Livres en VO

  • Jamais, peut-être, socrate ne fut aussi tranquille qu'en cette journée particulière qui s'achève par un arrêt de mort .
    Le procès, banal par certains côtés (ce n'est ni la première ni la dernière fois que l'on aura la peau d'un homme libre), a pour nous valeur de symbole. il est l'un des événements fondateurs de notre identité intellectuelle : il décidera de la vocation philosophique de platon. l'histoire de la pensée occidentale porte la marque de cette césure : il y a l'avant et l'après socrate. chaque fois qu'une communauté tente, par la censure, l'ostracisme ou le meurtre, de réduire au silence un étranger moral ou intellec tuel à l'intérieur de ses murs, de bâillonner ou d'effacer ses interrogations intolérables, elle vit une heure socratique.
    " (george steiner).

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  • Antigone

    Sophocle

    Les deux fils d'oedipe, Etéocle et Polynice, se sont entre-tués au combat. Leur oncle Créon, le roi de Thèbes, décide que le cadavre de Polynice - qui a trahi sa patrie - demeurera exposé sans sépulture. La jeune Antigone, sa soeur, viole volontairement le décret : elle est arrêtée, et récidive. Pour elle, les lois immuables de la conscience, les "lois non écrites", se situent au-dessus des décrets des hommes. Antigone est celle qui désobéit, celle qui dit non, celle qui va au-devant de la mort.

  • Qu'adviendrait-il des hommes si, un jour, les femmes s'emparaient du pouvoir ? les athéniens du vème siècle n'hésitaient pas à répondre : la mort.
    C'est ce fantasme, ce cauchemar qu'aristophane met en scène dans lysistrata. pour sauver athènes et toute la grèce, les femmes décident de dire non à la guerre. quel moyen plus ingénieux pour convaincre leurs maris que la grève du sexe et la prise de l'acropole ? auparavant soumises au désir et à l'autorité de leurs époux, les femmes d'athènes luttent maintenant pour restaurer les vraies valeurs du mariage civique, seul garant de la pérennité de la cité.

    Dans ce carnaval qu'est la comédie ancienne, les hommes cèdent : ils font la paix pour faire l'amour et pour se réapproprier le politique qui, le temps d'une pièce de théâtre, était l'affaire des femmes.

  • Manifesto per un nuovo teatro paraît dans le numéro 9, janvier-mars 1968, de la fameuse revue romaine Nuovi Argomenti (revue littéraire trimestrielle dirigée par Alberto Carocci, Alberto Moravia, Pier Paolo Pasolini).
    Manifeste programmatique pour un théâtre de Parole, ce texte est une déclaration extrême et extrémiste du plus excessif des écrivains italiens du XXe siècle. Une déclaration de guerre à la culture bourgeoise par la critique de la notion de culture et de bourgeoisie. Cela est possible grâce à une lutte littéraire et politique qui se passe au théâtre - un nouveau théâtre - le théâtre de la Parole. Toute la force nécessaire pour cette critique radicale est à chercher dans la puissance de la parole c'est-à-dire dans le poème. On retrouve ici un concept majeur de la pensée de Pasolini (présent dans toutes ses oeuvres, qu'elles soient cinématographiques, littéraires, critiques...) : l'action de la parole est maximale quand la parole est écrite dans la langue de la poésie, c'est-à-dire quand toutes ses propriétés et possibilités, sont engagées pour réinventer le langage et l'humain.
    Ce manifeste est donc un texte littéraire, politique, théorique & pratique, de critique théâtrale mais surtout de critique sociale.
    En 43 points, sur moins de trente pages, Pasolini lance un défi à tous et à chacun, mais spécialement aux intellectuels (de métier ou dilettantes), un défi qui est toujours terriblement d'actualité.

  • élégies de Duino

    Rainer Maria Rilke

    En 1943, François-René Daillie rencontre Maurice Betz, l'un des grands traducteurs de Rilke, et entreprend lui-même ses premières traductions du poète. C'est en 1948 qu'il s'engage dans la traduction des Elégies...
    Voici donc le résultat de cinquante années de travail et de perfectionnements. Les dix Élégies n'ont jamais, à notre avis, atteint cette force poétique en version française. C'est à une lecture réellement nouvelle de ce chef-d'oeuvre que nous convie ce livre.

