• Charles Juliet évoque deux livres qui l'ont profondément marqué pour des raisons différentes : L'Étranger d'A. Camus et Le Dieu nu de Robert Margerit. Trois lettres inédites de Robert Margerit complètent l'ensemble.

  • Tout texte renvoie à une culture ; parfois, même, plus précisément, se construit dans la relation à un livre, à une oeuvre, voire au Livre.

    Cette collection «Rapport à ...» ouvre un espace pour que les auteurs expriment leur dette, ou rendent hommage à un écrivain qui a pu être source d'inspiration ou de libération, déclencher une écriture, permettre de franchir le seuil de la page blanche...

    Marie-Hélène LAFON est un professeur de lettres classique à Paris. Depuis vingt ans ses ouvrages sont remarqués et salués pour leur exigence et leur qualité stylistique (Le Soir du chien, L'Annonce, Les Pays, Joseph, Histoires...). Dans Les étés, elle dit avec force combien écrire est une aventure charnelle, incarnée, soumise à une profonde tension intérieure. Elle évoque, en particulier, l'exemple magnifique de Ramuz.

  • En 1843, George Sand (1804-1876) est une femme libre et un écrivain reconnu. Ces trois textes, publiés en 1843-1845, témoignent de son intérêt pour les questions sociales et, à sa manière, de son féminisme.

    Elle est indignée par le sort d'une pauvresse volontairement abandonnée et par la dure condition des ouvriers boulangers. Elle prend position sur la question du vagabondage - cette grande hantise de la société bourgeoise.

    Ces textes préfigurent l'engagement de celle qui se disait « fille d'un patricien et d'une bohémienne » pour la Révolution de 1848.

    Préface de Michelle Perrot Michelle Perrot, historienne, professeure émérite des universités, est notamment l'auteure d'Histoire de chambres, Prix Fémina essai 2009. Son dernier ouvrage George Sand à Nohant. Une maison d'artiste (La librairie du XXI° siècle, Seuil) a reçu un accueil remarqué.

  • Cette nouvelle est née en Aubrac, pays majuscule. C'est une histoire d'amour. C'est un vertige...

    Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Depuis vingt ans ses ouvrages sont remarqués pour leur exigence et leur qualité stylistique (Le Soir du chien, L'Annonce, Les Pays. Joseph, Histoires...)

  • Comme le souligne Jean-Pierre Sueur, Dolet et Jaurès se « rejoignent l'un et l'autre, au-delà des temps, des époques, des épistémè qui auront changé. Ils auront connu les mêmes épreuves. On aura voulu les anéantir. Mais ils savaient l'un et l'autre que c'était vain et qu'en effet [...] rien n'anéantirait ce qu'il faut par-dessus tout servir, quoi qu'il en coûte, la souveraine liberté de l'esprit ».

    Préfaces « Étienne Dolet, Jean Jaurès et le combat pour la souveraine liberté de l'esprit », par Jean-Pierre Sueur.
    Jean-Pierre Sueur, ancien élève de l'École Normale de Saint-Cloud, a été maître de conférences à l'Université d'Orléans, député du Loiret, Secrétaire d'État aux collectivités locales. Il est sénateur du Loiret, vice-président de la commission des lois.

  • Tout texte renvoie à une culture; parfois même, plus précisément, se construit dans la relation à un livre, à une oeuvre, voire au Livre. Cette collection «Rapport à...» ouvre un espace pour que les auteurs expriment leur dette, ou rendent hommage à un écrivain qui a pu être source d'inspiration ou de libération personnelle ou littéraire.

    Claude Louis-Combet, un des écrivains majeurs de notre siècle, a bien voulu, dans ces pages, exprimer sa découverte de Péguy.

    Ce n'est pas ici un essai - après tant d'autres - sur l'oeuvre de Péguy, sa vie, sa pensée, son génie poétique. Il s'est agi, essentiellement, de retrouver, dans le souvenir, l'émotion première de la première lecture, celle du Mystère des Saints Innocents, à laquelle tout un jeu de circonstances, infimes mais restées très précises dans la mémoire, ont conféré le sens d'une initiation: à la fois commencement d'un rapport à l'oeuvre qui s'intellectualiserait plus tard, et introduction poétique à une dimension spirituelle de l'existence. Ce regard rétrospectif, tout à fait subjectif, sur la trace, recueillie dans la conscience, de la lecture des poèmes et des proses de Péguy, n'a d'autre sens que celui d'une célébration intime et reconnaissante.

