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  • Une enquête inédite sur l'école inclusive et la scolarisation des enfants les plus vulnérables, menée directement de l'intérieur par une professeure des écoles, docteure en sociologie, qui éclaire les dysfonctionnements du système scolaire, de la continuité pédagogique durant la pandémie de Covid-19, tout en proposant des solutions.

    Les réformes aux intentions les plus nobles et formellement bien conçues pour favoriser la scolarisation de tous les enfants et leur réussite peuvent défaillir du fait d'une mise en oeuvre approximative. Dans cette enquête inédite sur l'école primaire et la scolarisation des enfants les plus vulnérables, Sylviane Corbion dresse un état des lieux des dysfonctionnements du système scolaire, qui ont été criants durant la pandémie du Coronavirus. Elle s'appuie pour cela sur des histoires de vie professionnelle d'enseignants du primaire dans des contextes sociodémographiques différents, sur ses expériences propres de professeure des écoles et sur les résultats de sa recherche doctorale.
    Ce livre montre l'écart abyssal entre, d'un côté, les prescriptions et recommandations des politiques ministérielles, qui affichent le souci d'une école inclusive et bienveillante, et de l'autre, le travail des enseignants, peu formés, qui doivent faire preuve d'inventivité pour les élèves les plus vulnérables, dont les besoins éducatifs particuliers sont insuffisamment pris en compte.
    Alors que la crise sanitaire est venue corroborer son travail approfondi, l'auteure contribue utilement au débat sur l'école inclusive et propose des principes d'action qui donnent à penser, et ouvrent des possibles.

  • La notion de condition permet de comprendre ce qui détermine la vie des personnes dites handicapées, leur manière personnelle d'être au monde, mais aussi celle qu'elles partagent avec d'autres. Historiquement située, socialement construite, la condition handicapée peut être dépassée ou modifiée, elle ne correspond pas à une identité figée.

    La notion de « condition » a souvent été utilisée par des auteurs célèbres : Malraux, Hanna Arendt, Simone de Beauvoir, Simone Weil, Pap Ndiaye, pour désigner notamment la condition ouvrière, la condition féminine, la condition noire... Appliquée aux personnes dénommées handicapées, elle permet de se dégager de toute perspective identitaire et essentialiste. En effet, la condition étant par définition historique, son analyse amène à envisager comment on peut la dépasser. Deux voies sont ici proposées : une philosophie de l'absolue singularité de tout humain ; une action pour mettre les personnes concernées en position d'acteur social et politique et non plus de simple bénéficiaire.

  • Cet ouvrage pratico-pratique s'appuie sur une approche éducative globale. Il donne à tout professionnel ou parent ayant à s'occuper d'une personne handicapée des outils pour mieux la comprendre, en apprenant à l'observer, et savoir quelle démarche éducative adopter.

    L'accompagnement des enfants, adolescents et adultes en situation de handicap est souvent très complexe. Surtout si ce handicap est sévère, il est difficile de trouver un point d'appui pour construire un projet éducatif. Partant du postulat que tout être est en capacité d'apprendre avec un environnement éducatif adéquat, l'auteure propose une approche pédagogique basée sur une évaluation positive de la personne, ses connaissances, ses acquis, même minimes, et non ses déficits et ses échecs.
    Elle aborde tous les aspects du développement de l'être humain (moteur, cognitif, sensoriel, affectif, émotionnel...) pour élaborer une démarche éducative basée sur les activités quotidiennes, l'inclusion scolaire et la recherche d'autonomie. Avec l'observation du développement comme base de travail, elle donne des repères précis, illustrés d'exemples concrets, qui sont autant d'outils à destination des professionnels et des parents.
    La recherche du mieux-être et de la qualité de vie pour les personnes en situation de handicap et ceux qui les entourent passe par le choix des priorités éducatives, spécifiques à chaque individu, qui n'est ni objet de soins ni objet de « protocoles », mais sujet instruit dans une approche globale pour atteindre la plus grande autonomie possible et se libérer ainsi de la dépendance, de l'infantilisation et de dangers potentiels de maltraitance.