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  • De la nature

    Lucrèce

    Edité par cicéron, ce poème est l'exposé le mieux formulé des courants matérialistes de l'antiquité.
    Lucrèce présente le système d'epicure, mais aussi, sans doute, une large part de la philosophie de démocrite dont aucun texte ne nous est parvenu. critique de la religion et des superstitions, cosmologie atomistique et naturaliste, sensualisme radical, ébauche d'une théorie évolutionniste, le matérialisme de lucrèce entend mettre en avant la liberté humaine affranchie de toutes les entraves au plaisir, considéré comme bien suprême et critère de nos actions.
    Cette philosophie qui prétend aussi, à l'indifférence totale de la nature à l'égard du destin humain n'est pas sans échos aujourd'hui : la mort de l'homme, le relativisme, l'eudémonisme individualiste. ce matérialisme a préfiguré également la cosmologie scientiste du xixe siècle à travers des formules désormais célèbres : " rien ne surgit du néant, rien ne se perd, la somme des mouvements est constante dans la nature.
    ".

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  • Ce livre en édition bilingue propose la première traduction en français des deux recueils complets, à partir de la langue d'origine (l'afrikaans), d'un auteur grandement célébré dans son pays, enseigné dans les classes, étudié à l'université, etc. Elle a déjà connu de nombreuses traductions, notamment en anglais, en allemand, en néerlandais, en zulu, en polonais, ou encore en turc et un film lui a été consacré en 2011, Black butterflies. Depuis 1965, le Ingrid Jonker Prize couronne chaque année le meilleur premier ouvrage de poésie sud-africaine en afrikaans ou en anglais.

  • De Pline, Buffon écrit avec admiration, au fronton de sa propre histoire naturelle, qu'il « a travaillé sur un plan bien plus grand que celui d'Aristote : il a voulu tout embrasser, et il semble avoir mesuré la nature et l'avoir trouvée trop petite encore pour l'étendue de son esprit ». Le monumental livre de Pline n'est pas seulement l'un des documents les plus précieux que l'Antiquité nous ait laissés, il est surtout le signe d'une érudition bien singulière dans un tempérament parfaitement original. Nous ne saurons jamais avec certitude ce qui motiva cet homme de guerre et d'État à l'écriture d'une oeuvre dont l'esprit se pose au contraire de ce qui semble devoir constituer sa situation. Et l'on ne cessera jamais non plus de s'émerveiller face à l'étrangeté d'un livre qui non seulement recueille si vastement la totalité, traitant d'astronomie, de physique, de géographie, d'agriculture, de commerce, de médecine, d'histoire, de minéralogie, de botanique, d'art, de théologie ou de philosophie, mais également pose sur l'univers qu'il a rendu visible un regard de satiété dont ressort constamment la conclusion que les dieux sont pauvres et que cette totalité où ils habitent ne suffit pas.
    L'émerveillement sincère devant tant d'objets, d'animaux, de parfums, de pierreries, de faits d'armes, de pays, de coutumes, de doctrines, de cultures et de cultes s'accompagne chez Pline d'une autre sincérité : celle d'une conscience d'homme ressentant la capacité du mystérieux recul dans lequel elle envisage la totalité et ses parties, s'y impliquant ou, précisément, bâtissant dans la neutralité l'encyclopédie du monde. Derrière l'entreprise gigantesque de Pline ressort non pas seulement la singulière richesse d'un contenu, mais la pensée qui s'en est détachée.
    Au I er siècle de notre ère, Pline vient à la fois offrir la plus belle des encyclopédies R il reste aujourd'hui le seul auteur à rapporter certains phénomènes ou à constituer la source de nombreux faits R et donner expression à la conscience qu'elle ne se réduit pas à la totalité, si vaste soit-elle. L'Histoire naturelle est ce livre étrange et magistral qui dit d'un seul geste le contenu du savoir dans la condition de l'homme : tenant au creux de sa main l'univers entier qu'il transmet à tous, il est traversé en même temps par un souffle marginal, en qui est ressentie la preuve que son écriture n'est possible que si l'esprit est étranger à ce monde rempli d'étrangetés. C'est ainsi depuis un regard jeté du haut de sa condition que, dans cette oeuvre odysséenne, le lecteur assiste à l'éclosion de chaque détail du monde au sein de l'histoire d'homme.

