Arlea

  • Fables

    Jean de La Fontaine

    • Arlea
    • 24 Janvier 2004

    Il faut mysogyne, mauvais époux et mauvais père, un peu courtisan dans ses dédicaces, libertin dans ses Contes, et fidèle dans ses amitiés. Restent ses "Fables", que nous publions ici intégralement, sans commentaire, simplement parce qu'elles sont son chef-d'oeuvre, que toutes méritent qu'on les lise et les relise, que nombre d'entre elles hantent à jamais la mémoire des écoliers que nous fûmes, et parce que la maîtrise de son art s'y déploie pour notre plus grand plaisir.

  • Neige

    Maxence Fermine

    Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l'amour ont la fulgurance du haïku. On y trouve le portrait d'un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie.

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  • Le titre, Un dimanche à Ville-d'Avray, est un lointain écho du film féérique - et mystérieusement inquiétant -, sorti en 1962, qui a marqué, tel un météore, le cinéma français.
    Même sentiment d'inquiétude dans le livre de Dominique Barbéris : deux soeurs se retrouvent, alors que fléchit la lumière, dans un pavillon de Ville-d'Avray, avec chacune dans le coeur les rêves et les terreurs de l'enfance, le besoin insatiable de romanesque, de landes sauvages dignes de Jane Eyre et d'un amour fou, tout cela enfoui dans le secret d'une vie sage.
    L'une se confie à l'autre. Lui raconte une invraisemblable rencontre dans le décor en apparence paisible de Ville-d'Avray, de ses rues provinciales. L'autre découvre, stupéfaite, son errance entre les bois de Fausse-Repose, les étangs de Corot, les gares de banlieue et les dangers frôlés...
    Ce sont des pages à la Simenon. Les grands fonds de l'âme humaine sont troubles comme les eaux des étangs.

  • Au Japon Nouv.

    Au Japon

    Albert Londres

    C'est en 1922 qu'Albert Londres réalise enfin pleinement son rêve de journaliste au long cours. Mandaté par Excelsior, il part en effet pour le plus long et le plus ambitieux de ses reportages : six mois de pérégrination, soixante-quinze jours d'enquête qui le mèneront au Japon, en Chine, en Indochine et en Inde.

    C'est au Japon que le reporter se frotte pour la première fois à l'Asie. Il s'enthousiasme et retrouve sa meilleure veine pour décrire l'étrangeté d'un univers dont il ignorait tout. Il brosse le portrait d'un pays aux ambitions contradictoires, prêt à de profondes mutations dans la recherche d'une nouvelle légitimité internationale. À Tokyo - qu'il qualifie de « monstre pour Barnum », tant la ville lui semble tentaculaire - il se lie d'amitié avec le nouvel ambassadeur de France, qui a pour nom Paul Claudel, lequel lui accorde une interview exclusive.

  • Toutes les cités grecques se réclament d'un héros fondateur mythique. Celui de Thèbes se nomme Cadmos.

    La fondation légendaire de Thèbes est la conséquence de l'enlèvement d'Europe par Zeus, jeune princesse phénicienne que le roi des dieux enleva en prenant la forme d'un taureau. Son père envoya à sa recherche ses trois fils, Cadmos, Phénix et Cilix. Ne la retrouvant pas, ils s'établirent en différents lieux de la Grèce. L'aîné, Cadmos, s'installa en Thrace, puis à Rhodes. Après de nombreuses mésaventures, il édifia la ville qui, avant d'être nommée Thèbes, fut appelée Cadmée.

    Les malheurs qui ont nourri le cycle thébain commencent avec Laïos, père d'OEdipe, héritier du trône thébain, en bas âge à la mort de son père. Chassé de la cité à sa majorité, Laïos trouve refuge à la cour de Pélops, roi de Mycènes, qui lui confie son fils Chrysippe, que Laïos enlève et viole. Pélops appelle alors sur Laïos et sur Thèbes la malédiction d'Apollon, et les catastrophes vont s'accumuler : Laïos sera tué par son fils et sa lignée souillée par l'inceste que ce fils commettra avec sa mère. Deux crimes entre tous les crimes.
    Le cycle thébain s'achèvera sur l'épisode des Épigones, les « descendants », qui se lanceront dans une nouvelle guerre.

    Violence et passions, assassinats, malédictions, fatalités inexorables. Il y avait là de quoi nourrir de grandioses tragédies, et les auteurs ne s'en sont pas privés.