  • Comprendre les défis contemporains de la génétique dans le champ de la clinique du handicap, avec les apports de la psychanalyse, de l'éthique et de la philosophie.
    La génétique est plus que jamais présente dans la clinique du handicap. En effet, grâce aux multiples avancées dans l'identification et la caractérisation des gènes, bon nombre de maladies, de syndromes et de troubles sont à présent caractérisés par l'implication de facteurs génétiques étiologiques. Les diagnostics prénatal et préimplantatoire, les tests présymptomatiques et la nouvelle ère de la médecine génomique nous confrontent à des dilemmes qui engagent l'intime, la liberté de savoir ou de ne pas savoir, les valeurs existentielles, l'éthique, les limites entre l'acceptable et l'inacceptable, les rapports au temps, à la vie et à la mort. Les auteurs ouvrent des pistes pour comprendre comment un nécessaire travail d'anticipation se différencie d'une prédiction génétique qui pourrait être assimilée à une parole oraculaire, dans un contexte où règnent encore beaucoup d'incertitudes.

  • Le handicap peut s'inviter au cours de la vie à n'importe quel âge, à la suite d'un accident ou d'une maladie. Cet ouvrage propose différentes approches pour comprendre les bouleversements liés à sa survenue, aussi bien du point de vue du sujet atteint que de celui des aidants, professionnels et familiaux.
    La survenue brutale ou insidieuse du handicap, inattendu ou prévisible, bouleverse le sujet dans sa relation au monde, change son statut social, modifie ses liens avec ses proches, peut remettre en cause ses investissements les plus fondamentaux et, quand il s'agit d'un enfant, son envie même de grandir. Le handicap acquis a un impact sur l'avenir du sujet. Ses projets et ses souhaits doivent désormais dialoguer entre la nostalgie du passé, les difficultés du présent et la crainte de l'avenir. Malgré l'irruption de cet invité inconvenant, les professionnels, les aidants familiaux, l'entourage concourent au maintien de la continuité d'être. Comment, dès lors, transformer cette étape possible de la vie en expérience structurante ?

  • Concernant l'intimité, la vie amoureuse et la sexualité, l'écart entre le discours des personnes en situation de handicap et celui des professionnels qui les accompagnent interroge le contexte de vie et de travail au sein des établissements médico-sociaux et les aspirations de ceux qui y résident.
    Dans le milieu fermé des établissements médico-sociaux, contraints à la fois par les principes de collectivité, de protection, de transparence et par les accommodations nécessaires pour y (sur)vivre, quels espaces de liberté et d'intimité, essentiels au déploiement d'une vie amoureuse et sexuelle, restent accessibles aux personnes en situation de handicap ? Le discours de celles-ci, mis en regard de celui des professionnels qui les accompagnent, pointe les incompréhensions à l'origine de pratiques parfois inadéquates.

  • Observateur particulièrement pertinent pour analyser les limites de notre société, de par sa formation et ses fonctions professionnelles, l'auteur propose des pistes ambitieuses de dépassement des blocages actuels, avec le souci du réalisme et du pragmatisme, pour une transformation de l'action publique.
    La situation de crise sociale à laquelle nous faisons face vient confirmer le propos visionnaire de l'auteur, issu d'un travail de recherche : nous devons développer de nouvelles idées et, plus encore, de nouvelles solutions pour construire en pratique une société inclusive. À partir d'une analyse concernant plusieurs évolutions structurantes de long terme (la relation entre l'individu et le groupe, le rapport au temps, la contradiction entre mesure et excès), l'ouvrage met en évidence en quoi la société inclusive permet de faire émerger une nouvelle manière de concevoir le rapport à l'autorité, de redonner du sens au modèle social et au vivre ensemble grâce à une approche renouvelée de la notion de capacité. Pour traduire concrètement ce nouveau modèle social, il propose des solutions à la fois originales et opérationnelles qui pourraient servir de cap mobilisateur.

