats-Unis qui nous envahissent pour le meilleur comme pour le pire.
    Et aussi :
    Rencontres avec Emmanuel Todd, Bernard Stiegler.
    Notre sélection d'essais et de documents.

  • Ce bel été 1964

    Pierre Filoche

    Paul Esnault prend le train pour se rendre à des obsèques dans une petite ville nommée Lahaye. Il y a autrefois passé les vacances d'été chez ses grands-parents. Il se remémore le dernier été, l'été 1964, à partir duquel il n'est plus revenu dans cette petite ville de Touraine. Ce fut l'été des initiations amoureuses, l'été où il sortit de l'enfance. Un été qu'il passa entouré de Suzanne, sa grand-mère devineresse, son grandpère spécialiste en appareils ménagers, ses oncles Dédé, revenu d'Algérie, et Bertrand doué pour bidouiller n'importe quel circuit électrique. À la table familiale il y avait aussi sa mère, Louise, et la femme de Bertrand, Marie-Claire. Et parfois Joseph, voisin et ami du grand-père Brain, un ancien professeur qui bricole dans le jardin et le verger et qui, aux dires de Suzanne, a la langue bien pendue. Pouvait aussi s'y asseoir monsieur Bourgueil, ami de pêche d'André. Mais surtout, de derrière le mur de la cour, on pouvait entendre le piano de Charlotte Versini...
    Toute la tendresse, nostalgie et libération des années soixante !

  • La femme Maÿtio

    Béatrice Castaner

    Il y a trente mille ans environ, Maÿtio, jeune femme du clan de Néandertal, est sauvée de la mort par une des trois divinités qui veillent sur son destin. Suite à la perte de son nouveau-né, il ne lui reste plus que la nature et les animaux pour compagnons qu'elle passe ses jours à contempler. Maÿtio jette alors son dévolu sur une belle pouliche qu'elle nomme E'wa. Mais l'animal et son troupeau lui sont arrachés. Et un jour, désespérée, elle se met à dessiner sur la paroi d'une grotte. Ce geste, qu'elle ne comprend pas et dont elle ne mesure pas la portée, s'avère être son premier pas comme arpenteuse dans la voie de l'art. Rejointe par les siens à chaque printemps, elle leur transmet sa découverte qui éveille en chacun d'eux la peur, la joie, la mélancolie et l'espoir. Ensemble, ils défient le temps et gravent dans la pierre la mémoire de toute une civilisation. Grâce à l'originalité du tracé, du phrasé, de la forme, et au fil de la mélodie de ses mots, Béatrice Castaner fait revivre

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  • Sur Proust

    Pierre Klossowski

    Peintre et dessinateur, traducteur essayiste et romancier, Pierre Klossowski (1905-2001), frère aîné de Balthus, a partie liée avec bien des mouvements littéraires du siècle dernier. Il a des amitiés multiples : Rilke, André Gide, Georges Bataille, Breton, Foucault...
    Michel Butor, en 1971, l'invite à participer à une émission de télévision sur « Proust et les sens ». Il saisit l'occasion de relire La Recherche du temps perdu et d'en livrer son interprétation personnelle. Voici comment Pierre Klossowski désigne une oeuvre littéraire à nulle autre pareille, et offre, de façon souterraine, une expérience d'ordre spirituel confinant à l'extase.

  • Quand il ne vend pas des couteaux à huître sur des foires, et qu'il ne discute pas avec Nadège, la vendeuse d'égouttoirs, Camille cherche à réconcilier ses deux voisins qui se haïssent : Mme Fillolit, vieille dame acariâtre, d'origine espagnole, et Dlahba, le maçon slave et bougon.
    Lorsqu'il rencontre Merveille devant leur porte, son coeur chavire, sa vie bascule. Qui est vraiment cette jeune femme ? Un épais mystère l'entoure. Camille et Nadège enquêtent. Les voilà soudain accusés des pires crimes et menacés. Le mystère sera-t-il levé ? Les secrets de famille déterrés ?
    De foire en foire, de Lille à Arles ou Montpellier en passant par la Bretagne, Camille et Nadège tentent d'en savoir plus sur la très troublante et très énigmatique Merveille. S'instaure alors un climat digne d'un sombre thriller que vient percer la lumière d'un amour absolu.