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  • Bébé

    Olivier Rasimi

    Nous devons l'origine du mot Bébé à un bien étrange personnage de la cour du roi Stanislas, roi de Pologne et de Lorraine. Sans doute est-il aussi à l'origine du jeu du Nain jaune. Au mois de juin 1745, trois dames de la cour se rendent en villégiature dans les Vosges par la route des Princes. Elles découvrent dans une ferme un enfant, Nicolas Ferry, parfaitement proportionné, de la taille d'une poupée et le ramènent à la cour, où il vivra vingt ans, célébré dans toute l'Europe.
    Dans ce merveilleux roman, Olivier Rasimi nous fera aimer le roi de Lorraine, Mme du Châtelet, quelques automates, un crapaud et Piccolino, l'ami de Bébé. Quant à Joujou, autre nain invité à la cour et ennemi juré de Bébé, il est préférable de ne rien en dire... Le squelette de Nicolas Ferry est aujourd'hui au Musée de l'homme à Paris. Et son âme dans les pages de ce livre.

  • Madame

    Gisèle Berkman

    Dans le grand appartement où elle vit confinée au service de Madame, une femme raconte. Avec une haine teintée de jubilation, elle décrit son servage, les recettes de cuisine inventées pour complaire à sa patronne irascible. Elle raconte Madame, cette vieille femme qui joue du piano, se rêve en Danielle Darrieux, et tyrannise son employée.
    La cuisinière note tout. Elle consigne, jour après jour, tout ce quotidien qui l'étouffe. Les jours se traînent tandis que Madame sombre dans la démence. Et les identités s'échangent jusqu'au vertige. C'est comme si la mémoire qui peu à peu se retire de la vie de l'une venait éclaircir les nombreuses questions de l'autre. Qui est Madame, vieille femme juive rescapée de l'extermination ? Et si la cuisinière était sa fille ? À moins que toutes deux ne soient qu'une seule et même personne. Et qui était Monsieur, dont le bureau est interdit d'accès ? Un jour, la cuisinière découvre la photo d'un enfant, le petit Ilia, mort pendant la Shoah, et cette image énigmatique l'obsède, aimante sa vie tout entière.
    La Shoah, jamais nommée, est le centre obscur autour duquel tout gravite, aussi bien la folie des personnages que le désastre qui s'abat progressivement sur eux. Mais Madame est aussi la chronique d'une émancipation, et celle-ci passe par le langage, par les joies ineffables et amères qu'il procure.
    Gisèle Berkman nous donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l'écriture et de l'émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

  • C'est à Berne, où Paul Klee (1879-1940) est né et enterré, que Stéphane Lambert nous entraîne, questionnant le lien entre paysage et créativité, entre ancrage et vision, entre réalité et mythologie. Il explore la matière et les effets de l'oeuvre en tissant un lien subtil entre le chemin de l'homme et le cheminement de l'artiste. Cent mètres séparent la sépulture de Paul Klee de la fondation qui porte son nom (superbe réalisation de Renzo Piano à partir d'un motif de Klee) cette proximité entre la réalité concrète de l'abîme et la vitalité de la création est au coeur de l'émotion.
    Chaque chapitre a pour titre une citation de Klee. Ainsi l'esprit du peintre accompagne le lecteur dans ce voyage à travers son oeuvre et révèle le souffle de l'invisible qui la traverse.

  • Qui était Jim Thompson ? Homme d'affaires américain, né en 1906, il a mystérieusement disparu en mars 1967 en Malaisie alors que les Américains étaient très engagés au Vietnam et, plus généralement, dans la région. Connu pour sa collection d'oeuvres d'arts sud-asiatique, il est à l'origine du renouveau de l'industrie de la soie. Truman Capote ou Somerset Maugham furent ses hôtes.
    Mais Jim Thompson est aussi un ancien membre de l'OSS, puis de la CIA, très au fait de la vie politique thaïlandaise et des agissements inavouables des services secrets américains dans cette partie du monde. A-t-il été assassiné ? S'est il perdu dans la jungle implacable de Cameron Highlands ? Où a-t-il décidé de s'évaporer pour recommencer ailleurs une autre vie ? Sa maison à Bangkok, de toute beauté, est devenue un musée, et son histoire une légende parfois récrite par ceux qui avaient intérêt à ce qu'il disparaisse.
    Vincent Hein, en enquêtant sur cette disparition, s'est passionné pour cette figure romanesque et ô combien troublante et il nous éclaire des zones d'ombre et d'Histoire.

