La Croisee

  • Hadès, Argentine

    Daniel Loedel

    Une ode sensible et brutales aux disparus.Tomas Orilla a fui Buenos Aires aux heures les plus sombres du coup d'État militaire de Videla en 1976. Depuis, il s'appelle Thomas Shore et vit à New York. Mais après dix ans d'absence, le passé le somme de rentrer, le convoquant au chevet de Pichuca, la mère d'Isabel Aroztegui, son premier et seul amour, disparue elle aussi. Tel Orphée, ce voyage à l'envers emporte Tomas dans une odyssée souterraine, où l'attendent tapis ses démons intimes et les ombres de ceux qu'il a abandonnés. Il n'a alors d'autre choix que d'affronter son passé...

  • Ludlow Washington est né différent, aveugle. Abandonné à cinq ans aux mauvais traitements d'une institution, il endure les brimades jusqu'à ce que ses prodigieux talents de musicien lui offrent un ticket d'entrée dans le monde. Un monde auquel il n'est pas préparé, et où il doit apprendre la vie à tâtons. Il devient dès lors la propriété de Bud Rodney, le chef d'un orchestre qui se produit au Café Boone, à New Marsails, une petite ville du Sud.
    Bientôt lassé par le répertoire limité et suranné de Rodney, Luddy emboîte le pas aux pionniers du Jazz et part à la conquête de la scène new-yorkaise, où il invente un nouveau son et devient vite une icône de l'avant-garde de Harlem. Mais la musique ne suffit plus à adoucir ses démons intimes. Désorienté par la mémoire de son enfance volée, meurtri par les trahisons amoureuses, Ludlow est hanté au point de vaciller.

  • Dem Nouv.

    Dem

    William Melvin Kelley

    « Chaque fois qu'il croisait un Noir, son coeur cognait sous son manteau. Il poursuivait son chemin en espe´rant que l'homme ne le suivait pas.» Mitchell, « mad men » blanc typique des anne´es 1960, posse`de un bel appartement, une femme charmante et un gentil petit garc¸on. Une famille parfaite, en apparence seulement : le couple bat de l'aile et chacun vit ses aventures en secret. Mais quand son e´pouse accouche de jumeaux, l'un blanc et l'autre noir, Mitchell est confronte´ a` une re´alite´ difficile a` cacher...
    Dans cette fiction unique en son genre, Kelley s'amuse et nous plonge dans la psyche´ tourmente´e de l'homme blanc post-se´gre´gation, pe´tri de pre´juge´s et de fantasmes inassume´s envers son « fre`re ennemi ». Un roman ironique et cinglant sur les rapports raciaux aux E´tats-Unis.

    « Chaque fois qu'il croisait un Noir, son coeur cognait sous son manteau. Il poursuivait son chemin en espe´rant que l'homme ne le suivait pas.».
    William Melvin Kelley

  • L'écho du temps

    Kevin Powers

      «  J'ai grandi à Chesterfield County en Virginie. Au bout de ma rue, je pouvais apercevoir un champ et les ruines solitaires d'une plantation, datant d'avant la Guerre Civile, qui se détachaient au milieu de la banlieue en expansion de Richmond. Une image qui m'habite encore aujourd'hui.  » Cette plantation est au centre du second roman de Kevin Powers, dans lequel il tente d'approcher la vérité de ceux qui y ont vécu. Nul n'a jamais su par exemple ce qu'il était advenu d'Emily Levallois. A-t-elle péri en 1865 dans l'incendie criminel de la plantation, dont elle est la coupable désignée, et qui a causé la mort de son esclavagiste de mari ? Ou bien a-t-elle réinventé sa vie ailleurs, comme le suppose la rumeur. L'Histoire ne le dit pas, laissant au romancier le soin d'en décider.
    L'Histoire ne dit pas plus ce que sont devenus Rawls et Nurse, ce couple d'esclaves affranchis dont le destin est intimement lié à la plantation.
    Des années plus tard (dans les années 1950), à Richmond, un vieil homme cherche lui aussi à retracer sa propre histoire. De ses origines il ne sait rien, sinon qu'il a été recueilli par Miss Dolores à l'âge de trois ans, après qu'elle l'ait trouvé devant sa porte, avec ce mot  : «  Suffolk, Virginie 1866. Je m'appelle Georges. J'ai presque trois ans. Prenez soin de moi.  » À travers les destins croisés de ces personnages à la dérive, Kevin Powers replonge dans l'histoire violente et déchirée du Sud et explore la question du sens de la vie.  Quelle empreinte sur la terre laissons-nous derrière nous  ?