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  • À la fois témoignage, guide pratique, autobiographie, essai théorique, cet ouvrage retrace un parcours de création de plus de 30 ans, avec des comédiens handicapés, dans le spectacle vivant.
    A travers récits, dialogues, observations, références théoriques, cet ouvrage aborde les questions essentielles suivantes : quels sont les processus esthétiques à l'oeuvre dans les créations des comédiens en situation de handicap ? Quels sont les traits communs et les différences entre ces démarches artistiques et l'art-thérapie ? Comment et par quels méandres la société a-t-elle progressivement construit la possibilité d'un art fait par des personnes handicapées et reconnu comme tel ? Pourquoi l'art brut a-t-il devancé de plusieurs dizaines d'années la diffusion de spectacles intégrant des personnes en situation de handicap dans leur distribution ?

  • Pour l'auteur, le néologisme « invalidés » a une portée sociale et politique. Certains hommes pâtissent dans cette vie d'une forme d'invalidation. Le travail philosophique est alors d'analyser sa source.

    Après le succès de La Philosophie face au handicap (Prix Dagnan-Bouveret décerné par l'Académie des sciences morales et politiques en 2013), Bertrand Quentin revient avec de nouvelles réflexions philosophiques sur le handicap. Loin d'un transhumanisme qui appelle à un homme augmenté, ce à quoi la philosophie et le handicap nous appellent aujourd'hui, c'est à une compréhension augmentée de l'homme. Avec une grande clarté, le philosophe analyse des questions étonnantes : Les handicapés existent-ils ? Y a-t-il un critère de « qualité de vie » qui permet de décider des handicaps acceptables par la société ? Y a-t-il un droit à la sexualité pour les personnes handicapées ? La techno-science va-t-elle faire disparaître le handicap ? etc. L'auteur revendique un « polythéisme méthodologique » : sa philosophie se nourrit de sociologie, d'anthropologie, de psychologie, de sources inattendues comme les comics ou le cinéma et qui en font une philosophie vivante et accessible.

    Ce qui transforme les invalides en invalidés est une composante physique, physiologique, psychique mais aussi la manière dont une société donnée construit son rapport au handicap. La philosophie et le handicap nous appellent aujourd'hui à une compréhension augmentée de l'homme.
    Dans la perspective sociologique : c'est la société qui donnerait ou non aux individus son label de validation et pour certains individus, les personnes en situation de handicap, elle ne le donnerait pas ou seulement du bout des lèvres. C'est ici que d'aucuns parlent de « modèle social » du handicap pour le distinguer d'une conception purement physiologique du handicap qui serait le « modèle individuel » ou « modèle médical ».
    Avec le « modèle social » on considère que le handicap est une réalité relative, que la déficience de tel ou tel individu n'aura un impact que selon la manière dont la société est organisée.
    Soit la société investit pour une réelle accessibilité et le handicap se dissoudra à travers une prise en compte intelligente. Soit la société est clairement « validiste » et les personnes handicapées en seront très largement invalidées.
    La déficience motrice, sensorielle, mentale ou psychique peut participer de ce qui va « invalider » la personne, sans que la société n'y puisse grand-chose. Les sociétés ne sont pas des entités malveillantes. Elles correspondent aux moeurs d'une époque. Des arbitrages sociaux font bouger le curseur de l'« acceptable » et de l'« inacceptable » au sein d'une société. Un certain hasard historique prévaut peut-être au choix fait devant des règles possiblement contradictoires :
    Faut-il valoriser le droit à la protection ou le droit à l'autonomie ? Faut-il davantage respecter des normes concernant la sécurité publique (hospitalisation sous contrainte) ou davantage prôner le principe de libre choix ?