  • Nous sommes les livres que nous avons lus. Tel est le principe de ce roman picaresque en patchwork. Augustin, le protagoniste, est le rejeton des auteurs dont il s'est nourri, de Dickens à Joyce, en passant par Sade, Kafka, Proust ou Cervantès, pour n'en citer que quelques-uns. L'auteur ne ne se contente pas de les évoquer. Il coud astucieusement des citations les unes aux autres, tout en introduisant leurs auteurs dans sa vie, comme le Petit Marcel, par exemple. Et à l'instar de tous les romans initiatiques, c'est aussi l'histoire d'une métamorphose, celle émouvante d'un petit garçon en adolescent puis en jeune homme.
    Avec tendresse, mais sans complaisance, Augustin se souvient de cette transition, de ses premiers émois encore chastes, jusqu'à ce qu'à l'innocence se substitue une sexualité compulsive qui marque sa personnalité au passage à l'âge adulte.
    Augustin a vingt et un ans quand le roman s'achève. Il a lu la plupart des auteurs qui ont déterminé sa propre démarche. Son destin est tout tracé. Il écrira un jour l'autobiographie subversive et facétieuse d'un personnage de fiction pour s'inscrire dans la lignée de Tristram Shandy, Jorge Luis Borges ou de l'Adolphe de Benjamin Constant.

  • Bérénice 34-44

    Isabelle Stibbe

    1934. Bérénice, adolescente juive, entre au Conservatoire contre la volonté familiale. La jeune fille, au prénom prédestiné, entame sa formation théâtrale dans la classe de Louis Jouvet. Sa vie est désormais rythmée par l'apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault. Admise à la Comédie-Française, Bérénice de Lignières devient une comédienne de renom.
    La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues amoureuses, rien n'entache le bonheur de Bérénice. Mais au tout début de l'Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe.
    La brillante sociétaire, qui avait dissimulé ses origines, est alors rattrapée par son passé.
    /> Sous les ors et les velours de la Comédie-Française, au coeur du Paris de l'Occupation, vont se jouer les actes d'un drame inédit : celui d'une actrice célèbre prise au piège d'une impitoyable réalité.

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  • Avec beaucoup d'autodérision Arthur raconte son vécu d'enfant laid, puis d'adolescent et de jeune homme. Dès sa naissance, ses parents, qui s'attendaient à un beau bébé, sont effondrés. Il est d'une rare laideur ! Ils essaient de s'attacher à lui. Peine perdue. Ils espèrent qu'un chirurgien saura réparer cette erreur de la nature. Mais aucune intervention n'est possible avant l'âge adulte. En attendant, ils cachent leur enfant du mieux qu'ils peuvent : « burka pour bébé », écharpes, chapeaux... Comment grandir avec cette laideur? On accompagne Arthur, ses aventures, intrigues, instants de suspense. Son désir intense d'être « comme tout le monde ». On s'attache aussi à sa famille, notamment à Kouki, une artiste, troisième parent d'Arthur. Elle apprend la sculpture à son père qui dessine sa laideur, la transforme, avec succès, en oeuvre d'art. On finit par aimer cet être laid, on se glisse dans sa peau, sous sa barbe, ses cheveux longs, on lui veut du bien parce qu'il pourrait être nous...

  • Nostra requiem

    Ludovic Roubaudi

    Un éleveur de chevaux aime raconter des histoires à ses deux fils.
    Un jour, une tempête les force à abandonner leurs travaux autour d'un étang. Un poulain y perd la vie, plusieurs de leurs chevaux sont embourbés.
    Brubeck, le cadet, est chargé de se rendre auprès de l'intendant militaire Peck, leur plus grand acheteur. Au bout de huit jours, inquiet de ne pas voir revenir son jeune frère, Anton part à sa recherche, fait de mauvaises rencontres, se retrouve ivre dans une maison close.
    Et le voilà enrôlé dans l'armée, à la veille d'une guerre dont il ignore tout. Grâce à son talent de conteur, hérité de son père, et à l'amitié de Spinoz, il tient le coup et apaise le coeur des soldats. Jusqu'à ce qu'il raconte l'histoire du « labyrinthe du fou»!
    L'auteur de Candide ne désavouerait certes pas cet envoûtant conte métaphysique contemporain.

    1 autre édition :

  • Avec une parfaite honnêteté qui n'exclut ni l'enthousiasme ni la critique, un humour caustique, un refus des conventions et un goût immodéré de la vérité, Salim Jay offre ici un panorama historique et actuel de la littérature algérienne. S'il accorde une priorité évidente aux romanciers, des grands classiques aux jeunes plumes, il ne délaisse pas récits et témoignages et se réfère autant à la poésie qu'au théâtre ou au cinéma. Sa vision subjective, revendiquée et assumée, offre des portraits de tailles variables dont l'étendue ne dépend ni de la notoriété ni du talent de l'écrivain concerné. Cette galerie de haute tenue donne ainsi de riches portraits, classés par ordre alphabétique, le plus souvent associés au contexte de leur temps. Arabophones, francophones, issus de l'immigration ou natifs, tous les romanciers élus révèlent l'histoire de l'Algérie, son rayonnement, ses impasses, ses combats, ses métamorphoses et l'évolution des moeurs. De Rabah Belamri à Jean Sénac, de Mohammed Dib à Myriam Ben, sans oublier Albert Camus et tant d'autres, voici 204 écrivains, toutes générations confondues que Salim Jay nous invite à découvrir ou à reconsidérer à l'aune de sa liberté de lecteur exigeant.