    Claude Louis-Combet

  • « Les écrivains sont parfois plus réels, ils modifient parfois le cours de notre existence bien plus radicalement que l'immense majorité de ceux que l'on rencontre dans ce que l'on appelle la vraie vie. Les écrivains nous violentent, nous désagrègent et jettent à nos pieds, en hurlant, ce qu'il faut pour nous remettre d'aplomb. » Emmanuelle Favier, poétesse et romancière, déterre ici les cailloux semés par l'écrivain chilien sur le chemin qui l'a menée vers sa propre voix.

  • En reprenant dès le titre un adverbe qui était cher à Maurice Genevoix (1890-1980), cet ouvrage a voulu évoquer l'expérience d'une rencontre vécue avec le grand écrivain et de cette autre rencontre qu'est la lecture de ses oeuvres. Dans La Mort de près (1972), l'ancien combattant de la Première Guerre mondiale a évoqué l'héroïsme de Ceux de 14 et la blessure qui faillit l'emporter lui-même, mais aussi d'autres approches de la mort. Nombreux sont ses livres où, toujours très attiré par la nature et se sentant très proche d'elle, il y a perçu aussi des combats et une présence étonnante de la mort. Au terme de Trente mille jours, il lui a pourtant été donné, comme à la jeune chasseresse de La Forêt perdue, « de voir s'entrouvrir sous [s]es yeux un monde vrai », qui est celui de la vie, de la « vraie vie ».

    Pierre Brunel a été professeur de littérature comparée à la Sorbonne. Il est membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) et auteur de nombreux ouvrages.

    Étienne Crosnier est l'auteur d'articles de bibliophilie, d'une histoire de Suresnes et de recueils de poèmes. Il est titulaire d'une maîtrise de lettres modernes à la Sorbonne.

  • L'ouvrage comporte cinq textes rares de Ramuz qui aimait à se revendiquer Savoyard. On le rencontrera au fil du volume, jeune, en excursion sur la rive française du Lac Léman (Un coin de Savoie, 1909) ; randonneur avec des amis, sensible au mystère de l'eau et des sources de montagne (Le Voyage en Savoie, 1931). Puis, écrivain, dans une fiction apocalyptique, imaginant la fin du monde à cause d'un brutal réchauffement de la planète, disant adieu à sa « parenté » savoyarde « Salutation à la Savoie », 1922). Enfin, francophile, exprimant sa solidarité avec la France dans deux textes écrits à l'occasion des deux conflits mondiaux, « Pensée à la Savoie » (1915), et « Le Lac désert » (1942).

    Préface de Jean-Louis Pierre.
    Docteur ès lettres, Jean-Louis Pierre fonde, en 1980, l'Association des Amis de Ramuz ; il a consacré ses travaux à mieux faire connaître la vie et l'oeuvre du Vaudois. En 2012, il crée, avec quelques amis, les éditions de La Guépine.

  • Tout le mouvement de ce texte témoigne de la ferveur pressante avec laquelle Ramuz, alors âgé de quarante-neuf ans, convoque son enfance, la transporte au coeur du paysage, l'exalte dans le bouquet de ses aveux, la pousse au rappel du vécu, à la reconnaissance de la réalité, à la confirmation du sens - comme si l'homme avait besoin de ce témoignage pour savoir que vérité, beauté, communion existent puisqu'il les a rencontrées.
    Claude Louis-Combet

  • Les Bosquets de Maglan, Voyage à la Tête-Noire, Le Mont Saint-Bernard...
    Sous le titre de Voyage aux Alpes, voici réunis, en un ensemble rare, les textes de Charles Nodier publiés originellement dans les Annales romantiques et la Revue des deux mondes, suite au voyage effectué, en 1825, avec Victor Hugo.

  • Conformisme

    Charles-Ferdinand Ramuz

    Un Ramuz qui dérange !

    Publié en 1931, cet article n'a pas vieilli.

    Comme l'écrit Jacques Chessex dans la préface, il « sonne comme une cloche qui ne cesserait de sonner l'alarme sur la place publique. Résumons-nous, il dérange ».

    Un texte de Ramuz sans concessions sur son pays, et qui annonce l'essai de 1937, Besoin de grandeur.