  • Les narcisses blancs

    Sylvie Wojcik

    Jeanne et Gaëlle se rencontrent par hasard, un soir d'orage et de tempête, dans un gîte d'étape sur les sentiers de Compostelle. Spontanément, elles prennent la route ensemble. Très vite, elles quitteront ce chemin de randonnée bien tracé pour un autre chemin, au coeur de l'Aubrac, de ses pâturages et de ses champs de narcisses. Ce chemin dans un milieu à la fois dur et enchanteur les ramènera chacune à son histoire, son passé, sa raison de vivre. Elles ne sont pas là pour les mêmes raisons, mais au bout de leur quête, c'est pourtant le même besoin de lumière et de paix qui les fait avancer. Tout semble les opposer, une différence d'âge, d'éducation, de milieu social, mais, de ces différences, naîtront une grande proximité, une force qui les nourrira l'une et l'autre.
    Roman sur le dépassement de soi, sur la puissance des rencontres et sur le grandiose d'une nature sublimée, Les Narcisses blancs nous embarque avec grâce au coeur de cette région magnifique et sauvage qu'est l'Aubrac.

  • Ozu et nous Nouv.

    À l'origine de ce livre, une même fascination pour une oeuvre singulière : les films de Yasujiro Ozu, l'un des tout premiers cinéastes japonais et l'un des grands cinéastes du XXe siècle. Et une complicité et une amitié entre Nathalie Azoulai et Serge Toubiana qui se sont affranchis de la solitude de ces derniers mois en partageant, entre eux tout d'abord et avec nous désormais, leurs sentiments sur des films qui, malgré une tranquillité apparente et mélancolique, pénètrent au plus profond de notre âme.
    L'un et l'autre évoquent d'autres cinéastes, d'autres films qui résonnent avec ce « monde d'Ozu », un Japon fascinant qui va de 1930 au début des années 1960, comme avec les grands mouvements et déchirements de nos vies intérieures.

  • Longtemps on nous a dit que le savoir n'avait qu'un genre. Longtemps on a oublié que l'art de la conversation était oeuvre commune. Et longtemps, enfin, on a oublié de traduire les textes latins de l'âge classique français. L'Histoire des femmes philosophes, parue en 1690, répare une injustice.

    Enfin traduit en français, ce livre révèle un continent perdu. En savant et en homme du monde éclairé, Gilles Ménage consacre une ou deux pages à chacune des femmes, pour la plupart inconnues, qui firent profession de penser par elles-mêmes depuis l'Antiquité classique jusqu'au haut Moyen Âge, démontrant par là, avec Alexandre Vialatte, que la femme philosophe remonte à la plus haute Antiquité !

  • L'espace de la salle de bains, espace souvent anodin, ou exigu en Europe, est au Japon un lieu privilégié où le thème de l'intimité familiale ou amicale se manifeste mieux qu'ailleurs. Le bain japonais est un élément de civilisation, au même titre que la cérémonie de thé, les haïkus ou la voie des fleurs. Si le bain est d'abord associé aux yeux d'un occidental à l'idée de propreté, il est au Japon un savoir-vivre raffiné, poétique, qui rend possible la rencontre de l'autre dans un cadre intime et bienveillant.
    Comme Tanizaki, dans son Éloge de l'ombre, Akira Mizubayashi nous livre dans cette évocation des eaux profondes, le secret d'un coeur japonais mais aussi la vigilance critique d'un homme de son temps dans un pays en crise.

  • Antigone

    Sophocle

    À la mort d'OEdipe, Étéocle et Polynice, ses deux fils, conviennent de régner à tour de rôle sur Thèbes. Mais, au moment voulu, Étéocle refuse de laisser le trône à son frère.
    Furieux, Polynice quitte Thèbes, va à Argos, y épouse une des filles du roi Adras, puis part en guerre contre Thèbes et son frère. L'armée d'Argos est défaite. Étéocle et Polynice s'entretuent. La pièce d'Antigone commence quand les deux filles d'OEdipe, Antigone et Ismène, apprennent que Créon, le roi de Thèbes, vient d'interdire l'enterrement de Polynice, leur frère, pour le punir d'avoir combattu contre sa patrie.
    Antigone transgresse le décret de Créon : elle veut enterrer son frère. Sa révolte n'est pas d'ordre seulement personnel et familial. Créon et Antigone incarnent deux idées de la communauté, deux conceptions de la loi, deux versions du sacré. Au coeur du conflit tragique, la vérité humaine et politique de la communauté est liée au sens que les vivants donnent à la mort et à la place qu'ils réservent aux morts. Apparue autour du VIIe siècle avant J.-C, la figure d'Antigone a traversé les siècles et les langues pour atteindre à l'universel.
    Sophocle a écrit environ cent vingt pièces (il nous en reste huit). Très attaché à sa ville, il passa les quatre-vingt-dix années de sa vie à Athènes. Athlète, musicien, chanteur et poète, Sophocle participa aussi au gouvernement, devint stratège (après le succès d'Antigone en 442 avant J.-C.), prit part à l'expédition de Samos avec Périclès et Thucydide. Les Athéniens, à sa mort, l'élevèrent au rang des dieux et lui consacrèrent un
    temple.