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  • Korede s'est donné pour mission de protéger sa cadette envers et contre tout, et ce n'est pas une mince affaire. Non contente d'être la plus belle et la favorite de leur mère, Ayoola a aussi la fâcheuse habitude de tuer ses amants.
    Ainsi, au fil du temps, Korede est devenue experte pour faire disparaître les traces de sang et les cadavres. « Seulement, avec Femi, ça fait trois. Et à trois, on vous catalogue serial killer... ».
    Korede a une vie à mener, elle aussi : elle est secrètement amoureuse de Tade, le séduisant médecin qu'elle croise tous les jours dans les couloirs de l'hôpital où elle travaille comme infirmière. Aussi, lorsque sa jeune soeur jette son dévolu sur Tade, Korede se trouve face à un dilemme : comment continuer à protéger Ayoola, sans risquer la vie de l'homme qu'elle aime ?

    A l'instar d'une Jane Austen des temps modernes, Oyinkan Braithwaite interroge les liens du sang, tout en pratiquant une critique en règle de la société nigériane: sa corruption, ses différences de classe, son machisme exacerbé...
    Une comédie noire et décalée, aussi grinçante que glaçante.

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  • Danseurs sur le rivage Nouv.

    « Permettez-moi de de´clarer que je ne suis ni sociologue, ni homme politique, ni porte-parole. A` eux de tenter d'apporter des re´ponses. Un e´crivain, selon moi, devrait poser des questions.» (Extrait de la préface de William Melvin Kelley) Unique recueil de William Melvin Kelley, Danseurs sur le rivage est le subtil portrait par nouvelles lie´es de familles noires ame´ricaines dans les anne´es 60. A` hauteur d'hommes et de femmes, entre tendresse et fureur contenue, Kelley de´peint le quotidien de personnages confronte´s a` toutes formes de racisme, violentes et insidieuses. Un magnifique et e´mouvant recueil d'un auteur compare´ a` James Baldwin et William Faulkner.

  • Idiot wind

    Peter Kaldheim

    « J'avais 37 ans, j'étais sans emploi et fauché. Pour couronner le tout, j'étais sans abri, excepté le casier où je conservais mes fringues et mes affaires de toilettes à Penn Station. Bref, ma vie n'avait rien de glorieux, il fallait juste y survivre, et pour ça, je n'avais personne d'autre à blâmer que moi et mes complices : l'alcool, la cocaïne et un travers bien ancré que mon vieux professeur de philosophie grecque aurait appelé akrasia - une faiblesse de caractère qui pousse certain à agir contre le bon sens. Si le grec n'est pas votre truc, appelez-le comme Bob Dylan: idiot wind. » Le 26 janvier 1987, une énorme tempête s'abat sur New York quand Peter Kaldheim fuit la ville et Bobby Bats, le dealer impitoyable auquel il doit pas mal d'argent... Il le sait, il n'y aura pas de retour possible. Il saute dans le dernier bus en partance. Commence alors pour lui une vie d'errance. Sans un sou et sans domicile, il entreprend de traverser le pays en stop. Alors que les kilomètres défilent, c'est aussi un portrait de l'Amérique qui se dessine à travers les vies minuscules des chauffeurs qui lui instillent une nouvelle « sagesse » et l'aident à s'ouvrir d41e nouveau aux autres.

  • La famille Tabor

    Cherise Wolas

    Harry Tabor va être sacré Homme de la décennie. Il rassemble les siens autours de lui. Mais le vernis se craquèle.Harry Tabor est sur le point de se voir distinguer Homme de la décennie, le couronnement d'une vie. ! Une vie parfaite, qu'il a employée à aider des réfugiés juifs du monde entier à trouver une vie meilleure aux États-Unis, accéder à une deuxième chance. Heureux en mariage, père comblé de trois grands enfants, Harry sait l'importance d'une deuxième chance. Sa vie aurait pu prendre un tout autre tour s'il n'avait pas, des décennies plus tôt, mis des kilomètres entre lui et son lourd secret pour tout recommencer dans le désert de Palm Spring, en Californie.Le temps d'un week-end, les Tabor sont à nouveau réunis et se préparent à célébrer Harry. Mais au fil des heures, le verni craque, et l'on découvre, par le récit intercalé de chacun des membres de la famille, qu'ils ont tous un secret, un mensonge à cacher...