  • La société inclusive, c'est la société moins les privilèges et les cloisons. Face à l'ampleur des exclusions, Charles Gardou propose ici de nouveaux fondements pour notre vie commune.
    Nous aspirons à une société inclusive, mais de quoi parle-t-on précisément ? S'agit-il d'une nouvelle musique d'ambiance, d'une danse avec des mots ? D'un écran de fumée pour masquer l'ampleur des phénomènes d'exclusion ? Ou est-ce, au contraire, une optique susceptible de nourrir une vision renouvelée de notre patrimoine humain et social, dont les plus vulnérables demeurent souvent privés ? Une autre vision de cette expression des fragilités humaines qu'est le handicap ? Dans sa réflexion, Charles Gardou confronte des points de vue anthropologiques, éthiques, philosophiques et politiques

  • Cet ouvrage explore les dimensions cliniques et éthiques impliquées dans l'accompagnement institutionnel des personnes en situation de grande dépendance (physique, mentale et mixte), au plus près de expérience concrète des professionnels du secteur médico-social.

    Les auteurs développent une réflexion éthique sur de grands thèmes institutionnels, qu'ils soient concrets (la dépendance physique et mentale dans ses conséquences pratiques, la mise en place des projets de vie, ...) ou de portée plus générale (accompagner la personne dans son devenir personnel, dans l'expression de son affectivité, ...).
    Ancré dans le quotidien institutionnel, l'ouvrage a pour objectif le développement de la pensée professionnelle, du questionnement à la recherche de sens, en vue de la rendre favorable au bien-être et aux évolutions des personnes accompagnées.

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  • Cet ouvrage présente au lecteur un ensemble de points de vue, issus aussi bien de professionnels que d'artistes sur la rencontre entre le monde de l'art et le monde du handicap.
    Quel est le rôle de l'art et de l'expression artistique dans les lieux de vie et les dispositifs de soins, s'adressant aux personnes en situation de handicap, à tous les âges de la vie ? Comment le handicap apparaît-¬il dans différents domaines artistiques : littérature, arts plastiques, danse, théâtre, cinéma... ? Que nous enseigne l'art des personnes handicapées quant aux processus de création, aussi bien pour les artistes handicapés que pour tous les artistes ? Les pratiques artistiques dans les institutions sont-elles un moyen de modifier les représentations sociales, souvent dévalorisantes et stigmatisantes, suscitées par le handicap ?

  • À l'instar de Fragments sur le handicap et la vulnérabilité (érès, 2005), Charles Gardou ouvre à une intelligence de la fragilité et donne à comprendre que l'Homme est d'autant plus fort qu'il se connaît et s'assume vulnérable. Une réédition qui a une place à part dans l'itinéraire de son auteur, engagé à bâtir une société inclusive.
    À travers le récit de l'oeuvre-vie de Robert Schumann, Frida Kahlo, Blaise Pascal, Jean-Jacques Rousseau, Fedor Dostoïevski, Joë Bousquet, Helen Keller et Démosthène, Charles Gardou donne à voir la place de la vulnérabilité dans toute vie et les ressorts nécessaires pour la surmonter. À l'heure où l'on exalte la facticité, où s'affiche la loi de la force avec indécence, il met en lumière, à travers eux et bien d'autres figures, souvent mythifiées, les valeurs oubliées de la fragilité. Il montre que le mépris et l'exclusion naissent de cet oubli.