  • « L'enfant est donné à l'homme pour que l'homme s'instruise ; et l'enfant ne naît de l'homme qu'afin que l'homme naisse à lui-même. » Ému par la naissance de sa fille, puis de son petit-fils, Ramuz se livre dans ces pages magnifiques à de profondes réflexions sur la vie arrachée au néant et sur son difficile apprentissage. Et il se fait mystagogue pour initier son petit-fils à la beauté délectable du monde.

    Préface de Jean-Louis Pierre.
    Docteur ès lettres, Jean-Louis Pierre fonde, en 1980, l'Association des Amis de Ramuz ; il a consacré ses travaux à mieux faire connaître la vie et l'oeuvre du Vaudois. En 2012, il crée, avec quelques amis, les éditions de La Guêpine.

  • Si quelques détracteurs effarouchés par sa verdeur et son ardeur érotique ont dénigré l'oeuvre de Marc Papillon de Lasphrise, Marcel Coulon a qualifié le poète de «chantre de l'amour sensuel le plus talentueux de la Renaissance», suivi en cela par les meilleurs spécialistes du XVIe. Ainsi, Verdun L. Saulnier qui a salué en lui «l'un des plus grands poètes de son siècle»... :

    Le valeureux Capitaine, né à Lasphrise, près d'Amboise, en 1555, et mort vers 1600 en Touraine, a servi Vénus autant que Mars. S'il use des figures de rhétorique chères à la Pléiade, la profusion des images, la syntaxe de l'émotion plus que de la logique, l'inventivité et l'allégresse verbales, font entendre une voix singulière: celle d'un poète gaillard, voire érotique, émule d'un Rabelais qu'il admirait.

    Un grand poète de la Renaissance à découvrir.

    Postface de Jean-Paul Goujon.
    Jean-Paul Goujon, Professeur honoraire de l'Université de Séville, a publié des biographies de Renée Vivien, Pierre Louys, Léon-Paul Fargue et Jean de Tinan, nombre d'éditions critiques, textes et correspondances inédits de ces écrivains. On lui doit aussi Anthologie de la poésie érotique française (Fayard) et Anthologie de la poésie amoureuse française (id.). Il est co-directeur de la revue Histoires littéraires et vient de publier oeuvre érotique de Pierre Louÿs chez Robert Laffont (coll. Bouquins).

  • Le « Rêveur des Alpes » s'intéresse, dans les deux premiers textes, au langage des fleurs et à leur parfum. Dans « Songe romantique », plus qu'un pastiche, c'est toute la profondeur onirique du rêve que ce texte déploie, faisant penser à Nerval, voire à Lautréamont ? Trois textes rares du Mercure du dix-neuvième siècle qui nous font redécouvrir l'auteur d'Oberman.

  • Ce ?orilège propose quatre pamphlets permettant d'apprécier les différentes facettes de l'écrivain. Avocat des petits contre les Grands, s'attaquant aux injustices, à la censure, au fanatisme religieux. Sa « Pétition à la chambre des députés pour des villageois que l'on empêche de danser... » résonne, hélas, d'une surprenante modernité ! Un écrivain à (re)découvrir...

  • Ce texte d'Albert Camus garde toute sa pertinence, son actualité, sa nécessité.

    « Il est difficile aujourd'hui d'évoquer la liberté de la presse [... ].» C'est par ces mots que débutait l'article qui devait paraître, à Alger, dans Le Soir républicain du 25 novembre 1939. La censure en décida autrement.

    Retrouvé récemment, ce texte dans lequel Albert Camus définit les règles d'un journalisme indépendant, ne figure dans aucune publication camusienne.

    Texte de circonstances ? Certes, en partie. Mais, hélas, les guerres sont toujours présentes et les puissances financières à l'oeuvre dans les médias font peser sur la liberté des journalistes des menaces qui, pour être moins visibles, n'en sont pas moins redoutables et efficaces. Recherche à tout prix de la rentabilité financière, protection des intérêts des grands groupes et de leurs propriétaires...

  • Le présent volume rassemble les éléments d'une controverse surprenante qui se déploie, pendant l'année 1930, dans l'hebdomadaire Aujourd'hui.
    Les deux plus grands écrivains suisses romands du XXe siècle, G. Roud et C. F. Ramuz s'affrontent dans une joute aussi amicale qu'ardente : Roud défend les mérites de la plaine, Ramuz les vertus de la montagne !

