Wildproject

  • Tout commence par une question simple :
    Pourquoi le dérèglement climatique est-il absent de notre littérature contemporaine ?
    Le réchauffement climatique est un nouveau type d'événement, difficile à se représenter, car incompatible avec les récits et l'imaginaire qui ont structuré notre monde.
    Ce phénomène constitue la réfutation de nos récits, de nos histoires et de nos mythes modernes. Ghosh nous invite donc à un remaniement de nos cadres narratifs.
    D'abord en inventant une nouvelle littérature, qui en finisse avec le réalisme bourgeois d'une Nature immuable, située à l'arrière-plan des actions humaines.
    Ensuite en réécrivant l'histoire de la modernité, pour en finir avec le mythe d'une industrialisation uniquement menée par les pays du Nord.
    Enfin en interrogeant les États-nations, dont la structure impériale est indissociable de la débauche énergétique et du réchauffement climatique.

  • Premier ouvrage sur le scandale des pesticides, Printemps silencieux a entraîné l'interdiction du DDT aux États- Unis. Cette victoire historique d'un individu contre les lobbies de l'industrie chimique a déclenché au début des années 1960 la naissance du mouvement écologiste.
    Printemps silencieux est aussi l'essai d'une écologue et d'une vulgarisatrice hors pair. En étudiant l'impact des pesticides sur le monde vivant, du sol aux rivières, des plantes aux animaux, et jusqu'à nos cellules et notre ADN, ce livre constitue l'exposition limpide, abordable par tous, d'une vision écologique du monde.
    Avec plus de 2 000 000 d'exemplaires vendus, Printemps silencieux est un monument de l'histoire culturelle et sociale du 20e siècle.

  • Apres le nouveau monde

    Barry Lopez

    A travers un récit, un manifeste et un entretien, ce petit ouvrage rassemble les convictions fondamentales de Barry Lopez, l'un des grands nature writers américains contemporains.
    Le récit raconte l'incursion espagnole dans le Nouveau Monde. Plus précisément, il raconte comment la destruction brutale des peuples indigènes et de leurs cultures est un événement fondateur de la modernité, et la matrice de la crise écologique . Ce contre-récit de la « découverte de l'Amérique par Christophe Colomb » a été écrit en 1992.
    Le manifeste tente de formuler les convictions poétiques et narratives de la génération de nature writers à laquelle Barry Lopez appartient.
    « Je fais partie de cette génération d'écrivains qui revient sans cesse à la géographie, comme les écrivains d'une autre génération revenaient sans cesse à Freud et la psychanalyse. » Enfin, Barry Lopez mène un entretien sur des questions de souveraineté, d'écologie et d'éthique avec Oren Lyons, leader amérindien et défenseur des droits indigènes, du Clan de la Tortue des Nations Sénécas de la Confédération Iroquoise.

  • Gary Snyder

    Kenneth White

    Biorégionalisme, bouddhisme zen, poésie chinoise, sens des lieux, animalité, métaphysique... : plus la pensée écologiste se développe, et plus l'oeuvre de Snyder, riche de résonances contemporaines, apparaît comme prophétique.
    Cette oeuvre fertile est indissociable d'une vie marquée notamment par la participation au mouvement beat, par une décennie au Japon comme moine bouddhiste, et par l'engagement dans un lieu et un engagement communautaire, une vallée retirée de Californie.
    Sa sortie du système social, culturel et économique occidental apparaît comme un geste fondateur de l'écologie.
    Par sa proximité sensible et théorique avec Snyder, Kenneth White restitue ici comme personne les grandes lignes d'un destin où les motifs biographiques se mêlent aux motifs poétiques et politiques.
    Cette biographie poétique constitue à la fois une porte d'entrée et un complément à son oeuvre.

  • Qu'est-ce qu'une bioregion ? Nouv.