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  • La Théogonie est le chant qu'élève en l'honneur des dieux Immortels un poète béotien inspiré par les Muses. Dans ce poème d'époque archaïque, Hésiode célèbre l'ordre divin du monde en racontant la formation de l'univers, la succession des générations divines et la répartition des honneurs parmi les dieux. L'histoire de la famille divine aboutit ainsi à la mise en place de l'ordre éternel de Zeus. Naissances, unions, conflits, alliances et combats dessinent une carte des puissances divines actives dans le monde. Ce processus théogonique attribue à chaque élément du cosmos, aux dieux immortels ainsi qu'aux hommes mortels, les prérogatives et la place qui leur reviennent.
    Le poème d'Hésiode n'est pas seulement un chef-d'oeuvre de la littérature antique. Il met véritablement en scène les puissances divines qu'un homme grec pouvait percevoir à l'oeuvre dans l'univers. La Théogonie atteste à quel point, en Grèce ancienne, poésie et religion étaient étroitement liées l'une à l'autre.

  • En 1994, les Presses universitaires de Princeton publient un ouvrage intitulé Geneva, Zurich, Basel : History, Culture & National Identity. On demande à Nicolas Bouvier de s'occuper du chapitre sur Genève ; il écrit dix pages dans lesquelles il aborde avec lucidité et non sans humour ce qui a fait la spécificité de la ville, tout comme les grands noms qui ont marqué son histoire. En commençant par la guerre des Gaules, il fait la part belle à tous les "grands thèmes genevois" : rigueur du protestantisme calviniste, banques, pédagogie, botanique, humanitaire...
    On y découvre le double visage d'une République qui, au fil des siècles, a tantôt recueilli quelques-unes des plus grandes personnalités étrangères, tantôt rejeté ses plus illustres penseurs ; une République qui, parce qu'elle a toujours été prise dans l'étau de puissances adverses et parfois hostiles, a su se façonner une identité propre ; et où les sciences ont pu trouver un terrain de développement favorable alors même que les arts sont souvent restés en rade.
    Sans complaisance mais avec une évidente affection pour sa ville natale,

  • La Méditerranée... Parce que les hommes y voyagent depuis des millénaires, on la croit sans secrets. Parce qu'ils l'ont conquise et maltraitée, on la croit dévastée. Mais pourtant, la Méditerranée est toujours une mer vivante qui reste à explorer.
    Dans ces profondeurs se cachent de vastes et riches territoires que l'homme connait très mal : les récifs coralligènes. Ces hotspots de biodiversité aussi beau que les récifs corraliens se trouvent dans la « zone crépusculaire »entre 60 et 120 m de fond où ne parvient que moins de 1 % de lumière.
    Étudier, illustrer, et faire connaitre la partie méconnue des richesses sous-marines de la Méditerranée : c'est le défi que s'est lancé Laurent Ballesta, célèbre photographe, biologiste et chef d'expéditions. Ce projet porte à la fois des enjeux de recherche scientifi que et de performance technique mais, surtout, il est le vecteur d'une promesse d'images fortes et inédites, racontées dans l'ouvrage Planète Méditerranée.

  • Si vous êtes sensible aux généreux conseils Si la poésie ne vous est pas étrangère Si, encore enfant, la vie vous émerveille Et si vous savourez les éditions légères, Cet ouvrage vous est tout destiné, lui qui livre aux générations futures une version à contempler et à lire, dans un sens ou dans un autre, de l'indispensable poème de Rudyard Kipling.

  • "C'est entre 1927 et 1928 que Mandelstam rédigea Le timbre égyptien, dans une apparente incertaine direction. C'est aussi entre deux dates, deux révolutions, entre février et octobre 1917, que Mandelstam campe son personnage, alias Parnok, faisant se culbuter les temps, à Saint-Pétersbourg.