  • L'algerois

    Eliane Serdan

    Un soir d'hiver 1962, dans une petite ville de province, un jeune lycéen disparaît.
    Quelques mois auparavant, l'irruption de Jean Lorrencin, à peine rentré d'Algérie, vient bouleverser la vie de ceux qu'il va croiser. Tantôt séducteur, tantôt maléfique, chassé d'un paradis perdu, il entraîne dans une spirale de haine deux lycéens, Marie et Simon, que rien n'aurait dû séparer. De plus il précipite le destin de Paul, vieux bibliothécaire hostile à ses idées.
    Au-delà du portrait déchirant d'une jeunesse blessée, le roman explore les tentations extrémistes toujours d'actualité. Il sait aussi se faire l'écho nostalgique de l'atmosphère si particulière des années soixante dans laquelle les personnages s'aiment, se déchirent et... ne se perdent pas tout à fait.

  • Un cheval dans la tête

    Sylvie Krier

    Jack, marginal épris de liberté, élève des chevaux. Aidé par un individu au comportement douteux, Chayton, il peine à joindre les deux bouts. Débarque sa fille, une adolescente qu'il connaît à peine tandis qu'à ses côtés Célie, jeune femme énigmatique, se débat dans une agonisante histoire familiale.
    Jack prend alors la route pour essayer de s'en sortir, un voyage semé d'aventures plus ou moins heureuses.
    C'est alors qu'un industriel lui propose d'acquérir une partie de son cheptel. Et d'aller choisir un étalon à Séville.
    Cette offre inespérée permettra-t-elle à Jack de reprendre sa vie en main ? Voire de clarifier sa relation avec Célie ?
    Le corps-à-corps entre idéal et réalité, parfois drôle, émouvant, imprègne de manière captivante tout l'entourage d'un haras aux allures de ranch du « Far West ».

  • LE DOSSIER. IDÉES propose son dossier « dessiner tue » sur le dessin de presse toujours menacé, 5 ans après l'attentat de Charlie Hebdo, mais aussi le phénomène des BD intelligentes qui font réfléchir. En avant-première de la biographie de sa femme (Plon, en janvier) portraits et dessins inédits de Tignous, mais aussi la relève : Aurel, Soulcié et Wozniak. Rencontres avec Piotr qui va sortir une BD féroce en janvier 2020 sur Edwy Plenel (planches en exclusivité), Séra le Tardi du Cambodge, Tiphaine Rivière qui réalise une série sur la connerie, et bien d'autres.

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  • L'égout

    Andrija Matic

    En 2024, dans une Serbie devenue un État totalitaire, Bojan Radic, jeune professeur d'anglais au chômage, est contacté par Velibor Stretenovic, chef du Service national de la Sécurité, pour enseigner l'anglais à ses enfants, langue pourtant interdite de l'Occident ennemi. D'abord sur ses gardes, Bojan se rapproche de Stretenovic et commence à voir d'un meilleur jour la politique du Gouvernement de l'Unité populaire dont la devise est : UNITÉ FOI LIBERTÉ. Mais quand Bojan perd la confiance de Stretenovic, suite à sa rencontre avec Vesna, jeune femme séropositive, c'est le début d'une descente aux enfers.
    Sur les traces du 1984 de Georges Orwell, L'Égout donne une vision étourdissante d'un sombre avenir.

  • Circulus

    Marie Rouzin

    Dans les bois, à la périphérie d'une très grande ville, une jeune femme solitaire rencontre une future mère, Andronica. Elle l'accompagne dans une roulotte pour assister à son accouchement. Naissent deux garçons, fruits d'une grossesse non désirée. Commence alors un long voyage pour ces deux femmes, bientôt rejointes par d'autres, pour retrouver le père. Avec la volonté farouche de les lui faire reconnaître.
    Ce voyage initiatique est riche de rencontres : une veuve vendeuse de beignets, une femme éperdue de colère, deux frères prêts à élever les enfants, des ouvriers sur un chantier, une troupe de cirque...
    Abordant avec une grande sensibilité des thèmes contemporains très forts, Marie Rouzin offre, à travers le destin d'Andronica, la quête d'hommes et de femmes, souvent endurcis par leurs expériences, en lutte pour leur indépendance.

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