Religion & Esotérisme

  • La condition de la femme dans l'islam Nouv.

    "Mahomet eut beau vouloir relever, en théorie, la condition du sexe dont les charmes ont agi si profondément sur sa sensibilité poétique, en dépit de ses intentions, l'islam la dégrada. Il a protégé les femmes contre l'agression de l'homme, mais il les a étouffées en rendant difficile l'échange entre elles et la société qui les entoure, et par là, il leur a ôté es moyens mêmes d eprofiter de cette protection".
    Mansour Fahmy

  • Texte à la fois poétique, métaphysique et pratique, «Le chant du seigneur», fondé sur la sagesse des Upanishad, est commenté par un swami. Il s'agit du dialogue entre le seigneur Krishna et Arjuna, son disciple, avant une bataille fratricide.

  • La primauté du mot comme origine du sacré prend une importance particulière dans la tradition juive. Dans ce texte lumineux, Gershom Scholem montre comment la mystique juive a relié le nom et la révélation. Ce que d'autres religions accordent à l'image sacrée, représentation du divin, le judaïsme le confie à la parole, à l'invocation. Pour la Kabbale, la Création émane du nom de Dieu, toute chose ayant été créée à partir des 22 lettres de l'alphabet. Ainsi, le travail sur la langue devient la tâche principale de la mystique juive. À l'origine de chaque forme linguistique est, précisément, le nom de Dieu, dont les variations infinies intéressent la science prophétique : un art combinatoire vertigineux à même de faire de la langue de la raison un langage sacré.

  • Juif, Oscar Mandel ne craint pas de se livrer à une critique virulente de ses coreligionnaires : le maintien des rites du "peuple élu de Dieu" entretient leur retrait. Ce qui, non seulement peut attiser la crainte et la haine, mais apparaît aussi incongru face à l'ampleur des massacres que ce peuple a subis. Mandel écrit des pages chargées d'émotion sur son incompréhension, enfant, des rites de la religion judaïque. Indignation intime qu'il évalue à l'échelle de l'histoire. Comment perpétuer une religion qui repose sur un charnier s'étalant sur des siècles ? Comment assurer son salut sans, en premier lieu, assurer son bien-être, voire sa survie ici-bas ? Mandel ose ici un pamphlet d'une grande force sur un sujet réputé sensible : la religion comme foyer de l'intolérance et de la violence.

  • Le kabbaliste n'est pas seulement à l'origine du rêve, mais également, dans une grande mesure, de son contenu.
    Il décide d'appeler dieu ou des anges, ou encore des démons. il pose les questions auxquelles ces agents sont tenus, et souvent même contraints, de répondre. par conséquent, le rêve est une combinaison de techniques mystiques, qui induisent une expérience, et de magie.

  • Thérèse d'Avila raconte qu'elle aimait chanter sur la route en allant visiter ses couvents. Elle faisait preuve d'une grande facilité pour composer des vers au rythme syncopé ; des sortes de parodies religieuses de chansons d'amour, selon la mode qui existait à l'époque. Parce que les textes de Thérèse d'Avila s'en tiennent à sa propre expérience, ils semblent découvrir avec des yeux neufs les fondements du catholicisme, ou du moins les redéfinir et les réaffirmer.

  • "Pince-mi et Pince-moi sont dans un bateau...", ainsi commencent ces Propos intempestifs. Cette première phrase donne le ton du livre : il va s'agir d'un libre voyage à travers cet ouvrage inépuisable qu'est le Tchouang-tseu, où par le détour de fables, de paraboles, de dialogues, se développent tous les grands thèmes de la philosophie universelle. Jean Levi articule son ouvrage autour de deux apologues : le meurtre de Chaos et la révolte des singes. Dans le premier, Hou et Chou, en visite chez Houen-touen, symbole du chaos originel, entreprennent de lui percer des orifices afin qu'il puisse voir, entendre, manger, respirer et causent ainsi sa mort. Ce récit sert de point de départ à une réflexion sur l'unité et la séparation, l'instinct et l'intelligence, la mystique, pour laquelle Jean Levi fait appel à d'autres fables du Tchouang-tseu, mais aussi bien aux penseurs occidentaux comme Montaigne, Bergson, Günther Anders et même au cinéma (Freaks de Tod Browning !).
    La deuxième partie s'ouvre sur une autre fable du Tchouang-tseu (une sorte d'histoire belge selon Levi) où l'on voit des singes furieux après que leur maître leur a annoncé qu'ils n'auront plus que trois châtai-gnes le matin et quatre le soir, se réjouir quand on leur accorde d'en avoir quatre le matin et trois le soir. Le propos se fait alors plus poli-tique, avec des considérations sur la manipulation des populations par leurs dirigeants, un rapprochement entre Tchouang tseu et Machiavel.
    Mais, écrit Levi, la profondeur des fables chinoises tient à ce que leur signification se trouve au dehors des mots qui la portent. Et c'est pourquoi, au-delà de l'aspect politique de la révolte des singes, ce qui est en jeu dans cette parabole, c'est la question de l'unité des choses et, finalement, de l'être. Un véritable essai, au sens de Montaigne.

  • Ce volume, qui constitue le complément des Leçons sur Tchouang-Tseu, rassemble tous les essais qu'au cours de sa carrière, Jean-François Billeter a consacré à son philosophe de prédilection.
    La méthode en est la même : traduction et analyse d'un passage, qui engendre d'autres rapprochements, lesquels en produisent à leur tour de nouveaux, de plus en plus étendus et divers. On y trouvera entre autres une comparaison entre Confucius et Tchouang-Tseu, un développement sur l'hypnose, etc. Ces essais extraordinairement stimulants pour l'esprit ne nous disent pas qui était Tchouang-Tseu ou quelle était sa pensée, mais invitent à penser avec lui sur les questions les plus éternelles, qui sont aussi les plus contemporaines.

  • L'ouvrage, sous-titré Le Rosaire des pierres précieuses, se présente
    sous la forme de brefs chapitres, qui offrent la quintessence de l'enseignement
    bouddhiste : les dix causes de regrets, les dix choses à accomplir, les dix choses à éviter, les dix marques d'un homme supérieur, les dix ressemblances trompeuses, etc. Sans aucun commentaire ou divagation oiseux, sans rien de cette spiritualité sirupeuse qui accompagne trop souvent ce genre d'ouvrage, on tient là à la fois un traité de la plus haute sagesse bouddhique et un guide pratique qui propose des règles et des préceptes de conduite absolument intemporels.

    Sur commande
empty