    Cette prose inventive, radicale et libre, s'inscrirait dans les pas de « La fin du roman », article paru en 1922 dans De la poésie, où davantage qu'un éclatement, Mandelstam parle de « la ruine sans merci de la biographie », soit la ruine de la continuité, ou pour le dire autrement de l'ordre du développement (y compris historique).

    « Passant d'un point de vue à l'autre, de la troisième à la première personne, avec ses ellipses, incises, digressions, Le Timbre égyptien est un incroyable fondu-enchaîné, une technique narrative faite de décrochés, de glissades acrobatiques. » (Extrait de la postface.) Événements politiques, allusions littéraires, sens inouï de la comparaison, éclats de musique, souvenirs, « mémoire étonnée », composent ce texte-palimpseste dont le principe réinventé est, non sans ironie, évoqué par cette ouverture : « Je n'aime pas les manuscrits en rouleaux. Certains sont lourds, graissés par le temps, comme la trompette de l'archange. » "

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  • « Rien que fou, rien que poète », écrit Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra, livre IV. En France, on s'est beaucoup intéressé à la pensée, un peu à la langue, davantage aux rapports du philosophe avec la musique. La poésie en revanche n'a pas fait l'objet d'une présentation autonome et systématique, seuls les Dithyrambes pour Dionysos ont connu une meilleure fortune. Or, l'activité poétique de Nietzsche a été constante et ce mode d'écriture a toujours accompagné une activité philosophique dont les fondements philologiques sont omniprésents.
    Le but de cette édition bilingue est de restituer dans sa totalité ce vaste ensemble dont les éditions dites complètes parues à ce jour n'offrent que des versions tronquées. On a donc voulu remédier à la dispersion liée à la composition par volume ainsi qu'à la disparité des différentes versions françaises. La présente publication est au contraire l'oeuvre d'un seul responsable qui a tenu compte de la portée philosophique de la forme et du style et s'est appliqué à la plus grande précision conceptuelle possible.
    Cette édition des Poésies complètes donne accès à une vision générale et cohérente de ce vaste corpus. C'est une première mondiale appelée à coup sûr à faire date.

  • Les Roubaiyât de Salah Jahine sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée : 'agabî ! (que l'on pourrait traduire par « bizarre, bizarre !», ou encore « étonnant, non ? »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec toute la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, sa fatalité, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... Si les thèmes sont universels et nous paraissent tout à fait pouvoir interpeller l'Orient et l'Occident, la formulation et les images de la poésie est typique de l'humour égyptien, teinté d'un constant « maalich » (un concept fait de fatalisme et de nonchalance).
    Ainsi les Roubaiyât sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage dans l'Egypte populaire. Le recueil proposé ici est une sélection de neuf poèmes parmi les deux cent vingt que contient l'oeuvre de Salah Jahine.

  • Daphné Bengoa et Leo Fabrizio, respectivement cinéaste et photographes, publient pour la première fois les fruits d'un projet d'envergure mené en commun sur l'oeuvre algérienne de l'architecte français Fernand Pouillon (1912-1986).
    Fernand Pouillon conçoit l'aménagement de l'espace urbain avec pour précepte l'amélioration des conditions de vie de l'homme : lui apporter confort et qualité de vie, et ce quelque soit la destination de ses constructions (habitats d'urgence, logements sociaux, universitaires ou hôteliers). C'est pour l'architecte la seule garantie d'une meilleure intégration des individus au tissu social et culturel. Remettre l'humain au centre, bâtir pour sa dignité et ainsi, peut-être, lui permettre une relation harmonieuse à son environnement.
    Si ce postulat semble une évidence pour tous, Fernand Pouillon reste néanmoins l'un des rares exemples du XXe siècle à l'avoir véritablement mis en pratique dans l'ensemble de son oeuvre, en France comme en Algérie. Bâtisseur effréné, il élabore chaque projet avec une exigence d'efficacité, de rationalité et d'économie de moyens. En parallèle, il étudie, enseigne, écrit et édite un ensemble de travaux relatifs à l'architecture et plus largement, sur la tâche et la responsabilité de l'architecte. Son oeuvre bâtie en Algérie - des cités (1953-1958) aux complexes touristiques et logements étudiants (1966- 1982) - éclaire particulièrement sa démarche et l'évolution d'une conception singulière de l'architecture sociale. Elle reste néanmoins encore très méconnue du grand public et la création d'un corpus photographique contemporain sur ce volet de son travail est à ce jour inédit.