  • Cet ouvrage propose un périple anthropologique inédit à l'intérieur même de nos frontières. Du sud au nord de l'Hexagone,  il offre un florilège d'expressions culturelles autour du handicap. En Quercy,  Forez, Gascogne, Aveyron, Poitou, Corse et dans les Alpes, en Bretagne, Beauce, pays d'Othe et Alsace, quelles significations les communautés humaines attribuaient-elles au handicap ? Quelles illusions collectives partageaient-elles face à la blessure, aux « irrégularités » du corps et de l'esprit ?
    La plongée au cour de ces « échantillons de civilisations » découvre les profondes racines de notre patrimoine imaginaire, avec son cortège de représentations immémoriales, dont nous discernons, aujourd'hui encore, des empreintes multiples et enchevêtrées.
    Ces trésors anthropologiques inédits dénichés dans des cultures populaires d'antan, montrent que les représentations du handicap agissent comme un tourbillon qui, de tout temps, emporte la raison.
    Professeur à l'université Lumière Lyon 2 et chargé d'enseignement à l'Institut de sciences politiques à Paris, Charles Gardou consacre ses travaux anthropologiques à la diversité humaine, à la vulnérabilité et à leurs multiples expressions. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, aux éditions érès où il a créé et dirige la collection « Connaissances de la diversité » ainsi que Reliance, avec Yves Jeanne et Denis Poizat.
    Il a rassemblé autour de lui des chercheurs de diverses régions françaises : Jean-Luc Blaise, Fabrice Bertin, Bernard Blethon ; Marie-Françoise Bonicel, René Descazeaux, Charlie Galibert, Michèle Gauthier, Thierry Goguel D'allondans, Yves Jeanne, Aggée Célestin Lomo Myazhiom, Pascale Peretti ; Frederic Reichhart ; Jean Rigouste.
     

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  • L'auteur se refuse à considérer les personnes avec handicap comme ayant une sexualité elle-même handicapée. Dans un objectif de bientraitance, ce livre est un engagement personnel et professionnel contre les violences qui entourent trop souvent la sexualité dans les institutions.
    La vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité pose, dans notre pays, un problème de maltraitance quasi généralisé. Une maltraitance active ou « en creux » surtout quand les personnes doivent vivre en institutions. Les professionnels de l'accompagnement sont le plus souvent gênés dans leur action dès que cette question surgit. Cet ouvrage se veut un guide pour comprendre ce qui vient faire frein à cette reconnaissance et propose un soutien pratique, méthodologique et éthique pour tous ceux qui ont le désir et la volonté de ne pas en rester là.

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  • Au cour des débats actuels concernant les personnes en situation de handicap, la parole leur est donnée concernant l'amour et la sexualité. En écho, des chercheurs venus d'horizons divers prolongent la réflexion.
    La reconnaissance des personnes en situation de handicap se heurte encore à de nombreux  écueils. Ainsi en est-il de leur droit à l'intimité et de leur accès à une vie amoureuse et sexuelle en toute liberté. Dans cet ouvrage, elles disent leurs aspirations et leurs espoirs et témoignent des entraves qui, constamment, y font obstacle. En écho, des sociologues, anthropologues, philosophes, sexologues, théologiens et des professionnels engagés dans leur accompagnement éclairent les déterminants culturels, sociaux et situationnels qui, sous couvert de leur dépendance à autrui pour les gestes de la vie quotidienne, invalident leur autonomie. Ces réflexions ouvrent des pistes de compréhension et d'action pour que leurs constants efforts pour exister en dignité ne restent pas lettre morte.
    Longtemps acteur de terrain dans le champ du travail social, Yves Jeanne est aujourd'hui maître de conférences en Sciences de l'éducation à l'université Lumière Lyon 2 où il enseigne l'histoire des idées et des courants éducatifs et pédagogiques. Ancien rédacteur en chef de la revue Reliance, il est membre du collectif éponyme. Il a publié Dépasser la violence des adolescents difficiles : le pari de l'éducation (érès, 2010) et Vieillir handicapé (érès, 2011).
     

  • En définissant le handicap comme une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, la loi française du 11 février 2005 rapproche les secteurs de la pédopsychiatrie et du médico-social : un bilan des connaissances, des tensions et des enjeux qui mobilisent actuellement professionnels et chercheurs de ces secteurs.