    La grande majorité des habitants d'un pays développé ne sait pas dire d'où vient l'eau qui coule à son robinet, où partent les déchets jetés à la poubelle, quels type de sols géologiques sont sous ses pieds, quand est la prochaine pleine lune, quand planter quels légumes, quel oiseau chante le matin à sa fenêtre.
    Parler de biorégion, c'est se demander où et avec qui nous vivons en ce sens large, dans une perspective de réapprentissage de ces lieux où nous sommes - et de cohabitation avec d'autres humains et d'autres non-humains, pour notre survie même.
    Mais alors, à quoi ça ressemble, une biorégion ? C'est où, c'est comment, il y en a combien, ça fait quelle taille ?
    En repartant des bassins versants, des microclimats, des différents types de sols, de la distribution de la faune et de la flore, nos territoires habituels se redessinent. Une biorégion est l'un de ces lieux de vie plus-qu'humains (un anthropo-écosystème) où toutes les parties prenantes s'efforcent de vivre en harmonie et de façon pérenne.
    Le « biorégionalisme » n'est donc pas la description d'un état existant, mais une proposition de reconstruction du réel.
    On n'a que peu ou pas de fonctionnement biorégionaux en France aujourd'hui. Il n'y a peu ou pas, pour l'heure, en Europe, de « biorégion » : inutile de chercher où elles sont ! Il faut les imaginer et les créer.
    Pour ce faire, la théorie biorégionaliste propose de nombreuses pistes, pratiques et théoriques, pour s'engager dans l'invention et la structuration de ces biorégions.

  • Les veines de la terre ; une anthologie des bassins-versants Nouv.

    Depuis l'aube des temps, la vie se déploie en suivant les bassins versants. Sortis de la mer, les premiers êtres terrestres ont suivi les rivières. Littoraux, fleuves côtiers, confluents, ripisylves, torrents et sources : c'est en remontant les courants que les vivants ont fait corps avec les sols ; et c'est dans l'autre sens que toute descendance prend ses distances - tissant ainsi les différents réseaux hydrographiques du monde d'une infinité de formes de vie interdépendantes.
    Cette petite anthologie, volontairement subjective et non-exhaustive, a pour but de nous immerger dans les réalités multiples de ces bassins versants, qui dessinent les vallées des quatre coins du monde.
    Dans une approche à la fois théorique et sensible, nous proposons d'exposer les différentes facettes de ce que sont les bassins versants et de ce qu'ils inspirent aux communautés humaines. D'Elisée Reclus le géographe libertaire (France) à Vandana Shiva l'écoféministe (Inde), de Peter Berg le biorégionaliste (USA) à Hatakeyama Shigeatsu l'ostréiculteur (Japon), ce voyage dans les textes dévoile que la conscience des bassins versants est un outil opérant pour comprendre les crises écologiques et les combattre activement.

  • Le judéo-christianisme est-il responsable de la crise écologique ? Peut-on être chrétien ou juif, et écologiste convaincu ?
    L'Occident est-il voué à vouloir dominer la nature ?
    Dans Genèse, Callicott remet en cause l'idée communément admise selon laquelle la séparation homme-nature serait un héritage culturel indissociable de notre identité judéo-chrétienne.
    Ce court essai, clair et dense, destiné à tous les lecteurs, propose une lecture inédite de la Genèse et une interprétation ébouriffante du péché originel.
    En articulant les racines de notre civilisation aux grands enjeux de l'avenir, Callicott nous fait entrevoir un Occident respectueux du monde et réconcilié avec lui-même. Une entrée par la grande porte dans les enjeux de l'éthique environnementale.

    1 autre édition :

  • Nitassinan

    Julien Gravelle

    « L'ours avait aimé le goût des fruits des bois, des larves de fourmis, de la chair des faons. Il avait combattu de haute lutte pour des femelles aux odeurs si douces, braconné sur les terres humaines. Il avait cru pouvoir vivre un été de plus en amant de la forêt. » Nitassinan : «notre terre», en langue ilnue. Au nord du lac Saint- Jean, au Québec, c'est un bout de forêt boréale sur laquelle peu de choses ont été écrites. Neuf récits, neuf destins, situés à neuf époques différentes à travers cinq siècles d'une histoire tumultueuse.
    Des chasseurs amérindiens, des colons, des coureurs des bois, un scientifique - des chiens, des ours, des caribous, des orignaux.
    Ces histoires cruelles et puissantes, obscurément reliées, forment la grande épopée d'une terre, le roman d'un pays.