  • Après La Gouvernante suédoise, Marie Sizun poursuivait la chronique familiale des Sézeneau et des Bergvist. Nous les avions laissés dans cette grande maison de Meudon, où Hulda, la jeune mère de vingt-six ans, vient de mourir, emportant avec elle son secret : la découverte de la liaison de son mari, Léonard, avec Livia, la gouvernante des enfants.
    Dans Les Soeurs aux yeux bleus, que va-t-il se passer après ce drame qui a atteint chaque membre de la famille ? Léonard Sézeneau, bien sûr, mais aussi les enfants, trois filles et deux garçons, de même que Livia, qui se mure dans le silence et accepte de suivre la famille à Saint-Pétersbourg. Là-bas, tant bien que mal, ils essaieront de survivre à l'absente ; les enfants grandiront, le voile sera levé, imperceptiblement sur les raisons de la mort d'Hulda. Livia ne pourra que s'effacer, en proie à l'hostilité grandissante des trois soeurs. Nous les retrouverons en France, où ils se réfugient à la Bernerie-en-Retz, puis à Paris, où les trois soeurs qui ont grandi, commencent à vivre leur vie de femme. Mais l'ombre de Livia plane sur leurs destinées et par un tour du hasard, de ceux que parfois la vie réserve, les deux familles seront à nouveau réunies.

    Dans Les Soeurs aux yeux bleus, avec une étonnante force romanesque, Marie Sizun continue d'explorer l'histoire de sa propre famille, passant du XIXe siècle au XXe en un récit où la réalité prend parfois des airs de saga. On ne peut que se réjouir de retrouver tous les personnages de la Gouvernante suédoise, et de boucler avec eux la fin de cette histoire pleine de secrets et de rebondissements.

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  • Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu'elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu'Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.

    Commence alors une longue correspondance, parsemée d'indices, d'abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu'on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu'ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.

    Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur les secrets de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d'éléments inconnus, la résolution d'énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c'est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu'ils modifient, ou pas, ce que nous sommes.

  • Aphorismes

    Oscar Wilde

    Dans tous les livres d'Oscar Wilde, apparaissent ce qu'il est convenu d'appeler des " bons mots ", des épigrammes assassines et autres sentences définitives qu'il était tout à fait opportun de réunir.
    On trouvera donc dans ce livre, grâce à l'élégante traduction de Béatrice Vierne, réponse à toutes les situations de la vie en société, en empruntant à l'un des plus fins causeurs du siècle passé un esprit qui ne doit rien à celui de l'escalier.
    Qu'on en juge plutôt :
    " La mode, c'est ce que l'on porte. Ce qui est démodé, c'est ce que portent les autres. " " Aucune pose n'est aussi difficile à soutenir que le parfait naturel. " " Il vaut mieux avoir des revenus assurés que d'être fascinant. " " La grande supériorité de la France sur l'Angleterre, c'est qu'en France tous les bourgeois veulent être artistes, alors qu'en Angleterre c'est le contraire. " " S'aimer soi-même, c'est le début d'une histoire d'amour qui durera une vie entière... " " De nos jours, l'Amérique et nous, nous avons vraiment tout en commun, à l'exception de la langue, bien entendu. " " C'est quand vous commencez à rentrer au petit jour que vos péchés, eux, finissent par sortir au grand jour. "

  • Oeuvres complètes Nouv.

    Outre les Poésies en vers, cette édition de poche comprend les Illuminations, Une saison en enfer, Un coeur sous une soutane et les Proses évangéliques. De la correspondance, n'ont été retenues que la lettre « du voyant » et celle dite de « Laïtou ». « Le Rêve de Bismarck » - article paru en 1870 dans Le Progrès des Ardennes sous le pseudonyme de Jean Baudry - clôt cet ouvrage.