  • Anglais Freud

    ,

    • Nobrow
    • 13 Février 2014

    Je suis aussi connu que Shakespeare ou Einstein. J'ai plus de trois millions de références sur Google... Mon nom est Sigmund Freud, et j'ai inventé la psychanalyse.
    Rien que ça ! Petit, déjà, je rêvais d'être explorateur, comme le général carthaginois Hannibal. C'est dans la Vienne du début du XXe siècle que je découvre un continent encore inexploré : l'esprit humain. J'ai la passion de guérir et je traque l'inconscient partout où il est. En toute modestie, je vous le dis : « Je cherche à libérer l'humanité ! » Voici l'édition anglaise de la passionnante biographie créée par Corinne Maier et Anne Simon, avec des illustrations superbes et des explications visuelles intelligentes de concepts de la psychanalyse.
    Imprimé en utilisant les meilleurs matériaux et du papier écologique, c'est le premier livre d'une collection à chérir !

  • Les Roubaiyât de Salah Jahine sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée : 'agabî ! (que l'on pourrait traduire par « bizarre, bizarre !», ou encore « étonnant, non ? »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec toute la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, sa fatalité, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... L'oeuvre de Salah Jahine est prolifique puisqu'il a écrit plus de 240 roubaiyat qui peuvent être classées par thèmes : chaque année, Le port a jauni publiera un recueil de dix quatrains environ (entre neuf et quinze par recueil), classés par thèmes. Après un premier recueil générique publié en septembre 2015, "Plumes et poils de Roubaiyat" paraîtront en mars 2016, un recueil consacré aux bêtes et aux métaphores animales. Walid Taher illustrera cette série de recueils de poèmes avec pour consignes de s'essayer à diverses techniques graphiques, exercice qui lui est très familier et jeu qu'il aime jouer comme il l'a fait dans son album Sept vies (qui donne à voir autant de déclinaisons graphiques qu'il y a d'état d'âmes d'un chat).

  • Ce livre est composé de trois parties : la première comprend le recueil qui donne le titre au livre, Croix et délice ; la deuxième présente un choix de poèmes extraits d'autres recueils publiés par Penna ; la troisième propose trois témoignages critiques et poétiques.
    Croce e delizia (Croix et délice), est un livre central dans l'oeuvre de Sandro Penna. Il paraît en 1958, chez Longanesi, 3e volume d'une nouvelle collection de poésie dont les deux précédents sont L'usignolo della Chiesa Cattolica de Pier Paolo Pasolini et Alibi d'Elsa Morante. Pier Paolo Pasolini, Elsa Morante et Alberto Moravia apportèrent une aide fondamentale à la publication de ce recueil de poèmes, car leur ami Sandro Penna se perdait comme son habitude dans son désordre et indécision. Le recueil est composé de 40 poèmes, sélectionnés dans la production des dernières 30 années.
    Pour la première fois, Sandro Penna indique des dates : 1927-1957 (figurant sur la page de titre), qui signifient que le recueil propose un choix de poèmes représentant, à ce moment, le travail d'une vie et les poèmes préférés par l'auteur et ses amis.
    Sous le titre Autre poèmes, nous présentons un important choix de poèmes, datés de 1927 à 1977, tous traduits et sélectionnés par Bernard Simeone, dont la connaissance et la passion pour la poésie de Penna apparait dans la pertinence de sa traduction. La simplicité de la langue de Sandro Penna est insaisissable, naturelle et ciselée, onirique et quotidienne, comme sa modestie fière et son innocence grivoise.
    Enfin, trois magnifiques textes sur Sandro Penna et sa poésie, écrits par ces grands auteurs qui lui furent proches : Pier Paolo Pasolini, Amelia Rosselli et Natalia Ginzburg.