  • Au loin

    Hernán Diaz

    Un western d'un nouveau genre, une réflexion sur la condition des migrants.

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  • Une écriture au couteau, un premier roman à fleur de peau.

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  • Un huis-clos à ciel ouvert. La trentaine triomphante, Josh, un agent immobilier anglais, est sur le point de boucler une affaire en or : la vente d'une île reliée à la terre à marée basse. Avant la signature, il invite un groupe d'amis - du moins croient-ils l'être - à passer un week-end d'évasion sur son île au trésor. Mais une fois la bande réunie, la tension devient palpable et l'on pressent vite qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de Josh.Et, tandis qu'au fil des heures, l'île livre ses formes et ses sombres secrets, les masques tombent. Et l'enfer devient les autres...

  • Créatures

    Crissy Van Meter

    Il y a mille raisons pour qu'un mariage tourne au fiasco ... un possible désastre n'est jamais bien loin. Pour Evangeline (dite Evie), trois problèmes obscurcissent l'horizon à la veille de ses noces : la carcasse d'une baleine est venue s'échouer dans le petit port de Winter Island ; son fiancé marin-pêcheur est porté disparu en mer au coeur d'une tempête ; enfin sa mère " épisodique" débarque sans crier gare.
    Mais elle en a vu d'autres. Abandonnée très jeune par sa mère, Evie a grandi trop vite auprès d'un père magnifique à la fois aimant et négligent. Ils ont vécu comme des hobos, des pirates, des explorateurs... Parfois il y avait des tempêtes, parfois des coups de soleil. Ils ont vécu d'impostures et de l'argent du commerce de la Winter Wonderland, la légendaire marijuana locale. Et c'était toujours juste assez pour ne jamais quitter cette île magnétique, "comme germée du fond des eaux, furieuse et solitaire".
    Le récit se conjugue au passé, présent et futur - au rythme changeant des marées - à mesure qu'Evie évalue les dommages collatéraux de sa drôle d'enfance et les incertitudes inhérentes à la vie insulaire. Créatures sonde les interférences complexes de la culpabilité et du pardon, mais aussi la façon dont notre capacité à aimer dépend de notre courage à apprivoiser le passé. Parce que "l'espace est rempli de tout ce que nous avons perdu et trouvé".

  • Tandis que ses parents sont au Mexique (où son père travaille pour une compagnie multinationale), Max est envoyé en vacances chez ses grands-parents dans les Midlands. Il a dix ans, et goûte aux plaisirs de la campagne (le chemin avec les nids-de-poule ; l'atelier ; la pompe rouillée dans l'enclos) auprès de son grand-père adoré, un ancien fermier qui a le vin gai, un conteur hors pair qui, à sa façon, lui crée une cargaison d'histoires et de souvenirs. Puis s'achève le temps magique de la liberté, Max devient pensionnaire à « l'école sur la colline », il découvre un monde aux règles insondables, aux châtiments arbitraires, où les abus sont érigés en système. Mais, sur la colline, Max scelle aussi des amitiés pour la vie avec Luke, Simon, Ish... Des années plus tard, Max et ses amis sont déjà des hommes quand un lourd secret est révélé : « C'était un minuscule entrefilet, mais il disait clairement qu'un ancien enseignant local, Eric Weathers-Davis, avait été arrêté et mis en examen pour « attentat sur mineurs ». Avait-il des complices ? Qui savait ? En confrontant ses amis, Max découvre incrédule l'étendue des abus. Il se choque que les victimes aient choisi le silence et se refusent à réclamer justice. Comment peut-on être attaché à ce qui nous dévaste ? Max mesure peu à peu le poids des dommages émotionnels qu'il porte en lui. Il est temps de se rappeler, de lire entre les lignes... Car « rien ne brûle dans la mémoire comme l'injustice. »

  • Guy, Emily et Eric sont des agents secrets d'un genre nouveau. Leur mission : créer des coïncidences pour réinventer la vie des gens. Car, dans le monde de Yoav Blum, le destin ne relève pas d'une autorité divine ou d'un hasard désincarné, mais bel et bien d'une organisation invisible de travailleurs du réel. On y débute souvent comme tisseur de rêves, ami imaginaire, distributeur de chance... jusqu'à accéder, pour les plus zélés, à la fonction de faiseur de coïncidences, Leur rôle consiste le plus souvent à provoquer des rencontres, rassembler des familles, semer les graines de l'inspiration à l'origine d'une oeuvre d'art, d'une découverte scientifique...
    Aussi quand Guy se voit assigner une mission spéciale impliquant un mystérieux tueur à gages fraichement débarqué en ville, ses certitudes volent en éclat tout en lui assénant au passage une bonne leçon sur les arcanes du destin, le libre arbitre et la nature véritable de l'amour.