    Les auteurs conceptualisent les liens qui existent entre les champs du handicap et de la psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent, en fonction de l'état des connaissances sur le sujet et en les mettant en perspective avec les nouvelles considérations sociales et législatives, y compris dans leurs dimensions économiques. Ce livre situe dans leur contexte les questions actuelles et les discute au regard des apports de la psychologie, de la psychopathologie, des neurosciences, de la sociologie, de l'anthropologie et plus généralement des sciences de l'éducation et des sciences humaines et sociales.

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  • Le handicap force la philosophie à repenser ce qu'est un homme.

    Platon demandait " si la vie valait la peine d'être vécue avec un corps en loques et en ruines ". Il nous parlait ainsi d'une société qui n'était pas prête à envisager la situation de handicap. Mais la philosophie n'est pas un savoir mort. C'est une pratique sans cesse à réactiver. Bertrand Quentin ne se contente pas de donner la parole aux grands philosophes de l'histoire, il se risque à proposer de nouveaux concepts (" l'empathie égocentrée ", les " compensations inopportunes ", etc.) et à poser des questions gênantes : la personne qui ne pense pas est-elle un humain ? La médecine a-t-elle à résoudre les problèmes posés par le handicap ? Pourquoi avons-nous davantage peur de la ressemblance avec la personne handicapée que de sa différence ?

  • Sous prétexte d'aide, d'accompagnement, d'intégration, de soin, les pratiques sociales et les liens aux sujets en situation de handicap peuvent être porteurs de violences non seulement manifestes mais souvent clandestines.
    Comme dans toutes les relations humaines, la violence est mobilisée dans tous les liens autour des sujets atteints par le handicap. En quoi celle-ci est-elle inévitable, voire aux fondements des liens ? Quelle est la part inutile, évitable, désorganisatrice de la violence ?
    Albert Ciccone est psychologue, psychanalyste et professeur de psychopathologie et psychologie clinique à l'université Lumière-Lyon 2 (CRPPC).
    Simone Korff-Sausse est psychologue, psychanalyste et maître de conférences à l'université Paris-Diderot (CRPMS).
    Sylvain Missonnier, psychologue, psychanalyste de la SPP, est professeur de psychopathologie clinique de la périnatalité et de la première enfance à l'Institut de psychologie de l'université René-Descartes Sorbonne Paris Cité. Il est directeur du laboratoire du PCPP, co-président de la WAIMH France et directeur de la collection « La vie de l'enfant » chez érès.

  • Une fois n'est pas coutume, cet ouvrage explore les trajectoires fécondes de la confrontation au handicap allant parfois jusqu'au dépassement de soi. Il s'inscrit dans la continuité des réflexions théoriques et cliniques de ces dernières années au SIICLHA.
    Interroger le handicap comme une possible valeur positive authentique  implique d'emprunter des chemins inédits, parfois périlleux, qui exigent de ne pas l'approcher exclusivement sur le mode tragique que l'habitude lui prête, ni sur le seul mode du déni de la souffrance et des pertes vécues par ceux qui les vivent et par ceux qui les accompagnent. Dans cet esprit, les auteurs, praticiens et chercheurs, abordent des sujets rarement évoqués tels que : les défenses maniaques, les stratégies de contournement, le dévouement sacrificiel, les bénéfices secondaires, le gain, le plaisir, les effets pervers, la dépression.
      Albert Ciccone est psychologue, psychanalyste et professeur de psychopathologie et psychologie clinique à l'université Lumière-Lyon 2 (CRPPC).

  • Cet ouvrage unique en son genre propose un panorama complet de la façon dont les Sourds - dont l'auteur professeur de culture sourde à l'université fait partie - se perçoivent et sont perçus, dans une perspective culturelle.