  • Tout un versant des travaux de Murray Bookchin s'est attaché à théoriser les différents aspects d'une organisation politique communaliste - une démocratie directe locale et confédérée -, qu'il appelle dès 1972 le « municipalisme libertaire ».
    Aux origines de ce projet politique, pour lequel il est reconnu, on trouve de nombreux textes relatifs à l'écologie et à la philosophie environnementale, qui font l'objet de ce recueil.
    Ces testes, principalement issus d'Ecology of freedom (1982) et de The Philosophy of social ecology (1990), ont cherché à établir une critique des relations des sociétés humaines avec leur environnement. Ce projet implique une archéologie de la domination, l'élaboration d'une philosophie de la nature, l'exploration des conditions et des formes de la liberté, des réflexions sur une technologie au service de la vie, une décolonisation des imaginaires, etc.

  • Homo sapiens, cher grand primate bipède doté de raison, c'est à vous que j'écris aujourd'hui. Je voudrais, avant d'aller plus loin et au risque de vous perturber, vous faire d'emblée cet aveu : je m'appelle Cerambyx cerdo, et je ne suis pas un être humain. » Sur l'économie, l'intelligence collective, le biomimétisme, la fin du pétrole, les «?services?» rendus par la nature, l'écologie industrielle... Un grand insecte venu de la nuit des temps renverse nos perspectives et nous initie à l'avenir.
    Pour tous les lecteurs, de 10 à 100 ans.

  • Formée à la chimie, la philosophe belge Isabelle Stengers, héritière de Gilles Deleuze et Félix Guattari, est l'une des grande penseuses de l'écologie en langue française.
    À partir d'un long travail de critique des prétentions autoritaires de la science occidentale moderne, elle a développé une véritable « écologie des pratiques » qui permet de repenser, en termes éthiques et politiques, la question de la production de la vérité.
    Cet entretien au long cours recueille ses analyses sur les décennies écoulées et sur les mondes qui s'ouvrent, sur les dominations et les luttes sociales, sur les relations entre sciences et société, sur la nature et sur l'émergence permanente des choses et des êtres.
    Ce petit livre abordable est une invitation à entrer dans l'univers d'une des plus importantes philosophes écoféministes de notre temps. Un univers aux ramifications multipless où la pensée navigue entre les cases. Un torrent d'écologie et de liberté qui donne des pistes pour transformer l'action et dépasser nos enfermements.

  • Il s'agit avant tout d'un problème géopolitique : réagir au retour spontané du loup en France, et à sa dispersion dans une campagne que la déprise rurale rend presque à son passé de « Gaule chevelue ». Le retour du loup interroge notre capacité à coexister avec la biodiversité qui nous fonde - à inventer de nouvelles formes de diplomatie.

    Notre sens de la propriété et des frontières relève d'un « sens du territoire » que nous avons en commun avec d'autres animaux. Et notre savoir-faire diplomatique s'enracine dans une compétence animale inscrite au plus profond de notre histoire évolutive.

    Guidé par Charles Darwin, Konrad Lorenz, Aldo Leopold. et de nombreux autres « diplomates », Morizot propose ici un essai de philosophie animale.

    Comme un incendie de prairie, ce livre traverse et féconde les grands sujets de la philosophie de l'écologie, de l'éthologie, jusqu'à l'éthique. Il esquisse un monde où nous vivrons « en bonne intelligence avec ce qui, en nous et hors de nous, ne veut pas être domestiqué ».

  • Bien plus qu'un ebook, le livre peut être un support écologiquement vertueux.
    Mais depuis vingt ans, l'objet livre et ses usages se sont industrialisés et mondialisés - concentration du monde de l'édition, délocalisation des impressions, essor du numérique...
    Cet objet manufacturé séculaire se retrouve aujourd'hui pris en tenaille entre des logiques artisanales et industrielles.
    Face aux exigences nouvelles des lecteurs, des questions inédites émergent. Sur quels piliers voulons-nous construire la chaîne du livre de demain??
    Entretiens, écofictions et manifestes?: des libraires, des éditeurs, des auteurs et des forestiers invitent à imaginer le livre de l'après-pétrole.

    Les droits de cet ouvrage sont intégralement reversés à l'Association pour l'écologie du livre.