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  • Une saga ukrainienne moderne. L'histoire de quatre générations de femmes en butte aux cahots politiques de leur pays.

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  • Porc braisé

    An Yu

    Un matin d'automne, Jia Jia pousse la porte de la salle de bains de son opulent appartement de Pékin et découvre son mari sans vie dans la baignoire. Il a laissé pour elle, sur le lavabo, le dessin énigmatique d'un homme poisson. Cette étrange figure aquatique ne cessera dès lors de la hanter. Perdue et sous le choc, Jia Jia déambule dans la ville, boit plus que de raison, et noue peu à peu une relation avec un barman, Leo, susceptible de lui donner l'amour qu'elle croyait impossible.
    Libérée d'un mariage asphyxiant, Jia Jia se redécouvre, renoue avec sa passion pour la peinture et affronte son passé et toutes ces choses que ceux qu'elle aime ont trop longtemps tues. Une odyssée intérieure qui la mènera jusqu'aux plateaux du Tibet et cet autre monde auquel elle aspire et qui la terrifie.

  • Une femme fait de longues promenades avec son chien sur la plage. Quand elle ne travaille pas à l'Observatoire ornithologique, elle traduit Dany Laferrière. Elle veut tout oublier de ce qui a été. Mais les remparts de la mémoire menacent de céder...
    Une femme marche vers sa boîte aux lettres. À l'intérieur, il y a la lettre qu'elle attend depuis si longtemps. Une lettre qui pourrait changer sa vie : l'agrément d'adoption des Services sociaux à l'enfance.
    Une femme déambule dans une zone résidentielle, traînant derrière elle une valise à roulettes. À l'intérieur, il y a un chat mort. Il serait un message. Le message est : Tu. N'es. Pas. En. Sécurité.

  • « Corentin e´tait un petit garc¸on curieux... Tous les petits garc¸ons sont curieux, me direz-vous. Vous avez raison. Je devrais pluto^t dire : Corentin e´tait un curieux petit garc¸on. Curieux dans le sens ou` il n'e´tait pas seulement e´tonne´, mais aussi e´tonnant. Diffe´rent, si vous pre´fe´rez. Il posse´dait un secret ! Un secret tellement incroyable que lorsque je vous le re´ve´lerai, vous ne me croirez pas, et pourtant... Corentin connaissait le langage des objets ! » C'est un sacre´ atout pour regarder et re^ver le monde autrement.

    C'est aussi une source d'histoires ine´puisables ! Parce que les objets ont bien plus d'imagination qu'on ne croit. Il suffit d'e´couter le grain de sable qui sait tout de l'amour, le toucan qui voudrait e^tre libre, les barreaux de l'e´chelle qui de´battent, les boi^tes aux lettres qui bavardent, un sapin empoisonne´ qui ne manque pas de piquant, un agenda qui livre ses secrets... Un livre qui nous parle : «Tu plonges dans mes pages, et hop je t'emporte!» « Corentin est un re^ve d'enfant. Il m'a accompagne´ depuis tre`s longtemps. Corentin e´tait de´ja` pre´sent entre les lignes de mes romans, peut-e^tre certains l'ont-ils aperc¸u. Corentin est mon petit prince. Que Corentin prenne vie, sous les pinceaux d'E´ric Puybaret, est un petit miracle. Corentin est me´lancolique et joyeux, dans un monde cruel et merveilleux. Corentin est un re^ve d'enfants, me^me ceux devenus parents » Michel Bussi

  • Il y a mille façons de disparaître au coeurde l'hiver, et le printemps toujours retrouve notre trace. On a coutume de dire qu'il y a deux types d'histoires : celle où le héros part en voyage et celle où un étranger arrive en ville. Les derniers touristes se sont envolés depuis longtemps quand, ce jour de décembre 2007, "l'étranger" - Daniil - pousse la porte de l'auberge dans laquelle travaille Kathleen, au coeur du parc naturel.
    A son accent et son allure, il n'est à l'évidence pas d'ici, mais Kathleen, qui a choisi ce coin pour son silence, n'est pas du genre à jouer les indiscrètes. A seulement 27 ans, elle est veuve depuis quatre ans déjà, depuis l'accident de voiture qui a coûté la vie à son mari... "L'étranger" dit être un étudiant ouzbek - rien ne le prouve, par contre il semble évident qu'il a peur, qu'il fuit quelque chose, quelqu'un.
    Les jours passent, se ressemblent, peu à peu une amitié se noue. Plus Kahtleen apprend des secrets de Daniil ("J'ai trahi"), plus il lui devient impossible de continuer à ignorer les siens. Et, pendant ce temps, le danger se rapproche...