  • Voyager, c'est : confronter « son » monde au monde ; se de´couvrir tel qu'on est lorsqu'on n'est pas chez soi ; faire usage de ses cinq sens, me^ler saveurs et savoirs ; e^tre heureux d'arriver quelque part puis soulage´ d'en partir - pour- tant le lieu n'a pas change´ ; tendre l'oreille a` l'esprit des lieux : s'il vous dit de de´guerpir, surtout ne pas le contredire ; accepter qu'on ne pourra jamais tout voir, tout connai^tre : on sera toujours incomplet d'un bonheur vole´ a` une e´tape encore inconnue ; aller voir et laisser dire.

    E´lisabeth Foch-Eyssette a parcouru le monde de´sirant l'ailleurs pour mieux re^ver au retour. A` la manie`re de Sei Sho^nagon dans Notes de chevet, elle e´crit aussi bien les choses qui invitent a` prendre le large que les rencontres de ceux qu'on n'oublie pas. Et ce`de, avec le me^me bonheur, a` l'e´lan des de´parts et au de´sir d'ancrage, aux joies de la vie nomade et de la vie se´dentaire.

  • Né en 1431 ou 1432, mort " après 1463 ", François de Montcorbier, ou des Loges, est passé à la postérité sous le nom de son supposé bienfaiteur, Guillaume de Villon. Si la vie du poète a toujours été entourée de mystère, son oeuvre, en revanche, a très vite été imprimée et diffusée : seize éditions se sont succédé de 1489 (Pierre Levet) à 1532 (Clément Marot). Aujourd'hui, la syntaxe et le vocabulaire ont tellement évolué depuis le XVe siècle que la langue de Villon est devenue difficile à comprendre pour nos contemporains. C'est donc une " traduction véritable qui est proposée dans ce livre, sous une forme " bilingue " - et bicolore : en noir et gros caractères les strophes " originales " à l'orthographe modernisée ; en bleu et petits caractères la traduction en français contemporain. Le savoir ne s'oppose pas au goût : comprendre les vers de Villon non seulement n'empêche pas de les goûter mais, au contraire, permet d'en saisir à la fois la portée, l'humour, la force et la grâce.

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  • Quels sont, au fin fond de nous-mêmes, les inclinations funestes, les troubles de l'âme ou penchants détestables qui nous empêchent d'être heureux ? Comment et pourquoi sommes-nous consumés par nos passions ? C'est à la définition du souverain bien mais aussi des illusions qui nous éloignent que Cicéron s'attache ici.

    Oeuvre et chef-d'oeuvre de pleine maturité, les Tusculanes parachèvent en quelque sorte l'enseignement du grand stoïcien romain.

  • Conseiller de Néron après avoir été son précepteur, Sénèque est l'un des détenteurs du pouvoir impérial. Lorsqu'il rédige ce court traité, vers 58 après J.-C., il adresse une réponse à tous ses détracteurs, envieux de sa fortune, qui voient en lui un stoïcien de luxe. Comment douter que son aspiration au souverain bien et à la vertu soit sincère ? Comment ne pas entendre l'avertissement adressé à tous ceux qui se laissent gouverner par la débauche et la recherche des plaisirs ?

  • Quel rôle joue exactement Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard Sézeneau, négociant français établi à Stockholm en cette fin du XIXe siècle, pour seconder sa jeune femme, Hulda, dans l'éducation de leurs quatre enfants ? Quel secret lie l'étrange jeune fille à cette famille qu'elle suivra dans son repli en France, à Meudon, dans cette maison si peu confortable et si loin de la lumière et de l'aisance de Stockholm ? Il semble que cette Livia soit bien plus qu'une domestique, les enfants l'adorent, trouvant auprès d'elle une stabilité qui manque à leur mère, le maître de maison dissimule autant qu'il peut leur complicité, et Hulda, l'épouse aimante, en fait peu à peu une amie, sa seule confidente. Rien ne permet de qualifier le singulier trio qui se forme alors. Que sait Hulda des relations établies entre son mari et la gouvernante ? Ferme-t-elle les yeux pour ne pas voir, ou accepte-t-elle l'étrange dépendance dans la quelle elle semble être tombée vis à vis de Livia ?

    Dans ce récit maîtrisé et romanesque, Marie Sizun brosse le portrait tout en nuances de ses ancêtres franco-suédois, s'approchant au plus près du mystère qui les entoure. C'est bien une histoire d'amour et de mort qui va suivre la réussite fulgurante d'une famille, la sienne, trois générations plus tôt. Renouant les fils rompus, interrogeant sans cesse un passé occulté, redonnant vie aux disparus par son talent de romancière, Marie Sizun éclaire avec tendresse et pudeur les secrets de ces étonnants personnages.

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