  • Histoire, géographie, anthropologie, sociologie, philosophie, littérature, sciences politiques, droit... :
    Nos savoirs sont profondément affectés par l'écologie, dans leurs méthodes comme dans leurs objets.
    Dans ce court manifeste, publié pour la première fois en 2003, l'ethnographe Deborah Bird Rose et l'historienne Libby Robin prennent acte de la naissance des « humanités écologiques » et posent les bases d'un chantier collectif ambitieux.
    Afin de penser par-delà nature et culture, elles proposent d'utiliser le récit pour transgresser les frontières académiques et dissiper l'illusion occidentale d'un savoir « scientifique » émancipé des lieux, des croyances et des mythes.
    Ce texte visionnaire constitue une invitation historique à refonder nos humanités.
    «Humanités écologiques» est suivi d'un autre texte, «Oiseaux de pluie», une de ces «histoires vraies» que Deborah Rose appelle de ses voeux.

  • Cet ouvrage d'environ 400 g se destine d'abord au sac à dos des randonneurs qui vont parcourir en 30 jours de marche les 600 km du Sentier du Grand Paris.
    Il a également été conçu pour les tables basses des honnêtes Parisien.ne.s curieux.ses de découvrir au plus près le fabuleux territoire du Grand Paris.
    Ecologie, urbanisme, architecture, arts, hip hop, sciences sociales... Cet ouvrage est une malle aux trésors issue de 3 ans de repérages publics.
    Parce que le Grand Paris est trop grand pour être pleinement habité, il a fallu se mettre en marche : et le mouvement de nos pas nous a permis, en clignant les yeux, de voir comme dans un kaléidoscope se mettre en mouvement la totalité de la plus grande métropole d'Europe.

  • - Un ouvrage né d'un débat avec Howard Zinn, à qui Dunbar- Ortiz reprochait d'avoir manqué son objectif avec Une Histoire populaire des Etats-Unis de faire une histoire des classes populaires en restant prisonnier d'un point de vue eurocentré.
    - Une nouvelle histoire des États-Unis, non pas « du point de vue amérindien », mais révélant une histoire nationale structurée par le génocide et la colonie de peuplement.
    - Un changement de paradigme historique qui réfute la théorie du « middle ground » (Richard White).
    - Un ouvrage qui, en sondant l'histoire, permet de mieux comprendre l'Amérique contemporaine, la violence nationale et le thème du « suprématisme blanc ».
    - Un ouvrage très abordable, pour tous les lecteurs, dans une édition adaptée pour le lectorat français - une entreprise de salubrité publique.

  • Nous sommes en 2050.
    L'Ile-de-France a subi une fragmentation forcée résultant du Grand Effondrement. À partir de 2021, les effets du dérèglement climatique sont devenus de plus en plus perceptibles, obligeant une partie de la population francilienne, la plus aisée, à quitter la région.
    En raison d'une crise économique liée à l'interruption erratique des flux de la mondialisation, la carte des activités a dû être redessinée et la capacité d'autoproduction renforcée. La vie quotidienne a retrouvé une forme de convivialité de proximité, à base d'entraide et de solidarité.
    Les hypermarchés ont disparu, démontés pour récupérer le fer et l'aluminium. Le périphérique a été couvert de verdure et transpercé de radiales cyclistes et pédestres qui conduisent aux biorégions limitrophes. La fin des moteurs thermiques, liée à la pénurie de pétrole et à des décisions politiques, a induit une atmosphère nouvelle. L'ozone atmosphérique et les microparticules ne polluent plus l'air. Les cyclistes peuvent pédaler sans s'étouffer.

  • L'un des ouvrages les plus célèbres au monde sur l'univers marin.
    Vendu à 1 000 000 d'exemplaires, traduit dans 30 langues, La Mer autour de nous constitue la grande porte d'entrée sur l'univers marin. Cette synthèse vibrante et passionnée, destinée au grand public, a influencé plusieurs générations d'océanographes.
    Pour tous les lecteurs, à partir de 12 ans.