  • Le chant du berger est un poème bilingue en français et en arabe, profondément inspiré et imprégné des codes et des images de la poésie arabe du désert. Il décrit la journée d'un berger au cours de laquelle rien ne se passe, aucun événement, seul le temps continu d'une journée qui s'égraine et d'un enfant berger dont le corps se confond avec les éléments.
    Les illustrations préexistent au texte. Le poème a été inspiré par les dessins, puis traduit en arabe. Le livre se lit à double sens, le début de l'un est la fin de l'autre. La traduction en arabe veille à conserver les images initialement présentes dans le texte, tout en recherchant une musicalité et un respect des codes de la métrique arabe. Les illustrations sont inspirées des paysages de la région volcanique du Sud de la Syrie, aux paysages arides mêlant les roches noires et chaotiques, les oliviers et la terre rouge brique d'argile.

  • Le chef-d'oeuvre monstrueux

    Yannis Ritsos

    • Ypsilon
    • 19 Septembre 2017

    En 1977, lorsque Ritsos écrit ce poème, il est un homme d'âge mûr qui se retourne sur son passé et signe, en effet, son poème le plus clairement autobiographique. Mais il ne le fait pas de manière ordinaire, il le fait poétiquement. On y trouve les étapes de la vie de Ritsos, son attitude de vie, le processus créatif, le credo artistique, etc. Tout ce qui fait du Chef-d'oeuvre monstrueux un lointain cousin du Chêne et chien (1937) de Queneau et du Canto general (1950) de Neruda (on pourrait aussi citer le Chant de moi-même (1855) de Whitman et Moi-même (1922) de Maïakovski), tous héritiers du Testament de Villon.
    Son écriture, intime et quotidienne a priori, mêle le lyrisme aux dérapages les plus insolites, au sarcasme, à l'humour, à la clownerie, jusqu'à une certaine trivialité. Stylistiquement, il ne s'attache à aucune école littéraire.
    Ritsos fait usage de tous les acquis des mouvements poétiques qui ont pu l'influencer durant sa vie littéraire : réalisme, romantisme, symbolisme, futurisme, surréalisme... tout cela ensemble et simultanément, tout en restant, parallèlement, à distance certaine.
    Sur le plan autobiographique, son écriture fait cohabiter une double approche du présent (la surface synchronique) et du passé (l'élément diachronique), allant jusqu'à émailler le texte de divers anachronismes (tels que, par exemple, « les tramways verts de 1821 », ou la présence de Rilke et Lou Salomé sur le Potemkine : tous deux impossibles d'un point de vue strictement historique).
    Le 21e vers est une des clés de lecture : ce « passé interrompu qui se préparait à devenir un chef-d'oeuvre ». Ce qui est à dire, non pas un chefd'oeuvre en tant que tel, mais en tant que ce poème. C'est le passé qui ne fuit plus, qui se cristallise dans le présent du poème.

  • Anglais Marx

    ,

    • Nobrow
    • 19 Septembre 2014

    De la découverte de la philosophie hégélienne à la rédaction du Manifeste du parti communiste en passant par les révolutions de 1848, Corinne Maier et Anne Simon nous emmènent à la rencontre du père du communisme : Marx.
    «Je m'appelle Karl Marx. On m'a surnommé "le Diable", car j'ai voulu mettre à mort le capitalisme. Il faut libérer l'humanité de la misère et des inégalités. Votre crise ressemble à celles que j'ai vécues. Alors une seule solution : la révolution ! »

  • À la poursuite des étoiles, dans le ciel, dans la mer pour découvrir l'endroit où elles dorment. Un livre pour faire découvrir aux enfants la poésie du noir et blanc, la poésie des papiers. Un livre fait de surprises, tout en découpe et transparence. Cet ouvrage fait partie d'une série de quatre titres, Du bleu au bleu, Les Bruits du vent, Du jaune au rouge fabriqués sur le même principe mais aux camaïeux de couleurs différents.

  • Platero ; papillons blancs ; jeux au crépuscule ; le fou ; Angélus ; les hirondelles ; retour ; Platero (ESP) ; Mariposas blancas ; Juegos del anochecer ; el loco; angelus ; golondrinas ; retorno

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