  • Peur

    Dirk Kurbjuweit

    Un roman social sous tension qui s'attaque à une question morale universelle : jusqu'où est-on capable d'aller pour protéger sa famille ?

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  • Un autre tambour

    William Melvin Kelley

    «  Le géant oublié de la littérature américaine. »  THE NEW YORKERDu jour au lendemain, les résidents noirs d'une petite ville imaginaire d'un État du Sud désertent, à la suite de l'acte de protestation d'un jeune fermier, descendant d'esclave.Juin 1957. Sutton, petite ville tranquille d'un état imaginaire entre le Mississippi et l'Alabama. Un après-midi, Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, et quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire de Sutton déserte la ville à son tour.Quel sens donner à cet exode spontané ? Quelles conséquences pour la ville, soudain vidée d'un tiers de ses habitants ?L'histoire est racontée par ceux qui restent : les Blancs. Des enfants, hommes et femmes, libéraux ou conservateurs, bigots ou sympathisants.En multipliant et décalant les points de vue, Kelley pose de façon inédite (et incroyablement gonflée pour l'époque) la « question raciale ».Un roman choc, tant par sa qualité littéraire que sa vision politique.

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  • Be my guest

    Priya Basil

    Une table dressée pour un diner entre amis est le lieu propice à la conversation : on parle du monde, de politique, de culture et bien sûr de nourriture. Be my guest nous invite à cette table pour une méditation singulière sur le sens de l'hospitalité envers les siens et les autres, dans un monde où certains ont trop et d'autres pas assez, où les étrangers sont à la fois bienvenus et vilipendés, où nous consacrons de moins en moins de temps à manger ensemble.
    Entremêlant son histoire personnelle et son héritage familial aux idées de Derrida, Badiou, Cixous... Priya Basil apporte un éclairage saisissant à la question : que signifie être un hôte ? Un invité ? Un étranger ? Un plaidoyer séduisant pour un monde plus généreux et accueillant.

  • Un soir de février, à Londres, un renard traverse un pont, une femme percute un passant. Elle est américaine, il est ghanéen. À partir de cet événement presque banal, Aminatta Forna tisse le long de la Tamise, à deux pas des monuments et des beaux quartiers, une succession de rencontres improbables entre ces deux personnages et des étrangers de l'ombre qui travaillent dans les arrière-cours des théâtres, les parkings ou les cuisines des palaces. Une communauté disparate d'exilés qui, sans se connaître, se mobilisent pour rechercher un petit garçon dont on a perdu la trace. Un roman sur la vie souterraine des grandes métropoles, sur la cohabitation entre les humains réunis par le hasard ou les guerres du monde, entre les hommes et les animaux sauvages. Un récit entrecroisé sur le bonheur qui, et c'est le moindre de ses paradoxes, est là où on ne l'attend pas et qui tient parfois à la présence d'un renard sur un pont, à Londres, un soir de février.

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  •   « Nous avions l'art pour l'art ; maintenant, nous avons la guerre pour la guerre. ». Un pilote américain se crashe dans le désert et, à l'évidence, le Major Ellie n'est pas tout à fait entraîné pour ce genre de pépin. Sa détresse monte d'un cran, lorsqu'il découvre le contenu de son kit de survie : quatre bricoles et un mini paquet d'After Eight. Une chose est sûre, ça ne va pas être une partie de plaisir.À quelques kilomètres de là, dans un camp de réfugiés à l'abandon, Momo, un petit caïd de 14 ans, a lui aussi des problèmes : ses rêves de fortune stagnent à l'état de mirages ; son chien Clebs se prend pour ce qu'il n'est pas ; une universitaire reconvertie dans l'humanitaire s'est mis en tête de le prendre pour sujet de sa thèse sur « le mental des adolescents musulmans » ; pire enfin, son frère a disparu. C'est bien sûr dans ce nid de coucou que le Major Ellie va trouver refuge... 

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