  • Les Contes moraux de Marmontel, philosophe polygraphe proche de Voltaire, connurent un immense succès en France et en Europe. Certains même inspirèrent les peintres. Il en fut ainsi de « La Bergère des Alpes » dont s'empara Claude-Joseph Vernet. Une des plus belles oeuvre du Musée des Beaux-Arts de Tours.
    La rustique vertu cédera-t-elle à l'amour ?...

    Notre ouvrage comprend :

    La présentation du conte par Pierino Gallo, Docteur de l'Université de Salerne et de l'Université Jean Monnet-Saint-Etienne. Ses travaux portent essentiellement sur Chateaubriand, Voltaire, Marmontel, l'épopée française du XVIIIe siècle et l'Amérique des philosophes. Il vient de publier une édition savante des Incas de Marmontel (Société des Textes Français Modernes, 2016).

    Le conte de Marmontel : La Bergere des Alpes La reproduction en couleurs du tableau de C.-J. Vernet et sa présentation par Sophie Join-Lambert, Conservateur en chef, Directrice du Musée des Beaux-Arts de Tours, spécialiste de la peinture du XVIIIe, auteur entre autres, du remarquahle catalogue raisonné du musée, Peintures frangaises du XVIIIe siècle (Milan, Silvana editoriale, 2008).

  • À travers une sélection de quatre fabliaux composés autour du XIII siècle, ce petit livre invite à découvrir une facette surprenante et variée de la littérature du Moyen Âge, incisive et ludique. Par leur franc parler, leur dérision et l'actualité des questions qu'ils soulèvent, ces textes brefs nous ramènent à une époque pas totalement révolue. Ils méritaient une nouvelle traduction.

    Fanny Maillet est assistante. de recherches et d'enseignement en littérature française médiévale à l'Université de Zurich. Une partie de son activité scientifique est consacrée à l'étude des fabliaux et à celle de l'histoire de leur réception.

  • « On le sait depuis Montaigne : l'histoire de tout écrivain est, en grande partie, celle de ses lectures, et celles-ci le miroir, multiple, de ses origines. » Nous voici aux sources de Richard Millet. Son hommage, s'il permet de mieux mesurer la parenté de son oeuvre avec celle d'Emily Brontë, donne au lecteur une profonde envie de lire, ou de relire, Les Hauts de Hurlevent.

    Une leçon d'amour pour la littérature...

  • Un Chateaubriand surprenant !

    Un texte rare et surprenant dans lequel Chateaubriand prend le contre-pied du mouvement romantique de littérature alpestre ! Il met en pièces, à propos de la haute montagne, les illusions rousseauistes à la mode, sur la splendeur des paysages, sur l'élévation spirituelle qui naîtrait à l'approche des « régions éthérées » ...

  • « J'ai toujours pensé que, pour s'accomplir, une vie doit aller en s'élevant, en s'enrichissant, en devenant toujours plus vaste. » Une nouvelle emblématique de Charles Juliet, de sa démarche intime.

    Grand Prix de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre, en 2017, Charles Juliet s'est révélé un diariste singulier: les derniers tomes de son Journal montrent que sa longue recherche l'a conduit à un accord avec lui-même et à une large ouverture aux autres et au monde.

    Sur commande
  • Olivier Debré avait plusieurs ateliers. Des lumieres de Touraine à celles plus crues de la Méditerranée, des rives à écume de l'Atlantique au jardin de Cachan et à son havre de Saint-Germain-des-Prés, ses toiles reposaient dans de multiples lieux de travail, ré?exion, et rencontre. Mais aucune ne s'accrochait aussi bien qu'aux cimaises du Monde, où, les pieds encore dans la Loire, il s'assurait que l'impression rejoigne les émotions. Ce recueil est fait pour mieux comprendre le parcours d'un grand artiste de l'abstraction lyrique, et s'imprégner de l'atmosphere qui entourait ses oeuvres.
    P.D.

    Fils du peintre, Patrice Debré est professeur d'immunologie à Sorbonne université et à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Membre titulaire de l'Académie de médecine, il a été Ambassadeur chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Auteur de plusieurs ouvrages, il vient de publier, aux Editions Odile Jacob, une biographie familiale remarquée, Robert Debré Une vocation française.

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