    Dans une approche très pédagogique, Thomas Holcomb présente la culture sourde en se référant à la culture entendante (et vice versa). Il expose les traits caractéristiques d'une culture qui a servi de ciment à tous les membres d'une communauté soudée, fière de ses valeurs et de son identité. Etre Sourd est ici envisagé en termes positifs, loin des stéréotypes et des représentations sociales ou individuelles qui refusent l'approche médicale de la déficience. Conçu comme un manuel universitaire, l'ouvrage s'appuie sur des observations et des anecdotes qui rendent la lecture vivante et attrayante pour les Sourds et passionnante pour les entendants amenés à découvrir la culture d'une minorité linguistique, ses règles et ses codes en vigueur dans les interactions sociales, sa langue et ses traditions, ses normes collectives, la littérature et de l'art sourds.

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  • Cet ouvrage rend compte du 4e séminaire interuniversitaire sur la clinique du handicap, où se retrouvent annuellement, de plus en plus nombreux, chercheurs et professionnels désireux de confronter leurs expériences relatives au handicap. Autour de la thématique de l'identité sexuelle dans les contextes de handicap seront abordées dans ce nouveau volume les questions relatives à la construction identitaire, à la place de la sexualité, à la parentalité.
    Albert Ciccone est psychanalyste et professeur à l'université Lyon 2 (CRPPC).
    Simone Korff-Sausse est psychanalyste et professeur à l'université Paris 7 (CEPP).
    Sylvain Missonnier est psychanalyste et maître de conférences à l'université Paris 10 (LASI).
    Roger Salbreux est pédopsychiatre (ANECAMPS, AIRHM, Conseil national du handicap).
    Régine Scelles est psychologue clinicienne et professeur à l'université de Rouen (PRIS).
    Avec la participation d'universitaires (universités d'Angers, Caen, Lille 3, Lumière Lyon 2, Rouen, Montpellier 3, Namur, Nancy 2, Nîmes, Nice Sophia Antipolis, Paris 10, Paris 7, Paris 5, de Savoie) et de professionnels exerçant en Rhône-Alpes, région parisienne, Belgique, Angers, Italie...
    Albert Ciccone est psychologue, psychanalyste et professeur de psychopathologie et psychologie clinique à l'université Lumière-Lyon 2 (CRPPC).
    Simone Korff-Sausse est psychologue, psychanalyste et maître de conférences à l'université Paris-Diderot (CRPMS).
    Sylvain Missonnier, psychologue, psychanalyste de la SPP, est professeur de psychopathologie clinique de la périnatalité et de la première enfance à l'Institut de psychologie de l'université René-Descartes Sorbonne Paris Cité. Il est directeur du laboratoire du PCPP, co-président de la WAIMH France et directeur de la collection « La vie de l'enfant » chez érès.

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  • Cet ouvrage propose un voyage à travers des expériences culturelles « hors normes », qui réunissent des artistes en situation de handicap et d'autres qui ne le sont pas. Il met en scène deux personnages mythiques dialoguant avec des hommes de théâtre, des chorégraphes, des musiciens, des photographes, des peintres, des écrivains et des conteurs. Il jette un pont entre deux mondes, celui du handicap et celui des autres, qui ne se rencontrent que rarement. Il met au jour des pratiques culturelles novatrices et résolument contemporaines, illustrées de photographies en noir et blanc. Charles Gardou, professeur à l'université Lumière Lyon 2. Emmanuelle Saucourt, docteur en anthropologie, ingénieur de recherche à l'ISPEF de l'université Lumière Lyon 2.

  • Les choix que nous ferons pour relever le défi du vieillissement massif des personnes en situation de handicap sont intimement liés aux représentations sociales du vieillissement et du handicap. Il y a là des enjeux anthropologiques dont le dévoilement et la compréhension sont indispensables pour penser l'avenir. En effet, ces représentations sont, dans nos sociétés post-modernes, largement péjoratives et il est nécessaire de s'en déprendre. L'éthique est ici primordiale et doit baliser le chemin. Les contributions croisées des chercheurs et des praticiens qui ont contribué à cet ouvrage permettent d'ouvrir le débat.

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