  • Comme il existe un marché parallèle, peut-on parler de paysage parallèle ? Un paysage officieux, pirate ou halluciné. « On ne voit que ce qu'on a appris à regarder » dit l'anthropologue Philippe Descola. Alors, comment apprendre à voir autrement ? Comment désapprendre ce qu'on pense savoir du paysage et de la nature ?
    Que seraient ces mondes parallèles, par quels moyens s'y rendre ?
    Nous les frôlons, nous les devinons - ils sont souterrains, sous-marins, alpins ou numériques, fantasmés, éloignés des centres urbains, défendus par une clôture barbelée.
    Paysageur embarque pour une longue traversée, des îles Pitcairns au parc national des Calanques et à l'Afrique australe, des Alpes jusqu'aux Enfers, avec Ishtar, déesse de l'amour mésopotamienne aussi belle que dangereuse.

  • Depuis une décennie environ, une scène des pensées de l'écologie a émergé en langue française. Comment décrire et nommer ce nouveau continent à la croisée des luttes, des arts et des sciences ? À quelles oeuvres collectives ses acteurs sont-ils en train de donner vie ? Quelles sont les grandes dynamiques en cours ? Comment l'écologie transforme-t-elle nos façons de penser et d'agir ? Une sélection d'auteurs, mais aussi de journalistes, éditeurs, traducteurs, libraires, militants... répond à ces questions.

  • Happy end

    Laurent Petit

    Entre le nouveau plan de comm de Cochonou et celui d'Areva-Française des Jeux, Karl et Steph, deux pubards hallucinés, sont sur le point de conclure le marché de leur vie : un vaste programme gouvernemental de suicide assisté, ouvert à tous les volontaires, pour réduire le coût de la fin de vie et le bilan carbone de la nation. Le ministère du Budget est à fond, celui de l'Écologie aussi, reste à convaincre ce fichu comité d'éthique et ses consultants.
    Sur fond d'apothéose de la crise écologique et dans un pays atteint par la folie et la dépression nerveuse, Laurent Petit nous entraine dans un rodéo épistolaire, dans la lignée de ses célèbres psychanalyses urbaines.

  • La manifeste fondateur d'une « réhabitation biorégionale » de la Terre Imaginons un monde structuré par la diversité culturelle et écologique, plutôt que par des paramètres nationaux et économiques.
    Sale offre ici une introduction magistrale au biorégionalisme - ce mode d'organisation alternatif de la société, à des échelles de territoires écologiquement salubres, avec des communautés attentives aux individus et des systèmes économiques renouvelables.
    Sale insiste notamment sur les répartitions naturelles de populations, les modes d'habitat et de soin des bassins-versants, ainsi que sur les propriétés communales et aux responsabilités de la terre.
    Cet ouvrage invite au développement réaliste de ces communautés biorégionales et des lieux où elles sont établies, afin de mettre en place une société propre à l'épanouissement social et écologique.

  • Un manifeste politique et poétique pour réinventer nos métropoles par la création de sentiers de randonnée

  • « Le sauvage sort des zones où l'on pensait depuis longtemps l'avoir confiné, s'immisce dans le territoire des humains, y provoquant des désagréments divers qui révèlent des conflits de souveraineté. Il s'agit d'un problème de géographie politique?: comment la mobilité animale rebat les cartes de l'aménagement du territoire. » Le flamant rose nichait régulièrement en Camargue, jusqu'aux années 1960. Après de nombreux efforts de surveillance, de comptage, de baguage, de création de site de reproduction, de gestion de l'eau, l'espèce se reproduit à nouveau et a retrouvé des effectifs importants : elle n'est plus menacée.

    Mais un îlot créé à la pelle mécanique, surveillé de près par scientifiques et gardiens, dans un bassin de pré-concentration d'une exploitation industrielle de sel de mer, ce n'est pas vraiment l'idée qu'on se fait du sauvage.

    L'histoire du sauvetage du flamant rose révèle un vaste réseau d'acteurs qui participent à la protection de la nature, en particulier dans le cadre du plus grand projet de restauration écologique d'Europe. Dans l'ombre de ce succès, se dissimulent de nombreuses questions sur l'état de la nature et des relations que nous entretenons avec elle.

    Politiques du flamant rose raconte, au plus près du terrain, les histoires, les conflits et les alliances d'un territoire - et invite à penser les conditions de coexistence avec le reste du vivant.

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